Flashback : en juillet 2018, l’auteur-compositeur-interprète et membre SOCAN Jason Bajada écrit un statut Facebook qui fait tellement réagir qu’il accepte l’invitation du magazine Urbania d’écrire un texte pour élaborer davantage. Le sujet de ce texte coup-de-poing? Les gens qui parlent sans cesse pendant les concerts de musique et qui empoisonnent la qualité d’écoute des autres spectateurs venus pour écouter le concert et non pour entendre ces « spectateurs toxiques » raconter leur dernier voyage à Cuba…

Mais les spectateurs ne sont pas les seuls à faire les frais de ce manque de civisme de plus en plus répandus dans les spectacles. Les artistes eux-mêmes doivent parfois intervenir et les diffuseurs de spectacles se retrouvent malgré eux à devoir jouer les surveillants d’école. Bref, un sujet tout désigné pour une table ronde qui a fait jaser (mais dans le bon sens du terme…) lors de ses deux présentations dans le cadre du forum de l’événement RIDEAU qui se déroulait à Québec, le 18 février dernier.

Pour discuter de l’état des lieux et tenter d’apporter des pistes de solutions, la chef des affaires du Québec Geneviève Côté a proposé d’animer cette table ronde aux côtés de Jason Bajada et Jean-Sébastien Martin, directeur du Centre culturel de Joliette.

Plusieurs pistes de solutions ont été exposées pour ce problème à géométrie variable. Si l’intervention directe auprès des spectateurs délinquants est une option valable, il y a des risques de provoquer une certaine frustration qui peut rendre l’intervention délicate, comme l’expliquait Jean-Sébastien. La disposition de la salle (cabaret, à l’italienne, debout) peut aussi jouer un rôle dissuasif en minimisant les occasions de parler fort à son voisin. Doit-on prévoir un espace lounge en retrait de la salle pour inviter les gens à continuer leurs conversations à l’écart? Aménager les bars à l’extérieur de la salle? Ou utiliser plutôt l’humour et la sensibilisation par le biais de messages diffusés avant ou durant les spectacles comme le préconise Jason Bajada? Et l’expulsion comme recours ultime est-elle une intervention souhaitable?

Le rédacteur en chef du magazine P&M Eric Parazelli était sur place pour recueillir les impressions des trois intervenants de la table ronde après leurs présentations :


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La popularité sans cesse grandissante de la musique canadienne partout à travers le monde a permis aux auteurs, compositeurs et éditeurs de musique canadiens de connaître une année remarquable et d’enregistrer des résultats historiques pour l’année 2018 comme le démontrent les résultats de fin d’année préliminaires de l’entreprise.

La plus importante organisation de l’industrie canadienne de la musique a une fois de plus collecté et réparti un montant record de redevances à ses membres, comme en témoigne l’augmentation d’au moins 11 % du total combiné des collectes nationales et internationales par rapport à 2017.

« Le nombre sans cesse croissant de créateurs canadiens de musique qui aspirent à vivre de leur art est similaire à l’effet de halo que l’on peut observer dans d’autres industries », a déclaré le chef de la direction de la SOCAN, Eric Baptiste. « Les membres auteurs et compositeurs de la SOCAN comme Alessia Cara, Alexandra Stréliski, Drake, Elisapie, Frank Dukes, Hubert Lenoir, Keith Power, Loud, Murda Beatz, Shawn Mendes, Tebey, The Weeknd et WondaGurl excellent partout dans le monde, ce qui a inévitablement pour effet d’inspirer d’autres créateurs à poursuivre leur rêve de créer de la musique comme métier. L’un des premiers pas dans une carrière musicale sérieuse est de devenir membre de la SOCAN afin d’être payé pour ses créations. »

Une fois de plus, les membres de la SOCAN ont profité d’une croissance importante de l’exportation de leur musique à l’étranger. Ainsi, les redevances internationales sont évaluées à au moins 87 millions $, une augmentation de 15 % par rapport à 2017. Outre le succès mondial indéniable des créateurs de musique canadiens, la SOCAN doit également ces résultats nettement meilleurs pour ses membres à sa technologie d’avant-garde, a ses capacités de recherche inégalées, à un jumelage de données amélioré ainsi qu’à ses dévouées équipes des relations internationales, des services aux membres, des licences et des répartitions.

Selon les résultats financiers préliminaires,[1] le total des redevances collectées par la SOCAN pour ses près de 160 000 membres auteurs, compositeurs et éditeurs de musique a poursuivi son accélération à hauteur de 11 % principalement en raison des investissements à long terme dans des technologies de pointe, des acquisitions stratégiques et des partenariats mutuellement bénéfiques.

