Cinq Prix No. 1 SOCAN ont été remis lors de l’édition 2021 du festival Osheaga qui avait lieu en direct et en personne à Montréal du 1er au 3 octobre : Ruby Waters, JJ Wilde et bülow en ont remporté un chacune tandis que Charlotte Cardin en a mérité deux.

Ruby Waters a mérité son Prix No. 1 SOCAN pour la chanson « Blow », coécrite avec Sam Willows et Terry Sawchuck, qui a atteint la première position du Top 20 de CBC Music le 13 mai 2021.

JJ Wilde a mérité le sien pour sa chanson « Mercy », coécrite avec Brett Emmons, qui a atteint le sommet du palmarès BDS Modern Rock à deux reprises, soit le 1er mars et le 19 avril 2021.

Quant à bülow, elle a été récompensée pour sa chanson « Revolver », coécrite avec les auteurs-compositeurs professionnels Lowell, Nathan Ferraro et Mike Wise (Hyvecity Music éditeur), qui a atteint la position de tête du Top 20 de la CBC le 22 juillet 2021.

Charlotte Cardin a remporté deux Prix No. 1 SOCAN pour « Meaningless » et « Daddy », toutes deux coécrites avec ses fidèles collaborateurs Jason Brando et Marc-André Gilbert. Dans le cas de « Daddy », les co-auteurs étaient également Mathieu Sénéchal et Marco Nicodemo et toutes les chansons de Charlotte sont éditées par Red Brick Music Publishing. « Daddy » a atteint le sommet du Top 20 de la CBC le 4 mars 2021 et « Meaningless » le 20 avril, en plus de se rendre en première position du palmarès Top Radio Correspondents Anglophone le 17 mai.

Les prix ont été remis au nom de la SOCAN par le chef des services aux membres, Jean-Christian Céré, la gestionnaire A&R, Melissa Cameron-Passley, et les représentants A&R Racquel Villagante (Los Angeles) et Sara Dendane (Montréal). Étaient également présents pour la SOCAN le rédacteur en chef du magazine en ligne Paroles & Musique, Eric Parazelli, et la généraliste en communication et marketing, Marie-Michèle Bouchard.

La SOCAN félicite ces trois membres pour ces superbes réussites!

 



La SOCAN a souligné la toute première Journée nationale de la vérité et de la réconciliation du Canada, le 30 septembre 2021, en accueillant les commentaires, l’éducation et la musique de William Prince, auteur-compositeur-interprète et membre de la SOCAN ; Rhonda Head, chanteuse d’opéra et membre du Conseil d’administration de la SOCAN ; et Alan Greyeyes, agent d’artistes et administrateur des affaires culturelles.

Tous les membres du personnel de la SOCAN ont passé la matinée à examiner les 94 appels à l’action de la Commission de vérité et de réconciliation du Canada, et les 46 articles de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, ainsi que d’autres documents de lecture, des expositions en ligne, des vidéos et des ressources, le tout pour se familiariser avec l’histoire et la situation actuelle des peuples autochtones.

L’après-midi a été consacré à un événement en ligne pour tous les employés, les cadres et le Conseil d’administration, qui a débuté par une entrevue entre Catharine Saxberg, vice-présidente des relations internationales de la SOCAN, et Alan Greyeyes, membre de la Première Nation Peguis et propriétaire de la société de gestion d’artistes Ogichidaa Arts.

Greyeyes a expliqué que les droits des peuples autochtones découlent de leur présence sur la terre « depuis des temps immémoriaux » et qu’à ce titre, « nous ne sommes pas en quête d’équité, mais d’affirmation de notre souveraineté ». En tant qu’administrateur d’affaires culturelles, il a expliqué qu’il devait demander des subventions pour de petits projets (quelques dizaines de milliers de dollars) plutôt que des subventions de fonctionnement à long terme plus importantes (des centaines de milliers de dollars), auxquelles de nombreuses organisations autochtones ne peuvent prétendre selon les règles actuelles. Bien qu’il apprécie le fait que les Premières Nations, les Inuits et les Métis obtiennent un siège à la table de nombreuses organisations dans l’écosystème de la musique canadienne, Greyeyes a déclaré : « Il est temps de construire notre propre table ».

Nous avons ensuite visionné un discours vidéo de Rhonda Head, membre de la Nation crie Opaskwayak, chanteuse d’opéra, auteure-compositrice et membre nouvellement élue du Conseil d’administration de la SOCAN. Enfant de survivants des pensionnats, Mme Head a raconté comment ils ont « raconté leur histoire à des oreilles de sourds » et a déclaré qu’il lui a fallu beaucoup de thérapie pour être capable d’en parler. « Plonger dans la musique m’a sauvé la vie », dit-elle avant d’expliquer comment elle a commencé à adapter des passages d’opéras italiens à sa propre langue crie, pour finir par jouer dans des lieux de renommée mondiale comme le Metropolitan Opera House et le Carnegie Hall à New York. Nous avons ensuite visionné une poignante vidéo pour sa chanson « 500 Years ».

