À l’instar d’autres auteurs-compositeurs originaires de la ville de Québec – on pense aux duos Fjord et Ghostly Kisses, qui avec leur électro ambiant et suave ont conquis les listes de lectures un peu partout à travers le monde –, le sympathique Vincent Carrier, alias Lucky Rose, vient tout juste de s’inscrire au club des millionnaires Spotify.

C’est toutefois auprès des programmeurs radio qu’il fait sa marque. Avec son titre aux mouvances tropical-dance The Way You Want Me, édité par la maison Higher Reign de Québec, il charme les ondes hertziennes depuis le début de 2016, notamment celles du groupe Bell Media, qui l’ont consacré «Future Star » du mois de janvier 2016. Coécrite avec le membre SOCAN Yan Etchevary, la pièce continue à faire bonne figure sur les palmarès des radios top 40 partout au pays. Un vidéoclip pour la pièce devrait d’ailleurs voir le jour sous peu.

Avec ce succès maintenant en poche et un contrat inopiné avec le label dance Ultra Records (David Guetta, Calvin Harris), le beatmaker entend faire de sa carrière une priorité. Il prépare tranquillement la parution d’un nouveau simple en collaboration avec l’auteur-compositeur et membre SOCAN A-SHO.


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Ne cherchez pas le Montréalais Ghislain Poirier, c’est peine perdue. À l’instar du titre de son 10e album, il est en constante Migration. Au cours de la seule dernière année, il s’est produit à Genève, Berlin, Paris, Glasgow, Grenoble, Toronto, Édimbourg, Rennes, Lyon, Milan, Londres, Tunis, Marseille et en Belgique, entre autres! Artistiquement aussi l’homme est en mouvement perpétuel. Depuis la sortie de son album No Ground Under (2007) pour le prestigieux label Ninja Tune, il a produit une série de EP sous le nom de Poirier (compilés et retouchés sur le disque double Running High (2010), coproduit l’album Tuff Like Stone (2012) de Face-T, coproduit l’album de Boogat (El Dorado Sunset, Félix de l’album Musiques du monde et meilleure réalisation – 2013) a été aux commandes de l’album Tout égratigné (2013), une collection de remix du répertoire de Robert Charlebois, et réalisé deux albums de musique électro plus expérimentale sous son pseudonyme Boundary (2013-2014).

Ajoutez maintenant un nouvel album dancehall-électro qui fait tourner les têtes et bouger les corps, Migration, et sa première collaboration à titre de compositeur de musique de film pour le « Boris sans Béatrice » du réalisateur Denis Côté, qui sortent tous les deux le 4 mars 2016, et vous obtenez une feuille de route impressionnante pour les dix dernières années de cet homme-orchestre qui s’occupe personnellement de tous les aspects de sa carrière. « J’ai organisé moi-même ma dernière tournée à l’automne, explique Poirier lors d’un entretien matinal au bureau de la SOCAN à Montréal. En ce moment, je produis la prochaine parution de Face-T pendant que je m’occupe du lancement de Migration et de la planification de mes prochains concerts. Et j’envoie moi-même mes communiqués de presse. Mais il n’y a rien d’exceptionnel dans les fonctions que je cumule, il y a beaucoup de gens qui font comme moi. Heureusement et malheureusement. Ça nous fait de moins en moins de temps pour créer, mais si on ne le faisait pas, peut-être que ça ne passerait pas. Ou en tous cas, pas de la manière dont on souhaiterait que ça se passe. »

Rythmique et politique

«Avec Migration, j’ai l’impression de faire davantage des chansons, quelque chose de plus accrocheur, assume Poirier sans une once de gêne. C’était un choix conscient d’accentuer l’apport mélodique, mais sans renier mon travail sur les textures, les rythmes et la structure qui est un peu ma signature. Et j’ai eu beaucoup de fun à le faire. J’ai jamais été un adepte de la virtuosité. Je ne suis pas un show-off. Et je ne voulais pas que l’album donne l’impression de ne s’adresser qu’à ceux qui connaissent la musique. Je voulais qu’il puisse plaire à tout le monde, autant dans un contexte collectif de danse, que dans un cadre plus intime d’écoute en solitaire. C’est un album inclusif. Je m’étais mis un post-it sur le mur au-dessus de mon ordi où c’était écrit Sweet Reggae Music. Ça me permettait de garder le focus sur l’objectif.»

