En février dernier, nous vous avons fait part de nos relations avec le Mechanical Licensing Collective (MLC), le nouvel organisme chargé de percevoir les redevances numériques aux États-Unis. Le MLC est une base de données centralisée qui assure le jumelage et la répartition efficace des redevances sur ce territoire.

En avril 2021, la SOCAN a reçu le premier paiement mensuel en provenance du MLC. Les redevances reçues reflètent les exécutions aux États-Unis pour le mois de janvier 2021, et seront réparties aux clients du droit de reproduction de la SOCAN à la prochaine date de répartition prévue, soit le 15 juin 2021.

Nous vous rappelons que la SOCAN a des ententes de réciprocité de longue date avec plus de 100 sociétés sœurs dans le monde. Ces ententes vous assurent de recevoir toutes les redevances internationales de reproduction et d’exécution que vous avez gagnées.

La SOCAN continuera à recevoir des paiements mensuels du MLC pour les exécutions courantes (février 2021) et ce paiement est prévu à la mi-mai.

Vous vous souviendrez que le MLC avait également pour mandat d’ingérer des données historiques provenant de fournisseurs de services numériques et représentant des exécutions non jumelées et impayées. Le MLC poursuit ses travaux à cet égard et prévoit commencer à payer les exécutions qui n’ont pas encore été jumelées cet été. D’ici là, les paiements et les répartitions associées ne comprendront que les exécutions actuelles.

Il est important que toutes les œuvres des créateurs de musique soient représentées dans la base de données du MLC de manière précise et complète afin qu’ils puissent recevoir tout l’argent qu’ils ont gagné ou gagneront aux États-Unis grâce aux reproductions de leur musique.

Si vous êtes client de la SOCAN pour le droit de reproduction et que vous nous avez accordé le droit de percevoir ces redevances en votre nom aux États-Unis, vous n’avez rien d’autre à faire.

La SOCAN est la seule organisation de droits musicaux au Canada qui s’occupe à la fois des droits d’exécution et des droits de reproduction. C’est une solution canadienne unique qui a fait ses preuves depuis près de 100 ans dans la répartition de vos redevances à temps, en tout temps.

Que pouvez-vous faire de plus en tant que membre de la SOCAN ? 

  1. Assurez-vous d’être un client de la SOCAN pour le droit de reproduction. Si vous êtes un éditeur ou un auteur autoédité et que vous n’êtes pas encore client de la SOCAN pour le droit de reproduction, contactez-nous au reproduction@socan.com.
  2. Assurez-vous que toutes vos œuvres sont déclarées et à jour.
  3. Vérifiez que vous avez accordé à la SOCAN une licence lui permettant de percevoir vos droits de reproduction aux États-Unis. Si vous n’êtes pas sûr, si vous voulez plus d’informations ou si vous avez des questions, contactez-nous au reproduction@socan.com.


L’édition de cette année des SOCAN Awards sera l’occasion de récompenser 24 visionnaires pour le rôle qu’ils ont joué dans la promotion du contenu canadien à l’échelle nationale et internationale.

Il y a cinquante ans, ils ont compris la nécessité de protéger et d’amplifier la musique canadienne, donnant naissance à ce que l’on nomme le CanCon. Ces pionniers se verront décerner le SOCAN Guardian Award pour leurs efforts de préservation et de promotion de la culture canadienne.

Le Prix Guardian de la SOCAN a été créé pour rendre hommage aux services rendus par ces fiers pionniers dont les efforts, à l’époque, ont eu un impact direct sur un nombre sans précédent de créateurs de musique canadiens qui ont acquis une stature nationale et mondiale.

Alors que la génération des « baby-boomers » arrivait à l’âge adulte, les jeunes artistes canadiens rêvaient de participer à la révolution musicale et culturelle mondiale, mais la musique locale était considérée comme inférieure aux enregistrements étrangers qui dominaient les palmarès. Pour les artistes canadiens, les portes des diffuseurs et des médias canadiens étaient fermées. Ils ont été contraints de faire un choix : abandonner leurs rêves ou quitter le pays.

La situation était si grave qu’en 1965, dans une tentative désespérée de faire passer à la radio leur simple « Shakin’ All Over », Chad Allen and The Expressions de Winnipeg ont caché leur identité canadienne en changeant leur nom pour The Guess Who, mettant au défi les disc-jockeys de découvrir qui ils étaient. Sans se rendre compte qu’ils étaient canadiens, les DJ ont joué le simple et en ont fait un succès croyant que le pseudonyme était réel. Pour maintenir sa visibilité, le groupe a conservé son nouveau nom.

Lors du centenaire du Canada en 1967, un chœur de voix de l’industrie de la musique s’est mis au diapason avec un groupe d’entrepreneurs, de journalistes et d’artistes déterminés qui refusaient de croire que les créateurs canadiens étaient de seconde zone. Ensemble, ils se sont levés et ont demandé au gouvernement fédéral d’imposer une diffusion équitable de la musique canadienne.

L’idée de quotas pour la musique canadienne ne faisait pas l’unanimité, certains se demandant même si le Canada avait suffisamment de talents pour atteindre les quotas proposés. D’autres se sont demandé s’il y avait même une culture canadienne à protéger. On attribue même à un porte-parole de l’industrie du disque étrangère la phrase suivante : « un simple pot de yogourt contient plus de culture que le Canada tout entier ».

En juin 1970, le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) a promulgué un nouveau règlement exigeant que les stations de radio consacrent au moins 30 % de leurs listes de lecture à la musique canadienne, et le CanCon était né. Dans notre monde numérique actuel, le CanCon et le CRTC sont de nouveau à l’avant-scène.

