Chaque année en juin, à l’occasion de notre assemblée générale annuelle, nous passons en revue et évaluons les accomplissements du dernier exercice. L’AGA qui a eu lieu la 16 juin à Toronto et les assemblées de membres qui ont été organisées à Montréal, Vancouver, Los Angeles et Nashville témoignent des efforts que déploie la SOCAN pour se rapprocher de ses membres dans la plus grande transparence. Au risque de nous répéter, revenons aujourd’hui sur quelques-uns des accomplissements qui ont été mentionnés à la dernière AGA, lors de laquelle ont par ailleurs été annoncés les résultats de l’élection du conseil d’administration de 2015-2018. Nous y reviendrons un peu plus loin.

Rappelons tout d’abord que, en 2014, la SOCAN célébrait le 25e anniversaire de son activité comme organisation de droits d’exécution (ODE) au Canada.

Dans le cadre de l’exercice de réinvention auquel elle s’adonnait déjà, la SOCAN a mis en œuvre de nombreux changements et innovations en 2014, notamment le trophée présenté pour la première fois aux récipiendaires des prix spéciaux du 25e Gala de la SOCAN.

Connecter le monde à la musique et assurer que nous soyons tous rémunérés équitablement pour les utilisations publiques qui sont faites de nos œuvres sont des activités qui nous passionnent.

La nouvelle signature de la SOCAN, « musique. monde. connectés. », décrit parfaitement l’œuvre de notre organisation. Connecter le monde à la musique et assurer que nous soyons tous rémunérés équitablement pour les utilisations publiques qui sont faites de nos œuvres sont des activités qui nous passionnent et des concepts pour la protection desquels nous sommes engagés à ne jamais cesser de nous battre. Ce n’est pas par hasard  que la SOCAN introduisait l’année dernière « le SOCAN », le premier trophée musical au monde à être lui-même un instrument de musique. C’était une façon de montrer publiquement que notre œuvre a un seul et unique maître : la musique.

Une de nos principales activités de l’année dernière a été l’aménagement du nouveau bureau de la SOCAN à Montréal, dont le déménagement au début de 2015 a été suivi d’une certaine réorganisation et de quelques changements de personnel. Nous avons eu le plaisir d’accueillir Geneviève Côté, précédemment membre éditrice du conseil d’administration de la SOCAN, comme première chef des Affaires du Québec. En vertu de notre règlement électoral, c’est à Patrick Curley, de Third Side Music, qu’il est revenu de la remplacer comme membre du conseil.

La SOCAN a connu une année d’activité intense en 2014 au niveau du droit d’auteur en réponse aux initiatives de la Commission du droit d’auteur du Canada et du Département de la Justice (DOJ) des États-Unis, deux organisations qui ont eu un impact majeur sur nous, les auteurs-compositeurs et éditeurs de musique, dans la mouvance des organisations de droits d’exécution.

Au Canada, la Commission du droit d’auteur a rendu une décision très favorable sur le Tarif 22.D relatif aux exécutions d’œuvres audiovisuelles (AV) sur Internet. En ce qui a trait au Tarif 22.D.1 sur les services audiovisuels en ligne, le taux homologué pour les webémissions audiovisuelles a été établi à 1,7 pour cent pour les années 2007 à 2010 et à 1,9 pour cent pour les années 2011 à 2013. S’ajoutant à d’autres volets du tarif 22, ces tarifs ont procuré des revenus de plus de 12 millions $ à la SOCAN en 2014, ce qui a permis au Comité des tarifs, des licences et des répartitions et au conseil d’administration d’approuver dès 2014 la création d’un bassin de répartition Internet consacré à la distribution de ces nouveaux revenus audiovisuels en ligne.
Aux États-Unis, nous avons suivi de près la situation de l’ASCAP et de BMI, qui doivent composer avec le système des décrets de consentement (consent decrees) établi il y a plusieurs décennies par le DOJ pour protéger le marché contre les pratiques anticoncurrentielles. Ces décrets de consentement et certains jugements récents ont créé de nombreux problèmes pour les éditeurs et les ODE des États-Unis quant à la possibilité, pour les éditeurs, de retirer certaines œuvres des ententes générales et de négocier des ententes directes pour ces dernières, les tribunaux américains insistant sur le maintien de la loi du « tout ou rien » dans la relation entre les éditeurs et les ODE. La situation évolue toutefois, et tandis que nous évaluons les impacts potentiels de nouvelles décisions dans ce domaine, nous continuons de chercher à découvrir de nouvelles opportunités de réussite dans l’univers changeant de la gestion des droits.

