Le grand festival de Montréal est, on le sait, en phase avec la scène musicale internationale. Et des artistes dici sy produisaient aussi, en récoltant, au passage, des applaudissements nourris. Voici, en ordre dapparence, sept tours de chant ou DJ set dont on se souviendra encore longtemps. 

Moses Bélanger 

Le Montréalais avait toutes les raisons de stresser en ce 31 juillet 2026: c’était lui qui inaugurait Osheaga, c’était sa première participation au festival et c’était là qu’il cassait le show de son nouvel album, Combien de fois, paru plus tôt cette année. Pourtant, Moses Bélanger est arrivé là souverain comme un pape, en voix, prêt à livrer ses chansons planantes, aux couleurs house. 

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Moses Bélanger (Photo: Marie-Michèle Bouchard)

Angine de poitrine 

Combien de groupes québécois, du Saguenay de surcroît, parviennent à se faufiler jusque là, jusqu’à la scène principale d’Osheaga? Assez peu, ça va sans dire. Et Angine de poitrine l’a fait devant une foule conquise, presque sous hypnose devant la folie de leur proposition, mais, surtout, leur évidente virtuosité. Un pur moment de grâce, d’autant plus que leur concert était une surprise. 

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Angine de poitrine (Photo: Marie-Michèle Bouchard)

Moonshine 

La dizaine d’artistes réuni·e·s sur scène—derrière les platines, aux percussions ou en pleine improvisation de voguing—nous entraînait dans une grande célébration dont on n’était pas que témoin: on en faisait aussi partie. On se serait cru dans un club: Moonshine recrée parfaitement l’effervescence de la nuit, en plein après-midi. Le collectif montréalais incarne, une fois de plus, toute la richesse et le pouvoir rassembleur des musiques électroniques d’influences afrodiasporiques.  

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Moonshine (Photo: Marie-Michèle Bouchard)

Tate McRae 

Le charisme de la pop star de Calgary n’a d’égal que ses aptitudes techniques en danse. Tate McRae n’avait, figurativement, pas besoin d’éléments de pyrotechnie pour enflammer la scène. Impossible de la voir à l’œuvre sans penser à Britney Spears, dont elle se fait l’une des plus talentueuses émules.  

Tate McRae (Photo: Marie-Michèle Bouchard)

Tia Wood 

À travers des visuels de forêts, de chevaux et de ciels rosés, elle partage autant son amour pour lendroit doù elle vient que les épreuves qui lont façonnée. Sa pop aux accents R&B célèbre fièrement ses racines cries et salish, sans pour autant sappuyer sur des codes déjà vus et entendus. Sur la scène, près des berges du fleuve, Tia Wood a donné le coup d’envoi au dernier après-midi d’Osheaga avec une prestation qui donnait envie de ralentir, sans jamais nous faire perdre notre élan. 

Tia Wood (Photo: Marie-Michèle Bouchard)

Bolarinho 

Le disco soulève encore les foules, et la réaction face à ce DJ set en fait foi. Les éventails et les hanches se faisaient aller au son des mix du Montréalais, véritable alchimiste du groove des années 1970. En plus, il a dû composer avec un imprévu de taille: lannulation du spectacle de Bambii, qui devait lui succéder, et qui a donné à un prolongement de son séjour sur la scène de lîle. Or, il a géré ça comme un chef. 

Bolarinho (Photo: Marie-Michèle Bouchard)

AVIV 

Un univers sonore qui donne instantanément un petit boost de dopamine, qui donne envie de se revirer sur un dix cennes et de partir en voyage, pour décrocher un instant. AVIV crée une indie pop alternative loin des clichés. Sur scène, tout le groupe semble habiter pleinement la musique; leur énergie de plaisir et dinsouciance devient rapidement contagieuse. Cest bien exécuté, facile à écouter et teinté dune nostalgie lumineuse.  

AVIV (Photo: Marie-Michèle Bouchard)

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