Si vous prévoyez devenir auteur-compositeur professionnel, Nashville est votre Jérusalem bien à vous. C’est cet endroit magique ou de vieux sages quittent leur ferme sur leur tracteur John Deere pour se rendre à Music Row afin d’y écrire des chansons qui seront interprétées par les légendes du country. Puis, comme des légions d’autres avant vous, vous planifiez votre pèlerinage vers cette sainte ville qu’est Nashville. Mais, qu’on se le dise, malgré son accueil et sa nonchalance typique du Sud, Music City peu également être un endroit particulièrement intimidant. Même au beau milieu de l’après-midi, un mardi, une courte marche sur Broadway vous permettra de voir et entendre des centaines de musiciens jouant gratuitement dans chaque bar, resto, café et coin de rue dans l’espoir de se faire découvrir. Mais qui plus est, vous apprendrez rapidement que tout le monde qui travaille dans ces établissements, du barman au barista, est également un auteur-compositeur, un chanteur ou un musicien. Quel espoir, alors, pour un autre auteur-compositeur en devenir?? Voici quelques conseils utiles.

Peter Daniel Newman

Peter Daniel Newman

Premièrement, présumons que vous chansons ne durent pas sept minutes et contiennent cinq couplets. Ça peut paraître légèrement ridicule, mais j’ai connu bon nombre d’artistes qui peuvent écrire de « bonnes » chansons sans effort, mais qui se sont cassé les dents à Nashville, car leurs œuvres ne correspondaient pas à la structure conventionnelle d’une chanson. Ce que l’on peut typiquement entendre à la radio suit la formule « couplet-refrain-couplet-refrain-interlude-refrain » et se résout généralement en trois minutes et 15 secondes. La majorité des débutants pensent sincèrement que leurs créations sont le fruit d’une inspiration divine et qu’elles n’ont conséquemment besoin d’aucune forme de révision. Toutefois, comme bien des entreprises humaines, la création musicale, c’est 10 % d’inspiration et 90 % de parturition. Si vous créez de la musique d’aspiration commerciale, il est absolument crucial de comparer vos créations à ce qui est actuellement populaire à la radio. Si votre chanson a besoin d’améliorations, ce qui est probablement le cas, remettez-la sur le métier.

D’autre part, la musique country possède ses propres conventions lyriques. À Nashville, tout le monde connaît le vieil adage « les paroles sont reines », qui signifie que votre chanson doit d’abord et avant tout raconter une histoire. La musique est importante, mais les paroles doivent comporter un message, et ce message doit être transmis sur le ton d’une conversation. Cela signifie simplement que vos paroles doivent donner l’impression d’une conversation entre vous et votre interlocuteur. J’ai assisté à des réunions de « pitch » où un éditeur musical offrirait ses commentaires au sujet d’es paroles d’une chanson et disait des choses comme « c’est pas comme ça que tu le dirais à quelqu’un ». Exemple?? « Son chapeau préféré, toujours elle le portait ». Personne ne dirait une telle phrase dans la vie de tous les jours. Dans une conversation normale, la plupart des gens diraient « elle portait tout le temps son chapeau préféré ». Cela a pour but de rendre la chanson le plus accessible possible au plus grand nombre de gens.

Règle générale, c’est Nashville qui écrit le « hook » ou le titre d’une chanson. Prenons par exemple « Jesus Take the Wheel », qui fut un succès pour Carrie Underwood. Le premier couplet parle d’une jeune femme qui perd le contrôle de sa voiture. Le premier refrain implore réellement Jésus de prendre le volant afin de la sauver. Dans le second couplet, nous apprenons qu’elle a commis certaines erreurs dans sa vie, et lorsqu’arrive le deuxième refrain, ses mots ont soudain pris un tout autre sens. Elle demande maintenant à Jésus de prendre le contrôle spirituel de sa vie. Ce genre de double sens est très couramment utilisé dans le domaine de la musique country. « Jesus Take the Wheel » est écrite de manière à ce que le refrain apporte non seulement une récompense musicale, mais également lyrique, et lorsque l’auditeur entend le second refrain, cette récompense dans la signification est d’autant plus excitante.