En 2014, la SOCAN a poursuivi sur la lancée de son exercice d’innovation et de modernisation en continuant de développer son nouveau système informatique BEST (Buniness Enterpsise Solution for Tomorrow) afin de pouvoir traiter les quantités sans cesse plus volumineuses de données qui sont requises pour le suivi de milliards d’exécutions d’œuvres musicales dans l’univers numérique. Les premiers composants du système, soit le module financier et le module de suivi des problèmes, ont été déployés en 2014. Dans un proche avenir, BEST prendra en charge les fonctions d’information sur les Licences, le Répertoire et les Exécutions, et le système deviendra pleinement opérationnel d’ici la fin de 2016.

En 2014, la SOCAN a poursuivi sur la lancée de son exercice d’innovation et de modernisation.

Outre ces activités, nous nous sommes acquittés d’une multitude de tâches dans le cadre des responsabilités annuelles du conseil d’administration, du Comité exécutif de gouvernance, du Comité de l’identification et de la gestion des risques, du Comité des tarifs, les licences et des répartitions et du Comité des membres : examen et suivi des budgets et prévisions financières de la SOCAN, gestion de ses investissements et autres activités financières, évaluation à 360 degrés de la performance du chef de la direction Eric Baptiste, autoévaluation rigoureuse du conseil d’administration et rétroactions mutuelles de pairs, supervision de nombreux événements (incluant l’AGA et les deux éditions du Gala de la SOCAN) et révision de nos stratégies, politiques et activités de communication.

Enfin, la SOCAN a donné une suite importante à sa prise en charge du Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens (PACC) en l’aidant à lancer son nouveau site Web ainsi qu’un programme éducatif préparé en collaboration avec l’entreprise Magic Lantern Media et basé sur le pouvoir de la chanson comme instrument d’apprentissage dans une variété de matières scolaires. Le PACC a également annoncé la création d’un nouveau partenariat avec la SRC qui lui permettra d’organiser dès 2015 une série de cérémonies mensuelles d’intronisation de classiques de la chanson revisités par des artistes contemporains.

La SOCAN, son conseil d’administration et son personnel ont donc vécu une année 2014 sous le signe de l’activité et de la transformation et rendu possibles des changements qui aident aujourd’hui la SOCAN à demeurer à l’avant-garde des organisations de droits d’exécution à travers le monde.

Au moment où nous abordons la seconde moitié de 2015, il est clair que les travaux réalisés au cours du dernier exercice ont largement préparé le terrain pour les activités passionnantes dont nous continuerons de vous informer pendant le reste de l’année. Un nouveau conseil d’administration ayant été élu cette année (on en trouvera la composition ici sur le site de la SOCAN), je tiens à remercier les deux administrateurs sortants, l’auteur-compositeur Jim Vallance et Neville Quinlan, de Peermusic, de leurs importants apports aux travaux du conseil de la SOCAN au cours des dernières années. Nous accueillons en revanche deux nouveaux administrateurs, Robert Ott et Safwan Javed, auxquels je souhaite la plus cordiale bienvenue au sein du conseil. Sous la direction d’une équipe aussi variée et aussi distinguée, le mandat de 2015-2018 augure merveilleusement bien pour l’avenir de la SOCAN.