William Prince, membre de la Première nation Peguis et lauréat du SOCAN Songwriting Prize 2020 a clôturé la journée en interprétant trois chansons émouvantes et sincères : « 7 », sur les enseignements des sept grands-pères, à savoir la sagesse, l’amour, le respect, la bravoure, l’honnêteté, l’humilité et la vérité ; « Run », une nouvelle chanson écrite pour le 40e anniversaire de la course Terry Fox, sur la gentillesse et l’empathie dans les derniers pas de Fox et de Gord Downie ; et « Wasted », qui parle de trouver l’inspiration où qu’elle soit, et sur le fait de la suivre, sans perdre une seule journée.

La SOCAN remercie Alan Greyeyes, Rhonda Head et William Prince d’avoir donné à la SOCAN la motivation nécessaire afin de poursuivre la recherche constante et cohérente de la vérité, et à l’amélioration du processus, sur le chemin de la réconciliation.



Contrairement à la majorité des musiciens durant la pandémie, Shoshona Kish et Amanda Rheaume ne cherchaient pas comment utiliser la surabondance de temps qu’elles avaient.

Outre leurs prolifiques carrières d’auteures-compositrices-interprètes, Kish – qui est Anichinabée et membre du duo primé aux JUNOs Digging Roots – et Rheaume – qui est Métis et primée aux Canadian Folk Music Awards – mènent une vie d’activiste très remplie dans leurs communautés Autochtones.

C’est en 2003, sur la scène du Festival de musique folk d’Ottawa, qu’elles se sont rencontrées pour la première fois et en 2017, elles ont fondé l’International Indigenous Music Summit qui en est aujourd’hui à sa quatrième édition. C’est en travaillant côte à côte pour le Sommet que l’idée leur est venue de lancer leur propre maison de disques. Elles ont vite réalisé que leur partenariat est plus grand que la somme de leurs deux parties. Comme le dit Rheaume, « c’est une véritable sororité, une famille. Notre lien et notre chimie sont incroyablement solides. »

Lancer le bal : Aysanabee
Le premier artiste mis sous contrat par Ishk0de Records est l’auteur-compositeur-interprète torontois d’origine oji-crie Aysanabee. Le polyinstrumentiste crée une musique qui défie les genres – exactement ce que le label recherche – et sa première parution sur Ishkode prendra la forme d’un album qui sera lancé en 2022. « Je trouve ça vraiment emballant », affirme Kish, « car ce sont des voix qu’on n’a jamais entendues jusqu’à maintenant. Je suis convaincue qu’on va entendre plein de nouvelles sonorités et de nouvelles idées que nous ne connaissons pas encore. »

Le résultat : Ishkode Records (prononcer ish-KOH-dé) est devenu la première maison de disques distribuée par un « major » (Universal Canada) à être fondé et dirigé par des femmes Autochtones. Lors d’une conférence téléphonique à trois, Kish explique qu’« en examinant l’écologie de la musique Autochtone ici et à l’étranger, nous avons pris conscience de certaines des grandes lacunes » qui existaient et qu’il fallait combler.

La création de cette maison de disques – dont le nom vient d’une prophétie Anichinabée – n’a pas été motivée par une quelconque frustration par rapport à l’industrie de la musique ni par une volonté plus personnelle de s’affirmer. « C’est surtout une question d’inspiration », explique Kish. Il y a tellement de talents extraordinaires, des voix et des êtres humains incroyables avec qui on a envie de collaborer et qu’on a envie de faire connaître au monde entier. »

Tout comme leur propre musique est complètement distincte de celle de l’autre, la musique que lancera Ishkode promet d’être imprévisible. « Les peuples Autochtones et leurs nations sont d’une diversité inouïe », explique à son tour Rheaume. « C’est loin d’être du pareil au même. » La maison de disque, poursuit-elle, « se concentrera sur l’authenticité et la vérité. Il y a tellement d’artistes qui définissent courageusement leur propre espace au lieu d’essayer de cadrer dans un espace qui existe déjà. »

L’objectif premier du label n’est pas de créer une définition globale de la musique Autochtone, mais d’offrir un espace consacré à la souveraineté narrative. « La souveraineté narrative est une question d’autodétermination », explique Kish. « La façon dont nous racontons nos propres histoires – c’est une chose essentielle pour laquelle les Autochtones se battent. C’est un droit inhérent. »

Bien que la COVID-19 ait pu agir comme le catalyseur pour qu’elles s’embarquent dans ce nouveau périple, « ça serait arrivé de toute manière », dit Kish. « Compte tenu de tout ce qui s’est passé dans le monde, il nous a semblé que s’engager dans ce travail vraiment significatif et concret était très important pour nous à ce moment-là. » La première parution du label a été le simple « The Healer » lancé le 5 août 2021. Shoshona Kish affirme que « de nouvelles parutions et mises sous contrat seront annoncées dans les semaines et les mois à venir ».