La Coalition pour la diversité des expressions culturelles (CDEC) lance la campagne « Sauvons notre culture ». SOCAN membre de la CDEC, soutenons cette campagne.

Pendant des années, notre culture nationale, régionale, locale prospérait à la radio, à la télé et à l’écrit. Nos politiques ont permis l’essor d’écosystèmes culturels dynamiques et professionnels qui alimentent notre identité, et même notre économie.

Les développements technologiques et l’arrivée des géants du Web ont fortement perturbé le secteur culturel en entraînant des changements dans la façon de produire, de distribuer, de promouvoir et d’accéder aux contenus culturels. Les plateformes en ligne offrent un choix important de contenus musicaux, audiovisuels et littéraires. Mais peut-on vraiment choisir de voir, d’écouter, de lire nos artistes et nos créateurs sur ces plateformes ? Nos productions sont-elles assez présentes? Sont-elles suffisamment soutenues et mises en valeur dans ce nouvel environnement ?

La réponse est non. Parce que nos politiques culturelles ne s’appliquent pas en ligne.

Alors que leurs parts de marché ne cessent d’augmenter, les plateformes en ligne n’ont pas à respecter les mêmes règles que nos détaillants, diffuseurs et câblodistributeurs. Elles n’ont pas l’obligation de mettre en valeur et de financer le contenu culturel d’ici. Les entreprises étrangères profitent en plus, d’une fiscalité plus favorable ! Elles accumulent des données précieuses sur nos habitudes et préférences, mais ne fournissent aucune donnée sur l’accès à notre culture !

De la même manière, les fournisseurs de services Internet et de téléphonie mobile voient leurs revenus augmenter grâce à l’accès aux contenus culturels en ligne, mais sans être obligés de contribuer au financement de la création.

Pendant ce temps, de plus en plus d’artistes, de créateurs, de professionnels et d’entrepreneurs culturels doivent faire d’importants sacrifices. Certains ne peuvent même plus vivre de leur art ou de leurs activités !

Il est urgent d’agir pour que nos écosystèmes culturels demeurent vivants et innovants et qu’ils continuent à alimenter notre singularité, notre fierté et nos aspirations.

Appliquons nos politiques au Web. Faisons pression sur Ottawa.

#SauvonsNotreCulture



La Fondation SOCAN a remis près de 125 000 $ en bourses à 36 jeunes créateurs de musique canadiens de partout au pays dans le cadre de trois concours.

« Ces prix visent à reconnaître la prochaine génération d’auteurs-compositeurs, de compositeurs et de compositeurs à l’image de partout au pays », a déclaré Charlie Wall-Andrews, directrice générale, Fondation SOCAN. « Ces prix visent également à célébrer et contribuer à l’épanouissement de ces créateurs émergents et de leurs carrières. »

L’édition 2019 du concours de la Fondation SOCAN pour les jeunes auteurs-compositeurs canadiens, présenté en partenariat avec SiriusXM, a remis un total de 25 000 $ (5 bourses de 5000 $ chacune) à des auteurs-compositeurs âgés de 21 ans ou moins.

Les lauréats sont :

  • Mahmoud Ismail (Mah Moud), pour sa chanson « Sigada »
  • Lou-Adriane Cassidy, pour sa chanson « Poussière »
  • Emily Gifford (GRAE), pour sa chanson « Your Hands »
  • Kasia Thorlakson (Kasia Leigh), pour sa chanson « Love Song #1 », et
  • Arianna Ohlsson, pour sa chanson « Heaven ».

Les concurrents étaient évalués par un panel de jurys composé d’auteurs-compositeurs canadiens de renom, soit Basia Bulat, Jocelyn Bruno (Dramatik), Tarun Nayar (Delhi 2 Dublin), Frank Kadillac (Neon Dreams) et Fanny Bloom.

