Le Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens et le Festival international de la chanson de Granby sont fiers d’annoncer que la chanson « Bleu et blanc » de l’auteur-compositeur franco-ontarien Robert Paquette sera intronisée au Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens le 26 août sur la Scène Desjardins lors du spectacle de clôture de la 50e édition du FICG. « J’ai toujours gardé de très bonnes relations avec le Festival », raconte Robert, qui y a été finaliste, terminant deuxième en 1971 et lauréat du prix du public en 1972, « Je suis super content que l’intronisation se fasse là ! »

Bleu et blanc a été sacré Classique de la SOCAN en 2001 soulignant ainsi plus de 25 000 passages à la radio. Elle a également figuré sur la liste des 150 chansons populaires établie par Le Journal de Montréal dans le cadre des célébrations du 150e anniversaire du Canada.

« Le Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens s’associe cette année aux festivals et événements musicaux les plus dynamiques de notre pays pour honorer le patrimoine musical de ces régions », a déclaré la directrice générale du PACC, Vanessa Thomas. « Nous sommes ravis d’introniser l’emblématique chanson “Bleu et blanc” de Robert Paquette au Panthéon, et d’être là pour célébrer avec lui et nos partenaires du Festival international de la chanson de Granby. »

Le Classique de la SOCAN « Bleu et blanc » a été écrit par le premier franco-ontarien à enregistrer un album studio professionnel, Robert Paquette, originaire du nord de l’Ontario. L’auteur-compositeur-interprète était sur la route entre Montréal, où il était basé afin de faire avancer sa carrière solo, et Sudbury, sa ville natale, pour y donner un concert, lorsque la chanson complète lui est venue d’un seul trait. Paquette était tellement sous le choc de cette inspiration soudaine qu’il s’est arrêté à une cabine téléphonique pour appeler à la maison et dire « je viens juste d’écrire une vraiment bonne chanson ».

À la grande surprise de Paquette, deux stations de radio montréalaises, CKOI et CHOM, l’ont inclus à leurs rotations. « Je ne pensais pas que la chanson jouerait à la radio commerciale en raison de sa durée exceptionnellement longue, plus de six minutes, mais la réaction du public a été vraiment bonne. Les auditeurs en redemandaient à CKOI et CHOM et elle a décollé. » « Bleu et blanc » allait rapidement devenir un classique de la scène musicale canadienne-française.

« Bleu et blanc » utilise les passions et les symboles émotionnels. La chanson commence par le chanteur nous racontant sa rencontre fortuite avec un vieux vagabond auquel il demande s’il a perdu tout espoir. La réponse du vieil homme deviendra une leçon de vie inestimable qui surprend et influence le chanteur. Paquette a volontairement choisi d’utiliser les cerfs-volants bariolés de son refrain (« Bleu et blanc, vert et rouge/Sont les couleurs des cerfs-volants ») comme allégories pour les drapeaux : rouge pour le drapeau canadien, bleu et blanc pour le fleurdelisé, et vert et blanc pour le tout nouveau drapeau mis de l’avant comme étendard des Franco-ontariens, tandis que le blanc représente la pureté et le rouge la passion. L’utilisation des cerfs-volants comme image suggère également la liberté, liberté de se laisser pousser par le vent, liberté des soucis terre à terre.

L’auteur-compositeur-interprète et producteur Robert Paquette est né à Sudbury, Ontario, en 1949. À partir du milieu des années 80, il a composé de la musique pour le théâtre et a travaillé en télévision. Sa chanson Jamaica a également été sacrée Classique de la SOCAN et Radio-Canada l’a placé en première position sur une liste des plus importants musiciens franco-ontariens.



Dans cette entrevue accordée à la SOCAN, Jim Cuddy de Blue Rodeo nous parle de sa règle d’or en création musicale et de quelle chanson est, selon lui, celle où Greg Keelor et lui ont le mieux atteint l’objectif qu’ils visaient.



La SOCAN pleure la mort de son membre Brad Daymond, qui était principalement connu pour sa collaboration à l’écriture des « hits » « Broken Bones » et « You’re a Superstar » en tant que membre du trio Love Inc. en plus de son travail de création pour le « boys band » ‘N Sync lorsque le groupe était au sommet de sa gloire. Originaire de Barrie, en Ontario, Daymond s’est éteint le 3 août 2018 à l’âge de 48 ans suite à des complications après un arrêt cardiaque.

Dans Love Inc., Daymond collaborait avec le DJ Chris Sheppard et la chanteuse Simone Denny et le trio a remporté deux JUNOs du Meilleur enregistrement dance, la première fois en 1999 pour « Broken Bones », puis en 2001 pour « Into the Night ». Le groupe a dominé les palmarès avec une série de « hits » dance qui étaient en rotation constante sur les ondes de MuchMusic en plus de connaître une deuxième vague de popularité inattendue en Europe plusieurs années plus tard. « You’re a Superstar », coécrite en compagnie de Sheppard et Vince Vince Degiorgio — un collaborateur fréquent de Love Inc. — est devenue un véritable classique au Royaume-Uni.

Après la dissolution de Love Inc., Daymond a formé une équipe de production avec Alex Greggs baptisée Riprock ‘n’ Alex G — et Vince Degiorgio était leur représentant A&R — qui a contribué au succès de toute une vague de « teen pop ». Le duo a également produit des remixes pour les Britney Spears, Ricky Martin, Jessica Simpson et Christina Aguilera qui se sont souvent retrouvés sur leurs simples. Certains des remixes des premiers simples de ‘N Sync ont attiré l’attention du groupe et Daymond fut engagé pour coécrire deux des chansons du deuxième album du groupe, No Strings Attached paru en 2000. Il a également coécrit trois pièces sur leur troisième album, Celebrity, paru en 2001. Daymond a poursuivi sa carrière de créateur pour divers projets dont l’album Schizophrenic, le premier album solo de l’ex ‘N Sync JC Chasez. Il a également été juge pour le concours de chant télévisé Popstars 2.

« Peu importe le projet, Brad était toujours mon premier choix, que ce soit pour travailler avec Republica ou ‘N Sync », confie Degiorgio, un éditeur de longue date qui est propriétaire et dirigeant de Cymba Music Publishing en plus d’être le président du conseil d’administration de l’Association canadienne des éditeurs de musique. « Il était incroyablement généreux en studio. Écrire avec lui, c’était vraiment écrire avec lui. Il avait du talent à revendre et on passait la moitié de notre temps en studio à rigoler. Quand nous collaborions, il voulait ce qu’il y a de meilleur et la plupart du temps, on y arrivait. Pour moi, « Superstar » n’est qu’un chapitre de l’histoire de Brad ; en tant que créateur, il composait des « hooks » et des mélodies comme personne, et il simplifiait la tâche de ses collaborateurs. Il était génial. Que ce soit en tant que créateur ou représentant A&R à l’époque de sa collaboration avec Alex Greggs, je savais que je pouvais toujours compter sur lui pour me donner ce que je voulais. »

La SOCAN offre ses plus sincères condoléances à la famille et aux amis de Brad Daymond.