Dans d’autres genres musicaux, les paroles relèvent plus du monologue intérieur que de la conversation. Les paroles jouent un rôle de deuxième plan en comparaison de sa charge émotive et de son ambiance. C’est le cas d’artistes tels que Dave Matthews ou The Fray. Les auditeurs peuvent percevoir la chanson et interpréter les paroles d’une manière très personnelle. La musique country n’utilise pas cette approche et s’en tient presque exclusivement au ton conversationnel.

Avant de vous rendre à Nashville, assurez-vous de trouver des contacts qui sauront vous ouvrir quelques portes, particulièrement afin de trouver d’autres créateurs ouverts à une collaboration. Si vous avez déjà des chansons prêtes à être présentées, ce contact pourra peut-être vous obtenir un rendez-vous avec un éditeur. Des sociétés comme BMI, ASCAP et SESACtiennent régulièrement des séances destinées aux auteurs à Nashville et celles-ci sont ouvertes au public. La Nashville Songwriters Association International (NSAI) est une autre ressource très utile à Music City. Il existe de nombreux regroupements d’auteurs en ligne, sur Facebook et LinkedIn, entre autres, et, avec un peu de persévérance, vous pourrez rencontrer d’excellents artistes qui seront heureux de collaborer avec vous. Tout est une question de réseautage et d’établir des liens professionnels.

Lorsque vous aurez enfin une occasion de collaborer avec un auteur-compositeur professionnel, ce sera vraisemblablement parce que quelqu’un aura décidé de vous donner une chance. Un ami ou un professionnel de l’industrie a communiqué avec un autre auteur qui a, lui aussi voulu vous donner cette chance. C’est le temps de faire bonne impression?! N’arrivez pas les mains vides?! Bien que vos parts d’auteur seront vraisemblablement égales, ne vous voyez pas comme des égaux. Si vous êtes un débutant et que vous collaborez avec un auteur-compositeur établi, vous devez faire vos preuves. Qu’est-ce que ça signifie?? C’est une règle non écrite et implicite : dans une telle situation, vous avez la responsabilité d’arriver avec des idées. Vous devez avoir plusieurs d’elles tant sur le plan musical que des paroles. Apportez plusieurs ébauches et laissez votre vis-à-vis donner le ton.

Vous devez, bien entendu, être capable de communiquer ces idées. Si vous proposez une phrase et qu’elle n’accroche pas les auteurs présents, passez à la suivante. Ne soyez pas inutilement sentimental. Les meilleures séances de création auxquelles j’ai pris part sont celles où tout le monde est à l’aise et où les idées volent à toute vitesse. Lorsque la phrase qui tue est finalement trouvée, le consensus est généralement immédiat. N’oubliez pas d’être poli et courtois et n’essayez surtout pas d’avoir l’air de tout savoir. Après tout, vous n’essayez pas simplement d’écrire une bonne chanson, mais vous essayez également de vous assurer qu’on vous invite de nouveau. Si tout se passe bien, votre réseau viendra par le fait même d’augmenter de manière exponentielle. Et si la chance est avec vous, l’un de vos collaborateurs est peut-être déjà sous contrat avec un éditeur. Si c’est le cas, il y a de bonnes chances que votre œuvre soit présentée à cet éditeur. Et si votre chanson est suffisamment solide, votre éditeur la proposera peut-être à quelques gros joueurs de Nashville. Qui sait?? Peut-être est-ce que ça deviendra votre premier succès endisqué! Mais à tout le moins, votre nom aura désormais commencé à circuler auprès des éditeurs de Nashville, ce qui a de bonnes chances de vous ouvrir de nouvelles portes.

