Colin Linden a remporté le prix de l’Auteur-compositeur de l’année présenté par la SOCAN lors de la 24e édition des Maple Blues Awards présentée en mode virtuel par la Toronto Blues Society à raison d’une fois par semaine durant tout le mois de février 2021 en provenance de quatre villes canadiennes : Montréal, Ottawa, Vancouver et Toronto.

Pour une deuxième année consécutive, Matt Anderson est reparti avec les trophées du meilleur artiste ou groupe acoustique et du chanteur de l’année tandis que Dawn Tyler Watson — qui avait remporté deux trophées l’an dernier — a remporté le trophée de l’artiste de l’année. Le prix Blues With A Feeling pour l’ensemble d’une carrière a été remis ex aequo à Ken Whiteley de Toronto et Joe Murphy de Halifax.

Pour la liste complète des finalistes et des lauréats de 2020, cliquez ici.



Le Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens (PACC) est ravi d’annoncer les intronisations des chansons « La maudite machine », une manifestation de commentaires sociaux qui a fortement résonné au Québec en 1973, et « It’s Raining Men », une chanson danse de 1979, emblématique de l’époque disco.

« La maudite machine » sera intronisée au Panthéon le samedi 6 mars à 21h lors de l’émission Belle et Bum sur les ondes de Télé-Québec en présence de l’auteur-compositeur et des membres du groupe. « It’s Raining Men »  sera intronisée  avec une présentation virtuelle au co-auteur et icône canadienne de la musique, Paul Shaffer, lors de l’émission The Morning Show diffusée par Global TV le jeudi 25 février, qui comprendra une prestation exclusive de Shaffer, en hommage au son co-auteur regretté de cette chanson, Paul Jabara.

Grand classique du groupe Octobre, la chanson « La maudite machine » était écrite et composée par Pierre Flynn.  « C’est avec une très grande fierté que nous intronisons et célébrons cette emblématique et immortelle chanson qui a marqué toute une génération de Québécois » a déclaré Vanessa Thomas, la directrice générale du Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens.

Composée par le claviériste Pierre Flynn alors qu’il étudiait en Lettres au CEGEP St-Laurent à l’automne 1971, « La maudite machine » fut d’abord présentée à son ami bassiste Mario Légaré, puis finalisée en début de 1972 pour ensuite être endisquée la même année. Le premier disque d’Octobre paraît en 1973 et l’album entre dans les palmarès le 22 septembre de cette année-là pour une durée de six semaines, atteignant la treizième position. Pierre Flynn (claviers), Mario Légaré (basse), Jean Dorais (guitare) et Pierre Hébert (batterie) ont lancé le disque éponyme Octobre, sur lequel figure la chanson.

Le contexte social qui a mené à l’écriture de « La maudite machine » est tendu: grève du Front commun des syndicats, le climat politique de l’époque, toute une génération fut interpellée: « J’avais seize, dix-sept ans et je commençais à sortir de ma coquille pour voir que la vie des gens n’était pas toujours rose, que l’injustice et l’exploitation, ça existait. Plus tard je me suis senti un peu imposteur d’avoir écrit ceci. En avais-je seulement le droit, moi qui n’avais pas connu la misère? Puis j’ai compris, dans le tapage général de cage brassée qu’on entendait alors, que j’étais l’antenne d’une chanson qui devait s’écrire de toute façon… La chanson a tourné très peu à la radio, peut-être parce que c’était trop révolté, on a toutefois vite senti l’impact autour de nous, surtout la réaction du public en spectacle. La maudite machine était devenu le point culminant, les gens l’attendaient. Elle est devenue emblématique, c’est vrai ».

Après Octobre, Flynn a aussi écrit des chansons pour Pauline Julien, Diane Dufresne, Louise Forestier et Renée Martel en plus de composer des musiques originales pour le cinéma, la danse et le théâtre. En 2015, son plus récent disque, Sur la Terre est publié.

Le concept loufoque d’un déluge d’hommes a fait de la chanson un énorme succès dans la communauté gaie (bien qu’il ait été écrit du point de vue féminin et chanté par The Weather Girls). « Nous sommes ravis de reconnaître la place qui revient à  “It’s Raining Men ” dans l’histoire de la musique canadienne. Peu de chansons peuvent se targuer d’avoir été No 1 trois fois ou plus, et les autres chansons qui ont réussi un tel exploit sont de véritables monuments : “Bohemian Rhapsody”, et “Hallelujah” de Leonard Cohen, qui a elle-même été intronisée au Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens en 2006 », explique Vanessa Thomas, directrice générale du PACC.

La musicalité disco de Paul Jabara a fait de lui l’un des auteurs-compositeurs les plus demandés des années 70 et 80. Son création « Last Dance » lui a valu un Grammy, un Oscar et un Golden Globe. Il a eu l’idée de la chanson « It’s Raining Men » en 1979 pour la reine du disco Donna Summer, pour laquelle il avait écrit « Last Dance » et un autre No. 1 aux palmarès, « No More Tears ». Il a invité le claviériste Paul Shaffer – quatre fois finaliste aux EMMYs et gagnant d’un Grammy, qui déjà réalisé quelques arrangements pour lui – à composer la musique. Summer avait refusé la chanson, alors Jabara a enregistré une version instrumentale, et il a trouvé Martha Wash et Izora Armstead, du duo vocal Two Tons O’ Fun, et qui avaient déjà quelques tubes disco à leur actif. Lancé en 1982, la chanson est devenue un « hit » dance instantané, et s’était propulsée en première position du palmarès Dance Club Songs de Billboard. Elle sera finaliste pour le Grammy de la meilleure performance R&B en duo, et au Royaume-Uni, elle atteindra la 2e position au palmarès.

C’est en 1997 qu’elle s’inscrira de nouveau au No 1 quand Martha Wash l’a réenregistrée sous le titre « It’s Raining Men : The Sequel » en compagnie de l’inégalable RuPaul. En 2001, et Geri Halliwell (ex-Spice Girls) enregistre sa version de « It’s Raining Men » qui rendra au No 1 eu Royaume-Uni, en France, en Italie, et Irlande et dans d’autres pays

Après ces présentations virtuelles, le PACC ajoutera les deux chansons à son exposition interactive permanente au Centre national de musique de Calgary où les amateurs de musique peuvent écouter tout le catalogue des chansons intronisées et profiter d’une exposition d’artéfacts exclusifs et de souvenirs uniques célébrant les meilleures chansons et créateurs canadiens.



Le magazine Paroles & Musique est ravi de transposer sa série d’articles pratiques — « L’EXPERTISE » — sous forme de courtes vidéos de style questions et réponses.

Dans cet épisode, Howard Druckman, rédacteur en chef de la SOCAN, s’entretient avec grandson (alias Jordan Benjamin) le gagnant de l’édition 2019 du SOCAN Songwriting Prize pour la coécriture et l’interprétation de la pièce « Blood//Water ». La chanson, dont le son hard rock et le commentaire social sont typiques de l’approche de grandson, a également été certifiée Or au Royaume-Uni, et Platine aux États-Unis et au Canada. Son simple « Apologize » a atteint le Top 5 du palmarès rock canadien de Billboard tandis que « Dirty » s’est inscrit au Top 10 en plus de se rendre en 11e position du palmarès alternatif américain de Billboard. Il a fait une tournée avec Smashing Pumpkins, a travaillé avec ses premiers héros Mike Shinoda de Linkin Park et Tom Morello de Rage Against the Machine, et s’est produit à l’émission Late Night with Seth Myers.

Nous lui avons posé la question, « Comment bâtir une équipe de rêve ? »