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When some hard-working visionaries with a love for urban music and creating songs decided to start CP Records eight years ago in Ottawa, they might not have called it “publishing” or understood all its ins-and-outs, but they quickly learned about this top revenue-generator.

The company’s roster, which currently includes Belly, Danny Fernandes, Massari, Tyler Medeiros, and Mia Martina, has had 11 No. 1 singles in Canada and numerous song placements in hit television shows such as So You Think You Can Dance Canada, Battle of the Blades, and Degrassi. Medeiros’ “What’s Up Stand Up” was used for an anti-bully campaign on Family Channel.

“Songwriting is a process that takes time. It’s not for everybody. » – Belly

“I didn’t even know about [publishing] because we were so young and we just had a dream and passion to make good music,” says CP Records CEO Tony Sal. “As things got better, a lot of people came requesting songs. At that time [in 2006], the first album was Massari’s, and ‘Be Easy’ and ‘Real Love’ were just phenomenally in demand.

“A big part of what drove me to start the whole label and doing the whole commitment was Belly as a writer and a producer,” he adds. “We said, ‘All records are going to be written and produced by us,’ not really concentrating on ‘We’re going to own the publishing part.’ It was more about the creative side.”

Sal estimates that Belly has written 75 percent of CP’s catalogue. “For a lot of the songs Belly works closely with the artist, » he says. « My whole roster fights to get that single from him.”
Martina, Fernandes, and Massari all have a hand in their own songwriting, to varying degrees. As far as producers, Belly and Da Heala are the “No. 1 guys to go to at CP,” Sal says, in addition to brothers Ryan and Dan Kowarski.

Belly says he has seen many of the CP artists develop as writers. “Songwriting is a process that takes time, » he explains. « It’s not for everybody, but it is something that if you have at least a little bit of a musical talent, it can be built on.”

CP’s publishing administration and licensing is now handled by Toronto’s Entertainment Business Affairs (EBA).

“We’re now building a publishing catalogue,” says Sal. “I feel it’s really strong. We own records featuring Snoop Dogg, Juelz Santana, Fabolous, Ginuwine, Mario Winans, Nina Sky, and Lil Twist, via Belly and Tyler tracks…

“What’s cool about it is we have so many big records like that and it’s a Canadian company like CP Records that owns the masters, and the publishing.”


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Il y a les chansons qui durent et celles qu’on oublie. Les refrains que les artistes se font
un devoir de reprendre et ceux que d’autres s’amusent à découvrir. Combien de vies
peut avoir une composition ? Comment s’y prend-t-on pour remodeler un classique ?
Roger Tabra, Daniel Boucher et Louis-Jean Cormier de Karkwa en discutent.

Roger Tabra n’est pas peu fier. L’album Avoir autant écrit, fraîchement paru, réunit une panoplie d’interprètes, dont Ginette Reno, Éric Lapointe et Dan Bigras, autour des chansons qui ont jalonné sa carrière. Le projet est davantage qu’une simple compilation : ceux qui touchent à ses créations leur donnent un second souffle, ne craignant pas de se les approprier. Aux yeux du parolier qui dit modestement avoir surtout pondu des « chansonnettes », ses « Mon ange », « Le Clown » ou « Un homme ça pleure aussi » ont pris l’allure de nouveautés, rien de moins. « C’est comme si je les entendais pour la première fois, car c’est quelqu’un d’autre qui les chante, ce qui apporte une autre dimension. Dans certains cas, c’est maintenant une femme plutôt qu’un homme, ce qui apporte encore un autre éclairage.

NOSTALGIE ET RENOUVEAU
La démarche qui sous-tend Avoir autant écrit a beau être particulière, la parution s’inscrit dans le sillage des nombreux albums-hommage qui ont vu le jour ces dernières années. Plusieurs artistes ont effectivement repris des classiques québécois, tantôt sous forme d’oeuvres collectives, où celui qui est célébré est spectateur, tantôt en préconisant des duos avec l’interprète original – une formule qui a réussi aux Claude Dubois et Gilles Vigneault, entre autres. Roger Tabra explique le phénomène en partie par la nostalgie, car ces productions

permettent aux amateurs de renouer avec des airs qui leur sont chers. Louis-Jean Cormier abonde dans le même sens. Il croit aussi qu’il y a un parallèle à faire avec la morosité de l’industrie. Les producteurs et les compagnies de disques tendent à être prudents. Ils visent donc la clientèle qui achète les albums physiques, soit la generation des baby-boomers, susceptibles de vouloir réentendre des pièces évoquant une période heureuse de leur passé.

