Comme assureurs, il y va naturellement de notre intérêt d’aider notre clientèle musicale à protéger ses instruments, donc à ne pas avoir à nous adresser de réclamations. Commençons par quelques conseils d’ordre général pour la protection des instruments de musique avant de passer à des trucs et astuces plus spécifique pour la protection des claviers électroniques, des guitares et des batteries.

smashed, guitar, protect, instrument

Vous ne voulez pas que CELA se produise

Dans certaines réclamations que nous recevons concernant des instruments de musique, la vitre d’une fenêtre de la voiture de l’assuré a été fracassée, ce qui laisse entendre que le voleur avait d’abord repéré un objet de valeur à l’intérieur du véhicule. Ce genre de situation pourrait facilement être évité en investissant dans des vitres teintées ou une pellicule plastique de sécurité peu coûteuse si vous savez que vous aurez à laisser de l’équipement dans votre véhicule. Vos instruments seront alors hors de portée de vue, et personne ne pourra être tenté de vous les voler. Autre conseil : si votre véhicule a une porte ou une fenêtre arrière, acculez-le à un mur pour en rendre l’accès plus difficile. Vous pouvez également demander à quelqu’un de surveiller le chargement ou le déchargement de votre fourgonnette ou de votre remorque sans interruption. La ville de Vancouver est notamment reconnue pour ses voleurs qui surveillent le transport d’équipements de musique dans une salle de spectacle à partir d’une ruelle et s’attaquent à une fourgonnette dès qu’elle est laissée sans surveillance, ne fût-ce que pendant quelques secondes.

Pour ce qui est de la protection de votre instrument dans les aérogares et les avions, la règle no 1 est celle-ci : ne jamais enregistrer votre instrument avec vos bagages à moins qu’il ne soit pas possible de le transporter comme bagage à main. Ne perdez jamais votre instrument de vue dans l’aérogare. Songez à utiliser une sangle velcro pour le fixer à votre chariot afin d’éviter que quelqu’un s’en empare à la sauvette. Le fait de dissimuler un pisteur de type Tile ou autre dans vos étuis vous donnera plus de chances de récupérer vos équipements s’ils sont volés. Ces produits sont particulièrement précieux pour des équipements d’époque.

Songez à vous protéger contre le risque d’endommagement de vos équipements en souscrivant une police d’assurance.  Il vous suffira d’environ cinq minutes pour vous assurer pour 10 000 $ pour une période de 12 mois, et ce, pour la somme d’environ 130 $. Vous pouvez le faire ici.

Protégez votre clavier électronique

Où devriez-vous placer votre clavier électronique? Selon Yamaha, l’endroit idéal est une pièce avec un taux d’humidité relative de 40 à 45 pour cent. Évitez de laisser les claviers à l’extérieur ou près d’ouvertures qui les exposent à la lumière du soleil, à la poussière ou aux écarts de température.

Servez-vous d’un multimètre pour vérifier si la prise électrique dans laquelle vous branchez votre clavier procure la tension recommandée par le fabricant de l’instrument. Si ce n’est pas le cas, essayez une autre prise. Les multimètres se vendent autour de 30 $ chez Home Depot. N’oubliez pas de fermer le clavier avant de le débrancher, et débranchez-le entre les utilisations.

Servez-vous d’un simple chiffon de coton pour nettoyer votre clavier. N’utilisez jamais de diluant afin d’éviter d’effacer les impressions ou même d’endommager l’instrument (généralement fait en plastique).

Si vous partez en tournée, utilisez un étui portatif de qualité supérieure comme, par exemple, un étui pour guitare de marque Pélican rigide, doublé de mousse et verrouillable qui protège contre les impacts et l’humidité, et recouvrez votre clavier d’une housse de protection contre la poussière lorsque vous ne l’utilisez pas.

Un geste en apparence inoffensif comme le fait de poser un verre sur le panneau du clavier pourra causer un court-circuit s’il se renverse accidentellement. Il arrive souvent que des réclamations soient causées par des distractions de ce genre. Posez-donc vos verres et vos tasses sur une table auxiliaire plutôt que sur le clavier.

Protégez votre guitare

Où devriez-vous ranger votre guitare? Il est préférable de ranger votre guitare dans une pièce centrale plutôt qu’à proximité d’un mur extérieur, ce qui permet de maintenir une température constante. Placez votre guitare dans son étui, debout ou sur le côté – jamais sur le dos – afin d’éviter que quelqu’un ne l’écrase en passant. Il est également important d’en détendre les cordes d’un ou deux demi-tons lorsqu’elle est rangée.

