SOCAN participera à une table ronde et à une séance d’information, toutes deux en ligne, dans le cadre du festival et de la conférence qui précédera les East Coast Music Awards le 9 mai 2021.

Le panel, intitulé « Royalties & Rights Management Explained » réunira la SOCAN et plusieurs autres organisations spécialisées dans le domaine des redevances et de la gestion des droits, afin d’expliquer cet écosystème aux artistes. Ce panel sera présenté le jeudi 6 mai à 14 h 30 HE, 15 h 30 HA.

La séance, intitulée « Connect With the Experts » réunira la SOCAN et quelques autres organisations musicales canadiennes comme FACTOR ou le Music Managers Forum. Chacune d’entre elles s’adressera à des groupes de participants pendant 5 à 10 minutes (plus une courte période de questions) dans des « salles » en ligne distinctes, et les participants changeront de salle deux ou trois fois. Cette séance est prévue le samedi 8 mai à 9 h HE, 10 h HA.

La conférence industrielle ECMA 2021, qui se déroulera du 5 au 9 mai, comprendra une série de séances de conférence en ligne de haut niveau visant à préparer les professionnels et les entreprises du secteur en leur fournissant les informations susceptibles de développer leur carrière et leurs opportunités commerciales dans le monde du cinéma, de la télévision, de la publicité et de la supervision musicale. Pour y participer, inscrivez-vous ici.

Parmi la cinquantaine de membres de la SOCAN qui présenterons des spectacles en diffusion en continu lors du festival, qui se déroule en même temps que la conférence, figurent Rose Cousins, Jimmy Rankin, Quote the Raven, Rachel Beck, Rich Aucoin, Beòlach et Charlie A’Court.



Rita MacNeil, qui est l’une des plus grandes icônes de la musique canadienne et la « Première dame du Cap-Breton », est la toute dernière vedette à être intronisée au Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens (PACC). Aujourd’hui, à l’occasion de l’anniversaire de sa disparition prématurée, nous allons célébrer son legs artistique inoubliable en lui décernant une place permanente au Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens au Centre national de musique de Calgary. Un hommage spécial est prévu pour le spectacle de remise des Prix de la musique de la côte Est (PMCE) de 2021 le jeudi 6 mai, dans la localité d’origine de la chanteuse, au Cap-Breton, en Nouvelle-Écosse. La cérémonie d’intronisation comprendra un hommage musical interprété par un groupe d’anciens membres de son groupe, d’amis et d’autres artistes encore.

Rita MacNeil parlait souvent de la Nouvelle-Écosse, dans certaines de ses chansons les plus connues, mais l’attrait exercé par sa musique transcendant les genres et son immense talent ont trouvé un écho partout au Canada et ailleurs dans le monde. Malgré sa timidité, elle a su s’attirer l’affection du public partout dans le pays et elle a connu de grands succès commerciaux, sans pour autant se conformer aux attentes de l’industrie musicale. Ses chansons mélodieuses et chargées d’émotion défient toute classification : elles relèvent tantôt de la musique country, tantôt de la musique folklorique, tantôt du gospel et tantôt du blues.

« Rita MacNeil s’est ouverte à nous dans son cœur et dans son âme, par ses paroles et par sa musique», a déclare Vanessa Thomas, directrice exécutive du Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens. « Les gens adoraient l’artiste et elle le leur rendait bien. Rita ne chantait pas devant son public; elle chantait pour son public. Et son auditoire lui donnait, en retour, la force de surmonter sa timidité et son trac. Les artistes qui entretiennent un rapport si intime et si authentique avec leur public sont rares et ce lien survit encore aujourd’hui dans ses chansons. »

Comme l’a déclaré un jour Rita MacNeil à la CBC : « Les gens de ce pays m’ont fait cadeau d’une si belle carrière et ils m’ont tellement aimée en retour. »

« Nous sommes ravis de nous associer au Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens pour rendre hommage à cette artiste extraordinaire qu’était Rita MacNeil », a déclaré Andy McLean, PDG des PMCE. « Lors de notre célébration des meilleurs artistes de la côte Est d’aujourd’hui, il est également important pour nous de nous replonger dans le passé et de souligner l’influence d’artistes comme Rita MacNeil sur notre région et sur son histoire. Elle avait un talent phénoménal, représentatif de ce que notre communauté musicale de la ôte Est a de meilleur à offrir, et nous sommes très fiers de participer à son intronisation au Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens. »

Avant de connaître le succès commercial, Rita MacNeil a participé au mouvement féministe, du début des années 1970, en écrivant des chansons engagées. Son art a ensuite progressivement évolué pour adopter un style autobiographique pop-folk plus universel et elle s’est produite lors de rassemblements, dans des cafés, dans des clubs de musique folk, au festival de musique folklorique de Mariposa, et à d’autres festivals encore.

