Lenni-KimVers l’infini et plus loin encore ! La célèbre phrase de Buzz L’Éclair dans Histoire de jouets semble coller parfaitement à l’ascension vers le firmament du jeune Lenni-Kim, adolescent allumé qui garde pourtant les deux pieds sur terre.

« J’ai trois grandes passions dans la vie: le chant, le cinéma et la danse. Mais le chant demeure ma plus grande révélation. Le cinéma, c’est plus secondaire, mais j’aime la cinématographie qu’on peut intégrer à mes vidéoclips ». Lenni-Kim est de la distribution du film Le pacte des anges et incarne le rôle du jeune Martin Matte dans la série télé Les beaux malaises.

Avant la sortie mondiale le 30 juin dernier de son premier disque, Les autres (Disques LKL), la table était, pour ainsi dire, déjà mise: presque deux millions de vues pour le clip de la chanson Pourquoi tout perdre, créé pour souligner la journée mondiale de prévention du suicide, clip réalisé par Antoine-Olivier Pilon (Mommy), classée #1 des ventes francophones pendant plusieurs semaines.

« C’est une chanson pour aider les gens et leur faire du bien. Juste à lire les commentaires et les témoignages de vie sur Facebook, je le constate. Il y en a même qui avouent que je leur ai sauvé la vie ! C’est de la pression pour un gars de quinze ans ! », admet l’adolescent qui nous parle depuis Paris où sa carrière est en développement.

« Je ne fais pas ça pour la célébrité, je fais ça pour la musique. »

Et ça se bouscule sur la toile : un million pour Yolo, un million pour Don’t Stop, son dernier single, la pop de Lenni-Kim rappelle un certain Justin Bieber : « mais depuis lui, on ne compte plus le nombre de musiciens qui ont eu un break grâce à YouTube », dira-t-il avec justesse.

« Je ne déteste pas la comparaison, mais je suis Lenni-Kim, avec une personnalité différente de la sienne. Mais je comprends l’association : on a commencé au même âge, on fait tous les deux de la pop, on a été populaire sur YouTube (dans son cas avec des covers de Shawn Mendes et Elli Goulding), mais je ne suis pas nécessairement d’accord avec tous les choix qu’il fait dans sa vie privée, mais côté carrière musicale, j’aime son parcours ».

« La musique est la porte de l’âme », peut-on lire en grosses lettres sur la page d’accueil de son site web. Mais comment on ouvre cette porte aux nombreux téléspectateurs de The Voice Kids sur TF1 en France ? Il raconte : « À priori, il ne m’était jamais venu à l’idée de m’inscrire à The Voice Kids. C’est la production de l’émission qui a contacté mon école de chant afin de trouver des candidats pour la saison 2. Dans un premier temps, j’ai fait un démo, puis l’étape suivante consistait à passer les auditions par Skype ».

Jean-Yves Sénéchal, son agent et gérant a profité de la vitrine (Lenni-Kim s’est rendu jusqu’aux duels) pour signer son protégé chez Warner France et TF1 Music : « Je savais au départ qu’il avait une personnalité éclatante. Il a une aura autour de lui, un charisme indéniable. Mais idole des ados ? Ce n’est pas le plan initial, c’est sûr qu’avec la réception du public et l’engouement que cela suscite on pourrait croire qu’il est prédestiné à cette image. Pour l’instant, résume-t-il, mon rôle est de gérer l’offre et la demande, le marché de la France et celui du Québec ».

« Comment je décris ma musique », se questionne le principal intéressé ? « Déjà, quand j’étais en processus de création avec Louis Côté (K-Maro) qui a réalisé l’album, on a fait pleins d’expériences avec des bouts de chansons aux styles et aux sonorités diverses pour voir où cela allait nous mener. Des fois c’était plus ‘’dark’’, on explorait alors ce filon. D’autres fois c’était plus solaire, plus lumineux, il n’y avait rien de préconçu, on tâtait. Il y a une part d’ombre dans les climats, des chansons tristes, on en retrouve. L’exercice, c’est de bien cerner une émotion, les textes viennent en seconde étape. Quand on fait de la musique, c’est important de passer des messages autour de soi, pour aider les gens, même. J’ai écrit les paroles de la chanson I Want This mais tous les autres textes de chansons ont été écrits par une équipe d’auteurs que j’ai guidés sur certains passages afin d’être certain que les textes me ressemblaient. Après tout, c’est mon premier album ! »

Pour l’heure, Lenni-Kim sera du Gala de Ouf! Kids Cabaret jusqu’au 23 juillet à la Place des arts et au gala Juste pour ados le 29 juillet à l’extérieur.

