À l’heure où l’industrie canadienne de la musique sort progressivement des restrictions imposées par la pandémie, la SOCAN a constaté une augmentation annuelle significative des perceptions provenant des licences de l’utilisation qui est faite au Canada du répertoire musical mondial. Les perceptions numériques ont poursuivi leur ascension dépassant presque les revenus de la radiodiffusion traditionnelle tandis que les perceptions provenant des concerts ont quant à elles surpassé les niveaux d’avant la pandémie. 

  • Perceptions totales : 484 millions $ – une augmentation de 16 % par rapport à 2021. 
  • Perceptions nationales : 374 millions $ (+20 % sur 12 mois). 
  • Perceptions provenant de l’utilisation de musique sur Internet : 167 millions $ (+24 % sur 12 mois).
  • Perceptions pour le droit de reproduction : 15 millions $ (+35 % sur 12 mois).
  • Perception provenant de sources internationales : une augmentation de 3 % totalisant 110 millions $. 

La société à but non lucratif a pu augmenter ses perceptions tout en réduisant son ratio dépenses/revenus à 11,7 %, soit un pour cent de moins qu’en 2021.  

Avec près de 6000 nouveaux membres en 2022, portant le total actuel de son effectif à plus de 185 000 membres, les créateurs et éditeurs de musique canadiens sont plus nombreux à toucher des redevances que jamais auparavant. Il est plus important que jamais de soutenir leur travail qui constitue un élément essentiel de notre culture et de notre fierté nationale. 

Si l’augmentation des perceptions se traduit par une hausse globale des redevances versées, nous constatons que ce ne sont pas tous les créateurs qui profitent également de l’augmentation des redevances numériques. Les créateurs de musique canadiens ne jouissent pas de la même visibilité dans les espaces numériques que dans les espaces traditionnels comme la radio. 

L’écart est considérable. En effet, les redevances nationales réparties aux créateurs canadiens de la SOCAN ont diminué de 9 % au cours des cinq dernières années en raison de la croissance des revenus numériques au détriment des sources traditionnelles. 

« La stratégie axée sur les membres de la SOCAN visant à maximiser les redevances et à révolutionner nos services a des effets positifs », a déclaré Jennifer Brown, chef de la direction de la SOCAN. « Il y a encore de forts vents contraires pour les créateurs et les éditeurs de musique du Canada, mais la SOCAN fait sa part en tirant profit de l’impact des forces numériques en identifiant et en percevant les redevances provenant de nouvelles licences d’utilisation de musique et en militant pour des changements aux politiques gouvernementales. Le projet de loi C-11 était une étape importante pour soutenir et promouvoir la musique canadienne dans l’espace numérique. »  

Le rapport annuel de la SOCAN est disponible ici.