Fondé en 2005, le Réseau canadien pour les musiques nouvelles (RCMN) est avant tout inclusif et accessible à tous. Musique de chambre, improvisation, musique électroacoustique, opéra contemporain, musique orchestrale, art sonore, peu importe – toutes ces différentes avenues visent à atteindre le même objectif. Nous devons travailler de concert.

La prémisse de base du RCMN est simple : la création de musiques nouvelles en tant que mode d’expression personnelle constitue une partie importante de notre vaste écosystème musical au Canada. Nous avons estimé que la vaste communauté des « musiques nouvelles » n’avait pas de voix unifiée et forte pouvant permettre d’exprimer l’ensemble des valeurs sociales et artistiques que ces musiques apportent au creuset culturel canadien.

Le RCMN a deux objectifs principaux :

1)    Réseautage – créer un espace culturel et des événements particuliers pouvant rassembler l’ensemble de la communauté des musiques nouvelles et les amener à travailler sur des préoccupations communes et des solutions.

2)    Représentation – travailler avec les conseils des arts, les agences gouvernementales, les éducateurs, les médias et le public afin de mettre en valeur l’art de la musique de création, à la fois comme un moyen d’expression artistique et comme valeur sociale au Canada.

Nous sommes une association professionnelle car nous représentons une communauté professionnelle particulière – la nouvelle musique du monde (nous pourrions dire le « classique contemporain », mais cette expression semble être trop restrictive pour correspondre à notre vision inclusive). Cependant, l’adhésion à cette association repose simplement sur un principe philosophique – si vous pensez qu’il est important d’encourager « les musiques nouvelles » en tant que valeur culturelle, vous devriez vous joindre à nous.

Nos membres comprennent d’autres organisations artistiques, ensembles de musique nouvelle, festivals, orchestres, compositeurs, interprètes, improvisateurs, musiciens de jazz, artistes sonores expérimentaux, artistes visuels, professeurs de musique, interprètes et compositeurs étudiants, musiciens d’autres domaines, auditeurs curieux, mélomanes avides… Vous avez compris.  Nous avons actuellement plus de 500 membres.

Notre activité la plus importante est notre congrès de réseautage intitulé FORUM. Ce congrès de deux jours est un événement passionnant où des artistes de musique nouvelle venus des quatre coins du Canada et de l’étranger se rencontrent, tant pour discuter des enjeux importants pour la communauté que pour parler de nouveaux projets artistiques.  Moitié marché commercial des arts et moitié congrès académique, c’est l’endroit idéal pour rencontrer de nouveaux visages du milieu, discuter d’idées et de projets novateurs ainsi que pour trouver de nouveaux partenaires à travers le Canada et sur la scène internationale.

Les FORUMS précédents se sont tenus à Winnipeg (2007), à Toronto (2008), à Montréal (2009), à Halifax (2010) et à Vancouver (2012).  L’événement de Vancouver a été jusqu’à présent le plus réussi avec 112 participants.

Le prochain FORUM se tiendra à Calgary du 24 au 26 janvier 2014.  Pour ce FORUM, nous prévoyons élargir nos partenariats (membres) internationaux, et attirer un large éventail d’invités internationaux en provenance des États-Unis et d’Europe.  Si vous désirez agrandir votre réseau de contacts ou être exposé à de nouvelles idées, c’est l’endroit tout choisi.

Le RCMN met à jour un site Web très détaillé (pour de plus amples informations, visitez www.réseau musiquesnouvelles.ca), offre un bulletin électronique trois fois par an sur les projets et les activités des membres, et est constamment engagé dans des représentations au sein de notre milieu, travaillant avec des partenaires tels que la Coalition canadienne des arts et la Coalition pour l’éducation en musique au Canada, afin de faire découvrir les musiques nouvelles à un auditoire canadien aussi vaste que possible.

—TIM BRADY, PRÉSIDENT, RÉSEAU CANADIEN POUR LES MUSIQUES NOUVELLES (RCMN)


Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Le duo de musique rock garage de Vancouver, The Pack A.D., se limite à une règle d’écriture : pas de chansons d’amour. Leurs paroles sont cool, intelligentes et stylées avec une petite touche d’humour – et indéniablement originales.