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Tout d’abord, permettez-moi de vous souhaiter la bienvenue sur la toute nouvelle mouture du magazine en ligne de la SOCAN, Paroles & Musique. Il semble donc très à propos que cette édition du mot du président porte sur les changements technologiques dans notre industrie. J’ai écrit sur le sujet auparavant, mais c’est une chose qui fait toujours partie de notre environnement, alors je vous invite à poursuivre votre lecture…

Chaque jour apporte son lot de nouvelles sur l’effet de la technologie sur l’industrie de la musique et celles-ci vont des prédictions apocalyptiques aux visions les plus utopiques. Oui, tout est en changement, mais, voyez-vous, le changement n’a rien de nouveau. La façon dont les gens consomment et apprécient la musique a constamment évolué depuis les pianos mécaniques jusqu’à la radio, l’apparition des 78, 45 et 33 tours, l’avènement des cassettes, des CDs, des téléchargements et, finalement, la diffusion en continu. La seule chose qui change réellement, c’est la vitesse à laquelle se produisent ces changements.

À l’aube de l’ère radiophonique, les auteurs, compositeurs et éditeurs de musique croyaient que c’en était fini de leur gagne-pain parce que la radio allait tuer l’industrie des cylindres et bandes perforées destinées aux pianos mécaniques — ce qui s’est sans doute produit —, et pourtant, ils ont non seulement survécu, mais prospéré. Plus récemment, et dans un très court laps de temps, nous sommes passés d’un support physique à un format numérique, des ordinateurs personnels aux appareils mobiles, des téléchargements à la diffusion en continu, sans parler des pratiques commerciales qui, de territoriales, sont devenues mondiales. Le changement est tout autour de nous.

Les choses ne se sont pas encore placées suffisamment pour engendrer un modèle d’affaires durable.

Tout a commencé en 1999 avec l’apparition de Napster. Du jour au lendemain, l’industrie de la musique était sur ses gardes et le piratage s’est répandu comme une traînée de poudre. Presque immédiatement, en 2001, Apple s’est lancée dans le bal avec son iPod et iTunes. À la fois bénédiction et malédiction pour l’industrie, iTunes a offert une alternative légale au piratage, mais un iPod pouvait contenir plus de 10?000 pièces musicales et il y a fort à parier que peu de gens avaient déboursé 1 $ pour chacune des chansons sur leur iPod.

Difficile de croire que ces technologies et les perturbations qu’elles ont engendrées n’existaient pas il y a 15 ans, tout comme il est difficile de croire qu’après tout ce temps, les choses ne se sont pas encore placées suffisamment pour engendrer un modèle d’affaires durable. Pour toute une génération, l’apparente gratuité de la musique est tout ce qu’ils ont jamais connu.

Le piratage est devenu le démon de l’industrie de la musique et nous commençons à peine — avec l’importante pénétration de la diffusion en continu dans les habitudes de consommation — à ne plus trop nous en inquiéter. Il n’en demeure pas moins que 20 % des internautes partout dans le monde visitent des sites qui offrent de la musique qui viole le droit d’auteur. Cela dit, il y a d’autres propriétaires de contenus numériques pour qui la situation est bien plus dramatique : la musique ne représenterait que 3 % des téléchargements illégaux, tandis que les films et séries télé comptent pour 50 % (soit, il est toutefois vrai que ces contenus AV contiennent également de la musique).

Peut-être, alors, que le nouveau piratage que nous devons maintenant affronter en tant que créateurs et éditeurs provient désormais de l’intérieur. Alors que l’adoption de la diffusion en continu se poursuit à une vitesse logarithmique, les revenus que ces services devraient générer pour nous ne semblent pas vouloir se matérialiser de manière durable. Les taux destinés aux créateurs et éditeurs sont beaucoup trop bas et ce sont pour l’instant les labels qui reçoivent la part du lion des redevances tout en détenant, dans la plupart des cas, des parts majoritaires dans les plus importants services de diffusion en continu. En fin de compte, il y a une absence totale de transparence dans ce système et si certains s’enrichissent grâce à ces services, ce ne sont certainement pas les créateurs.

