Avec L’heure d’aimer, son troisième album, Dee Joyce amorce un tournant aussi intime qu’artistique. Porté par des sonorités R&B, ce nouveau projet se présente comme une ode à l’amour — dans ce qu’il a de plus personnel, mais aussi de plus lucide. L’artiste y revisite son histoire, puisant notamment dans son propre récit amoureux pour nourrir des textes empreints de vulnérabilité et de liberté.

Comparativement à ses précédents albums, qui abordaient des thèmes délicats tels que la violence conjugale et les traumas, L’heure d’aimer ne cherche plus à comprendre ni à guérir, mais à célébrer, librement. Cette démarche introspective ouvre sur une parole plus assumée, venue naturellement, où l’amour n’est plus seulement idéalisé, mais pleinement habité.

Dans cette nouvelle étape, Dee Joyce s’emploie aussi à bousculer les codes du R&B avec lequel il a grandi — souvent marqué par des récits hétéronormatifs, des rôles figés et des dynamiques relationnelles toxiques. Sans renier ce qui en fait la richesse — harmonies sensuelles, romantisme, textures chaudes et images soignées —, il se réapproprie ces codes pour y inscrire sa propre vérité, plus fluide, plus libre.

Entouré de plusieurs, tel que les producteurs Raphael Di Raddo, Sébastien Noiseux (Skilteck) et les artistes Sandy Duperval et Irdens Exantus, il signe un album rassembleur, qui témoigne d’une maturité nouvelle. L’heure d’aimer marque ainsi une étape charnière : celle d’un artiste qui, en se confrontant à ses blessures, choisit désormais de célébrer — sans détour — la possibilité d’aimer.

Dee Joyce, interview, entrevue, SOCAN

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