Lorsque je me suis établi à Nashville, j’ai d’abord collaboré avec un voisin qui habitait à quelques portes de mon appartement. J’ignorais qu’elle était sous contrat auprès d’un éditeur. Il présentait nos collaborations à son éditeur et en moins de temps qu’il faut pour le dire, nous étions en studio avec Clint Black. Le projet ne s’est malheureusement pas concrétisé, mais cela m’a tout de même ouvert énormément de portes. L’important, donc, c’est de garder un esprit ouvert, peu importe qui vous croisez.

On ne sait jamais d’où proviendra la providence…


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Il y a une grosse différence entre une séance de création de deux jours et un camp d’écriture professionnel. On a tendance à s’imaginer qu’ils sont similaires, et ils sont pourtant très différents. Qu’est-ce donc alors qu’un camp d’écriture professionnel?? Ayant pris part à un nombre incalculable de « camps d’écriture », tant comme interprète que comme créatrice, j’ai désormais la chance d’avoir participé à la vraie chose.

J’ai récemment participé à mon second camp d’écriture professionnel au célèbre Black Rock Studios (One Republic, Justin Bieber) de Santorini, en Grèce — en grande partie grâce à la SOCAN. Il s’agit d’un événement où 20 auteurs-compositeurs sont séquestrés afin de vivre et de créer ensemble, à l’abri des distractions du monde extérieur pendant cinq jours. Cela crée une atmosphère de créativité intense unique qui ne peut être reproduite dans un studio de fortune de Los Angeles. Si vous avez la chance de participer à ce genre de camp de création, vous vous devez de savoir qu’une des clés du succès est de l’aborder avec une attitude des plus professionnelle.

J’ai donc décidé de partager avec vous une courte liste de choses à faire et ne pas faire acquise au fil de mes expériences et observations. Je vous laisse deviner lesquelles sont les miennes et lesquelles sont des observations.

À FAIRE
Lisez toute la documentation que l’on vous fait parvenir. Chaque camp de création est différent en fonction de la personne qui l’organise et de la personne qui le dirige. Cette documentation contient des informations au sujet de la propriété des bandes maîtresses, du partage des parts d’auteur, de l’étiquette, de l’horaire des activités, les biographies des autres participants, et du protocole. Vous devriez savoir tout cela avant d’atterrir.

À NE PAS FAIRE
Vous rendre à un camp de création avec une préconception que vous êtes plus ou moins important que les autres participants. Le talent est relatif, et il est crucial de comprendre que 90 % des camps de créations sont sur invitation seulement et tous les participants ont été invités pour une bonne raison.

Maggie Szabo

Maggie Szabo

À FAIRE
Apportez les instruments qui vous mettent le plus en valeur. Que vous soyez un réalisateur qui aime particulièrement un clavier midi ou un chanteur ayant un micro préféré, il ne faut jamais tenter de sauver de l’espace dans votre valise au détriment de votre morceau d’équipement préféré. Même votre paire de chaussures préférée n’en vaut pas le coup. (À moins, bien sûr, que ces souliers SONT l’équipement qui vous met le plus en valeur.)

À NE PAS FAIRE
Se surpréparer. Que vous écriviez pour les autres ou que vous soyez une vedette de la scène, vous devez savoir qu’arriver au camp avec des idées précuites n’ouvrira l’appétit à personne. Cela ferme la porte à l’unicité des idées des vos collègues et peut même entraîner une certaine animosité.

À FAIRE
Réaliser que l’aptitude la plus importante dans une collaboration créative est la vulnérabilité. Le camp est un environnement professionnel, mais c’est également une expérimentation sociale. Ayez le courage de baisser vos gardes plus rapidement que vous le feriez dans une autre situation d’écriture… Mais attention?!

À NE PAS FAIRE
Avoir des relations intimes avec un/e autre participant/e.

