La membre SOCAN Allison Russell a reçu trois nominations dans le cadre de la 64e édition des Grammy Awards qui aura lieu le 31 janvier 2022 en direct sur les ondes de CBS. Sa chanson « Nightflyer » est finaliste dans les catégories Meilleure performance de musique roots américaine et Meilleure chanson de musique roots américaine, tandis que Outside Child est finaliste dans la catégorie du Meilleur album Americana.

Drake a quant à lui mérité deux nominations : Meilleur album rap pour Certified Lover Boy et Meilleure performance rap pour « Way Too Sexy » (mettant en vedette Future et Young Thug). Mendo a valu à Alex Cuba une nomination dans la catégorie Meilleur album pop latin tandis que Joni Mitchell est finaliste dans la catégorie Meilleur album historique pour Archives Vol. 1 : The Early Years (1963–1967). Caribou a été mis en nomination dans la catégorie Meilleur enregistrement Dance/Électronique pour « You Can Do It ».

Daniel Caesar était en vedette (aux côtés de Giveon) sur le simple « Peaches » de Justin Bieber qui a reçu quatre nominations : Meilleure performance R&B, Meilleur vidéoclip, Enregistrement de l’année et Chanson de l’année. The Weeknd était en vedette (aux côtés de Lil Baby) sur « Hurricane » de Kanye West qui est en nomination dans la catégorie Meilleure performance de rap mélodique.

Le chef d’orchestre Yannick Nézet-Séguin est en nomination dans la catégorie Meilleure performance orchestrale pour Florence Price, Symphonies No. 1 in C Minor & No. 3 in E Minor enregistrée avec le Philadelphia Orchestra. Il est également en nomination dans la catégorie Meilleur enregistrement d’un opéra pour Dialogues et Carmélites de Francis Poulenc. En outre, l’interprétation de Winterreise par Joyce DiDonato avec Nézet-Séguin comme pianiste accompagnateur est en lice pour le Meilleur album classique de chant solo.

Rupert « Sevn » Thomas est l’un des auteurs de la chanson « Heartbreak Anniversary » de Giveon, qui est finaliste dans la catégorie « Meilleure chanson R&B ». Nathalie Bonin a contribué à trois chansons de l’album Women Warriors : The Voices of Change, finaliste dans la catégorie Meilleur recueil classique. Kevin Howes, membre de la SOCAN et archiviste musical, a obtenu une nomination pour les Meilleures notes d’album pour ses contributions à Creation Never Sleeps, Creation Never Dies : The Willie Dunn Anthology.

Bien qu’ils ne soient pas directement en nomination, les producteurs membres de la SOCAN Joseph L’Etranger, Murda Beatz et Yonatan Watts ont vu leur travail avec Ariana Grande mis en nomination deux fois dans les catégories Meilleure performance pop solo pour la chanson « Positions » et Meilleur album pop vocal pour Positions. L’auteure-compositrice professionnelle Jenna Andrews a coécrit la chanson « Butter » de BTS qui est en nomination dans la catégorie Meilleure performance pop par un duo ou un groupe. Les producteurs T-Minus et Carl Williams ont par ailleurs participé à la création de « Pride Is the Devil » de J Cole (mettant en vedette Lil Baby) qui est en nomination dans la catégorie Meilleure performance de rap mélodique tandis que Kaytranada, qui a remporté deux Grammy en 2021, a participé à l’album Back of My Mind de H.E.R. qui est finaliste dans les catégories Mailleur album R&B et Album de l’année.

Kanye West est en nomination dans la catégorie Meilleur album rap avec son projet Donda où l’on retrouve des chansons écrites ou produites par les membres SOCAN The Weeknd, DRTWRK, Bo1-da et Sean Leon. Dans cette même catégorie, l’album Certified Lover Boy de Drake inclut des collaborations par 20 de ses collègues membres de la SOCAN : Noah “40” Shebib, Nineteen85, Alex Lustig, GOVI, Monsune, Charlotte Day Wilson, Anthoine Walters, PartyNextDoor, OZ, Nik D, Noel Cadastre, Maneesh, WondaGurl, Jarrel The Young, Eli Brown, Kenza Samir, Preme, O. Ojelade, Steez et P. Ring. Doja Cat est finaliste dans la catégorie Album de l’année pour l’édition de luxe de Planet Her auquel The Weeknd a contribué.

Veuillez noter que la SOCAN poursuit l’examen de la très longue liste des nominations pour 2022 afin de déterminer si d’autres membres sont également en nomination, et nous modifierons cet article, au besoin.

La SOCAN félicite ses membres en nomination aux Grammys pour ces réussites remarquables!



