Les traductions pour les articles avant l’automne 2013 ne sont pas disponibles pour le moment.

To some people, Peter-Anthony Togni is a classical composer. To others, he’s a jazz pianist or a church organist. And to many others, he’s known as a radio announcer for the CBC. The Pembroke, Ont., native, who currently calls Halifax home, has built a multifaceted career through his ability to be many things to many people.

 

He’s fronted [ok as is] his own Peter Togni Trio, a combo (with Jamie Gatti on bass and Tom Roach on drums) with a Modern Jazz Quartet-influenced sound. “We do a lot of jazz riffing on classical music,” he says. “Bach, Greig, the Beatles, even country tunes.”

 

At the other end of the spectrum, there’s Sanctuary, his classical trio — an unusual instrumental combination that consists of Togni on organ, cellist Christopher Both on cello and Jeff Reilly playing bass clarinet. With this trio he’s toured from New York to St. Petersburg, Russia, and all the way to Shanghai. “Some of what we play are improvisations on Gregorian chants,” he says. “About half of our rep is my own music, and I do transcriptions for the trio. The underlying theme for Sanctuary is modality and chant.”

 

Togni studied organ and composition at the University of British Columbia, and at the Schola Cantorum in Paris, France, where he won first prize in composition and studied organ and improvisation with Jean Langlais. Drawing on his various musical activities, he likes to mix things up, composing a kind of music that’s uniquely tailored to his interests and talents. For instance, there’s his choral composition Lamentations of Jeremiah, for bass clarinet and choir. (The work was recently released on a compact disc on the ECM label.) “That piece came out of my deep relationship with Toronto’s Elmer Iseler Singers and with Jeff Riley,” says Togni. “Jeff wanted me to write a piece for bass clarinet and choir. There’s a lot of virtuoso playing, and about 30 percent of it is improvised. The choir is like a Greek chorus and the bass clarinet is the voice of Jeremiah.” Then there’s Lux Aeterna, for choir and Indonesian gamelan, which was recently premiered at Acadia University in Wolfville, N.S. And there’s Illuminations, for bass clarinet and string orchestra, which earned him a Juno nomination in 2006 as best classical composition, for a recording by Sanctuary.

 

Togni’s style could be described as eclectic or even postmodern, yet if there’s a common thread connecting much of his music, it’s his fascination with liturgy and ritual. “I feel called to write music that voices my faith,” he says, warming to the subject of what motivates him to compose. “I’ve written non-sacred works but I would say they always have a sacramental underpinning. I draw from the Catholic tradition and also Buddhist and Russian Orthodox traditions.”

 

And how does Togni’s work at the CBC — where he’s currently the host of the Radio 2 show “Weekender” — fit in to the mix? “I’ve done an inordinate amount of listening,” he replies. “Also, when you talk about music and have to present it to people, you have to really get inside it. For me, broadcasting is very important — it’s part of who I am.”



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When asked about earning the position of music director for the 2010 Vancouver Winter Olympics ceremonies, Dave Pierce doesn’t talk about his extensive experience working on a mega scale, nor does he run down his list of impressively high-profile past and current collaborators. Instead, the 37-year-old Alberta native talks about the feeling of being 16 and standing on the sidelines during the closing ceremonies of the Calgary Olympics and the impact the music had upon him. “I made a promise to myself,” he says, “that the next time the Olympics came to Canada, I wanted to be the guy who did all the music.”

Pierce attended the Berklee College of Music in Boston, Mass., graduating in 1992. Since then he has established an impressive career. His résumé lists many of the most prestigious positions in the music industry, ranging from his 18-year tenure as arranger, lyricist and then music director and producer for the Calgary Stampede stage show to composing for the Radio City Music Hall Christmas Special to writing orchestral arrangements for some of the biggest pop stars.

But Pierce never lost sight of his Olympic promise. His primary requirement of every job or gig was that it should somehow develop a skill that would help him towards the Olympics. And his commitment paid off. It was precisely Pierce’s broad range of experience that helped him get the job. “It was tailored to exactly the talent and the skill set I have,” he says.

Being the Olympics’ music director meant Pierce basically had two full-time roles. He oversaw every aspect of the preparation of approximately 500 hours of music for the event. And he also took on rigorous administrative tasks, which included gaining clearances and securing rights, using his professional network to hire a range of suitable musicians and getting approval from the IOC, the broadcasters and the organizing committee.

The final production was seen by an estimated three billion television viewers around the world. Pierce worked hard to create music that was suitably rich, multifaceted and exciting for the Olympics while also best representing both the Olympic spirit and the spirit of the country. Pierce was resolute: “The music had to have a global appeal but most importantly, it needed to represent Canada.”



