Jack Black comme inspiration pour un jeune auteur-compositeur?? Voilà certes un mentor plutôt inhabituel. Mais il faut dire que Francesco Yates est tout sauf un auteur-compositeur canadien typique. Il a écrit sa première chanson à 11 ans après avoir vu l’attachante comédie de Jack Black, School of Rock, il n’avait que 16 ans lorsqu’il a été mis sous contrat par Atlantic Records et son plus récent EP éponyme contient la chanson « Change the Channel », une chanson coécrite avec Pharrell Williams, le célèbre lauréat de 10 prix Grammy et auteur du méga succès planétaire « Happy ». Et tout ça alors qu’il vient à peine d’avoir 20 ans.

Lorsque nous rejoignons le jeune artiste, il se repose à l’hôtel Oswego de Victoria, en Colombie-Britannique, quelques jours après avoir foulé le tapis rouge des American Music Awards où il a également donné une prestation lors du concert prégala en compagnie d’Alessia Cara, Shawn Mendes et Gabi, en plus d’être présentateur d’une catégorie durant le gala. Lorsque je lui demande comment il va, Yates me répond simplement : « On fait aller ».

Afin de mieux saisir le personnage et son attitude décontractée, transportons-nous dans le passé il y a 9 ans, alors que le jeune garçon a eu sa première épiphanie créatrice.

« L’an prochain, je pars à la conquête du monde, une bouclette à la fois. »

« School of Rock est le point de départ de tout ce mouvement qui m’a mené vers une carrière musicale », se souvient-il. « Jack Black a été une immense source d’inspiration, tout comme l’ont été plusieurs de mes profs de musique, ceux qui m’ont appris bien plus que la musique. J’ai eu l’immense privilège de travailler avec de nombreuses personnes incroyables qui incarnaient ce que Jack Black tentait d’inculquer aux “kids” dans ce film. »

Qu’en est-il de sa collaboration avec Pharrell?? « C’est un sensei, un Grand Prêtre du Funk », dit Yates. « Il a joué un rôle crucial dans mon changement d’approche et ma perception de la musique. On apprend énormément à travailler avec lui. J’ai profité de nos séances pour apprendre tout ce que je pouvais. »

Alors quelles leçons Yates a-t-il tirées de Pharrell?? « Il m’a appris à ne pas avoir peur », raconte le jeune homme. « Il excelle dans l’utilisation d’éléments dont on pourrait penser qu’ils ne peuvent pas être utilisés dans le monde de la pop. Dans le cas de notre collaboration, ce fut la guitare électrique. Il m’a encouragé à laisser le guitariste en moi s’exprimer, celui qui a toujours existé dans le sous-sol de mes parents, mais nulle part ailleurs. Il m’a montré comment le mettre de l’avant. Je ne savais pas où le placer, mais Pharrell a eu la gentillesse de partager sa sagesse. »

Yates a été mis sous contrat chez Atlantic Records à l’âge de 16 ans, mais ce n’est que tout récemment — à l’automne 2015 — qu’il a lancé son tout premier EP de six chansons incluant « Better To Be Loved » qu’il a interprété avec brio lors de l’édition 2015 des Prix SOCAN (voir la vidéo ci-dessous), ainsi que le simple « Call Me » et sa collaboration avec Pharrell, « Change the Channel ». Pourquoi avoir attendu si longtemps?? Le jeune artiste affirme qu’il voulait d’abord se trouver avant de présenter ses chansons au monde entier.