« Les règlements du CanCon ont créé un espace pour les Canadiens dans la sphère de la radiodiffusion, mais dans le nouveau monde de la diffusion en continu, c’est “déjà vu all over again” », a déclaré Jennifer Brown, chef de la direction par intérim de la SOCAN. « Les données de la SOCAN montrent que l’avenir de la culture canadienne est une fois de plus en péril, car la consommation de musique canadienne diffusée en continu par les Canadiens a chuté. Il est clair que nous avons besoin que l’industrie de la musique s’unisse une fois de plus pour lutter pour l’avenir de la musique canadienne, cette fois en travaillant avec nos partenaires des services numériques afin de trouver une solution qui fonctionne pour tout le monde ».

SOCAN Awards, 2021, Justin Trudeau« Investir dans le contenu canadien est non seulement une chose intelligente à faire pour notre économie, mais cela a aussi un lien personnel pour moi », a déclaré le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, dans un message vidéo spécial pour le Gala de la SOCAN. « C’est en grande partie grâce à mon père que j’ai appris l’importance de promouvoir et de soutenir le contenu canadien. Mon père a toujours su que la diffusion de contenu canadien était importante pour maintenir et promouvoir la culture et le patrimoine uniques de notre pays. Ensemble, nous allons bâtir sur cet héritage et créer un avenir meilleur pour nos créateurs. »

L’accès à la musique est plus facile et plus répandu que jamais, mais la découverte de nouveaux créateurs canadiens accuse un certain retard. Les avantages au chapitre de la découvrabilité que le CanCon apporte à la radio et à la télévision n’ont pas été transposés aux plateformes de diffusion en continu transfrontalières. Les réseaux qui ont un contrôle disproportionné du contenu présenté à leurs clients sont peu motivés à présenter des créateurs régionaux à leurs clients. Une fois de plus, de nombreux artistes canadiens sont contraints de contourner leur pays d’origine pour faire entendre leur travail.

Les SOCAN Awards 2021 seront la deuxième édition de l’événement annuel qui se tiendra en ligne en raison des mesures sanitaires contre la pandémie. Tout au long de la semaine du 24 mai, plus de 50 prix de la SOCAN seront remis aux créateurs et aux éditeurs de musique ayant connu le plus de succès dans le cadre d’un événement souvent cité comme le couronnement de la carrière des auteurs-compositeurs, des compositeurs et des éditeurs de musique.

Malheureusement, bon nombre des pionniers du CanCon nous ont quittés, mais leur héritage demeure grâce à leurs efforts considérables pour promouvoir et protéger la culture canadienne. La liste suivante a été établie à partir de recherches et d’entrevues avec les personnes impliquées à l’époque.

Défenseurs du CanCon

  • Terry Brown, Canadian Independent Record Production Association cofondateur
  • Paul Clinch, Canadian Independent Record Production Association cofondateur*
  • Frank Davies, Love Productions/Canadian Independent Record Production Association cofondateur
  • Don DiNovo, Lighthouse*
  • Bob Ezrin, Nimbus 9/Canadian Independent Record Production Association cofondateur
  • Bernie Finkelstein, True North Records/Canadian Independent Record Production Association cofondateur
  • Tommy Graham, Canadian Independent Record Production Association cofondateur
  • Walt Grealis, RPM Magazine*
  • Greg Hambleton, Canadian Independent Record Production Association cofondateur
  • Kelly Jay, Crowbar*
  • Pierre Juneau, Président du CRTC*
  • Stan Klees, RPM Magazine/Canadian Independent Record Production Association cofondateur
  • Betty Layton, SOCAN/BMI Canada*
  • Allan MacMillan, Nimbus 9/Canadian Independent Record Production Association cofondateur
  • Alexander Mair, Early Morning Productions
  • Ben McPeek, Nimbus 9/Canadian Independent Record Production Association cofondateur*
  • John Mills, SOCAN/CAPAC*
  • Harold Moon, SOCAN/BMI Canada*
  • Skip Prokop, Lighthouse*
  • Jack Richardson, Nimbus 9/Canadian Independent Record Production Association cofondateur*
  • Mel Shaw, imprésario
  • Art Snider, Canadian Independent Record Production Association cofondateur*
  • Pierre Elliott Trudeau, premier ministre du Canada*
  • Ritchie Yorke, Billboard/The Globe & Mail journaliste*

* Remis à titre posthume



Dans les capsules Top Secrets, les créateurs et créatrices ayant réussi l’exploit de voir une chanson atteindre les plus hauts sommets des palmarès BDS, Correspondants Francophone ou Anglophone de l’ADISQ et auxquels la SOCAN a remis des plaques No. 1 pour souligner cet accomplissement, nous racontent les dessous de la fabrication de ces succès.

Roxane Bruneau est une habituée des palmarès québécois. Mais dans le cas de « À ma manière » on peut parler d’un succès durable puisque la pièce coécrite avec Mathieu Brisset et éditée par Les Éditions Musique Variole enr., s’accroche depuis maintenant 15 semaines au palmarès BDS et 9 semaines au palmarès Correspondants de l’ADISQ.

Dans cette capsule Top Secrets, elle nous révèle comment est née cette chanson qui n’était pourtant pas parmi ses préférées au départ sur l’album Acrophobie. C’est plutôt la réaction forte de ses fans et l’impact du vidéoclip qui lui a fait prendre conscience du pouvoir d’évocation de cette chanson qui se veut un hymne à l’épanouissement personnel, peu importe le regard et le jugement des gens sur sa vie.