Prenons cet exemple récent qui a défrayé la chronique, celui de Kevin Kadish, cocréateur du méga succès de Megan Trainor, « All About That Bass ». On rapporte que Kevin n’a touché que 5679 $ pour sa part des 178 millions d’exécutions sur Pandora. De toute évidence, quelque chose cloche. Si nous voulons profiter d’un écosystème musical durable, tous les contributeurs à la chaîne de valeur doivent être rémunérés équitablement.

Je vous ai déjà parlé de Fair Trade Music, aujourd’hui une entité incorporée qui tente de s’imposer en tant que gardienne d’une certification assurant l’équité, la transparence et des pratiques éthiques et durables dans notre industrie. Pilotée par l’Association des auteurs-compositeurs canadiens (AACC) avec l’appui de la Confédération internationale des sociétés d’auteurs et compositeurs (CISAC), du Conseil International des Créateurs de Musique (CIAM), de Music Creators North America (MCNA), et soutenue dans son principe par l’ASCAP et Spotify avec des contributions et le soutien de la SOCAN et de la SACEM, l’initiative Fair Trade Music (FTM) a, de toute évidence, le vent dans les voiles.

FTM travaille d’arrache-pied afin de définir un terrain de jeu équitable pour les ayants droit et les services musicaux en établissant des critères crédibles de transparence et de rémunération équitable ainsi qu’en créant une image de marque respectée afin de sensibiliser le public à l’existence de joueurs éthiques dans l’industrie, puisqu’il a été démontré par d’autres initiatives de commerce équitable que bon nombre de consommateurs préfèrent transiger avec des entités qui répondent à des critères d’équité et de durabilité, à l’instar, notamment, du mouvement pour le café équitable. Demeurez à l’affût pour plus de développements dans le dossier de FTM.

Finalement, puisque nous parlons changement, sur une note parallèle, souvenons-nous du vieil adage : « plus ça change, plus c’est pareil ». C’est avec plaisir que je peux dire qu’on m’a réélu pour un troisième mandat de trois ans à titre de président du conseil d’administration de la SOCAN lors des élections qui ont eu lieu en juin dernier. Ainsi, en compagnie de ce nouveau conseil d’administration — qui est relativement identique à son prédécesseur si ce n’est que de l’arrivée de deux nouveaux membres, l’éditeur de ole, Robert Ott, et l’auteur-compositeur Safwan Javed —, nous allons poursuivre notre collaboration avec la direction de la SOCAN pour guider notre organisation à travers cette période de changement et trouver de nouvelles opportunités afin que la SOCAN mise sur ses forces pour grandir dans ce monde en constante évolution.


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L’année 2009-2010 aura été riche et faste pour le compositeur, pianiste et éminent pédagogue Gilles Tremblay. Pour ses 50 ans de créations, c’est toute la communauté de la musique contemporaine québécoise, créateurs et interprètes, qui soulignait l’importance de l’œuvre de ce pilier dans une grande Série Hommage  initiée par la SMCQ et ses partenaires. Au fil des quelque 55 concerts et événements qui mettaient tous au programme une œuvre de Gilles Tremblay, plus de 40 000 personnes auront entendu sa musique, un véritable cadeau ! La SOCAN soulignait aussi cet anniversaire en remettant à Gilles Tremblay le Prix Jan V. Matejcek pour la nouvelle musique classique à son récent gala.