Dallas Smith a été le grand gagnant de l’édition 2021 des Canadian Country Music Association Awards où il a remporté trois prix – celui de l’artiste de l’année, de l’artiste masculin de l’année et du simple de l’année pour « Like A Man » en plus de celui de l’album canadien le plus vendu de l’année pour Timeless. La cérémonie a été diffusée en direct de London, Ontario, sur l’application Global TV et Prime Video, et retransmise en direct sur les stations de radio Country 105 (Calgary), CISN (Edmonton) et Country 104 (London).

La SOCAN a remis son prix de l’auteur-compositeur de l’année aux coauteurs de la chanson à succès No. 1 « Champagne Night » de Lady A, dont font partie les membres de la SOCAN Madeline Merlo, Dave « Dwave » Thomson et Patricia Conroy. Les autres créateurs de la chanson sont Ester Dean, Andrew DeRoberts, Dave Haywood, Charles Kelley, Shane McAnally, Tina Parol, Hillary Scott et Ryan Tedder. Patricia Conroy, membre du conseil d’administration de la SOCAN, a d’ailleurs également été intronisée au Panthéon de l’Association de la musique country canadienne.

Tenille Townes a obtenu deux prix, celui de l’artiste féminine et celui de l’album de l’année pour The Lemonade Stand, tandis que Brett Kissel a remporté le prix du choix du public pour la troisième année consécutive. Les Reklaws ont également remporté deux prix, celui du groupe ou du duo de l’année et celui du simple canadien le plus vendu de l’année pour leur collaboration avec le co-lauréat Dean Brody, « Can’t Help Myself ».

Warner Chappell Music Canada a reçu le prix de la société d’édition musicale de l’année, tandis que Robyn Ottolini a reçu le prix Rising Star, son premier honneur de la CCMA. Lindsay Ell, qui a co-animé la cérémonie de diffusion en continu avec Priyanka, la gagnante de la première saison de Canada’s Drag Race, a également remporté le prix de l’artiste ou du groupe interactif de l’année.

Pour une liste complète des lauréats des prix diffusés en direct, cliquez ici ; pour les lauréats du gala des prix de l’industrie, cliquez ici. Le gala sera également télédiffusé ce vendredi 3 décembre, à 21 h HE/HP sur les ondes de Global.

La SOCAN félicite tous ses membres qui ont remporté un prix CCMA cette année!



Le gouvernement minoritaire libéral canadien a promis de réintroduire un projet de loi visant à réformer la Loi sur la radiodiffusion dans les 100 premiers jours suivant sa réélection.  

L’un des objectifs déclarés est d’assurer que les « géants étrangers du web » contribuent à la création et à la promotion d’histoires et de musique canadiennes. Autrement dit, le gouvernement cherche à uniformiser les règles de concurrence entre les médias traditionnels et numériques. 

Cependant, il est probable que vous vous posiez quelques questions concernant cette affirmation. Premièrement, pourquoi avons-nous besoin de réglementations pour « uniformiser les règles » et, deuxièmement, pourquoi les efforts précédents pour mettre à jour et revitaliser la Loi sur la radiodiffusion n’ont-ils pas abouti? 

De la nécessité de règles concernant les contenus canadiens dans la sphère numérique 

En 1971, le gouvernement a reconnu l’existence d’un problème : très peu de musique canadienne était jouée sur les ondes des radios canadiennes qui préféraient faire jouer des artistes étrangers, principalement américains. 

En d’autres mots, c’étaient des artistes non canadiens qui accaparaient la vaste majorité du temps d’antenne. L’argent quittait le Canada au bénéfice du talent étranger plutôt que de soutenir le talent canadien. 

C’est ainsi que les règles en matière de contenus canadiens (généralement appelées « CanCon », le diminutif de « Canadian content ») imposées aux stations de radio ont vu le jour. Les règles CanCon exigent qu’au moins 35 pourcent de la musique diffusée par les stations de radio pendant les heures de pointe correspondent à un niveau minimum défini de « contenu canadien ». Au Québec, ce ratio est de 65 pourcent dans le cas des stations de radio francophones. Le reste du secteur des médias traditionnels, c’est-à-dire la télévision et le câble, est également soumis à des règles de contenus canadiens.  

Les règles CanCon ont permis d’assurer que le Canada possède sa propre industrie culturelle et ses propres voix canadiennes, créant, soutenant et construisant une source importante de valeur monétaire, émotionnelle et culturelle. Peu d’aspects de la culture canadienne suscitent autant de fierté et de valeur nationales que le succès de la musique produite au Canada. 

Or, aujourd’hui, nous faisons face à un défi semblable et renouvelé : la musique canadienne n’est pas suffisamment mise en valeur sur les services internet. 