En spectacle, placez votre guitare à un endroit où elle a moins de chances d’être renversée accidentellement, et tâchez de l’installer en dernier lieu  pour la bonne raison que, en règle générale, moins un instrument passe de temps sur la scène, moins il risque d’être endommagé.

Même lorsque vous jouez assis, l’utilisation d’une sangle solide est une précaution intelligente qui pourra empêcher votre guitare de glisser. Ne portez pas de boucle de ceinture lorsque votre guitare est en bandoulière – les boucles de ceinture ont tendance à causer des égratignures et des rayures sur une guitare. Sinon, vous pouvez porter votre chemise par-dessus le pantalon pour protéger le dos de votre guitare.

Garder vos cordes propres, c’est les protéger : elles pourront durer plus longtemps si vous les essuyez avec un chiffon ou une serviette après une session. Si les cordes de votre guitare sont en acier, il est recommandé de les nettoyer à l’aide d’une serviette avec de l’alcool isopropylique 70/90 %.

Si vous apportez votre guitare en voyage, songez à bourrer votre étui de tissus quelconques (chaussettes, serviettes) pour empêcher l’instrument de glisser.

Protégez votre batterie

Où devriez-vous garder votre batterie? Si vous rangez votre batterie pour une longue période, une tension modérée ou plus basse est ce qu’il y a de mieux pour les peaux. Essayez de vous procurer des étuis rigides avec des cupules en polyéthylène pour chaque tambour. Puisque les écarts de température extrêmes peuvent gonfler ou réduire légèrement le volume de vos tambours, l’idéal est de les ranger dans une pièce où les écarts de température sont réduits.

Si vous partez en tourné comme artiste solo, vous devriez transporter votre batterie dans des sacs  rembourrés équipés de fermetures éclair de qualité supérieure. Vous pourriez utiliser des étuis en fibre de verre ou les étuis de polyéthylène susmentionnés. N’oubliez pas d’apposer sur chaque étui une étiquette indiquant vos coordonnées.

Si vous voyagez en avion, il est clair que votre batterie fera exception à la règle de « ne jamais enregistrer votre instrument avec vos bagages » dont il est question plus haut. Toutefois, plutôt que d’enregistrer votre batterie comme excédent de bagages, vous pourriez l’enregistrer comme article de transport aérien. Cela pourra coûter un peu plus cher, mais cela vous assurera que vos équipements sont manipulés avec plus de professionnalisme. Sinon, vous pourriez songer à louer une batterie en arrivant à destination plutôt que de traîner la vôtre d’un bout à l’autre du pays.

Songez à souscrire à une police de Front Row Instrument Insurance

Front Row Insurance est un courtier d’assurance spécialisé dans les risques liés au domaine du divertissement. Nous offrons une protection en ligne de 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, aux membres de la SOCAN – sans qu’ils aient à parler à un courtier. Nous avons des forfaits pour les tournées et les studios d’enregistrement. Nous avons des bureaux à Montréal, Toronto, Vancouver, Halifax, Los Angeles, New York et Nashville. Notre personnel de plus de 50 employés cumule 510 ans d’expérience dans le domaine de l’assurance.

Front Row offre une protection rapide et abordable en matière d’instruments de musique aux musiciennes et musiciens professionnels canadiens et aux membres de la SOCAN qui sont résidents canadiens. Apprenez-en davantage ici sur notre programme

Au sujet de Grant Patten
Grant Patten est vice-président, Marketing, chez Front Row Insurance. Il a travaillé environ 6 ans au CSIO, ou il a acquis de l’expérience dans le domaine des communications marketing. Il a également travaillé comme rédacteur technique à la CIBC et comme assistant de recherche à l’Université de Toronto. Il détient un baccalauréat en études cinématographiques (Université Ryerson) et une maîtrise en sciences de l’information (Université de Toronto) en plus de porter le titre de Project Management Professional (PMP)®.



Steve Waxman est arrivé plus ou moins par accident dans l’industrie de la musique après avoir obtenu son diplôme en scénarisation et art dramatique de NYU en 1982. C’était à la toute fin d’une récession. Il a accepté un boulot sur Madison Avenue comme coursier pour Aucoin Management (KISS, Billy Idol). Après à peine deux heures dans son nouvel emploi, il savait qu’il avait trouvé son créneau.

Près de quatre décennies plus tard — dont 27 passées dans le domaine de la publicité et du marketing chez Warner Music Canada —, Waxman utilise son talent et son expérience pour aider les artistes à découvrir leur propre histoire grâce à sa nouvelle entreprise : I.M. Steve Waxman. Tout comme son premier emploi pour Aucoin, cette nouvelle vocation qui lui est venue alors qu’il devenait soixantenaire fut un « heureux accident ». Son épiphanie lui est venue après de nombreuses conversations autour d’un café. Il souligne qu’il n’offre pas un service de consultation, mais bien des services d’orientation professionnelle.