À FAIRE
Réseautez, créez-vous des contacts, bâtissez des amitiés. Gardez à l’esprit que la plupart des contacts que vous ferrez durant un de ces camps sera pour la vie et vous apportera de nombreuses opportunités. Au moins 50 % du succès que vous retirerez de ce camp vous viendra après que celui-ci soit terminé. Imaginez les ondulations sur un lac après y avoir jeté une pierre. On continuera de vous inviter à prendre part à des séances avec ces gens que vous avez rencontrés et avec d’autres que vous n’aviez pas encore eu la chance de collaborer. Ce seront parmi les relations professionnelles les plus importantes de votre vie.

À NE PAS FAIRE
Écrire un article sur les camps de création qui se termine par un point À NE PAS FAIRE. C’est trop négatif.

Je blague, évidemment. Selon mon expérience, il y a bien plus de « À NE PAS FAIRE » que de « À FAIRE », comme s’obstiner sur les parts d’auteur lors d’un camp où il a été établi que les parts seront toutes égales, mais ça, c’est le sujet d’un autre article. Soyez à votre meilleur, amusez-vous, et gardez à l’esprit que certaines de vos chansons préférées qui jouent actuellement à la radio ont probablement été écrites par moi lors de mon dernier camp de création. 😉


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Kevin Young

Kevin Young (Photo: Caroline Legault-Forest)

Tout au long de mes plus de 20 années d’expérience en tant que musicien professionnel, les séances de création musicale auxquelles j’ai participé — principalement avec mon groupe, Moist — ont été tantôt exaltantes, tantôt enrageantes. Mon intuition me dit que tous les auteurs et compositeurs — qu’ils travaillent seuls ou en groupe — ont vécu le même éventail d’émotions.

Un des projets les plus intéressants auxquels il m’a récemment été donné de participer était dans le rôle d’animateur pour un atelier de création musicale en entreprise présenté conjointement par Rock The Stars (RTS) et SongDivision. Ces dans ce cadre que j’ai pu découvrir que de créer en compagnie de gens qui ont peu ou pas de formation musicale apporte son lot d’avantages qui, en toute honnêteté, m’ont à la fois surpris et inspiré.

Mais d’abord, un peu de contexte : Rock The Stars (RTS) est une entreprise canadienne établie à Toronto et San Francisco pour laquelle Jeff Pearce — son directeur général au Canada et le bassiste fondateur de Moist — a présenté environ 300 événements du genre dans des cadres toujours différents et pour des auditoires allant de 6 à 600 participants. Quant à SongDivision, il s’agit d’une entreprise multinationale ayant des bureaux aux États-Unis, au Brésil, à Singapour, en Australie et au Royaume-Uni. Elle présente des événements au Canada en collaboration avec Rock The Stars (RTS) pour des groupes de 10 à 10?000 personnes.

Créer en compagnie de gens qui ont peu ou pas de formation musicale apporte son lot d’avantages qui, en toute honnêteté, m’ont à la fois surpris et inspiré.

RTS propose plusieurs programmes au cours desquels les participants écrivent des paroles, jouent d’un instrument et présentent les chansons qu’ils ont créées. « Notre programme le plus populaire est celui dans lequel les participants forment un groupe et composent plusieurs chansons », explique Pearce, ajoutant également que SongDivision a plutôt une approche où tous les participants collaborent à la création d’une seule pièce.

De l’avis de Jeff Pearce, tout autant que de celui du directeur musical de SongDivision à Nashville, James « Roto » Rotundi, convaincre un auditoire de participants à l’expérience musicale limitée ou inexistante de créer et interpréter une chanson requiert une bonne dose de tact. « Nous commençons par les rassurer en leur disant que la musique est un processus collaboratif », explique Rotundi. « On ne demande à personne de chanter ou jouer en solo. » Les deux entreprises utilisent une série de petites étapes afin de faire tomber, une à une, les inhibitions des participants.

Jeff Pearce

Jeff Pearce

Au début, les gens sont nerveux, mais une fois qu’on leur explique le processus, même lorsqu’on a affaire à un auditoire particulièrement réservé, « leur appréhension se transforme en enthousiasme et en travail d’équipe qui, à chaque fois, émerveille autant les clients que nous-mêmes », confie Rotundi.