Pour sa part, Daniel Boucher rappelle que si on aime nos vieux refrains, ça ne veut pas dire qu’on tourne le dos aux nouveaux : « C’est sûr qu’il y a une vague présentement, mais j’espère que lorsqu’on sort des projets comme ça, c’est parce qu’on aime ces chansons- là et qu’on veut les perpétuer… »

S’APPROPRIER UNE CHANSON
En 2000, Boucher était approché pour participer à un album-hommage à Félix Leclerc, intitulé Le 8-08-88, à 8h08. Plutôt que de se contenter d’entonner un titre bien connu, il est allé se procurer des vinyles du défunt et a écouté les pistes une à une jusqu’à ce qu’il ait un coup de foudre. Son choix s’est arrêté sur « Chant d’un patriote », qu’il a mise à sa main. Il l’a tellement personnalisée, changeant la tonalité, la rythmique et la prononciation, que cette pièce l’accompagne encore aujourd’hui. Du même coup, il a rajeuni Leclerc, le présentant à une nouvelle génération de tympans. « On a déjà l’original, pourquoi est-ce qu’on aurait une copie ? Il faut que tu t’appropries la chanson pour que ce soit utile et c’est à ce moment-là que la chanson continue à vivre. C’est grâce à ça que ça peut parler à quelqu’un d’autre. »

Boucher a aussi brillamment dépoussiéré « C’est pour ça », enregistrée par Robert Charlebois en 1967. En l’entendant, ce dernier a réalisé qu’une perle roupillait dans ses tiroirs : il s’est remis lui-même à l’entonner en spectacle…

À l’instar de Boucher, Louis-Jean Cormier a baigné dans l’univers de Félix Leclerc avec ses comparses de Karkwa, s’attaquant au « Tour de l’île ». Par la suite, il a agi à titre de réalisateur et de co-arrangeur des deux volumes des 12 Hommes rapaillés, en compagnie de Gilles Bélanger. À cette occasion, il a supervisé la naissance de nouvelles adaptations musicales des textes de Gaston Miron, mais également de seconds moutures de compositions qui avaient été
interprétées, il n’y a pas si longtemps, par Chloé Sainte-Marie. « Pour qu’une reprise soit réussie, la liberté doit être totale du côté des arrangements et de la tonalité. Ce qui me plaît le plus, que ce soit avec une chanson originale ou une reprise par Karkwa ou un autre, c’est lorsqu’on a l’impression de la “tire-bouchonner”, de sentir que c’est quelque chose de neuf,
qui t’amène ailleurs. »

S’INSCRIRE DANS LE TEMPS
Les trois artistes s’entendent pour dire qu’une chanson qui a plus d’une vie, c’est une composition qui a droit à différents habillages sonores et vocaux. Mais qu’est-ce
qui fait qu’une pièce s’inscrit dans le temps ? Roger Tabra juge qu’une « chanson, en
général, dure jusqu’au prochain succès ». Celui qui propose des « romans de quatre
minutes » observe qu’il y a autant de grands textes, comme « Avec le temps » de Léo
Ferré, qui résistent aux modes, que de pieces qui racontent peu de chose, comme le
« Yesterday » des Beatles. Or voilà, à force d’être reprises, elles acquièrent
leur longévité.

Par ailleurs, on ne peut nier que le contenu même des compositions ait un rôle non négligeable, surtout quand les créateurs parviennent à jouer sur la fibre universelle. « Pour devenir un classique, il faut qu’une pièce soit hyper rassembleuse, estime Louis- Jean Cormier. C’est ce qui fait que ça va s’inscrire dans le temps, comme “Let it Be”, des Beatles ou “Quand j’aime une fois, j’aime pour toujours”, de Richard Desjardins. Il y a une question de timing, mais il faut que ça rassemble les gens, […] que ça parle à toutes les classes sociales. »

Certes, on peut établir quelques règles qui permettent à une chanson de résister à l’usure des années, mais il y a des exceptions. Une pièce qui, lorsqu’elle a été enregistrée une première fois, n’a pas eu toute l’attention qu’elle méritait, peut soudainement avoir droit au succès. C’est ainsi que « Les Pauvres », de Plume Latraverse, s’est trouvée une vie radiophonique dans le larynx de Boom Desjardins…

En somme, dès qu’elle naît, une chanson est presque toujours susceptible d’avoir plus d’une vie. Mais sa durée dépend de la qualité de son contenu, de même que de l’imagination et de la sensibilité de ceux qui la défendent. « Il y a des tounes qui ne mourront jamais, conclut Daniel Boucher. Il y a des cycles, des périodes où on peut les entendre moins, mais ça revient. Tant
qu’on les chante, tant qu’on les reprend, elles durent. »


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Maryse Letarte lançait à l’automne 2008 l’album Des pas dans la neige, acclamé de tous. Trois ans et un album plus tard, l’auteure-compositrice-interprète s’apprête à finalement effectuer sa rentrée montréalaise! Oui, enfin, elle proposera sur scène les compositions originales de ce disque de Noël en voie de devenir un classique. Il faut dire que son parcours des dernières années n’a pas été de tout repos.