« Je me découvre encore un peu chaque jour, et je crois que c’est le cas pour tout le monde », dit-il. « Je ne crois pas m’être trouvé tant que ça, mais je peux dire que mon EP propose une très grande variété. Je voulais montrer tout ce que je sais faire. Dans un sens c’est une vitrine ou une carte de visite plutôt qu’une toile finie. »

« Pour moi, un album c’est comme une toile, une œuvre complète tandis que le EP c’est plutôt comme une esquisse, un survol. »

Alors… Quand pouvons-nous espérer une toile complète?? En 2016, sans aucun doute, affirme-t-il. « En ce qui a trait au motif, je pars avec un canevas vierge et on verra où cela ira », offre-t-il en guise de conclusion. « L’an prochain, je pars à la conquête du monde, une bouclette à la fois. »

Visionnez une vidéo du tapis rouge des Prix SOCAN 2015 :

Faits saillants

  • La CBC a inclus Yates sur la liste des 25 auteurs-compositeurs de moins de 25 ans à surveiller
  • Francesco était en vedette sur le mégasuccès de Robin Schulz, « Sugar »
  • Il a été couronné lauréat du prix Heatseeker lors de l’édition 2015 des Canadian Radio Music Awards grâce à sa chanson « Better To Be Loved »

PVI
Discogaphie :
Francesco Yates (EP, 2015)
Membre de la SOCAN depuis 2013
Visitez le
www.francescoyates.com



Mehdi Cayenne a lancé en novembre dernier un troisième album intitulé Aube. Aube pour la promesse d’un recommencement, mais d’abord « pour la forme arrondie des lèvres quand on le prononce, dit le chanteur ottavien. C’est un mot doux, féminin, contrairement au titre de mon album précédent : Na Na Boo Boo! Je voulais aller vers cette sensibilité-là. Quelque chose de cyclique traverse l’album : l’aube n’est pas le dénouement, plutôt la prémisse d’une histoire. »

On s’éloigne du joyeux foutoir presque punk d’une chanson comme Oh Canada avec laquelle Mehdi s’est fait remarquer dans de nombreux concours en 2014. Rappelons qu’il est reparti du Festival en chanson de Petite-Vallée avec quatre prix, du Gala des Trille d’or avec trois… Les encouragements et marques de reconnaissances s’accumulent pour l’auteur-compositeur-interprète de 28 ans.

« Les accords, majeurs, les propos francs, directs et décomplexés… Je suis interpelé par cette nudité émotionnelle. »

À quoi tient ce changement de ton sur Aube? « Je visais le même type d’intensité et de variations dynamiques, mais un niveau de décibels beaucoup plus bas. »

Mehdi n’a pas perdu en chemin son côté inclassable et atypique : « J’ai conservé des éléments d’éclectisme, de surprise et d’anticonformisme musical. Pour cet album, je me suis inspiré de la candeur d’œuvres plus classiques : Rodin, Van Gogh… et la Compagnie créole! »

À trop parler, on dit moins

Mehdi CayenneDans la plupart des entrevues qu’il accorde, Mehdi cite la Compagnie créole. « Les accords, majeurs, les propos francs, directs et décomplexés… Je suis interpelé par cette nudité émotionnelle. Elle se manifeste aussi dans le propos. Il y a quelque chose de risqué là-dedans, aucune parure cool. »

Issu du milieu slam qui, dans l’Outaouais, a ses fiers représentants dont Marjolaine Beauchamp, Mehdi Hamdad de son vrai nom joue habilement avec les mots et signe des textes solides. Sur Pigeon-voyageur, il chante :

Nos mots sont des sons qui vont loin
Mais qui n’expliquent rien
Ainsi les poèmes meurent d’envie
de se lover dans nos mains

« Les mots désignent un concept ou une idée, mais à force de conceptualiser les choses, on perd de vue que la réalité est d’abord ressentie avant d’être nommée. »

Quelque chose de très sensuel traverse l’album, comme un baiser envoyé à quelqu’un qui s’éloigne. Album de rupture? Pas vraiment. Histoires de désir, aventure tortueuse, tango impossible : certainement. Même dans une chanson comme Crève-coeur, dont le chant par moments déchiré évoque la sensibilité d’un Leloup, c’est plus la douleur que la hargne qui monte à la surface. Un animal hurleur panse ses plaies.

