Fort d’avoir présenté deux spectacles grand public dans le cadre des prestigieuses célébrations musicales estivales Osheaga et Festival d’été de Québec, CRi, alias Christophe Dubé, bidouille et réalise sa musique depuis maintenant 2012.

C’est à la sortie du mini-album Eclipse en 2013 qu’il se fait remarquer de quelques superviseurs musicaux, ce qui l’amène à composer pièces et trames sonores à des fins promotionnelles et commerciales. L’année 2014 a été occupée à achever l’écriture d’un autre effort, Oda, opus de cinq titres, sur lequel son créateur distille avec savoir-faire ses influences (Caribou, Mount Kimbie et autres figures de proue de l’électro international) et parvient à imposer un son tant mélodique, dansant que panoramique.

La fin de l’année 2015 permettra au Montréalais de consolider son statut de nom à retenir dans la scène électronique canadienne avec la parution d’un autre EP et l’annonce de plusieurs dates de spectacle tant au pays que chez nos voisins américains.


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Cam Smith est l’exemple parfait de cette nouvelle génération de jeunes créateurs qui crée son propre chemin dans l’industrie de la musique. Ce jeune auteur-compositeur-interprète-réalisateur haligonien travaille d’arrache-pied afin de filer à toute allure sur sa propre Autobahn sonore.

Son premier album, Cannon, est un projet accompli qui propose de nombreux brulots Trap aux basses bien senties et menaçantes regorgeant de références pop qui ne sont pas sans rappeler les « mashups » et il lui a valu l’attention de nombreuses critiques positives de la part de Noisey/VICE, Exclaim! et HipHopCanada.

Smith est également étroitement associé à ODOD, un collectif Haligonien de production vidéo créative où il le décrit en tant que « rappeur/producteur/monteur/influenceur ». ODOD a produit et réalisé des vidéoclips pour de nombreux artistes hip-hop bien en vue tels que Freddie Gibbs, Big Sean, A $ ton Matthews et Vince Staples, pour ne nommer que ceux-là.

Smith a appliqué la même démarche 100 % débrouillard au domaine des commandites et de l’image de marque, et c’est ainsi qu’il s’est retrouvé en vedette dans un « classic moment » de la campagne publicitaire Reebok Classics.

« Je me concentre presque entièrement à constamment améliorer mon travail de production/réalisation », explique l’artiste. « Je suis très excité à l’idée d’approfondir mon exploration des cet aspect de mon travail afin d’aider d’autres artistes à découvrir leur propre voix. J’ai plus d’un as dans ma manche afin d’en mettre plein la vue aux gens! » En d’autres mots, attendez-vous a beaucoup entendre parler de Cam Smith et ODOD Films au cours de la prochaine année.


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« Auparavant, la norme était d’engager un compositeur pour avoir une musique originale », raconte Pecile. « Les gens avaient l’habitude de plus gros budgets, car ils savaient que lorsque leur production serait achetée par la télévision, ils feraient un tas d’argent. Mais dans l’univers de 1000 chaînes, sans compter les YouTube et autres, le même dollar de budget est divisé par 100; autrement dit de nos jours vous n’avez plus que quelques sous de marge de manœuvre. Aujourd’hui, je gagne plus d’argent en créant de la musique que je confie à une librairie de musique de production afin qu’ils la mettent en marché qu’en essayant de dénicher un contrat pour composer le thème d’une nouvelle émission jeunesse. »

Ross Hardy, un autre compositeur, y va de sa propre explication : « Une des raisons pourquoi je me suis tant attaché à ce marché, c’est qu’il n’y a personne qui regarde par-dessus mon épaule. Je suis le plus à mon aise dans une situation où on me dit “Que veux-tu composer ? Composes-en autant que tu veux, je m’occuperai de vendre ta musique.” »

Outre son métier de compositeur, Ross Hardy est un ancien employé de la SOCAN et il a travaillé avec de nombreux éditeurs du domaine de la musique de production au fil des ans. En juin 2013, il a fondé la compagnie de musique de production hard dont il est le PDG, en compagnie de Craig McConnell, qui agit à titre de président. Ce dernier est un vétéran de l’industrie, un compositeur de musiques de film et de télévision maintes fois primé qui est également producteur et auteur-compositeur, en plus de siéger au conseil d’administration de la Guilde des compositeurs canadiens de musique à l’image (SCGC).

Officiellement, la SCGC – dont une récente étude a démontré qu’en plus de la télé et du cinéma, un tiers de ses membres travaillent sur des projets de jeux vidéo et en ligne (35 %), la pub (39 %) et la musique franche – n’est pas très chaude à l’idée de musique de production. Pour certains compositeurs à l’écran, le prix très bas de la musique de production représente une compétition déloyale pour leur travail original et diminue la perception de valeur que peut avoir cette musique AV originale.

Dans une section du site Web de la SCGC, on peut lire : « Les librairies de musique sont des outils très utiles pour trouver, par exemple, des musiques d’époques spécifiques ou qui se synchronisent à une scène en particulier, mais lorsqu’il est question d’établir une ambiance, la majorité des librairies ont un choix limité, forçant ainsi les monteurs de musique à créer des montages et des transitions fluides entre les pièces. »

Les compositeurs qui œuvrent dans le domaine de la musique de production devraient par ailleurs toujours garder à l’esprit les risques associés au retitrage.

« En quelques mots le retitrage c’est ceci : vous avez un catalogue comportant des milliers de titres », explique Hardy. « Vous êtes une maison d’édition qui reçoit des redevances d’exécution de la part d’ODE comme la SOCAN chaque fois que vos œuvres sont exécutées. Puis, vous négociez une entente avec un réseau comme NBC dans laquelle vous leur cédez 50 % des droits en vous disant que 50 %, c’est quand même mieux que rien. L’incitatif pour ce réseau, ici, c’est que plus il utilisera votre musique, plus les redevances qu’il recevra vont être importantes. Puis, la tentation s’installe de négocier la même entente avec ABC, le réseau concurrent, sauf que pour pouvoir négocier la même entente, vous devez donner de nouveaux titres à vos œuvres. L’effet net de cette pratique est de dénigrer la valeur du droit d’auteur, la chose que nous tentons de protéger bec et ongles. En faisant cela, vous tuez toute intégrité. Ça crée des inégalités entre les catalogues de musique de production. »


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