À la sortie du disque à la fin de l’année 2008, peu de gens auraient pu anticiper un tel succès. Si bien qu’il n’avait pas été prévu de donner des représentations. L’année suivante, l’intention était là, mais le projet n’a pas vu le jour. Les astres s’alignaient donc pour que 2010 soit propice à mettre sous les projecteurs Des pas dans la neige. Alors enceinte, elle a malheureusement dû annuler sa tournée pour des raisons médicales. Nous voilà donc en 2011, avec au programme une série de concerts à la Cinquième Salle de la Place des Arts, du 14 au 23 décembre. « Ça va-tu finir par se faire! » lance-t-elle à la blague. Assurant elle-même la mise en scène du spectacle, elle croit que la production sera totalement différente de ce qu’elle aurait été l’année dernière. « L’an passé, ce n’était pas du tout le même show. C’est comme si j’étais repartie à zéro. Je n’ai jamais pu voir ce que cela aurait donné l’an dernier, mais en un an, j’ai eu le temps de penser longtemps. Je me suis dit que ça me prenait autre chose. Je veux vraiment offrir un spectacle à l’image de l’album. Mais même si j’avais donné le spectacle l’an passé, je l’aurais fait évoluer vers ça. Comme l’album, ce show est suppose revenir chaque année, mais de façon évolutive,» résume-t-elle.

Ce qui ne fait pas de doute, c’est que l’artiste peut attaquer la scène en sachant fort bien que ses compositions sont maintenant bien ancrées dans l’imaginaire de ses nombreux fans, avec 25 000 exemplaires de l’album écoulés à ce jour. « Seul le temps pouvait confirmer la portée que l’album allait avoir. Les gens disaient que c’étaient déjà des classiques, que ça allait rester. Mais tu ne peux jamais savoir. Maintenant, je croise des professeurs qui enseignent mes chansons à leurs élèves et j’apprends que des chorales vont les chanter. Cela prouve que ce n’était pas un engouement éphémère, » souligne-t-elle.

SORTIR D’UN RÊVE
Comme elle doit maintenant rattraper le temps perdu, Maryse Letarte s’apprête à passer en deuxième vitesse au cours des prochains mois… sans pour autant négliger sa nouvelle vie familiale! Ainsi, elle trouvera le temps nécessaire pour également faire vivre l’album Ni le feu, ni le vent, sorti l’année dernière. Mise au repos quelques semaines après sa sortie, elle n’aura pas eu

la chance d’en faire la promotion comme il se devait. « J’ai enregistré l’album dans des conditions difficiles, mais c’est dans ces circonstances qu’on est le plus créatif! C’était une course contre la montre, il fallait que ça sorte et que je donne des spectacles avant d’accoucher. Tout s’est bousculé un peu. Avec le recul, je suis contente qu’il ait été bien reçu. Si je ne m’étais pas arrêtée pour l’accouchement, j’aurais fait plus de promo, mais ce n’est pas grave de ne pas avoir réalisé le scenario idéal et planifié. J’ai vécu les plus beaux jours de ma vie et je les vis encore avec la naissance de Stella. Là, j’ai l’impression de sortir d’un rêve. Je reviens pour faire connaître ce disque et mon nouveau spectacle servira aussi à ça, » confie-t-elle.

À cela, ajoutons de nombreuses ouvertures à l’étranger. La France et les États-Unis sont dans sa ligne de mire. « J’attends de voir ce qui va se passer en France. Cela devrait dicter la suite des choses. Le marché doit être développé comme ici, ce qui nécessitera des spectacles et une présence là-bas. Quant aux États-Unis, c’est déjà réglé avec le distributeur Allegro. Là-bas, l’intention est de rejoindre les Francophones et Francophiles. Il y a un beau marché à New York et Boston, sans compter que l’album Des pas dans la neige compte des morceaux instrumentaux et une chanson en franglais. J’ai un certain public américain depuis mes débuts grâce à Internet, » raconte Maryse.

Et la composition dans tout ça? Parce que si ses chansons les plus récemment sorties ne font que commencer à prendre forme sur scène, il faut se rappeler qu’elles ont déjà beaucoup de vécu sur CD. « J’ai continue à composer beaucoup, surtout dans les premiers mois de vie de Stella, alors que j’étais toujours à la maison. J’ai donc écrit pas mal, même si j’ai mis ça de côté récemment pour travailler sur le spectacle. Je vais y revenir bientôt ! » promet-t-elle.


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