« Rid of Me », une chanson amusante – à moins qu’elle ne soit triste – sur leur dernier album Unpersons de 2011, commence par :

Well I drank two bottles of wine / And then I threw up / And felt just fine / I was only thinking of you / And then I thought of you / And then I forgot again (J’ai bu deux bouteilles de vin / Puis j’ai tout balancé / Mais me suis sentie très bien / Je ne faisais que penser à toi / Puis après y avoir pensé / Je t’ai oublié encore).

Mais qu’en est-il de l’amour? Becky Black, à la guitare et à la voix, et Maya Miller, à la batterie,

« La seule chose que je me sois jamais autorisée, et Becky semble être de cet avis [est que] je n’écrirai jamais une chanson du genre “Oh, je t’aime” ou “Ce gars a brisé mon cœur”. » – Maya Miller, The Pack A.D.

n’ont rien à dire là-dessus. À la place, essayez ces paroles pour rire : « Mon robot peut tuer ton robot avec la puissance de mon esprit », extrait de la chanson « 8 » (My robot can kill your robot with the power of my mind).

« Il y a certains thèmes qui surgissent très rapidement, » dit Becky Black, l’auteure-compositrice du duo. « Les robots et la peur des robots; les étrangers et l’aliénation, et [l’idée que] les gens sont ennuyeux et les animaux sont plutôt cool. »

Maya Miller est d’accord. « La seule chose que je me sois jamais autorisée, et Becky semble être de cet avis [est que] je n’écrirai jamais une chanson du genre “Oh, je t’aime” ou “Ce gars a brisé mon cœur”. Je n’écrirai pas sur le thème de l’amour. »

Les deux artistes ont commencé à jouer ensemble en 2006 et ont composé entièrement leur premier album, Tintype, plus de 18 mois avant de se produire devant public. Depuis, selon Becky Black : « Notre style de musique a évolué d’album en album. Au début, nous avons joué tout simplement du blues-rock, parce que cela semblait la chose la plus facile à jouer. Puis nous nous sommes améliorées et nous avons élargi notre registre musical. »

Pour les trois derniers albums de The Pack A.D., y compris le prochain qui devrait sortir au début de l’année 2014, Becky Black confie qu’elles se sont accordé un mois ou deux pour travailler chaque jour dans leur studio d’improvisation.

« C’est juste de la batterie et de la guitare. Nous improvisons une chanson durant à peu près cinq

« C’est juste de la batterie et de la guitare. Nous improvisons une chanson, durant à peu près cinq minutes ». – Becky Black, The Pack A.D.

minutes, et peut-être que le lendemain, en constatant que ce n’est pas vraiment génial, nous passons à autre chose. Mais parfois ça finit par donner de très bons résultats. » Les paroles, toutefois, sont habituellement écrites dans le studio selon un horaire que Maya Miller qualifie de « cocote minute », à cause des échéanciers.

La nouvelle chanson « Battering Ram », du prochain album à paraître, parle de « quelqu’un qui est persécuté ou est généralement insatisfait de sa vie, et qui se sert de sa rage pour tout bousculer », explique Becky Black, ajoutant que cette chanson a un « chœur d’hymne rock ».

« C’est notre version d’un hymne, dit Maya Miller. Je ne sais pas si c’est parce que nous sommes allées en tournée avec le groupe Our Lady Peace, mais nous avons dû être un petit peu influencées par leurs hymnes. Mais ça sonne résolument comme nous. C’est notre version du rock garage. » PAR KAREN BLISS

Parcours

  • Maya Miller adore jouer au tennis
  • Becky Black écrit des histoires et dessine également. Elle travaille sur une bande dessinée.
  • Maya Miller écrit un livre concernant le fait d’être dans « ce » groupe par rapport au fait d’être dans un groupe.

