La SOCAN se réjouit que la transparence des contenus générés par l’IA soit reconnue comme un principe fondamental dans la Stratégie nationale sur l’IA du gouvernement du Canada. À une époque marquée par un bouleversement technologique comme il n’en survient qu’une fois par génération, il est essentiel que les lois canadiennes soient mises à jour afin d’assurer la protection des droits des créateurs et créatrices de musique, notamment en exigeant l’étiquetage et l’identification du contenu généré par l’IA.
Nous reconnaissons toutefois qu’il ne s’agit que d’une première étape dans l’adaptation du cadre juridique canadien aux répercussions de l’IA sur le secteur culturel. D’autres mesures sont nécessaires pour mettre fin au vol de musique protégée par le droit d’auteur au Canada. Nous exhortons le gouvernement du Canada à adopter sans délai des lois significatives sur la transparence des intrants, plus précisément afin d’obliger les entreprises d’IA à consigner et à divulguer les chansons et les compositions utilisées pour entraîner leurs modèles. Sans cette obligation fondamentale, les créateurs et créatrices de musique ne savent ni comment ni quand leur musique est utilisée pour alimenter les technologies de génération par IA et doivent se battre pour obtenir une rémunération équitable.
La SOCAN poursuivra son dialogue constructif avec le gouvernement fédéral au nom de ses plus de 200 000 membres créateurs et créatrices de musique et maisons d’édition. Nous voulons nous assurer que l’approche du Canada en matière d’intelligence artificielle soutient un écosystème culturel solide et durable. À l’heure où le Canada donne forme à son avenir en matière IA, il est essentiel que les créateurs et créatrices de musique et les maisons d’édition ne soient pas laissés pour compte.