Elle a publié trois albums chez des maisons de disques indépendantes, dont le premier, Born a Woman, en 1975. Mais c’est Flying on Your Own, son premier album pour Virgin Records, en 1986, qui a marqué sa grande percée commerciale. Avec le succès du simple « Flying On Your Own » et de l’album du même nom, certifié double platine, elle a remporté son premier prix JUNO en 1987, au titre de chanteuse la plus prometteuse. Elle a également remporté le prix de l’enregistrement féminin de l’année aux PMCE de 1989-1990 et de 1993.

Le succès de Rita MacNeil provient en grande partie de la qualité de ses compositions. Plus de 200 de ses chansons sont enregistrées auprès de Broadcast Music, Inc. (BMI) et elle a été distinguée en 2009 par le Prix national de la SOCAN. Elle décrivait souvent sa technique d’écriture comme étant fondée sur les émotions fortes qu’elle ressentait vis-à-vis des gens et des lieux et comme étant une technique inhabituelle, dans la mesure où la musique et les paroles lui venaient simultanément à l’esprit, sous la forme de chansons.

La chanson « Working Man » de 1988 s’est inspirée d’une visite de l’artiste à Sydney Mines et a été composée en hommage aux mineurs de charbon du Cap-Breton, à leur souffrances et à leurs sacrifices — mais elle est devenu un hymne des mineurs de charbon un peu partout dans le monde. Cette chanson, qui est célèbre pour avoir été interprétée par Rita MacNeil avec la chorale des mineurs de charbon appelée The Men of the Deeps, s’est hissée à la 11e place du palmarès au Royaume-Uni. Rita a continué d’interpréter la chanson avec cette chorale régulièrement par la suite, y compris lors du gala des prix JUNO de 1989.

Rita MacNeil s’est hissée au sommet du palmarès des ventes de musique country au Canada en 1990 et en 1991. Son simple le mieux classé, « We’ll Reach the Sky Tonight », a remporté le prix de la musique country de la SOCAN en 1991. La même année, son hommage au Cap-Breton, « Home I’ll Be », a remporté le prix de la chanson de l’année aux PMCE. Au total, la chanteuse a remporté 11 prix aux PMCE, dont un prix pour l’ensemble de sa carrière en 2005, ce qui fait d’elle la deuxième artiste la plus primée aux PMCE, après Natalie MacMaster, à égalité avec Rose Cousins.

Ses chansons populaires ont été reprises par des artistes comme Anne Murray, Tara MacLean, Matt Minglewood, les Elora Singers, les Elmer Iseler Singers, Celtic Thunder, Foster & Allen et Mary K. Burke.

Elle est devenue un visage très familier et une personnalité bien-aimée des Canadiens en tant que présentatrice de son émission de variétés Rita and Friends, qui a été diffusée à la CBC de 1994 à 1997. Cette émission a régulièrement attiré des millions de téléspectateurs et a remporté un prix Gemini en 1996. Rita a continué par la suite à produire des émissions spéciales pour la télévision et à participer à des émissions comme The Royal Canadian Air Farce et Trailer Park Boys.

Elle s’est produite à l’Exposition internationale de Vancouver en 1986 et a fait des tournées à l’étranger, en se produisant notamment dans les célèbres salles que sont le Royal Albert Hall et l’opéra de Sydney. Le grand chemin parcouru depuis ses origines très humbles l’a conduite à être nommée à l’Ordre du Canada et à l’Ordre de la Nouvelle-Écosse et elle a été intronisée à titre post hume en 2013 au Panthéon des auteurs et compositeurs de musique country du Canada.



En février et mars 2021, on a assisté à une prolifération soudaine et généralisée des jetons non fongibles (JNF ou NFT, en anglais, pour non-fungible tokens) dans l’industrie de la musique. Voici donc un petit guide qui explique leur fonctionnement.