Faits saillants des estimations 2018 :

  • Au moins 374 millions $ de revenus totaux2 – un nouveau record et une augmentation de 11 % par rapport aux 338 millions % enregistrés en 2017.
  • 315 millions répartis aux membres de la SOCAN comparativement à 295 millions $ en 2017.
  • Les revenus nationaux ont totalisé 282 millions $, une augmentation de 9 % par rapport au record de l’an dernier et une augmentation de 25 % depuis 2012.
  • Les redevances provenant de sources étrangères sont la plus importante source de revenus pour les membres de la SOCAN avec une augmentation de 70 % sur cinq ans, ce qui témoigne avec éloquence de l’incroyable force du talent canadien et du répertoire de la SOCAN. Par ailleurs, la SOCAN est la seule dans le Top 10 des collectifs de droit d’exécution qui remet à ses membres 100 % des redevances internationales reçues de ses partenaires internationaux et n’y applique aucuns frais de gestion supplémentaires.
  • Tandis que les redevances collectées augmentaient de 11 %, les frais d’exploitation de la SOCAN sont demeurés constants par rapport à l’année précédente, et l’entreprise est parvenue à offrir un niveau de service amélioré à ses membres et aux entreprises détentrices de licences tout en maintenant ses dépenses stables.

En plus d’être inspirés par les créateurs de musique canadiens les plus en vue, les talents de la relève bénéficient également de la stratégie A&R de la division des services aux membres de l’organisation pour donner un coup de pouce à la carrière de nos membres créateurs et éditeurs. À titre d’exemple, la SOCAN a organisé 22 camps et ateliers de création en 2018 afin de contribuer à la carrière et aux entreprises de ses membres.

« Merci pour votre soutien indéfectible dans tous nos projets », a déclaré Jason Murray, cofondateur et président de Black Box Songs, une maison d’édition indépendante établie à Toronto et Los Angeles. « C’est incroyable de voir tous ces artistes phénoménaux se présenter à vos événements, et c’est véritablement une preuve incontestable de tout le travail acharné accompli pour mettre en place, à la SOCAN, une culture orientée vers les créateurs. »

L’engagement envers le paiement de redevances par les entreprises canadiennes utilisant de la musique connaît également un engouement. De plus en plus de promoteurs de concert soumettent des déclarations d’œuvres exécutées en spectacle, tandis que la résilience des médias traditionnels comme la radio et la télévision, une industrie du spectacle très vigoureuse et des médias numériques en pleine croissance ont permis de maintenir la croissance du secteur média.

Toutefois, malgré le fait que les redevances numériques soient en pleine croissance en raison de la popularité grandissante des entreprises numériques utilisant de la musique, la SOCAN continue d’appeler à une part plus équitable pour les créateurs et éditeurs de musique. Pour 2018, les revenus de la SOCAN pour la musique faisant l’objet d’une licence Internet totaliseront environ 62 millions $, une augmentation de 27 % par rapport aux près de 49 millions $ collectés en 2017.

« Bien que les revenus totaux provenant d’exécutions de musique transmises numériquement continuent d’augmenter, les revenus moyens des créateurs et éditeurs de musique n’ont pas encore atteint un niveau à la hauteur de la valeur que leurs œuvres apportent à ces grandes entreprises en ligne », ajoute M. Baptiste. « Si l’on veut mettre cela en perspective, un membre de la SOCAN qui a touché des redevances en 2018 n’a touché en moyenne que 54 $ en provenance des sources numériques nationales pour toute l’année. Il faut que cela augmente et la SOCAN travaille sans relâche afin de s’assurer que ses membres reçoivent ce qu’ils ont équitablement mérité et gagné pour leur travail extraordinaire. »

Grâce à l’acquisition, en juillet 2018, de l’organisation de droit de reproduction SODRAC, la SOCAN a élargi ses capacités et son offre de services à ses clients créateurs et éditeurs de musique. Ce faisant, la SOCAN a également accueilli près de 1000 créateurs des arts visuels au sein de l’organisation ainsi que des dizaines de nouvelles ententes de réciprocité au chapitre du droit de reproduction et du domaine des arts visuels qui viennent s’ajouter à la centaine déjà existante au chapitre du droit d’exécution. Cette solution bien canadienne est le résultat de plusieurs années de pourparlers qui se sont concrétisés et permettent désormais à tous les ayants droit l’accès à une offre de service plus attrayante et complète.

Par ailleurs, toujours en 2018, la SOCAN a mis sur pied Dataclef, la division de services d’arrière-guichet de l’entreprise. Dataclef est le prolongement des nombreux investissements technologiques et d’actifs de données que la SOCAN a effectué au fil des ans et, ce faisant, la SOCAN s’est placée en peloton de tête des entreprises de gestion de droit mondiales.

 

[1] Estimations : les données finales seront déterminées après la rencontre du conseil d’administration de la SOCAN en mars 2018 et publiées lors de l’Assemblée générale annuelle de la SOCAN en juin.

2 Inclut environ 5 millions $ en redevances de droit de reproduction dans la foulée de l’acquisition de la SODRAC.


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Dans cette entrevue vidéo accordée à la SOCAN, Wesli — finaliste dans la catégorie de l’album de musique du monde de l’année pour Rapadou Kreyol — nous parle de la création de son album, de l’hybridation de musique traditionnelle haïtienne à des méthodes de production contemporaines et de son processus d’écriture.


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