Les traductions pour les articles avant l’automne 2013 ne sont pas disponibles pour le moment.

In 2012, Lindi Ortega was nominated for a JUNO Award for New Artist of the Year. Despite that tag, this country-rooted singer-songwriter is no novice. Her debut album The Taste of Forbidden Fruit came out in 2001, and Ortega has patiently honed her craft on the Toronto scene.

Career ups and downs along the way include a short-lived stint on Interscope imprint Cherrytree, prior to signing with Toronto label Last Gang. 2011’s JUNO-nominated Little Red Boots and its equally-acclaimed follow-up Cigarettes & Truckstops have announced Ortega’s arrival as a powerful vocalist and poetic songwriter, and international audiences are now embracing her original yet retro-tinged sound and vision.“I love the fact it has been a long struggle for me to get to where I am,” says Ortega. “It makes me really appreciative of things like sold-out shows at [Toronto club] The Rivoli. It took me ten years to do that. When it happened, I felt genuinely sentimental.”

Now selling out venues double that size, her profile has been boosted by appearing in, and having her music played on, the hit TV series Nashville. That’s fitting, given Ortega’s relocation there in December 2011. “Music City is just a very productive town,” she says. “It kicks your ass into gear. Returning to Toronto after a tour, I’d go ‘OK, I’m just going to sit and watch Netflix and pig out on Doritos and hang out in my pajamas.’ Here, you realize everyone around you is constantly creating.”

: “I’ve started to really concentrate on coming up with meaningful lyrics, thinking about the story you want to tell in a song.”- Lindi Ortega

Ortega is now co-writing with such Nashville songsmiths as Bruce Wallace and Matt Nolan. Her current goal is to write a song a day, and she’s aiming to release another record by year’s end.
Ortega credits Nashville with changing her outlook on songwriting. “I’m much more appreciative of the art of song now,” she says. “Early on, I’d just strum some chords and words would come out. It was haphazard, but I could create a song. There is a beauty to that, but I’ve started to really concentrate on coming up with meaningful lyrics, thinking about the story you want to tell in a song.”

Helping fuel that process is her own increased musical knowledge. “Through my exploration of country music I’ve come to love blues, and all kinds of folky and rootsy music,” she says. “It’s important for me to really learn and evolve as a songwriter, and listening to people like Townes van Zandt, old blues singers or Hank Williams can really teach me.”

Track Record
• Ortega won the Best Music Video Award at the 2012 iPhone Film Festival for her self-directed clip for « Cigarettes & Truckstops. »
• She has opened for acts as diverse as Keane, Social Distortion, and k.d. lang
• Colin Linden, who produced Cigarettes & Truckstops, is credited with boosting her love of blues.


Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Le surplace ? Très peu pour Étienne Drapeau. Non seulement le quatrième album du chanteur, Le Monde est beau, est-il l’occasion d’élargir le registre de son écriture, mais parallèlement, il raffine ses talents d’interprète, en plus de plancher sur un livre. Entrevue avec un artiste qui carbure aux défis.

Étienne Drapeau a beaucoup à dire. On devait jaser une vingtaine de minutes, l’entretien a filé près d’une heure… Il faut dire qu’en moins de dix ans, sa carrière professionnelle a bourgeonné de manière impressionnante. Largué par la deuxième cuvée de Star Académie, en 2004, alors qu’il venait à peine d’y entrer, Drapeau n’a pas été long à rebondir. L’une de ses sources de motivation ? Ses détracteurs. « Quand je suis sorti de Star Académie, j’avais envie de faire entendre mon démo à l’équipe de gérance et ils n’ont pas vraiment voulu. […] Je me rappelle aussi être allé le présenter à la compagnie de disques, avec la première chanson qui était “Je l’ai jamais dit à personne” et on m’a dit “ce n’est pas mauvais ce que tu fais Étienne, mais tu n’as pas de hit”. Ç’a été deux grosses claques sur la gueule, comme on dit…»

Drapeau a décidé de s’impliquer dans les moindres facettes de sa carrière, cumulant les chapeaux d’auteur, compositeur, interprète, agent et producteur afin de pondre Je l’ai jamais dit à personne (2006). Puis il a sillonné la province, d’un centre commercial à un autre, question de promouvoir son premier disque à grand renfort de performances gratuites. Plus de 20 000 copies ont trouvé preneurs, si bien que la carrière de celui qui avait longtemps partagé ses intérêts artistiques avec une passion pour le hockey, était véritablement lancée.

