Ce fut une année particulièrement faste pour le rap québécois et la qualité des nommés dans cette catégorie au Gala de l’ADISQ de dimanche dernier en fait foi. FouKi, Koriass, Loud, Souldia et Alaclair Ensemble auraient tous pu l’emporter sans que personne ne s’en étonne. Ce sont finalement les gars de la formation Alaclair Ensemble qui ont mis la main sur le Félix de l’Album de l’année – rap, grâce à leur parution « Le sens des paroles ». Un album qu’ils ont davantage peaufiné que les précédents tant au niveau des textes que de la production musicale comme KNLO et Eman nous l’ont affirmé lors de leur passage à la salle de presse. Ils ont également commenté le numéro d’ouverture du Gala qui était 100% rap en observant que le rap est résolument sorti de la marginalité pour s’imposer comme la culture populaire du moment.



Mardi le 29 octobre dernier se tenait la deuxième édition de la rencontre annuelle des compositeurs de musique à l’image, au Gésu à Montréal. L’événement se divisait en quatre volets, le tout suivi d’un cocktail de réseautage.

Les webséries
Animé par Karine Melchior, chargée de compte pour la SOCAN à Montréal, le premier panel portait sur les enjeux créatifs lié à l’univers des webséries, qui sont, sans surprise, de plus en plus populaires. Les participants de la rencontre ont eu droit à des panélistes de choix, avec Sophie Bégin, premier chef de contenu à ICI TOU.TV, Julia Langlois, productrice au contenu et développement fiction pour Trio Orange, ainsi que Martin Métivier, producteur principal Divertissement et Médias numériques chez Attractions Images.

Martin Metivier, Julia Langlois, Sophie Begin, SOCAN, Screen Composers

De gauche à droite : Martin Métivier, Julia Langlois, Sophie Bégin.

Licences et nouveaux médias
Présenté par Simon Henri, agent de licence synchro à la SOCAN de Montréal, le deuxième volet de cette rencontre portait sur les différentes licences applicables aux services audiovisuels numériques. Il a entre autres abordé les défis liés au numérique en comparant les tendances entre les moyens de diffusion traditionnels et les nouveaux médias, comme Netflix.

Droit de reproduction et copie accessoire de diffusion
Présenté par le conseiller juridique principal de la SOCAN, le troisième volet portait sur les droits de reproduction et les copies accessoires de diffusion. Probablement le segment le plus dense de la réunion, Martin Lavallée à tout de même réussi à vulgariser le fonctionnement des tarifs et des licences émises par la SOCAN, précisément pour les cas de reproduction.

Martin Lavalee, Genevieve Cote, SOCAN, Screen Composers

De gauche à droite : Martin Lavallée, Geneviève Côté

Musique à l’image
La réunion se termina avec un panel passionnant, une discussion autour de la démarche artistique non conventionnelle de la musique du film Les Affamés. C’est Éric Parazelli, rédacteur en chef de Paroles et Musique et spécialiste des communications francophones à la SOCAN, qui animait ce panel en compagnie du réalisateur, scénariste et acteur Robin Aubert et de l’auteur-compositeur-interprète-réalisateur, Pilou (Pierre-Philippe Côté). Ceux et celles qui étaient présents lors de cette présentation auront été témoins d’une grande complicité entre les deux créateurs. Les deux hommes ont partagé avec les participants de la rencontre leur processus de création atypique et leur travail de collaboration tout au long du tournage et jusqu’au montage final qui a donné au film “Les Affamés” une trame sonore aussi marquante et récompensée, entre autres, du Prix Iris de la meilleure musique originale au Gala Québec Cinéma 2018.

Le chef de la direction de la SOCAN Eric Baptiste, présent pour l’occasion, a conclu l’événement en remerciant chaleureusement les invités, les participants et organisatrices de cette rencontre aussi instructive que constructive.



Michel Rivard a remporté le Félix du Spectacle de l’année – Auteur-compositeur-interprète pour son touchant spectacle L’origine de mes espèces, dimanche soir dernier lors du gala de l’ADISQ à Montréal. En entrevue après le gala, il s’est dit très content d’être récompensé pour un spectacle aussi intime, un concept qui lui a demandé une grande vigilance pour garder un équilibre pour que son récit d’enfance ne tombe pas dans la thérapie larmoyante. Une expérience tellement singulière et stimulante qu’il n’envisage d’ailleurs pas de retourner dans le moule du récital plus conventionnel.