« Oui, je suis plus dans la douleur que dans la colère. Je m’intéresse à toutes les saisons d’une relation, à avant, pendant, après. Il y a aussi chez moi la volonté d’entremêler le sacré et le profane. Le côté charnel oui, mais aussi l’espèce de candeur maladroite d’un cours de catéchèse. »

L’histoire de Rivière

Megdi CayenneLes grands sentiments, l’idéal amoureux et puis la cafetière qu’on dépose sur le rond. Les petits gestes du quotidien qui côtoient les grands élans mystiques, tout cela fait partie de l’ADN de Mehdi Cayenne. « Je suis arrivé au Québec tout bébé à cause de la guerre civile. Ma mère est française. J’ai vécu à Montréal, à Moncton, à Ottawa, un peu à New York, mais je suis né en Algérie. Mon grand-père et 14 générations avant lui sont des imams soufis. Le soufisme est la branche mystique de l’islam. Ça se retrouve aussi chez Prévert, cette idée d’entremêler deux pôles en apparence éloignés, d’unir poésie et réalisme, joie et tristesse.

Le Cayenne de son nom réfère à la Prison de Cayenne, décor de la vie d’Henri Charrière, qu’a découvert Mehdi en lisant Papillon. Il est question ici de s’échapper des prisons qu’on construit parfois dans sa tête. Un nom qui sied bien à un artiste qui fait les choses à sa manière sans jamais fermer de portes, au fil d’un parcours jusqu’ici indépendant.

Quand on lui demande où il se voit dans dix ans, Mehdi espère avoir trouvé une façon de se réinventer. Ce qui le fait jubiler, « c’est d’anticiper une évolution artistique, car au final, c’est assez monastique l’exécution artistique. Tu fais des tounes, un album, des shows, puis tu rentres chez vous et tu recommences. L’idée, c’est de trouver une manière de se ne pas se répéter. »

C’est ce qu’il fait sur Aube, un album qui est comme un court roman par poèmes, l’histoire d’un narrateur et de Rivière, qui incarne en quelque sorte l’esprit d’un amour vagabond. « Il n’y a jamais eu de narration aussi linéaire sur mes albums précédents. Aube est une ode dans l’absence, car Rivière est à la fois omniprésente, mais jamais vraiment là. Tu me demandes qui est Rivière? C’est quelque chose qui te met à l’envers, mais qui en dedans sauve ta vie. »

Voir la chanson Je te veux de Mehdi Cayenne, enregistrée lors du lancement de l’album Aube, au Mercury Lounge d’Ottawa, le 4 novembre 2015 :

mehdicayenneclub.com



Les Cowboys Fringants lancent Octobre, leur neuvième album studio en vingt ans de carrière. Le groupe a beau avoir atteint le statut de vétéran, ses membres n’entendent pas vieillir peinards dans le confort de leur banlieue.

Ça se passe dans une école secondaire de l’Assomption au milieu des années 90. Jérôme Dupras est la mascotte de sa promotion. Chaque jour, le jeune bassiste arpente bruyamment les couloirs, offrant d’intenses câlins aux filles comme aux garçons. Les élèves sont au courant: faites gaffe, on ne sait jamais quand Dupras surgira de nulle part pour vous prendre dans ses bras. Tous connaissent également son groupe country humoristique parce que le guitariste Jean-François Pauzé et la violoniste Marie-Annick Lépine, aussi de la formation, ont étudié à la même école.

Ce jour-là, Jérôme s’approche de moi tout sourire pendant la récréation. Je me prépare mentalement à recevoir un hug.

« Olivier, on se cherche un batteur pour les Cowboys Fringants. On jamme vendredi soir. T’as envie de jouer avec nous? »

Nourri au grunge de Weezer, Nirvana et Hole, le batteur que je suis à l’époque trouve le country ringard. Les roulements de caisse claire rapides et saccadés que commandent les compositions des Cowboys m’apparaissent complexes. La réponse est immédiate: « C’est gentil, mais non merci. »

« Je crois que notre retour aux chansons engagées n’est pas étranger au fait que nous soyons maintenant tous parents », Karl Tremblay

Cowboys Frignants

Vingt ans plus tard, les Cowboys Fringants ont lancé neuf disques, vendu près d’un million d’albums, remporté 11 Félix et multiplié les tournées au Québec et en Europe. Assis en face du groupe dans les bureaux de la maison de disques La Tribu, je reviens sur cette offre qui aurait peut-être changé ma vie. « On connaissait deux batteurs à l’époque : Dominique Lebeau et toi », se souvient Jérôme. « L’un de vous deux a accepté l’invitation, et je ne crois pas qu’il ait regretté son choix même si nos routes se sont séparées depuis. »

À l’aube de la quarantaine, les musiciens du quatuor complété par le chanteur Karl Tremblay sont des vétérans. « Pas de doute, quand un groupe a connu l’âge de la cassette, c’est que ces membres sont des vétérans », rigole Tremblay en faisant référence à 12 Grandes Chansons, la première cassette des Cowboys parue en 1997. « Mais Jaromir Jagr prouve qu’on peut être de bons vétérans et se démarquer parmi les jeunes », lance Jérôme Dupras.

Né pour durer

On a beau chercher, il y a très peu de groupes québécois (sinon aucun) qui ont fait carrière pendant 20 ans, sans interruption, tout en maintenant son succès populaire et critique. Selon le bassiste, « une bonne partie de cette longévité est due au public qui est demeuré fidèle au cours des années. C’est facile de poursuivre quand il y a une demande », et ce autant au Québec qu’en Europe, où le groupe se produit une douzaine de fois par année. « Là-bas, on joue dans des salles de 1500 à 6000 spectateurs, explique Jean-François Pauzé. On est chanceux, c’est comme si on était des rockstars. On arrive en tour bus dans les plus grosses villes pour jouer dans les plus grosses salles. Et ce sans aucune aide des radios commerciales. Ce n’est que du bouche-à-oreille. »

D’après Karl Tremblay, le groupe obtient ce succès, car il ne s’est jamais installé en France comme le font plusieurs Québécois qui tentent de percer le marché européen. « Si on tournait là-bas six mois par année, c’est certain que les shows seraient plus petits parce qu’il y en aurait plus. On préfère y aller intensément pendant deux semaines. On se laisse désirer même si c’est pas vraiment voulu. Avec nos familles, on s’éloigne pas trop longtemps de la maison. Ça aide aussi à la longévité du groupe. »

Autre clé du succès: aucun membre ne porte le poids du groupe sur ses épaules puisqu’il n’y a pas d’auteur-compositeur-interprète mis à l’avant-scène. « Jean-François écrit les tounes, et moi je les chante. Comme on a besoin l’un de l’autre, il ne peut pas y avoir d’égotrip. Chacun connaît son rôle.»

Or la situation n’a pas toujours été aussi harmonieuse. À l’époque de Break Syndical en 2002, les Cowboys sont jeunes, fougueux et impulsifs. Les rôles sont mal définis et chacun tire la couverte de son côté pour briller davantage lors des sessions d’enregistrement. Marie-Annick Lépine: « C’est avec le temps qu’on a compris les forces et le rôle de chacun. Même que pour le nouvel album, on a voulu évoluer davantage en faisant appel à des réalisateurs externes pour la première fois (Gus Van Go et Werner F). Ils m’ont appris à travailler davantage mes arrangements en fonction de la chanson et non selon mes réflexes ou mes goûts personnels. »

Maintenant basé à New York, l’ex Me Mom and Morgentaler Gus Van Go est surtout reconnu pour ses réalisations rock (Trois Accords, Vulgaires Machins). On aurait difficilement pu prédire son arrivée dans le paysage country des Cowboys Fringants. « On voulait sortir du Québec, explique Jean-François Pauzé. Ici tous les réalisateurs de disques connaissent notre son. Et s’ils ne nous connaissent pas, ils ont une idée préconçue de notre musique. C’est pour ça qu’on voulait travailler avec Gus. Il ne connaissait rien du groupe. Ça nous faisait du bien sur le plan sonore .»