Quelques faits
Éditeur : Nettwerk One Music Canada Ltd.
Discographie : Tintype (2008), Funeral Mixtape (2008), We Kill Computers (2010), Unpersons (2011), Title TBA (2014)
Membres de la SOCAN depuis 2006
Visitez le site http://thepackad.com


Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Ian Campeau n’oubliera jamais la première soirée de musique électro pow wow. C’était en 2008, et lui et un membre autochtone du groupe, le DJ Bear Witness avaient eu l’idée de donner une prestation dans un club à Ottawa identique à celle tenue pour les communautés coréennes et des Indes orientales.

« Nous voulions lancer une soirée spécifique à la culture des membres des Premières Nations, »

« Nous avons commencé par ajouter des extraits de chants traditionnels et de tambours pow wow à la musique de danse électronique et les gens se sont déchaînés. » – Ian Campeau de A Tribe Called Red

se souvient Ian Campeau, alias DJ NDN.  « Nous avons commencé par ajouter des extraits de chants traditionnels et de tambours pow wow à la musique de danse électronique et les gens se sont déchaînés. Il est évident que c’est une chose importante qui manquait à la communauté ».

Ian Campeau et Bear Witness se réunirent alors avec Dan General, alias DJ Shub, pour former le groupe A Tribe Called Red. Depuis, leurs soirées électro pow wow n’ont cessé de prendre de l’ampleur. Au départ, leur musique se composait de mashups, mélangeant le hip-hop et la house au style dancehall et au dubstep. Mais avec la chanson  « Electric Pow Wow Drum », le trio a crée un hymne original.

« Dès le départ, il semble que nous ayons frappé juste, » se rappelle Ian Campeau. « Diplo [le DJ américain et dénicheur de tendance] a entendu la chanson, l’a adorée et a commencé à en parler sur son blogue Mad Decent. En quelques jours à peine, nous avons reçu des tweets de MTV. »

L’engouement n’a cessé de croître. Le premier album homonyme de A Tribe Called Red a été mis en nomination au prix de musique Polaris 2012 et est inscrit dans la liste des dix meilleurs albums de l’année du Washington Post. Le trio a fait des tournées à travers l’Amérique du Nord et l’Europe, enflammant la foule à Édinbourg et à la World Music Expo en Grèce.

Avec son album Nation II Nation, retenu en présélection au prix Polaris 2013, la formation a non

« Avec la chanson « Electric Pow Wow Drum», dès le départ, il semble que nous ayons frappé juste. » – Ian Campeau de A Tribe Called Red

seulement vu exploser sa popularité, mais elle a aussi été invitée à participer à de grands événements comme le festival de musique électronique de Détroit et le Festival International de Jazz de Montréal. Pour la suite, le groupe réalise un album pour Pirates Blend, une étiquette appartenant à Jay Malinowski, Eon Sinclair et à Sekou Lumumba, de la formation Bedouin Soundclash, et à leur gérant Dave Guenette.

Ian Campeau affirme que ses complices et lui sont heureux de représenter le visage de la jeunesse autochtone des centres urbains. « En tant que membres des Premières Nations, nous avons toujours été considérés comme appartenant au passé, dit-il. Avec cette image plus moderne, nous montrons que nous sommes toujours vivants. C’est le message de notre musique. » – NICHOLAS JENNINGS

 

Parcours

  • Ian Campeau s’est joint à l’âge de dix ans à un groupe de percussion des Premières Nations et, dans la vingtaine, fut le batteur du groupe punk montréalais The Ripchordz.
  • Dan General est deux fois champion canadien du championnat DMC, la compétition annuelle de DJ qui se tient au Disco Mix Club.
  • Bear Witness est à la fois musicien et l’artiste visuel du groupe. Il crée des vidéos qui montrent les stéréotypes racistes dont sont victimes les autochtones nord-américains et s’en sert pour exprimer des messages à caractère social.

 

Quelques faits
Éditeur : A Tribe Called Red
Discographie : A Tribe Called Red (2012), Nation II Nation (2013)
Visitez le site http://atribecalledred.com
Membre de la SOCAN depuis 2013

PHOTO : Pat Bolduc (photo couleur)
ou
Sébastien Roy (photo noir et blanc)


Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *