Lou-Adriane Cassidy est la lauréate du Prix Slaight Music pour un auteur-compositeur émergent 2022, présenté par le Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens. Le producteur et auteur-compositeur Eli Brown a reçu le même honneur du côté anglophone ; cliquez ici pour l’article en anglais. En plus de l’obtention d’une bourse, Cassidy et Brown recevront des billets VIP pour le Gala qui se déroulera au mythique Massey Hall de Toronto le 24 septembre 2022.

« Lou-Adriane Cassidy vous dit : Bonsoir est un album qui marque un tournant important dans mon cheminement d’auteure-compositrice. C’est un album à la fois intime et libérateur dont je suis très fière et que j’ai eu beaucoup de plaisir à écrire et à enregistrer. Ça me touche d’autant plus que ce travail soit souligné par le Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens », dit Lou-Adriane Cassidy

« L’écriture et la composition de chansons sont la pierre angulaire de l’industrie musicale canadienne; par conséquent, il est essentiel pour nous de soutenir, encourager et inspirer la prochaine génération de créateurs et, plus important encore, de mettre en lumière la diversité des auteurs-compositeurs talentueux au sein de nos communautés. Félicitations à Lou-Adriane Cassidy et Eli Brown; nous sommes ravis de faire partie de votre trajectoire musicale et de votre succès », dit Nicholas Fedor, directeur du Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens.

Lou-Adriane Cassidy s’est d’abord fait connaitre avec son premier album C’est la fin du monde à tous les jours (2019), qui reçoit deux nominations au gala de l’ADISQ, le Lucien de l’album pop de l’année au GAMIQ et le prix coup de cœur de l’Académie Charles-Cros. Elle sort en novembre 2021 son deuxième album Lou-Adriane Cassidy vous dit : Bonsoir, dans lequel elle met son talent exceptionnel au service de la sensualité et de la jeunesse.

Créé en 2017, le Prix Slaight Music pour un auteur-compositeur émergent souligne les succès récents et les perspectives d’auteurs-compositeurs canadiens sur la voie du succès. Les précédents lauréats et lauréates du Prix Slaight Music pour un auteur-compositeur émergent sont Ariane Roy, Mustafa, Lowell, Les Louanges, Jessie Reyez, et Charlotte Cardin.



L’Association canadienne de la musique sur scène (ACMS) a annoncé aujourd’hui les 30 récipiendaires de la mesure d’aide #PourLAmourDeLaScène, un effort conjoint de l’ACMS et de la SOCAN créé pour aider les petites salles de spectacle appartenant à des propriétaires et exploitants indépendants qui ont connu des difficultés financières importantes en raison de la pandémie.

Du 13 juin au 13 juillet, les salles de spectacle indépendantes canadiennes d’une capacité maximale de 500 personnes étaient invitées à soumettre leur candidature pour le programme. Les bénéficiaires ont été sélectionnés au hasard et recevront chacun 1000 $ afin de les aider avec leur relance.

Les bénéficiaires de l’édition 2022 de la mesure d’aide #PourLAmourDeLaScène sont :

  • Aeolian Hall (London, ON)
  • Ausgang Plaza (Montréal)
  • Bez Arts Hub (Langley, BC)
  • Broken Record Bar & Music Room (Fredericton)
  • Bulldog Event Center (Winnipeg)
  • Cooperative Paradis (Rimouski, QC)
  • First Light Centre for Performance and Creativity (St. John’s, NL)
  • The Hayloft Dancehall (Cherry Valley, ON)
  • La Petite boîte noire (Sherbrooke, QC)
  • La Source de la Martinière (Québec, QC)
  • Le Pantoum (Québec)
  • Le Verre Bouteille (Montréal)
  • LIVE! on Elgin (Ottawa)
  • Local Losers (Vernon, BC)
  • LopLops (Sault Ste. Marie, ON)
  • Lunenburg Opera House (Lunenberg, NS)
  • Supermarket Bar and Variety (Toronto)
  • Cameron Public House (Hudson, QC)
  • The CAP (Fredericton, NB)
  • The Caveau (Moncton, NB)
  • The Common/9,910 (Edmonton)
  • The Good Will Social Club (Winnipeg)
  • The Hart Gastown (Vancouver)
  • The LIDO (St. John, BC)
  • The Vat Pub (Red Deer, AB)
  • Times Change (d) High & Lonesome Club (Winnipeg)
  • Victoria Event Centre (Victoria)
  • Vinyl Envy (Victoria)
  • West End Cultural Centre (Winnipeg)
  • Xeroz Arcade/Bar (Moncton, NB)

L’initiative a été créée en partenariat avec la SOCAN et elle reconnaît la relation intrinsèque et vitale entre ses membres et les salles de spectacle qui présentent de la musique en direct.

« La COVID a rendu extrêmement claire la raison pour laquelle les partenariats sont essentiels pour notre futur collectif », a déclaré Erin Benjamin, présidente et chef de la direction de l’Association canadienne de la musique sur scène. « C’est en travaillant ensemble que nous parviendrons réellement à relancer l’industrie et nous remercions la SOCAN de sa générosité et de son esprit de collaboration. Ces salles de spectacle sont au cœur de nos communautés et leur importance dans notre industrie ne peut pas être surestimée. »

« La SOCAN est heureuse de travailler main dans la main avec l’ACMS pour cet important programme », a pour sa part déclaré la chef de la direction de la SOCAN, Jennifer Brown. « Les spectacles de musique nous ont terriblement manqué au cours des dernières années et nous voulons nous assurer que la musique en direct se poursuive. Les concerts sont essentiels pour nos membres et nous permettre à tous de vivre notre musique préférée en direct. »

Après le confinement imposé par le gouvernement canadien en raison de la COVID au cours des deux dernières années, certaines petites salles au Canada reprennent leurs activités normales, mais il faudra du temps pour qu’elles retrouvent leur niveau d’avant la pandémie.