Vrai que Les Vers de terre surprend par ses références tex-mex. Idem pour le blues hypnotique de Mon Grand-Père ou la finale pink floydienne de Pub Royal. « Il faut dire qu’on a eu beaucoup d’aide de notre batteur Pierre Fortin pour peaufiner les arrangements », ajoute Marie-Annick.

Est-ce dire que le nouveau batteur de service (quelques musiciens se sont succédé depuis le départ de Dom Lebeau) a pris une place plus importante que prévu? « Il a pris la place qu’on souhaitait. On lui a donné carte blanche pour la section rythmique, et ses idées ont grandement influencé nos chansons. La première pièce du disque, Octobre, était d’abord une balade. Il a proposé d’accélérer le rythme et c’est ce qu’on a gardé sur le disque. »

Donneur de leçon?

Si la formation poursuit son exploration musicale, les fans ne seront pas dépaysés par les textes de Jean-François Pauzé. Savoureux lorsqu’il met des personnages en scène (Marine Marchande, La Dévisse), Pauzé signe également quelques-uns des textes les plus engagés du répertoire fringant. Le confort dans lequel vit notre société individualiste passe au tordeur. À croire que le Québec moderne n’a pas changé d’un iota depuis En Berne.

« Je trouve ça triste de constater le manque de projet et l’inaction de notre société, déplore Pauzé. Au lieu de se rassembler, l’individu vit dans la consommation. Comme si sa croissance passait par l’achat infini. C’est peut-être de la nostalgie des années 60 et 70, mais j’aurais envie de vivre dans une société soulevée par des projets porteurs, notamment en environnement, où le Québec a tout pour devenir un leader mondial. »

Cowboys FrignantsCe fameux confort engourdissant ne guette-t-il pas les Cowboys Fringants, eux-mêmes parents et majoritairement banlieusards? « Je ne nous exclus d’aucune chanson de l’album, avoue le compositeur. Oui, je vis confortablement, et je ne crois pas que je serais prêt à sacrifier tant que ça mon confort. Contrairement à ce que certains pensent, je ne suis pas un donneur de leçon. Nous sommes les citoyens d’un pays occidental, nous vivons dans le confort. Mais ça ne nous empêche pas de réfléchir à l’avenir. »

À sa défense, le groupe maintient son engagement dans la Fondation Cowboys Fringants qui contribue au reboisement de nos forêts depuis bientôt 10 ans. Pour Jérôme Dupras, président de la fondation, le constat est clair: « Le 21e siècle est davantage celui des villes que celui des provinces ou des nations. Comme il n’y a pas de projet de société ni à Québec, ni à Ottawa, c’est à l’échelle communautaire que ça se passe. C’est le milieu urbain qui reprend le flambeau alors qu’un paquet d’initiatives citoyennes rendent nos villes plus agréables. »

Suite à un concert-bénéfice présenté en avril dernier, 10 000 arbres ont été plantés dans la nouvelle forêt urbaine du Centre de la Nature de Laval grâce aux Cowboys. « Karl est revenu de l’inauguration la larme à l’œil », révèle Marie-Annick. « Cette forêt, elle va grandir au même rythme que mes enfants, explique Karl. Je vais pouvoir les amener là dans 20 ans et leur montrer ce que leur père et sa gang ont fait. D’ailleurs, je crois que notre retour aux chansons engagées n’est pas étranger au fait que nous soyons maintenant tous parents. Quand on parle de changements climatiques en 2050, ça parait loin jusqu’au jour où t’as des enfants. Ils auront mon âge en 2050. Quel monde leur laisse-t-on? Est-ce qu’ils auront les mêmes possibilités que nous? »

Tel un vétéran dans la chambre des joueurs, Les Cowboys Fringants s’imposent de par leur assurance et leurs actions concrètes sur le terrain.

Voir un extrait de l’entrevue qu’ont accordé les membres des Cowboys Fringants à notre journaliste Olivier Robillard Laveaux :

cowboysfringants.com