Oliver Jones, jazzman légendaire, a rejoint les étoiles. Le compositeur et pianiste aux capacités techniques extraordinaires a rendu l’âme à l’âge vénérable de 91 ans.
Originaire du quartier de la Petite-Bourgogne à Montréal, il a d’abord été l’élève de Daisy Peterson Sweeney, la sœur d’un certain Oscar, qui lui a appris les rudiments du piano classique.
Encore enfant, Oliver Jones se taille une place dans le monde des cabarets montréalais, en jouant avec les adultes et en commençant par se faire les dents aux Café Saint-Michel, une salle emblématique pour les mélomanes de l’époque. Lors de son premier concert professionnel à cette adresse, il n’avait que 9 ans.
Puis, dans la seconde moitié des années 1960, il se réinvente une première fois en devenant le directeur musical de Kenny Hamilton, un chanteur de calypso alors très populaire. Avec ce musicien jamaïcain, monsieur Jones enchaînera les tournées, dans les Caraïbes et en Europe. Mais la note bleue lui manque.
C’est dans les années 1980 qu’il reviendra finalement à ses premiers amours. À 50 ans, la carrière solo qu’il mérite démarre enfin. Rapidement, il se met à endisquer des œuvres qui le propulsent sur la scène internationale. Cette décennie sera des plus prolifiques; Oliver Jones devient, avec Oscar Peterson et Charles Biddles, l’une des figures les plus emblématiques du jazz de Montréal. L’un des jazzmen canadiens les plus reconnus et respectés à l’échelle de la planète.
Oliver Jones a, au fil de sa carrière, collectionné les prix Félix et Juno, les doctorats honorifiques et les médailles remises par les gouvernements du Québec et du Canada. On ne pouvait le voir jouer ou entendre ses 15 albums sans se dire qu’il était, réellement, un virtuose.
Il laisse derrière lui un legs musical extraordinaire.
Toute l’équipe de la SOCAN tient à exprimer ses plus sincères condoléances à sa famille et ses ami·e·s de l’industrie.