Le concours de la Fondation SOCAN pour les compositeurs audiovisuels émergents vise à reconnaître les compositeurs à l’image canadiens âgés de 30 ans ou moins pour leurs thèmes musicaux ou trames sonores créées pour des émissions de télé ou des films. Cette année, un total de 27 000 $ en prix a été remis aux gagnants dans quatre catégories. Les membres du jury étaient les compositeurs à l’image bien connus Nathalie Bonin, Schaun Tozer et Laurel MacDonald.

Les gagnants sont :

Meilleure musique originale — Animation
1er prix : Yao Wang, pour Brides of the Well
2e prix : Brandon Liew, pour Starting Point
3e prix : Stéphanie Hamelin Tomala, pour Orboros

Meilleure musique originale — Fiction
1er prix : Stéphanie Hamelin Tomala, pour Final Curtain
2e prix : Virginia de Vasconcelos Kilbertus, pour Astronaut
3e prix : Evan Macdonald, pour Nothing Has Changed

Meilleure musique originale — Non-fiction
1er prix : Evan MacDonald, pour Canadian Immigration Matters
2e prix : Nick Grimshaw, pour Karo
3e prix : Shaun Chasin, pour The Queen’s New Clothes

Meilleure chanson thème (générique d’ouverture ou de fin)
1er prix : Isaias Garcia, pour In the Mind’s Eye
2e prix : Spencer Creaghan, pour Wife Me
3e prix : Joey Reda, pour A Vulture’s Story

Les Prix annuels de la Fondation SOCAN pour les jeunes compositeurs visent à récompenser les compositeurs canadiens de moins de 30 ans pour une œuvre musicale s’inscrivant dans l’une des six catégories de musique de concert. Des bourses totalisant 42 750 $ ont été remises aux finalistes qui étaient évalués par les compositrices Elisabeth Raum et Alissa Cheung et le compositeur Dinuk Wijeratne.

Les gagnants sont :

Le Grand Prix John Weinzweig pour la meilleure œuvre, toutes catégories confondues
Eugene Astapov, pour Hear My Voice

Les Prix Godfrey Ridout, remis à deux œuvres vocales avec ou sans instrumentation et/ou éléments électroacoustiques.
1er prix : Roydon Tse, pour And the Ocean was Gone
2e prix : Francis Choinière, pour A Clear Midnight
3e prix : Tristan Zaba, pour Encroachment
Prix jeunes compositeurs : Leo Purich, pour Flexible Fugue for Choir (SATB) and Piano

Prix Hugh Le Caine pour une œuvre électroacoustique en direct ou enregistrée et où la prestation est au moins en partie exécutée grâce à des haut-parleurs. Les œuvres de cette catégorie peuvent être multimédias et comporter des instruments acoustiques ou des voix, en direct ou enregistrées. L’élément principal de l’œuvre doit être électroacoustique.
1er prix : Carmen Vanderveken, pour At Play: 3 short pieces
2e prix : Xavier Madore, pour Les loges de la suite
3e prix : Bekah Simms, pour Skinned & Skinscape
Prix jeunes compositeurs : Kai Kubota-Enright, pour Isaac

Les Prix Pierre Mercure, remis à des compositions en solo ou duo, avec ou sans participation vocale et/ou électroacoustique.
1er prix : Stephanie Orlando pour Scatterbrain
2e prix : Alison Yun-Fei Jiang pour Isles
3e prix : Liam Ritz pour Drei Klavierstücke
Prix jeunes compositeurs (ex æquo) : Leonid Nediak pour Fantasie No. 2 et Thomas Cardoso-Grant, pour artifact ii

Le Prix Serge Garant remis à des compositions pour au moins 3 et un maximum de 12 musiciens avec ou sans participation vocale et/ou électroacoustique.
1er prix : Eugene Astapov, pour Hear My Voice
2e prix : Nolan Hildebrand, pour HEATDEATH
3e prix : Corie Rose Soumah, pour Reflet
Prix jeunes compositeurs : Jules Bastin-Fontaine pour Trio en hommage à Bruckner

Les Prix Sir Ernest MacMillan, remis à des compositions pour au moins 13 musiciens et jusqu’à un orchestre symphonique complet et pouvant inclure des participations vocales ainsi qu’électroacoustiques.
1er prix : Luis Ramirez, pour Chido
2e prix : William Kraushaar, pour APOCALYPSIS 15
3e prix : Jared Miller, pour Ricochet – Reverb – Repeat
Prix jeunes compositeurs : Leo Purich, pour Variations and Fugue on Mozart

Grâce à un partenariat avec le National Youth Orchestra of  Canada, trois jeunes compositeurs pourront entendre leurs œuvres en concert. Il s’agit de « Variations and fugue on Mozart» de Leo Purich, du Québec ; « Chiaroscuro » de Dan Jeremy Reyes; et « Prairie Frost » de Stuart Beatch. Un ou une de ces artistes se verra également offrir une résidence.

La Fondation SOCAN félicite tous ces jeunes lauréats !



Le Collège André-Grasset de Montréal devient aujourd’hui le premier établissement postsecondaire québécois à s’associer à la SOCAN pour offrir à sa communauté une politique du droit d’auteur bonifiée. Cette entente inspirante, en vigueur depuis le lundi 19 août, s’impose comme un modèle à suivre pour soutenir les créateurs de musique et contribuer à la survie de l’art.

Grâce au partenariat développé sous l’impulsion d’un fonds d’innovation, le Collège ainsi que l’Institut Grasset bénéficieront dorénavant d’un droit de diffusion englobant 100% de la musique mondiale à l’occasion de leurs activités ainsi que de leurs événements pédagogiques et parascolaires.

De plus, un droit de reproduction musicale permettra d’enrichir les réalisations audio et vidéo produites à l’interne. Les membres du personnel et les étudiants profiteront d’un accès au catalogue musical en droit de reproduction de la SOCAN (incluant dorénavant celui de la SODRAC récemment acquise par la SOCAN). Ce répertoire en reproduction comprend environ 85% de la musique québécoise ainsi qu’un nombre important d’œuvres internationales et canadiennes-anglaises.

Geneviève Courcy, professeure de cinéma et instigatrice du projet, est convaincue que la politique jumelée à un guide d’application facilitera les démarches des élèves au moment de rechercher des œuvres pour agrémenter leurs productions. En plus de contribuer à inculquer la notion de propriété intellectuelle, l’entente favorisera la découverte des artistes québécois, s’enorgueillit l’enseignante : « C’est pour nous une manière d’être solidaires et d’encourager les étudiants à consommer la culture d’ici. L’industrie de la musique en arrache et la cadence s’accélère. »

« Le Collège André-Grasset montre la voie à suivre et envoie un signal fort qu’il prend position en faveur des droits musicaux, soulignant ainsi la nécessité de rémunérer équitablement les auteurs-compositeurs, compositeurs de musique à l’écran et éditeurs de musique pour leur travail. Nous ne pouvons que nous réjouir de cette entente qui saura également sensibiliser la nouvelle génération à la richesse du répertoire de la SOCAN et à l’importance du droit d’auteur et de reproduction », déclare la Chef des affaires du Québec et des arts visuels à la SOCAN Geneviève Côté.

Grasset invite dès maintenant les cégeps et les universités de l’ensemble du Québec à joindre cette initiative nécessaire pour défendre une utilisation légale, équitable et éthique de la musique. « Les besoins en éducation sont grandissants, confie Emmanuelle Dupal, responsable du dossier du droit d’auteur, mais cela ne signifie pas que nous avons un passe-droit pour nier le travail des artistes et nous fermer les yeux. »

La SOCAN salue l’initiative du Collège André-Grasset et se réjouit de cette entente qui, espérons-le, inspirera d’autres institutions scolaires à emboiter le pas vers un plus grand respect des droits d’auteurs des créateurs et éditeurs de musique.