« J’ai toujours pensé que celui qui compose la musique peut avoir autant d’opinions que celui qui chante les chansons. Je ne veux pas être lourd avec ça, mais c’est sûr que ça teinte mes pensées, mon travail et donc le contenu de ma musique. »

Ghislain PoirierSi Poirier a particulièrement bien peaufiné ses textures sonores et ses rythmiques, comme toujours, il juxtapose à sa musique un discours social et politique qui teinte invariablement l’écoute de Migration. Dans le communiqué de presse accompagnant son dernier opus, il débute par une déclaration sur le thème des migrants, « un problème qui ne peut et ne doit pas être évité en 2016 », comme pour donner une couleur engagée à un album conçu à la base pour faire danser. Pour Poirier, le plaisir et la réflexion sociale et politique peuvent cohabiter sans problème sur un même album : « On cherche tous un monde meilleur en raison des inégalités qui persistent, c’est ce qui motive les mouvements de migration », affirme-t-il avant de se lancer dans une citation d’exemples illustrant que les gouvernements transfèrent le contrôle de l’État vers les corporations au détriment du pouvoir du peuple, critiquant au passage Enron, Nike, l’austérité du gouvernement Couillard autant que les accointances de Pierre Karl Péladeau et François Legault avec le milieu corporatif, et recommandant au passage la lecture de « Gouvernence » et « La médiocratie » d’Alain Deneault. Aucun doute dans son esprit; sa musique n’entraine pas que les bassins à se déhancher, la tête aussi est sollicitée.

Depuis l’adolescence, Poirier a ce souci de regarder autour de lui et même au-delà. Un souci qu’il conserve intact depuis ses débuts musicaux, n’hésitant pas à approcher des labels à l’étranger pour sortir ses albums. Comme Nice Up! Records, le label londonien qui s’occupe de la mise en marché et de la promotion de Migration sur son territoire international. « Je ne suis pas sûr que j’aurais eu le même parcours si j’avais limité mon champ d’action au Québec. Ça ne veut pas dire que suis plus big que quelqu’un qui évolue strictement au Québec, c’est juste que je m’inscris dans une scène différente. Je veux avoir un impact ici, mais aussi ailleurs, dans un dialogue musical mondial. Et le fait de collaborer avec des labels sur d’autres territoires amène des opportunités différentes. Par exemple, la chanson Jump a joué quelques fois sur la BBC en Angleterre. Je ne crois pas que si j’avais sorti ça sur Audiogram, La Tribu ou Bonsound, qui font tous un excellent travail par ailleurs, qu’ils auraient été intéressés à pousser ça là-bas, parce qu’ils ne vendent pas de disque là-bas. C’est une question de marché. Pour Nice Up!, la BBC c’est dans leur cour. Pis moi ça me fait plaisir parce que celui qui joue ça à la BBC, David Rodigan, c’est une des sommités du reggae dans le monde. Si moi je ne voyage pas, il n’y a personne qui viendra cogner à la porte de la ma chambre. »