Au-delà des chansons d’amour
Qu’il le veuille ou non, il semble que ce soit dans l’adversité qu’Étienne Drapeau progresse. Son récent album Le Monde est beau en est un autre exemple. Il a décidé de s’éloigner un peu des chansons d’amour, devenues sa marque de commerce, pour traiter de l’Afrique et de l’Islam, des médias sociaux ou interpeller les Rivard, Vigneault, Piché, Lévesque et Leclerc à propos du pays. « J’ai eu quatre ou cinq numéros 1 en pop adulte avec des chansons d’amour. J’aime ça, sauf que rendu au quatrième album, je me suis dit que je ne passerais pas ma vie à ne faire que ça. Je voulais montrer que je peux faire autre chose. »

 « Je me suis dit que je ne passerais pas ma vie à ne faire que ça. Je voulais montrer que je peux faire autre chose. »

En abordant des sujets parfois délicats, à teneur sociale ou politique, Drapeau a été confronté au filtre des stations radiophoniques, qui préféraient son répertoire habituel. Il déplore d’ailleurs que les radios aient une telle ascendance sur le matériel des musiciens québécois. « Ça prend une certaine sonorité et si ça sonne pas comme ça, on ne te jouera pas. […] On se fait dire que la mode, c’est Jason Mraz, John Mayer ou James Blunt, mais ce n’est pas notre réalité… On dirait que, comme dans les années 80, il y a un désintéressement envers la musique québécoise. »

Bien que les nouvelles créations de Drapeau aient moins tourné que les précédentes, son travail a eu des échos non négligeables : des directeurs d’écoles lui ont indiqué que ses airs humanistes circulaient dans leurs établissements et « Tous ensemble (Inch’Allah) » l’a mené jusqu’au Maroc. Drapeau a en effet chanté à l’ouverture du cinquième forum Planèt’Ere, ce printemps.

Sortir de ses zones de confort
Après huit ans pendant lesquelles, réglé comme une horloge, il a fait paraître des albums aux deux ans, Étienne Drapeau a senti le besoin de sortir de ses zones de confort. Le chanteur s’est ainsi joint aux rangs de Don Juan, réalisant un vieux rêve au sein de sa comédie musicale favorite. Il a toutefois constaté que le boulot d’interprète n’allait pas forcément de soi : « Ça m’a secoué, car comme auteur-compositeur, je raconte mes propres histoires. Je n’avais jamais eu à me demander comment j’allais chanter pour que ce soit vrai… » Drapeau s’est familiarisé avec les rudiments du théâtre et a appris à rendre des émotions intenses en fouillant dans ses sentiments. Le public pourra le constater en août, lorsque la production sera en résidence au Grand Théâtre de Québec.

À travers tout ça, l’homme de 35 ans trouve le temps de manier la plume autrement qu’avec les rimes : il bosse sur un livre. Pas une fiction, ni une autobiographie traditionnelle. Plutôt un ouvrage traduisant sa philosophie de vie. Il ne sait encore quand il y mettra le point final, mais dit prendre plaisir à l’exercice. Quant à l’auteur-compositeur-interprète en lui, il reprendra le collier à l’automne. Ce sera une belle façon de renouer avec ses fans en entonnant autant ses refrains romantiques que les plus récents. « Je ne sais pas si j’ai fait le bon pari [avec Le Monde est beau], mais l’être humain ne peut pas se définir seulement en termes de vente ou de popularité : il doit le faire aussi avec son art, en paroles et en musique. »


Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Le phénomène country, c’est le surnom que certains lui donnent. À l’ombre des médias, Irvin Blais attire invariablement des masses de fidèles qui s’entassent dans les arénas de Sainte-Anne-des-Monts à Wendover, de Rouyn à Caraquet. Et qui chantent par cœur, en chœur, les succès de son répertoire, riche d’une centaine de compositions originales. Une vraie communion.