« L’industrie canadienne de la musique a été l’une des plus durement touchées durant la pandémie », a déclaré Jon Evenchick, le propriétaire exploitant de Live! On Elgin. « Live! On Elgin, comme bien d’autres petites entreprises, n’a pas été en mesure de payer son loyer pendant plusieurs mois en raison des fermetures et mesures de confinement. Cette aide financière de l’ACMS nous permettra de garder nos portes ouvertes afin que nous puissions continuer à fournir un service d’une valeur inestimable aux musiciens qui ont besoin de salles abordables pour présenter leurs spectacles. »

Grâce à la mesure d’aide #PourLAmourDeLaScène, un total de 30 000 $ sera versé aux salles de spectacles admissibles qui ont connu d’importants problèmes financiers durant la pandémie.

Pour en savoir plus, visitez le https://www.aidfortheloveoflive.com/accueil



Les Services numériques de la SOCAN ont tenu le 28 juillet 2022 une séance de questions-réponses sur notre canal Twitter @socanmusic comme première étape d’une réflexion sur la question de l’octroi de licences pour le métavers. L’événement s’adressait aux promoteurs d’événements ou concerts, aux développeurs indépendants, aux propriétaires fonciers, aux étiquettes de disques, aux éditeurs de musique, aux développeurs de jeux et/ou développeurs et exploitants de métavers ainsi qu’aux personnes qui s’intéressent au Web3 et au métavers à mesure que l’univers en ligne continue de passer des sites Web aux espaces interactifs.

Le questions-réponses était animé par les leaders de l’industrie du monde virtuel Matt Zanardo, de Metaverse Group; Deborah Mannis-Gardner, de DMG Clearances; Colin Murphy, de Decentral Games et Corey Kovnats, de dapphaus. Il était animé par Holly Fagan-Lacoste, responsable des affaires numériques à la SOCAN ; Tanner Jackson, agent de licences, affaires numériques ; et Houtan Hodania, responsable des relations créatives.

Un public de plus de 140 personnes a écouté les propos des experts sur le droit d’auteur, sur la façon dont la musique est utilisée dans l’univers virtuel et celui de la réalité augmentée, sur la façon dont les licences musicales s’appliquent en ligne et sur les rairons pour lesquelles tout cela est important.

« La SOCAN espère que cette série de discussions nous aura permis, en tant que communautés combinées, de travailler ensemble afin d’identifier clairement une voie à suivre pour déterminer à quoi pourraient ressembler un modèle et une structure de frais de licences pour le métavers », a conclu Tanner Jackson. « Il nous faut nous assurer que cette transition ne fasse pas disparaître la valeur de la musique et que les créateurs de musique toucheront les redevances d’exécution auxquelles ils ont parfaitement droit à l’intérieur du métavers. »

Holly Fagan-Lacoste, de la SOCAN, a expliqué que « la SOCAN a à cœur la santé, la prospérité et le développement de tout écosystème utilisateur de musique. Nous ne sommes pas là pour barrer le chemin aux entreprises, mais uniquement pour assurer que les titulaires de droits d’auteur touchent une rémunération équitable pour l’utilisation de leurs œuvres dans n’importe quel espace numérique. »

Colin Murphy a défini le métavers comme « un espace virtuel natif du numérique, qu’il s’agisse de 2D ou de 3D, où les utilisateurs sont en contact avec leur propre univers et celui de quelqu’un autre, ce qui permet de vivre des participations et des expériences mutuelles. » Essentiellement, le métavers explore de nouvelles façons de construire des communautés et de les rassembler dans des espaces numériques. Il explique que l’octroi de licences pour le métavers est une entreprise très difficile du fait que l’activation doit avoir lieu dans plus de 40 pays qui ont tous leurs propres règles et protocoles de licences. Ces défis sont aggravés par l’utilisation généralisée de réseaux privés virtuels (RPV) à des fins de sécurité et de dissimulation, et ce, même si la présence de RPV remonte à il y a longtemps et que d’autres plateformes numériques affectées par la présence de RPV ont obtenu des licences par le passé.

Corey Kovnats reconnaît lui aussi qu’il ne sera pas facile d’imposer le droit d’auteur à l’échelle internationale étant donné qu’une licence est exigée à l’endroit où se trouvent les utilisateurs et non pas à celui d’où provient l’événement métavers. Il pose la question de savoir qui devrait payer pour la licence : les plateformes, les propriétaires ou les utilisateurs ? Matt Zanardo explique que c’est une question de travailler sur des expériences de concert immersif à l’échelle mondiale, mais en cherchant à savoir comment s’y prendre dans le respect des lois locales – réservations, octroi de licences, etc. Deborah Mannis-Gardner explique que le métavers est ici pour rester et qu’il a commencé à exploser pendant les fermetures occasionnées par la pandémie, ce qui nous a permis d’en faire l’expérience personnellement afin de nous retrouver ente amis et de nous divertir pendant que nous étions confinés.

Les premières suggestions faites dans le cadre de cette première discussion ont été celle d’un registre décentralisé des biens qui renfermerait les droits contextuels concernés tels que liés à un identifiant unique – comme une adresse IP, mais pour une œuvre particulière, qu’il s’agisse d’une chanson ou d’un échantillonnage ; un calendrier unique pour tous les participants qui leur permettrait de documenter l’ensemble des prochains groupes de discussion dans lesquels des ayants droit travaillent afin de déterminer des solutions d’octroi de licences dans le métavers ; et une licence globale pour les utilisations du métavers accompagnée d’une division des droits de licence perçus en fonction de l’utilisation de la musique telle que déterminée pas des données dures.