Pour fabriquer Migration, en plus de son habituel acolyte montréalais Face-T, il ne s’est pas gêné non plus pour cogner à la porte de collaborateurs de renoms que sont Machinedrum (une référence américaine dans le domaine de la musique électronique, Red Fox (qui évolue depuis les années 90 dans la scène dancehall de New York, gravitant dans l’entourage de Shaggy), MC Zulu de Chicago, qui revient pour un 3e album de Poirier, et le Torontois Dubmatix, récipiendaire de quelques Junos, en nomination au prochain gala de la musique canadienne et qui tourne beaucoup en Europe. « Dans un contexte de collaboration à distance ce n’est pas aussi facile que de simplement envoyer la musique pour que la personne enregistre sa voix dessus. Il y a plusieurs aller-retour pour ajouter, ajuster, peaufiner, parfois réenregistrer carrément avant d’avoir une chanson finalisée… C’est un processus qui permet à tout le monde de vraiment s’exprimer à fond, plutôt que d’avoir une impression de coït interrompu. »

Boris sans Béatrice

Pour quiconque suit également l’incarnation électro de Ghislain Poirier, Boundary, il était écrit dans le ciel qu’un jour, un réalisateur d’ici ou d’ailleurs allait avoir le bon flash de vouloir intégrer cette musique qui suscite un espace et des images mentales. Le cinéaste québécois Denis Côté (« Curling », « Bestiaire », « Vic+Flo  ont vu un ours ») a eu ce flair pour son plus récent film « Boris sans Béatrice ». « Ç’a été une vraie rencontre, une vraie collaboration entre Denis et moi, explique avec enthousiasme et fierté le nouveau compositeur audiovisuel. J’ai pu apporter ma touche personnelle à son univers qui est aussi très personnel. Tout ça est né de Boundary. J’avais cette impression que ce que je faisais était cinématographique. Et Denis m’a approché en me disant qu’au moment de l’écriture, il entendait du Boundary. Il y a donc deux extraits tirés de mes albums et les autres séquences musicales ont été composées dans l’esprit de Boundary. Dans ce cas-là précisément, mon rôle était d’accompagner les images en accentuant leur caractère weird et ambiguë. Mais il ne faut pas souligner trop fort non plus. Le film a sa propre courbe narrative et la musique ne doit pas l’interrompre. »

À la première du film au cinéma Impérial à Montréal, en ouverture des Rendez-Vous du cinéma québécois, quelques jours après sa première mondiale au Festival de Berlin, Poirier « riait comme un enfant » dans son siège : « J’étais excité de réaliser que ce que j’avais fait sur mon ordi tout seul était maintenant intégré à une œuvre projetée sur grand écran! La première du film a été un beau moment pour moi et si je peux avoir d’autres opportunités pour collaborer sur d’autres films, j’en serais très heureux.

Résolument toujours prêt à migrer vers de nouveaux territoires et de nouvelles expériences, ce Ghislain Poirier n’a pas fini d’exploiter les possibilités de la libre circulation des rythmes et des idées.
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Visionnez la conférence qu’a donnée Ghislain Poirier lors des Creative Mornings de Montréal, dans laquelle il partage les secrets de son processus créatif, discute de la nature du jeu et décrit la relation tendue entre création et industrie, qu’il résout par la formule FUN et RESPECT.


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Reuben Bullock n’a jamais rêvé de devenir musicien. Déjà enfant, il était convaincu d’être incapable de chanter. « J’ai décidé que je n’avais pas de voix quand j’étais tout jeune », admet-il. « Je n’accompagnais pas la radio et je ne chantais pas autour des feux de camp. »

Cela ne l’a toutefois pas empêché, lui qui est désormais le visage du groupe alt-rock adoré de la critique Reuben and the Dark, de trouver sa voie comme auteur. Dès l’adolescence, il écrit de la poésie avec ferveur, s’empressant de coucher toutes ces idées sur papier — mais, ici encore, il ne ressent aucune urgence de partager son œuvre avec un public.

