Margaret McGuffin a été promue au poste de chef de la direction de Music Publishers Canada (MPC), rôle qu’elle occupera dès aujourd’hui.

Mme McGuffin a passé cinq ans à MPC en tant que directrice générale après avoir passé trois ans à l’Agence canadienne des droits de reproduction musicaux (CMRRA), où il a occupé plusieurs postes de vice-présidente.

MPC a toujours défendu auprès du gouvernement fédéral les droits de ses éditeurs de musique, qui représentent et investissent dans des milliers de chansons et d’auteurs-compositeurs canadiens, que l’on entend quotidiennement à la radio, dans les services de diffusion en continu, dans les jeux vidéo et dans les productions cinématographiques, télévisuelles et autres, partout dans le monde. L’organisation a poursuivi la modernisation de la Loi sur le droit d’auteur, et une révision de la politique du CRTC sur la radio commerciale.

Chez MPC, Mme McGuffin a supervisé le lancement de nouveaux programmes, notamment Women in the Studio National Accelerator, la formation Music Publishing 101, la série Meet the Music Supervisors, le sommet annuel Music Tech Summit, ainsi que les missions commerciales et les camps de chansons CREATE.

« Le Conseil de MPC tient à souligner le travail important que Margaret accomplit au nom de nos membres éditeurs de musique et de la communauté de l’édition musicale dans son ensemble, en particulier dans le domaine de la défense de leurs droits », a déclaré le président du Conseil, Vince Degiorgio.

« Je tiens à remercier mon équipe et le Conseil d’administration de MPC pour leur soutien et leur vision de l’avenir de l’édition musicale au Canada », a déclaré M. McGuffin dans un communiqué.

M. McGuffin est titulaire d’un baccalauréat en sciences politiques de l’Université de Western Ontario et d’un MBA en administration des arts et des médias de la Schulich School of Business de l’Université York.



En février et mars 2021, on a assisté à une prolifération soudaine et généralisée des jetons non fongibles (JNF ou NFT, en anglais, pour non-fungible tokens) dans l’industrie de la musique. Voici donc un petit guide qui explique leur fonctionnement.

Les JNF sont un moyen de vendre un morceau de musique unique (ou une peinture, une photo, un graphique, un collage, une vidéo, un écrit, ou n’importe quoi d’autre, semble-t-il), exclusivement à une personne, ou à un petit groupe de personnes, par le biais d’un jeton non fongible (JNF) – intrinsèquement lié à l’œuvre originale. En substance, l’acheteur achète la propriété d’un fichier de données qui contient la musique (ou une autre œuvre d’art) dans le cadre d’une transaction unique. La transaction est contrôlée par la technologie blockchain, une sorte de grand livre numérique capable d’enregistrer les transactions entre deux parties de manière efficace, vérifiable et permanente.

Pour l’instant, la seule façon d’acheter un JNF est à l’aide d’une cryptomonnaie nommée Ethereum. Une fois que l’artiste a approuvé la vente, le jeton d’Ethereum est déposé dans son « portefeuille » numérique et peut être transféré sur son compte bancaire et retiré sous forme d’argent réel. La combinaison de la technologie blockchain et des cryptomonnaies rend l’achat d’un NFT très sûr. Une fois que l’acheteur, ou un petit groupe d’acheteurs (généralement des fans de l’artiste), a acheté l’article, la seule façon pour quiconque de l’obtenir est de le revendre.

En général, il y a toujours un intermédiaire, car l’artiste vend au fan par l’entremise d’une société qui prend généralement un pourcentage pour faciliter la transaction et une commission pour l’énergie nécessaire à la création du jeton. Mais il se peut aussi que la transaction ne nécessite que peu de professionnels typiques à l’industrie musicale ; maisons de disques, services de diffusion en continu, fournisseurs de services numériques, agents, gérants, publicitaires, promoteurs, salles de spectacle, etc., tous peuvent être rendus caducs.

Il y a beaucoup d’argent à faire avec les JNF. Les transactions se font souvent dans le cadre de ventes aux enchères, ce qui fait grimper les prix pour des artistes très populaires. Un musicien canadien mondialement connu a vendu aux enchères une œuvre d’art vidéo accompagnée d’une démo de chanson pour environ 490 000 $CAD. Le groupe Kings of Leon a amassé plus de 2,5 M$ CAD en vendant des JNF de diverses versions exclusives, dérivés et produits dérivés de leur plus récent album, When You See Yourself. C’est semblable au sociofinancement ou aux avantages d’un abonnement Patreon, avec différents produits offerts par les artistes à leurs fans à différents prix ou niveaux de financement, sauf que dans le cas des JNF, la vente ne se fait qu’à un seul fan, ou à de très petits groupes exclusifs de fans, soit une seule fois, soit en édition très limitée.

Et l’argent peut être touché plusieurs fois. Comme ce sont les artistes qui fixent les conditions de la vente, ils peuvent décider de recevoir le pourcentage qu’ils veulent de toutes les ventes futures du produit, quel que soit le nombre de fois où il est revendu. Donc, par exemple : Si la personne qui a acheté l’œuvre d’art vidéo de ce musicien canadien pour 490 000 $ la revend 800 000 $ et que le musicien a établi une part de 20 % des ventes futures, il empochera 160 000 dollars canadiens supplémentaires lors de la revente. Et son œuvre pourrait être revendue de nombreuses fois.

Mais, selon les lois éternelles de l’offre et de la demande, pour faire monter le prix des JNF aux enchères, ou pour fixer un prix initial élevé, la demande doit déjà exister. Ainsi, si un musicien attire des centaines de fans plutôt que des centaines de milliers, ou des auditeurs occasionnels plutôt que des fanatiques purs et durs, il ne gagnera pas forcément plus d’argent avec des JNF qu’avec des offres de sociofinancement ou sur Patreon.

Le principal inconvénient actuel des JNF est qu’Ethereum est dommageable pour l’environnement. Voici un extrait du magazine Time publié le 18 mars 2021 : « Les critiques affirment que l’exploitation qui rend les NFT possibles est peut-être le moyen le plus direct pour l’humanité de gagner de l’argent en polluant la planète — Ethereum consomme environ 26,5 térawatts heure d’électricité par an, soit presque autant que l’Irlande, un pays de presque cinq millions d’habitants. » Mais cela pourrait s’améliorer avec le temps grâce aux nouvelles avancées technologiques, de sorte que le problème pourrait finir par être résolu.

À l’heure actuelle, le « buzz » autour des JNF semble davantage motivé par leur potentiel lucratif que par leur valeur musicale intrinsèque. Certains y voient l’avenir de l’industrie de la musique, d’autres n’y voient qu’une mode passagère. Seul le temps nous le dira.



L’équipe Artistes & Répertoire de la SOCAN joue un rôle clé dans l’organisation. Elle vient d’être bonifiée d’une nouvelle employée en la personne de Sara Dendane, qui sera sa représentante à notre bureau de Montréal afin de continuer les efforts de cette équipe visant à recruter, retenir et rapatrier nos membres auteurs, compositeurs et éditeurs de musique. Sara pourvoit ainsi le poste laissé vacant par le départ de Widney Bonfils.

Sara développera et entretiendra des relations créatives et commerciales avec les créateurs de musique établis et en émergence ainsi qu’avec les acteurs importants de la communauté musicale francophone et anglophone du Québec et du Canada. Elle jouera également un rôle important dans le recrutement et la rétention de tous les membres de la SOCAN en participant à des formations sur les affaires en musique tout en travaillant activement à la création d’occasions de mettre nos membres en contact entre eux et avec le reste de l’industrie et les éditeurs.

« Ce qui m’anime profondément, c’est de mettre en lumière le talent et trouver des façons de lui donner les moyens de ses ambitions, a déclaré Sara Dendane au moment de débuter ses nouvelles responsabilités. Je suis donc très heureuse de rejoindre l’équipe de la SOCAN et de pouvoir soutenir les créateurs-trices et professionnel-le-s, que ce soit pour les aider à démystifier les bases, ou pour les connecter avec les bonnes personnes ou les bonnes opportunités qui les aideront à créer la magie.

Le talent d’aujourd’hui sera notre patrimoine de demain et je suis ravie de poursuivre le travail accompli par Guillaume Moffet et Widney Bonfils. Je me réjouis de pouvoir à mon tour contribuer à créer un avenir culturellement innovant dans un esprit d’empowerment qui cultive la diversité et l’inclusion. Un avenir qui nous ressemble, mais surtout qui nous rassemble toutes et tous. »

Avant de travailler pour la SOCAN, Sara a été gestionnaire et responsable A&R pour le label indépendant Indica Records, soutenant la carrière de musiciens et de groupes talentueux comme Half Moon Run, Hein Cooper, Metric et VALAIRE. En tant que directrice du marketing et des commandites pour le promoteur de concerts [co] motion, Sara a dirigé le marketing et la stratégie de marque pour LVL UP, festival de hip-hop et d’arts numériques qui a attiré 22 000 spectateurs la première année à Laval.

En plus de prendre le pouls de la scène musicale émergente du Québec, Sara possède une connaissance intime du marché francophone et un vaste réseau de contacts dans la communauté musicale en général. Elle est également la cofondatrice du chapitre montréalais de Women in Music, une organisation à but non lucratif qui vise à faire progresser l’égalité et la diversité des femmes dans les arts musicaux, et est co-directrice du Comité de consultation sur la musique francophone pour CARAS, JUNO Awards.

Le flair de Sara pour la découverte musicale et son engagement dans le développement des talents émergents, ainsi que ses capacités éprouvées à établir des relations et des liens avec les différent-e-s intervenant-e-s de l’écosystème musical, ne sont que quelques-unes des qualités qui lui ont valu le poste de responsable A&R à Montréal.

Vous pouvez joindre Sara dès maintenant au sara.dendane@socan.com.