À l’heure où les services numériques deviennent la principale source de consommation de musique pour les Canadiens, ce manque de présence à l’avant-scène représente un problème majeur pour les créateurs canadiens. 

Une comparaison des répartitions des redevances de la SOCAN aux membres auteurs-compositeurs de la SOCAN démontre la disparité entre les médias traditionnels (radio et télévision) et les médias numériques (services de musique en ligne). 

French Traditional Media Royalties

French Digital Media Royalties

Sans règles modernisées de contenus canadiens conçues pour le présent et l’avenir, nous continuerons d’assister à un déclin catastrophiquement injuste du succès des créateurs canadiens de musique : 34  pourcent des redevances perçues sur les médias traditionnels sont réparties aux membres auteurs-compositeurs de la SOCAN tandis qu’à peine 10  pourcent des redevances distribuées aux auteurs-compositeurs canadiens proviennent des médias numériques.  

La transition des médias traditionnels vers les médias numériques continue de s’intensifier, car de plus en plus de Canadiens se tournent vers les services numériques pour découvrir et écouter de la nouvelle musique. 

La question devient donc la suivante : comment pouvons-nous assurer le succès des créateurs canadiens sur les services numériques?  

La réponse : en adaptant la Loi sur la radiodiffusion à l’ère numérique afin de permettre au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (le « CRTC ») d’explorer les paramètres d’une version moderne et équitable des règles de contenus canadiens. 

Transposer les règles de contenus canadiens traditionnelles dans la sphère numérique – en d’autres mots obliger que 35 % des contenus offerts par les services numériques soient canadiens – n’est simplement pas possible, car la sphère numérique fonctionne différemment. 

Les services traditionnels « poussent » les contenus vers les consommateurs. Il est donc possible d’imposer qu’une certaine proportion des contenus qui sont « poussés » vers les consommateurs soit canadienne. 

À l’inverse, les utilisateurs des services numériques « tirent » ces contenus de ces services sur demande. Il n’est donc pas réaliste ou même possible d’exiger que les utilisateurs « tirent » des contenus canadiens. 

Ce sont des questions complexes qui devront être examinées par le CRTC dans son mandat de réglementation élargie des services de médias numériques. 

Le CRTC a fait ses preuves en tant qu’outil administratif efficace pour la mise en place de politiques culturelles canadiennes dans les médias traditionnels et il peut continuer à jouer ce rôle dans la sphère numérique aujourd’hui et à l’avenir, à mesure que de nouvelles solutions sont élaborées.  

Projet de loi C-10 : une première tentative de réformer la Loi sur la radiodiffusion 

Le précédent gouvernement fédéral avait présenté le projet de loi C-10 afin de permettre au CRTC de réglementer les services numériques. Cependant, la version initiale due ce projet de loi excluait les réseaux sociaux, ce qui signifiait que ces plateformes numériques – dont certaines sont les plus grandes et les plus dynamiques au monde – pouvaient échapper à la réglementation. 

L’exemption relative aux médias sociaux a finalement été retirée du projet de loi, mais d’autres amendements ont été ajoutés pour indiquer explicitement que les utilisateurs – et les contenus qu’ils téléversent – n’étaient pas réglementés par le projet. Par conséquent, il visait désormais les activités de diffusion des plateformes, et non les Canadiens eux-mêmes.  

Malgré cette exemption claire, les détracteurs du projet de loi C-10 ont continué à affirmer dans les médias que la liberté d’expression des utilisateurs était attaquée. Cette controverse a finalement éclipsé ce que le projet visait à accomplir : uniformiser les règles du jeu entre les services traditionnels, qui opèrent dans le cadre de la réglementation CanCon, et les services de médias numériques, qui ne le font pas.  

La controverse entourant le projet de loi C-10 a été une distraction malheureuse par rapport à la question essentielle : la Loi sur la radiodiffusion doit être adaptée à l’ère numérique. Cette loi n’a pas été mise à jour depuis 1991, il est donc impératif de le faire afin de continuer à soutenir la création de musique canadienne afin que nous puissions continuer à profiter de cette industrie florissante à l’échelle nationale et internationale qui est une source de fierté nationale d’une valeur inestimable. 

Malheureusement, le projet de loi C-10 est mort au feuilleton lors du déclenchement des élections fédérales en août 2021, laissant dans l’incertitude l’ajout évident, nécessaire et vital des services numériques à la Loi sur la radiodiffusion 

De la suite des choses? 

Le gouvernement nouvellement élu a confirmé que la réforme de la Loi sur la radiodiffusion était l’une de ses principales priorités et il a promis de présenter une nouvelle législation dans les 100 premiers jours de son entrée en fonction. 

Il s’agira d’un moment charnière pour les politiques culturelles canadiennes.