« J’ai eu toutes sortes de petits boulots désagréables et je prenais constamment des pauses pour aller à la salle de bain, m’asseoir avec mon carnet de notes et extérioriser tout ça », se souvient-il. « J’étais tout le temps habité par ce sentiment de “pourquoi je fais ça?? Suis-je censé partager ça??” J’étais très confus. »

À l’âge de 21 ans, son grand frère lui a fait don d’une guitare. Bullock a appris de manière autodidacte au cours d’un séjour en Thaïlande où il enseignait l’anglais. Il a appris 2 accords et, en un rien de temps, il avait écrit 20 chansons. « Ça y est », se souvient-il s’être dit. « C’est à ça que sont destinés tous ces mots. »

« Il y a beaucoup de ma vie dans ces chansons… Beaucoup de choses refoulées rattachées au fait d’être jeune. »

C’est également à ce moment qu’il a réalisé qu’il devrait apprendre à chanter s’il voulait rendre justice à ses mots. Il décrit ses premières tentatives comme étant « éthérées et douces », mais il se souvient très bien aussi d’un moment charnière où il s’est enfin décidé à chanter de toute sa voix. « Ç’a été très libérateur », dit-il tout simplement.

Fils d’un prédicateur, Bullock n’est pas le genre à vivre dans le passé ou à tenter de comprendre pourquoi il a réprimé sa voix. Sa jeunesse, il l’a passé entre deux villes un peu partout en Amérique du Nord, ce qui l’a ultimement et sans surprise mené à une rébellion contre la religion, bien qu’il fasse allusion à celle-ci comme une source d’inspiration.

« Il y a beaucoup de ma vie dans ces chansons… Beaucoup de choses refoulées rattachées au fait d’être jeune », confie-t-il. « Mais c’est sûr qu’il y a eu des périodes troublantes. »

D’une certaine manière, donc, chanter est également devenu une façon de se rebeller contre l’ancien Reuben, de la même manière que le skateboard, où il a atteint un niveau de compétition semi-professionnel, l’a été avant qu’il se tourne vers la musique. Déterminé à surmonter sa peur de chanter ou jouer devant public, Reuben a passé deux années à peaufiner son talent, parfois cinq soirs par semaine, dans des soirées ouvertes aux amateurs un peu partout dans Calgary, la ville qu’il considère désormais son « chez lui ». « Je répétais et répétais jusqu’à ce que ça commence à venir tout seul », raconte l’auteur-compositeur. « Mais c’était une source d’anxiété incroyable. »

Ruben Bullock explique qu’il y avait essentiellement deux raisons pour lesquelles à a assemblé un groupe de musique pour l’accompagner lors de l’enregistrement de son premier album solo, Pulling Up Arrows, en 2009 : premièrement parce qu’il se sentait plus à l’aise sur scène lorsque d’autres gens s’y trouvaient avec lui et, deuxièmement, parce qu’il a réalisé qu’il désirait cr.er quelque chose de plus grand que lui, musicalement, pas simplement « un gars qui chante une chanson qu’il a écrite. »

En 2012, il lance son second album solo, Man Made Lakes, où il est accompagné du groupe formé de son frère Distance Bullock aux percussions et au violoncelle, du multiinstrumentiste Shea Alain et du bassiste Scott Munro, groupe qui deviendra Reuben and the Dark et qui a connu de nombreuses incarnations depuis.

C’est cet album qui a attiré l’attention de Mairead Nash, l’imprésario du populaire groupe indie-rock britannique Florence and the Machine. Nash se trouvait au Mexique et est entré dans un café où un ami de Bullock travaillait. « Il faisait jouer mon CD et elle a aimé ce qu’elle a entendu et a demandé à mon ami ce qui jouait. »

C’est grâce à ce plus pur des hasard que Bullock est entré en contact avec Chris Hayden, le batteur de Florence and the Machine. Ensemble, ils ont donné une série « de concerts très rigolos dans des clubs » au Mexique et sont devenus très proches. Peu de temps après, Bullock s’est rendu à Londres pour travailler avec Hayden sur des chansons qui allaient ultimement se retrouver sur Funeral Sky, qui a été produit par Hayden avec des contributions des auteurs-compositeurs professionnels Stephen Kozmeniuk (Madonna, Nicki Minaj) et Jim Abiss (Arctic Monkeys, Adele). Cet album, le premier lancé sous le nom de Reuben and the Dark, est paru sur étiquette Arts & Crafts en mai 2014.