L’histoire commence sans cérémonie. « Je devais avoir 10 ans quand j’ai trouvé une guitare à la maison, raconte-t-il. Mes parents avaient joué du Elvis dans leur jeunesse mais tout ça était loin. Mon père m’a montré trois accords, et j’ai continué. À l’époque, j’écoutais les 33 tours de ma mère, ceux de Tommy Hunter, Buck Owens, Dolly Parton, Merle Haggard. J’ai l’impression que la musique, c’était son rêve, un rêve qu’elle a dû abandonner pour élever ses huit enfants. »

De Port-Cartier, la famille Blais emménage à Bonaventure, puis dans une trentaine de villes du Québec, du Nouveau-Brunswick et de l’Ontario, au gré des emplois de contremaître dans l’industrie minière, la construction ou la foresterie du père d’Irvin. « J’ai établi beaucoup de liens, et ça m’aide aujourd’hui, lance Irvin. Partout où je vais, je me sens chez moi. »

« J’ai établi beaucoup de liens, et ça m’aide aujourd’hui, lance Irvin. Partout où je vais, je me sens chez moi. »

À 17 ans commence le pèlerinage des bars, à la faveur duquel il fonde Nashville Québec, son premier groupe. La Brasserie Pie-IX, Chez Fernande, La Gaspésienne, le Bar-Salon Rachel des Daraîche sont alors des stations obligées. Pour fuir l’aura négative qui entoure le country francophone, Irvin ne jure que par les standards américains : « Guitars, Cadillacs » de Dwight Yoakam, « Okie From Muskogee » et « Mama Tried » de Merle Hoggard, « Drivin’ My Life Away » et « I Love A Rainy Night » d’Eddie Rabbitt, « Act Naturally » et « Tiger By The Tail » de Buck Owens… En parallèle, il gère pendant quelques années une quincaillerie du Plateau Mont-Royal et honore des contrats de menuiserie, tout en entretenant sa flamme.

La décennie 90 annonce l’avènement des trames électroniques. Notre chanteur n’arrive pas à se convertir. Il part pour Sept-Îles et y rencontre Michèle C. Pinet, professeure de danse country, qui deviendra sa femme, sa complice, et plus tard sa muse, « la mélodie de ses chansons ». Ensemble, ils ouvrent le bar-salle de danse Le Nashville. Michèle enseigne, Irvin joue, toujours en anglais. Jusqu’au jour où il entend parler de Paul Dwayne, star du country francophone originaire de Bouctouche, qu’il croise ensuite à Saint-Tite.

. « Les paroles, la musique, tout m’arrive en même temps, explique-t-il, n’importe où, n’importe quand. » – Irvin Blais

Révélation et point tournant : Irvin commence à créer ses propres pièces, rien qu’en français s’il vous plaît. « Les paroles, la musique, tout m’arrive en même temps, explique-t-il, n’importe où, n’importe quand. Un mot, une phrase peuvent ouvrir le tiroir de ma mémoire. Mes textes parlent d’amour, heureux ou malheureux (“Elle”, “Juste entendre ton cœur”, “Je r’viendrai pu”). Et beaucoup de famille (“Une mère”), une institution qui, je crois, se perd de plus en plus. Les mères célibataires, la maladie, l’intimidation que j’ai connue étant jeune, tout ça me touche et rejoint le public. J’ai aussi écrit sur les régions que je visite en tournée. Les gens s’y reconnaissent, ils sont fiers que quelqu’un parle d’eux. »

Au rythme des années, les petits miracles se sont enchaînés. Avec Elle, lancé en novembre, Irvin Blais a fait paraître son huitième opus en partenariat avec Distribution Plages et vendu à ce jour plus de 100 000 abums. Il faut dire que Michèle et lui aident un peu, beaucoup la Providence. « Nous avons notre maison de gérance (Les Productions MCP) et nous faisons tout de A à Z. Je produis mes disques sans subventions, et nous nous déplaçons dans notre motorisé. Nous vivons du country parce que nous avons su semer notre jardin. Mon patron, c’est le public, des plus jeunes – dont certains vont jusqu’à se faire tatouer mon autographe – aux plus âgés. Je fais mon métier avec beaucoup de respect. Et tout ce que je livre au public, il me le redonne. Partout, mes spectacles, qui ne durent jamais moins de trois heures, se tiennent à guichets fermés. Je ne fais pas du “western quétaine” mais du “country que t’aimes”. Le country, c’est la musique de tout le monde, du PDG à l’ouvrier, en passant par Carey Price et la famille Dion, que cette musique a bercée. »

Ces jours-ci, Irvin Blais se prépare à enregistrer l’émission de Noël de Pour l’amour du country, après avoir chanté ce printemps dans La Victoire de l’amour, diffusée à TVA. Mais surtout, il continue à battre les routes, en compagnie de Sébastien Dufour (direction musicale et guitare), Pascal Castonguay (basse), Guy Gagné (violon) et Martin Bélisle (batterie), avant de se poser au Buffet Antique de Montréal le 16 novembre, le temps d’un spectacle mémorable. Porte-étendard du country francophone, Irvin Blais est plus que jamais en mission.


Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *