La Fondation SOCAN lève le voile sur les récipiendaires des 5e Prix de la musique noire canadienne présentés par Sirius XM. Cette récompense couronne des créateur·trice·s de tous les styles musicaux, qui ont pour point commun de se démarquer par l’excellence de leur proposition sur disque, sur scène et/ou dans l’univers de la musique à l’image.

Voici donc les artistes qui remportent les grands honneurs en 2026, avec une bourse de 10 000$ à la clé.

 

Tanika Charles

La feuille de route de cette Albertaine (et fière partisane des Oilers d’Edmonton) est déjà bien garnie: elle a déjà été nommée trois fois au gala des prix Juno, et s’est retrouvée autant de fois sur la longue du prix Polaris. Son R&B aux effluves Motown fait tourner les têtes depuis longtemps.

L’an dernier, elle s’est dévoilée sous un nouveau jour, plus vulnérable que jamais, avec le minialbum Reasons to Stay; un regard brutalement honnête et sensible sur la vie de couple.

Desirée Dawson

Sur Instagram, cette autrice-compositrice-interprète se présente avec ces quelques mots: mélangeuse de genres et porteuse d’espoir. Musicalement, la Britanno-Colombienne oscille entre le folk, le bluegrass et la pop avec un naturel déconcertant, mais, surtout, avec un sourire dans la voix.

En fait, les chansons de Desirée Dawson ont une portée presque thérapeutique; on dirait qu’elle les crée pour élever les autres, pour leur remonter le moral et activer leur force intérieure.

Kareem James

Dans l’industrie de la musique, peu de personnes peuvent se targuer d’être aussi polyvalentes que Kareem James. Le Torontois d’origine (aujourd’hui déménagé à Los Angeles) jongle entre l’écriture, la composition et la production de chansons pour les projets des autres. Il agit aussi à titre de superviseur musical pour le petit écran.

Parmi ses collaborateur·trice·s des récentes années, des voix qui brillent sur la scène internationale: Banks, Durand Bernarr, Sasha Keable, NAO et Tkay Maidza.

Rachel McFarlane

Rachel McFarlane s’impose déjà comme une pionnière. Au prestigieux Berklee College of Music de Boston, en 2025, elle est devenue la première personne noire et la première femme à compléter une double majeure en composition de musique à l’image (films, jeux vidéo et médias interactifs).

En plus d’être à l’emploi de Riot Games comme compositrice depuis la fin de ses études, Rachel McFarlane a récemment présenté son travail à Carnegie Hall, la mythique salle new-yorkaise.

pHoenix Paggliaci

Quand elle chante, la voix de pHoenix Paggliaci est intemporelle, façonnée par le soul et le jazz. Caméléon, la Torontoise se prête tout aussi bien au rap, comme elle l’a mainte fois démontré, notamment dans l’arène des cyphers—là où, justement, elle a rencontré les membres d’un de ses anciens groupes, les filles de The Sorority.

C’est avec son groupe TRP.P et en solo, dans le sillon R&B, qu’elle poursuit maintenant sa route en continuant d’impressionner.

Les Prix de la musique noire canadienne font aussi la part belle à ces cinq artistes, considéré·e·s comme «à surveiller», qui se méritent une bourse individuelle de 1 000$: Leila Dey (Ontario), Zamani Folade (Nouvelle-Écosse), Mopao Mumu (Québec), Chad Price (Ontario), et Julian Taylor (Ontario).