Et même si son ascension a été relativement rapide, Bullock prend bien soin de ne rien tenir pour acquis. « J’essaie d’être reconnaissant en tout temps », dit-il du chemin parcouru jusqu’à maintenant. Aujourd’hui âgé de 30 ans, il admet qu’il trouve encore quelque peu surréel de monter sur scène et d’entendre l’auditoire chanter ses paroles. « Chaque fois que ça se produit, je ne parviens pas à chanter la chanson sans sourire, à plus forte raison si j’établis un contact visuel avec une personne dans l’auditoire », explique-t-il en riant. « Une partie de moi a juste envie de sauter en bas de la scène et d’aller leur faire un immense câlin. »

« Les chansons doivent vous émouvoir si vous espérez qu’elles émeuvent quelqu’un d’autre. »

Reuben Bullock, dont on a depuis entendu la musique de dans une publicité de Travel Alberta, en 2015, ainsi que dans un épisode de la série Between diffusée par Netflix, explique qu’il se fait un point d’honneur de prendre le temps de rencontrer ses fans après ses spectacles. « C’est ça qui me motive à continuer », affirme l’artiste. « Être un musicien en tournée, c’est une vie épuisante, surtout si on ne s’accorde pas ce genre de récompense. Je me sens vraiment privilégié d’avoir le genre de réaction que nous avons. »

Mais peu importent les défis de la vie en tournée, elle est nul doute beaucoup plus facile du fait que Kaelen Ohm, l’épouse de Reuben, fait partie du groupe où elle joue de la guitare, des claviers et chante. Sans surprise, donc, il affirme que son épouse est celle qui le prépare mentalement à chanter devant des auditoires de plus en plus imposants, comme tout récemment au Massey Hall de Toronto où le groupe assurait la première partie de la tournée de nord américaine l’auteur-compositeur australien Vance Joy.

« J’ai adopté une nouvelle philosophie que m’a transmise mon amoureuse : présumer que les gens vous aiment avant qu’ils vous donnent une raison de penser autrement », confie Bullock. « Présumez que l’auditoire veut vous entendre. Avant, je montais sur scène en présumant que je devais faire mes preuves avec mes chansons. Maintenant, je monte sur scène en me disant que les gens veulent écouter et que je désire chanter. »

L’approche semble porter ses fruits. Son plus récent simple, « Heart in Two », lui vaudra sans aucun doute de nouveaux fans — rappelons-nous ici que Funeral Sky était inscrit sur la liste des albums préférés du nouveau premier ministre Justin Trudeau durant la campagne électorale —, mais la priorité de Bullock, qui s’est temporairement installé à Toronto pour élargir son réseau, demeure d’être présent pour son auditoire et de continuer à parfaire son art.

« J’essaie très fort de comprendre comment écrire les chansons que je suis censé écrire », explique-t-il de manière très introspective tandis qu’il se prépare pour un voyage de dernière minute au Mexique afin de s’y reposer. « Parce que je sais ce que je veux vraiment faire — j’ai au moins compris ça. C’est là, juste devant moi. C’est une guitare dans ma main. »

Mais peu importe la suite des choses, Bullock affirme qu’il continuera de créer des chansons qui semblent porteuses de sens pour lui comme pour les autres. « Les chansons doivent vous émouvoir si vous espérez qu’elles émeuvent quelqu’un d’autre », croit-il le plus simplement du monde. « Mon but, pour l’instant, c’est de me concentrer sur ça et d’aller jusqu’au bout. Tout ça a été un véritable cadeau du ciel. »


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