Comment donc s’est senti Gilles Tremblay en réentendant les œuvres qui ont jalonné sa carrière ? « J’étais très heureux de pouvoir entendre à nouveau des pièces récentes, mais aussi plus anciennes, qui ont été composées il y a plus de 30 ans !, explique Gilles Tremblay. Mais ce qui m’a réconforté le plus, c’est d’avoir été joué par d’extraordinaires interprètes, et de constater que mes œuvres ont bien traversé le temps. » Mais ne venez pas lui parler de bilan, bien que ces anniversaires puissent inciter à le faire. Gilles Tremblay est peu nostalgique. « Je préfère continuer à chercher et à développer ce que j’ai fait. »

Le riche parcours de Gilles Tremblay s’inscrit en effet dans la continuité : ses débuts sous l’enseignement des maîtres du Québec (Claude Champagne, Jean Papineau-Couture, Isabelle Delorme, Jean Vallerand et Germaine Malépart), son passage marquant en Europe auprès d’Olivier Messiaen, Pierre Boulez, Iannis Xenakis, Karlheinz Stockhausen et Pierre Schaeffer, ses séjours au Moyen-Orient et le choc des sonorités balinaises. Entre autres. Et c’est sans compter les 35 années où il a enseigné la composition et l’analyse musicales au Conservatoire de musique du Québec à Montréal, transmettant du même coup aux compositeurs qui forment aujourd’hui la relève, un héritage des désormais anciens, ceux qui ont forgé l’éclectique musique du XXe siècle.

Tradition et modernité

« Il est vrai que j’ai toujours eu beaucoup d’affinités avec la musique de Messiaen. Ce qui extraordinaire, c’est qu’il a ouvert les portes de son jardin intérieur à ses élèves en les laissant absolument libres. Ces élèves n’ont pas fait ensuite du sous-Messiaen, au contraire, ils ont fait leur musique, mieux, plus largement. Et Messiaen vibrait à cette dimension essentielle où s’édifiait un amour profond pour la spiritualité, la nature et le son, ce qui rejoignait plusieurs de mes propres fondements. » Gilles Tremblay explique aussi, qu’à l’instar de Messiaen, il a fait musicalement, sans vouloir techniquement le faire, le lien entre la tradition et la modernité. « Ce lien s’est imposé de lui-même parce que j’aime profondément ces musiques du passé. Le chant grégorien, par exemple, est un modèle pour la mélodie, et à mon avis, c’est là qu’on retrouve la plus belle mélodie créée en Occident. Messiaen lui-même était très amoureux de plusieurs musiciens du passé, Bach, Mozart et le chant grégorien, et les faisait connaître aussi, tout en écrivant de la musique foncièrement moderne. »

 

La vie qui bat

Quand on demande à Gilles Tremblay à quoi il est resté fidèle toute sa vie dans son acte de création, au fil de ses quelque 60 œuvres en carrière, la réponse relève d’une sagesse qui traduit la grande lucidité de l’homme de 78 ans : « Quand on compose, on est témoin de la vie. C’est la vie elle-même qui est toujours présente et qui ressort différemment dans l’acte créateur selon les compositeurs et les époques. Prenez l’exemple de John Cage qui a été très contesté parce que les gens n’ont pas compris tout de suite sa musique. Il a pourtant toujours été un grand témoin de la vie… C’est le moteur de mon inspiration. J’ai voulu faire des œuvres qui étaient témoins de la vie qui nous entoure. Je ne sais pas si j’ai réussi, mais c’est toujours ce que j’ai eu en tête. »

Gilles Tremblay a connu, dans la dernière année, un ennui de santé alors qu’il a subi un accident vasculaire cérébral. Il s’est voulu rassurant : « Je vais bien. Évidemment, ça m’a un peu ralenti, et j’ai dû repousser plusieurs projets. Mais j’ai recommencé à jouer du piano; je reprends depuis quelque temps la musique de Debussy que je redécouvre avec un grand plaisir : les Préludes notamment, comme Voiles, Le vent dans la plaine ou Des pas sur la neige. Il y a quelque chose de très grand dans sa musique. Voilà un compositeur qui était vraiment à l’écoute de la vie. »

Bien que l’année hommage à Gilles Tremblay tire à sa fin, on pourra réentendre des extraits de son opéra L’eau qui danse, la pomme qui chante, et l’oiseau qui dit la vérité (2009) le 14 mai 2011 alors que le Nouvel Ensemble Moderne donnera un concert explorant les 20 ans de créations de l’organisme Chants Libres.

 

 

 


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