Monique LeyracL’une des plus grandes interprètes francophones de sa génération est décédée dimanche matin le 15 décembre 2019 d’une insuffisance cardiaque à l’âge de 91 ans. Monique Leyrac aura chanté les plus grands : Charles Aznavour, Gilles Vigneault, Claude Léveillée, Michel Conte, Émile Nelligan, Félix Leclerc, Luc Plamondon… Rien de moins pour cette grande dame, première artiste de la chanson québécoise à s’illustrer sur la scène internationale, faisant par le fait même rayonner les créateurs de la chanson d’ici.

Que ce soit à l’émission « Pleins Feux » à Radio-Canada ou lors de son passage au Ed Sullivan Show, sur les scènes québécoises ou celles du Massey Hall à Toronto, du Carnegie Hall à New York ou de l’Olympia de Paris, et même en Russie, Monique Leyrac aura mis tout au long de sa carrière son immense talent d’interprète au service de ses collaborateurs auteurs et compositeurs.

Le 16 octobre 2017, le Gala SOCAN la saluait comme il se doit, en lui remettant le Prix Hommage pour l’ensemble de sa carrière. C’est l’un de ses plus grands admirateurs et le plus grand parolier de sa génération, Luc Plamondon qui lui a fait l’honneur de lui présenter ce prix sur la scène de la Tohu, à Montréal.

« Je me trouve privilégiée de l’avoir rencontrée alors que la SOCAN l’a saluée en lui remettant son Prix Hommage en 2017, se souvient la Chef des affaires du Québec et des arts visuels pour la SOCAN Geneviève Côté. Il fallait saluer celle qui avait choisi de mettre son grand talent au service du talent des auteurs d’ici. Ce soir-là, elle nous avait fait rire et avait volé le show. Comme chaque fois qu’elle montait sur scène, je crois. »

Nous vous offrons les images inédites de son charmant discours qui fût l’un des moments marquants de ce 28e Gala SOCAN.

La SOCAN présente ses hommages à cette grande dame de la chanson et ses condoléances les plus sincères à sa famille et ses proches.



La SOCAN est heureuse de constater que le gouvernement donnera suite à son intention d’introduire une nouvelle législation portant sur la découvrabilité encadrant les géants de la technologie au plus tard en décembre 2020.

Les nouvelles lettres de mandat adressées le 13 décembre au ministre du Patrimoine canadien, Steven Guilbeault, ainsi qu’aux ministres de l’Innovation, de la Science et de l’Industrie, Navdeep Bains, confirment que le gouvernement leur a donné le mandat d’introduire une législation qui prend les mesures appropriées afin d’assurer que tous les fournisseurs de contenus, incluant les géants d’Internet, proposent une quantité significative de contenus canadiens dans leurs catalogues, participent à la création de contenus canadiens et promeuvent ces contenus en les rendant facilement accessibles sur leurs plateformes respectives.

Ces lettres de mandat demandent également aux deux ministres de moderniser la Loi sur la radiodiffusion et la Loi sur les télécommunications afin d’explorer les meilleurs moyens de soutenir les contenus canadiens en français et en anglais tout en assurant un accès de qualité et abordable à l’Internet, aux réseaux mobiles et aux médias. Elles leur demandent également de procéder à l’examen juridique de la Loi sur le droit d’auteur qui, entre autres choses, devra s’assurer que des droits concernant la copie privée sont payés au chapitre des supports d’enregistrement vierges comme les disques compacts ainsi que pour les appareils comme les téléphones intelligents et les tablettes.

« La SOCAN milite depuis longtemps pour l’amendement de la Loi sur le droit d’auteur ainsi que d’autres mesures réglementaires afin d’assurer que les créateurs de musique soient rémunérés équitablement pour leur travail », a déclaré Eric Baptiste, chef de la direction de la SOCAN. « Nous reconnaissons et comprenons l’actuel paysage politique de la Colline Parlementaire à Ottawa et nous espérons sincèrement que tous les partis travailleront de concert afin de soutenir une nouvelle législation qui viendra renforcer la protection du droit d’auteur et des industries culturelles au Canada ainsi qu’une plus grande quantité de contenus canadiens et leur promotion. »

Il est impératif que l’échéancier de décembre 2020 soit respecté et, pour y arriver, le gouvernement fédéral et toutes les parties prenantes doivent immédiatement passer à l’action. La SOCAN est prête et s’engage à continuer de collaborer avec toutes les parties prenantes afin de trouver de nouvelles façons de soutenir tous les créateurs canadiens.



La SOCAN a exprimé sa préoccupation concernant les droits des compositeurs à l’image à la suite de révélations déconcertantes de grandes sociétés de médias aux États-Unis qui priveraient ces compositeurs de leur droit à toucher des redevances, réduisant ainsi drastiquement leurs revenus.

L’organisation de gestion collective a exhorté les autres à rejoindre le mouvement pour protéger le droit des compositeurs à une rémunération équitable pour leur travail extraordinairement précieux, notamment en faisant partie de la communauté Your Music, Your Future.

« Nous sommes aux côtés de nos milliers de compositeurs de musique à l’image », a déclaré le chef de la direction de la SOCAN, Eric Baptiste. « Le droit des compositeurs à une rémunération équitable doit être protégé et respecté. »

Baptiste a ajouté que la SOCAN continuera de travailler avec la Société professionnelle des auteurs et des compositeurs du Québec (SPACQ), la Guilde des compositeurs canadiens de musique à l’image (SCGC) ainsi que la confédération internationale des sociétés d’auteurs et de compositeurs (CISAC) pour soutenir leurs efforts visant à assurer un niveau de vie équitable grâce à la création d’une musique qui rehausse l’expérience du public et la valeur intrinsèque des films, des émissions de télévision et des publicités.

« La SOCAN est déterminée à continuer de mettre en évidence les préoccupations des compositeurs de musique à l’image auprès des élus et employés du gouvernement, de l’industrie et du grand public », a conclu Baptiste.