Après avoir pris tout le monde par surprise avec l’immense succès de leur chanson Coton ouaté, la formation Bleu Jeans Bleu s’est mérité, contre toutes attentes, le Félix du Groupe de l’année lors du gala de l’ADISQ de dimanche soir. La formation qui compte déjà plus de 3,5 millions de vues sur YouTube pour le clip de Coton Ouaté, n’est pas tout à fait une nouvelle venue sur la scène musicale puisque deux albums ont précédé Perfecto, l’album qui a tout changé pour eux. Nous en avons discuté avec le leader Claude Cobra et ses acolytes lors de leur passage dans la salle de presse du Gala après avoir récupéré la précieuse statuette.



Le Félix de la Chanson de l’année, résultat d’un vote conjoint du public et du jury de l’industrie, a été attribué à Roxane Bruneau pour sa pièce Des p’tits bouts de toi lors du gala de l’ADISQ de dimanche soir. Le parcours de Roxane Bruneau depuis ses débuts est marqué par un support inconditionnel de ses fans, qu’elle surnomme affectueusement ses « cocos ». Pour elle, son succès est essentiellement attribuable à cette relation privilégiée et elle en a discuté avec la SOCAN, lors de son passage en salle de presse après le gala.



Pierre Lapointe, membre SOCAN et animateur du Premier Gala de l’ADISQ qui avait lieu le 23 octobre au MTELUS de Montréal, est en mission pour rappeler aux instances gouvernementales concernées qu’il y a urgence d’agir si l’on veut permettre aux créateurs et créatrices de musique d’être rémunérés équitablement pour leur travail.

Il a abordé le sujet lors de son passage récent à l’émission Tout le monde en parle, ainsi que sur les ondes d’ICI Première, tout comme lors de son numéro d’ouverture du Premier Gala de l’ADISQ et lors de sa présentation du Félix de l’Album pop de l’année dimanche soir.

À la fin du Premier Gala, alors qu’il était de passage à la salle de presse de l’événement, nous lui avons demandé de pousser plus loin sa réflexion et d’y aller de propositions concrètes pour dénouer l’impasse dans laquelle est plongé tout l’écosystème musical québécois depuis déjà plusieurs années. Une impasse provoquée, entre autres, par les développements technologiques et la transformation des habitudes d’écoute des consommateurs de musique depuis l’arrivée des plateformes de musique en continu et des fournisseurs d’accès Internet qui résistent toujours à reverser une part raisonnable de leurs revenus dans les poches des créateurs qui alimentent pourtant leurs services en contenu culturel.

Pour faire suite à ses propos, nous avons également demandé à plusieurs de nos membres lauréats du Premier Gala de l’ADISQ ce qu’eux en pensaient. Qu’est-ce qu’on fait maintenant ? Comment faire pour aller chercher des revenus ? Comment peut-on vivre de musique, aujourd’hui, en 2019 ? Visionnez les réponses de : Robert Nelson, Les Louanges, KNLO, Claude Bégin, Dominique Fils-Aimé, Alexandra Stréliski, Millimetrik, Elisapie, Wesli et Hubert Lenoir.