« Nous leur enseignons les rudiments », ajoute Pearce. « Parfois, nous avons plusieurs guitaristes qui ne jouent qu’une seule des cordes de leur instrument, un claviériste qui ne joue qu’à un seul doigt, et un percussionniste qui joue un rythme digne d’une galère romaine, et en fin de compte, tous sonnent comme s’ils étaient un véritable groupe de musique. »

Pour être parfaitement honnête, la première fois que j’ai participé à une telle collaboration présentée par RTS/SongDivision, j’avais l’impression que créer une chanson en compagnie de 150 personnes afin qu’ils l’interprètent sur scène environ 90 minutes plus tard allait être quasi impossible. Mais lorsque j’ai vu les yeux des participants s’illuminer de cette manière à mesure qu’ils réalisaient qu’ils peuvent être créatifs musicalement et repousser leurs limites personnelles, ça m’a beaucoup inspiré. Malgré toute mon expérience de collaboration pour la création d’une chanson et la préparation à son interprétation sur scène, cet exercice m’a rappelé à quel point il est important de continuellement repousser nos limites personnelles afin de s’épanouir comme musicien, artiste de scène et comme auteur-compositeur.

 

Ces événements sont par ailleurs beaucoup plus interactifs qu’un concert typique. En contribuant à

la création et à l’exécution de leur chanson, les participants deviennent réellement membres d’un groupe. « C’est très gratifiant de constater le niveau d’énergie généré par ce genre d’échange créatif », explique encore Rotundi. « Ça m’a vraiment permis ce devenir un meilleur musicien, je suis plus attentif aux gens pour qui je joue. On ne répètera jamais assez à quel point créer une chanson c’est un processus qui exige qu’on se mette sérieusement au travail, pas qu’on attende un éclair de génie venu de nulle part. »

Rendu à l’âge adulte, que vous soyez un créateur de musique ou non, il y a de bonnes chances que votre sens de l’émerveillement en ait pris pour son rhume. Ce genre d’exercice me rappelle à quel point la musique est puissante et les raisons qui m’ont poussé à exercer ce métier.

Jeff Pearce aussi en retire quelque chose de similaire. « Lorsqu’on commence dans ce métier, on n’a pas encore appris les règles, ce qu’on peut ou ne peut pas faire en création musicale », dit-il. « Or, je crois que dans bien des cas, l’apprentissage de ces règles nuit aux créateurs. Les gens qui écrivent une chanson pour la première fois brisent ces règles sans le savoir. Et c’est là qu’à chaque fois je réalise que c’est justement ce genre de transgression qui peut rendre une chanson exceptionnelle. »

James Rotundi

James Rotundi

Créer de la musique avec des gens pour qui c’est quelque chose de totalement inhabituel — et n’oubliez pas ici que les chansons qu’ils créent le sont, par la force des choses, en suivant une formule préétablie et au sujet de leur entreprise, de leur culture organisationnelle ou de leur produit — pourrait de prime abord ne pas sembler très inspirant. La réaction de tous les musiciens que je connais qui ont participé à ce genre d’exercice est la même : ils en sont ressortis non seulement inspirés d’avoir pu aider quelqu’un à découvrir leur côté créatif, mais également avec un désir d’élargir leur propre créativité.
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Jeff Pearce est un des membres fondateurs, ancien bassiste et auteur-compositeur principal du groupe Moist. Il a également collaboré avec de nombreux artistes en tant que producteur et auteur-compositeur et a fondé Rock Star Live.

 James Rotundi est le leader du groupe nashvillois Roto’s Magic Act et le guitariste du quartet hard rock new-yorkais Hundred Hounds. Il a également collaboré avec le duo électro français Air, le projet Mr. Bungle de Mike Patton, The Grassy Knoll, ainsi qu’avec des membres de Pearl Jam, Santana, Faith No More, Jellyfish et le Saturday Night Live Band, pour ne nommer que ceux-là.

 


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