Quand Luc De Larochellière a mis la touche finale à Un toi dans ma tête, il savait qu’il avait entre les mains une œuvre solide. Jamais il ne se serait douté, cependant, que son huitième album se hisserait au sommet du palmarès. Juste retour des choses pour cet infatigable créateur, confiné depuis trop longtemps à des succès d’estime.

 

Luc De Larochellière est incrédule, mais tout sourire : « en quelques semaines, on a écoulé plus de copies du nouveau disque qu’on en a vendu du précédent ! » La situation actuelle fait curieusement écho aux débuts du chanteur. On s’en souviendra, De Larochellière est entré dans le showbiz par la grande porte. Notre homme a tout juste 20 ans lorsqu’il triomphe au Festival de la chanson de Granby. Deux ans plus tard, il lance Amère América (1988), qui s’écoule à 50 000 exemplaires. Il remet ça avec Sauvez mon âme (1990), salué par 150 000 paires d’oreilles. Or à partir de Los Angeles (1993), ça tourne au ralenti. Bien sûr, il continue de se produire, d’être le fin observateur qu’on connaît et d’explorer diverses avenues stylistiques, mais Les Nouveaux héros (1996), Vu d’ici (2000) et Quelque chose d’animal (2004) sont moins remarqués.

 

Ses vieux succès, que la radio continue de faire jouer, portent même ombrage à ses nouvelles compositions. « C’est hyper frustrant, reconnaît le principal intéressé, sans toutefois cultiver d’amertume. Bien sûr, je peux me consoler en me disant qu’il y a eu des périodes où j’ai vendu des disques. Ce qui a un peu faussé la donne dans mon cas, c’est que j’ai vécu ça très jeune et le côté “vendeur de disques” s’est évaporé avec le temps. Honnêtement, je ne pensais pas que ça reviendrait. »

 

Un « moi » sur papier

Avant de commencer à travailler sur Un toi dans ma tête, De Larochellière s’est demandé si ça valait le coup d’entrer en studio une énième fois. L’artiste voulait aussi identifier ce qu’il avait à partager. Sa conclusion? Il devait s’éloigner des concepts pour faire place à ce qu’il y avait au fond de lui. Les séances de création débutent à l’été 2007. Partant de flashes colligés dans un cahier, comme les lignes « rage dedans » ou « un toi dans ma tête », il décide, pour la première fois, de pondre les textes avant les musiques. Il déménage d’autre part son lieu d’écriture dans un resto-bar montréalais, La Petite Marche. « Je voulais me sortir de mes affaires, explique-t-il. À la maison il y a toujours mille et une choses à faire – c’est le principe de la procrastination. Là, je mettais des feuilles et des crayons dans mon sac à dos et je partais. Je n’avais pas d’ordi, pas de télé pour me distraire. Dans ce temps-là, tu regardes le monde vivre et tu te mets à écrire. »

 

De Larochellière s’est toujours dirigé vers le même endroit, comme s’il allait au bureau. Que l’établissement soit vide ou complet, il s’y asseyait et se constituait une bulle virtuelle, propice à l’incubation des chansons. C’est ainsi qu’il a donné forme à son album le plus personnel à ce jour. Certes, il avait opté pour l’introspection précédemment, mais jamais il n’a laissé tomber la pudeur comme dans ses récentes pièces, où il aborde de douloureuses ruptures amoureuses, non sans poser un regard sur certaines thématiques sociales.

 

Cordes sensibles

Pour transcrire ses émotions au plan musical, Luc De Larochellière a opté pour une facture folk, magnifiée de cordes, de bois et de cuivres. Il a renoué avec son complice de toujours, le guitariste, producteur et arrangeur Marc Pérusse, auxquels se sont ajoutés de nouveaux collaborateurs, tels le claviériste François Lafontaine (Karkwa), le batteur Justin Allard ou l’orchestrateur Anthony Rozankovic. « Je voulais arriver avec un son actuel, mais intemporel, précise-t-il. […] C’est un mélange de musiques folk nourries à une tradition orchestrale classique – un peu à la façon des vieux albums de Nick Drake. »

 

La teneur intimiste du projet est telle qu’on a convaincu l’auteur-compositeur-interprète de sortir ses talents de dessinateur afin d’illustrer la pochette et le livret du disque. Bonne idée : ses feutres ont fait naître cette silhouette ornant la couverture, où le « toi » du titre apparaît à l’intérieur de son crâne. Fort à l’aise dans l’approche acoustique qu’il a privilégiée – quoiqu’il assure ne pas avoir enterré le rock – Luc De Larochellière transporte maintenant ses pièces sur la route, flanqué d’un trio de multi-instrumentistes. Une route qui pourrait être longue, compte tenu du succès d’Un toi dans ma tête. « Jamais je ne me suis autant foutu de la radio qu’avec cet album-là et, à ma grande surprise, “Beauté perdue” [le premier extrait] a connecté avec le monde… Ça vaut la peine de ne pas lâcher! »