Les JNF sont un moyen de vendre un morceau de musique unique (ou une peinture, une photo, un graphique, un collage, une vidéo, un écrit, ou n’importe quoi d’autre, semble-t-il), exclusivement à une personne, ou à un petit groupe de personnes, par le biais d’un jeton non fongible (JNF) – intrinsèquement lié à l’œuvre originale. En substance, l’acheteur achète la propriété d’un fichier de données qui contient la musique (ou une autre œuvre d’art) dans le cadre d’une transaction unique. La transaction est contrôlée par la technologie blockchain, une sorte de grand livre numérique capable d’enregistrer les transactions entre deux parties de manière efficace, vérifiable et permanente.

Pour l’instant, la seule façon d’acheter un JNF est à l’aide d’une cryptomonnaie nommée Ethereum. Une fois que l’artiste a approuvé la vente, le jeton d’Ethereum est déposé dans son « portefeuille » numérique et peut être transféré sur son compte bancaire et retiré sous forme d’argent réel. La combinaison de la technologie blockchain et des cryptomonnaies rend l’achat d’un NFT très sûr. Une fois que l’acheteur, ou un petit groupe d’acheteurs (généralement des fans de l’artiste), a acheté l’article, la seule façon pour quiconque de l’obtenir est de le revendre.

En général, il y a toujours un intermédiaire, car l’artiste vend au fan par l’entremise d’une société qui prend généralement un pourcentage pour faciliter la transaction et une commission pour l’énergie nécessaire à la création du jeton. Mais il se peut aussi que la transaction ne nécessite que peu de professionnels typiques à l’industrie musicale ; maisons de disques, services de diffusion en continu, fournisseurs de services numériques, agents, gérants, publicitaires, promoteurs, salles de spectacle, etc., tous peuvent être rendus caducs.

Il y a beaucoup d’argent à faire avec les JNF. Les transactions se font souvent dans le cadre de ventes aux enchères, ce qui fait grimper les prix pour des artistes très populaires. Un musicien canadien mondialement connu a vendu aux enchères une œuvre d’art vidéo accompagnée d’une démo de chanson pour environ 490 000 $CAD. Le groupe Kings of Leon a amassé plus de 2,5 M$ CAD en vendant des JNF de diverses versions exclusives, dérivés et produits dérivés de leur plus récent album, When You See Yourself. C’est semblable au sociofinancement ou aux avantages d’un abonnement Patreon, avec différents produits offerts par les artistes à leurs fans à différents prix ou niveaux de financement, sauf que dans le cas des JNF, la vente ne se fait qu’à un seul fan, ou à de très petits groupes exclusifs de fans, soit une seule fois, soit en édition très limitée.

Et l’argent peut être touché plusieurs fois. Comme ce sont les artistes qui fixent les conditions de la vente, ils peuvent décider de recevoir le pourcentage qu’ils veulent de toutes les ventes futures du produit, quel que soit le nombre de fois où il est revendu. Donc, par exemple : Si la personne qui a acheté l’œuvre d’art vidéo de ce musicien canadien pour 490 000 $ la revend 800 000 $ et que le musicien a établi une part de 20 % des ventes futures, il empochera 160 000 dollars canadiens supplémentaires lors de la revente. Et son œuvre pourrait être revendue de nombreuses fois.

Mais, selon les lois éternelles de l’offre et de la demande, pour faire monter le prix des JNF aux enchères, ou pour fixer un prix initial élevé, la demande doit déjà exister. Ainsi, si un musicien attire des centaines de fans plutôt que des centaines de milliers, ou des auditeurs occasionnels plutôt que des fanatiques purs et durs, il ne gagnera pas forcément plus d’argent avec des JNF qu’avec des offres de sociofinancement ou sur Patreon.

Le principal inconvénient actuel des JNF est qu’Ethereum est dommageable pour l’environnement. Voici un extrait du magazine Time publié le 18 mars 2021 : « Les critiques affirment que l’exploitation qui rend les NFT possibles est peut-être le moyen le plus direct pour l’humanité de gagner de l’argent en polluant la planète — Ethereum consomme environ 26,5 térawatts heure d’électricité par an, soit presque autant que l’Irlande, un pays de presque cinq millions d’habitants. » Mais cela pourrait s’améliorer avec le temps grâce aux nouvelles avancées technologiques, de sorte que le problème pourrait finir par être résolu.

À l’heure actuelle, le « buzz » autour des JNF semble davantage motivé par leur potentiel lucratif que par leur valeur musicale intrinsèque. Certains y voient l’avenir de l’industrie de la musique, d’autres n’y voient qu’une mode passagère. Seul le temps nous le dira.