« Je ne fais pas ça pour la célébrité, dit-il, je fais ça pour la musique. »

 



Après avoir lancé son album Modern Romantics en 2011, Adaline est tombée en « panne sèche émotionnelle ». Elle se sentait lyriquement vidée et avait envie de nouveaux défis.

Elle s’est donc plongée dans le monde de la composition en tous genres, incluant la musique à l’image pour la télé et le cinéma. Durant les six années qui se sont depuis écoulées, sa musique a pu être entendu dans des émissions telles Grey’s Anatomy, 90210, Flashpoint, Lost Girl et Ringer. Elle a également collaboré avec Brendan Canning du groupe Broken Social Scene pour la composition du film The Canyons de Bret Easton Ellis.

Ce travail lui a redonné sa joie de vivre, suffisamment pour que l’envie lui reprenne de s’attaquer à la création d’un nouvel album.

 « J’espère que les gens ressentiront l’honnêteté de mon désir de créer un lien avec eux. »

« Je me sentais prête à recommencer à partager ma vie », dit-elle. L’une de ses plus importantes sources d’inspiration fut l’eau. Les étendues d’eau sont devenues une constante, peu importe où et quand elle créait et, pour elle, cette eau était source de romance. « L’eau à la capacité de soutenir un écosystème entier avec des millions d’êtres vivants mystiques ; il y a là quelque chose d’incroyablement spirituel », croit-elle. « Mais d’un autre côté, l’eau a également le pouvoir de tout détruire et d’inspirer la panique et une peur incommensurable et n’en va-t-il pas de même de l’amour ? Il peut à la fois nourrir et détruire. »

Le résultat de ces séances de création fut Aquatic, une collection de chansons à la charge émotive imposante qui s’inscrivent dans la mouvance pop-rock, de pièces guitaristiques entraînantes telles que « Commotion » aux douces et riches ballades au piano comme « Break Me Apart ». Et à la croisée de ces chemins, on retrouve « Stronger », la pièce la plus impressionnante et la plus efficace, vocalement. Toutes les pièces n’ont qu’un seul but : établir un lien avec les auditeurs à travers son écriture très directe.

« J’espère que les gens ressentiront l’honnêteté de mon désir de créer un lien avec eux », confie-t-elle. « Au fil des ans, j’ai réalisé que ce qui me donne envie de me tirer du lit et d’aller travailler dans mon studio, c’est ce lien avec les gens. »



Le trio de Montréal (via l’Outaouais) Planet Giza fait lentement, mais sûrement sa transition du statut de producers vers celui d’artistes à part entière. Avec la parution du single Find My Way 2 Love en mai dernier, ils prétendent au trône de PartyNextDoor, version montréalaise, et, disons-le, version un peu plus chouette.

« J’ai trouvé le sample de The Jaspects », explique Rami à propos du processus créatif du simple. « Je l’ai chop et on s’est dit qu’avoir Tony dessus serait une bonne chose, ça complèterait la chanson vu qu’il manquait quelque chose. Il nous a envoyé ses pistes et on a sorti ça la semaine d’après ! »

Formé du MC Tony $tone, et des des beatmakers Dumix et Rami B, Planet Giza s’est formé en 2012, alors que $tone et Dumix formaient ensemble The North Virus. À la lumière des prestations enlevantes qu’ils ont offertes récemment et de l’engouement que leurs mixtapes peuvent susciter sur SoundCloud, Planet Giza risque de faire sa marque au cours des prochains mois sur les dancefloor de même que dans les chaumières. Misant sur un mélange incendiaire d’échantillonnages, de rythmes modernes et de mises en abyme utilisant des rythmes caribéens, leur musique s’inscrit dans l’air du temps, tout en portant une signature bien personnelle.

Considérant les amitiés développées via SoundCloud et dans l’industrie – Lou Phelps, le frangin de Kaytranada, Kaytra lui-même, et pratiquement tout le Montréal faiseur de beats, entre autres – et compte tenu de l’impact de ses récentes performances notamment lors du Artgang All Star et de la première partie du spectacle de Kaytranada au Métropolis à l’automne dernier – il est clair que Planet Giza (prononcé avec le G dur, Gu-i-za, en référence à la pyramide de Gizeh, qui s’épèle Giza en anglais) risque de faire parler d’eux amplement d’ici la fin 2017, alors que tous les astres de l’industrie commencent à converger vers la planète Giza.