“Il faut d’abord définir son propre récit”

Waxman est un conteur avec un esprit curieux, et discuter avec lui est un exercice d’écoute. Il enchaîne anecdote après anecdote au gré de son fil d’idées. Chaque phrase débute par les mots « est-ce que je t’ai raconté la fois où… ? » Ainsi débutent les histoires au sujet de la fois où il a enfilé les costumes de KISS dans l’entrepôt d’Aucoin sur les rives du fleuve Hudson ou de comment il a lancé la carrière de Scott Helman, et ainsi devient clair un fait : Waxman connaît ses récits. La valeur d’un récit authentique, lorsqu’il est bien raconté, va de pair avec la plus importante leçon que Bill Aucoin lui ait apprise : nous sommes tous des facilitateurs.

« Si un artiste a une vision, c’est notre devoir de s’assurer qu’il réalise cette vision, mais le problème c’est que bien des artistes ne savent pas vraiment qui ils sont », explique-t-il. « Ils veulent s’en remettre à des “experts” et laisser ces “experts” les guider. Bill m’a enseigné à faire les choses autrement. On doit s’asseoir ensemble et trouver votre propre vision, mais pour ça, il faut d’abord que vous trouviez votre récit. Il suffit parfois d’une tierce partie objective qui pose les bonnes questions afin que vous trouviez ce récit, mais il faut que ce soit vous qui le trouviez. »

Lorsqu’un artiste a une vision claire et un récit attrayant, Waxman l’aide à déterminer quelles sont les prochaines étapes et quels sont les gestes les plus sensés à poser à chaque étape de sa carrière simplement en posant les bonnes questions. A-t-il besoin d’un gérant ? A-t-il plutôt besoin d’un relationniste de presse ? Il ne suffit pas d’avoir enregistré un album ou d’avoir téléversé des chansons sur Spotify pour avoir son propre récit. Il faut quelque chose qui vous définit et vous démarque des autres.

« Mon but est d’aider le plus d’artistes possible à arriver à un point où ils peuvent réussir à passer à un autre niveau, peu importe ce niveau », dit-il. « Que ce soit monter sur scène ou se trouver un gérant. Vos amis seront toujours impressionnés par ce que vous faites. Vous avez besoin d’un diseur de vérité objectif si vous avez l’intention de prendre votre carrière au sérieux. »

Vous pouvez contacter Steve pour en apprendre plus sur ce qu’il peut faire pour votre carrière et vous aider à définir votre récit : https://www.imstevewaxman.com

Le top 5 des conseils de Steve

  1. « Fixez-vous des objectifs. Trop souvent, les gens ne se fixent pas d’objectifs ou ils se donnent des objectifs inatteignables du genre “je veux jouer dans des arénas à guichets fermés”. C’est un gros objectif difficile à atteindre qui nécessite d’atteindre plein de petits objectifs avant. »
  2. « Posez-vous des questions du genre “qu’est-ce qui me rend spécial ?” Définissez votre récit et créez votre propre histoire. Après, il suffit de savoir comment communiquer cette histoire. »
  3. « Soyez originaux. Essayer de sonner comme ce qui joue à la radio ou comme un autre artiste est futile. »
  4. « Peaufinez votre présence sur scène. Les gens n’y pensent pas assez. Que faites-vous pour divertir vos fans ? Imaginez à quoi ressemble votre meilleur spectacle, puis adaptez-le à vos moyens. Ne perdez jamais cette vision de vue, comme ça quand les gens iront vous voir, votre spectacle aura l’air encore plus gros qu’il l’est. »
  5. « Soyez présent sur les réseaux sociaux. Créez du contenu qui est cohérent et correspond à votre récit et à votre vision. Bon nombre d’artistes ont peur des réseaux sociaux, ils ont l’impression qu’il faut être tout pour tout le monde tout le temps. Non, il suffit d’avoir une stratégie et un plan. »


Pour la vaste majorité des gens de moins de 18 ans, le mois de septembre signifie la rentrée, les bouquins, être assis à son pupitre, étudier à la bibliothèque et beaucoup de temps passé sur Google et Wikipédia pour y effectuer des recherches. Et bien entendu de nouveaux vêtements, retrouver de vieux amis et s’en faire de nouveaux.

Pour la rentrée, la SOCAN a décidé d’offrir à ses membres des conseils triés sur le volet offerts par des artistes comme Serena Ryder, Laurence Nerbonne, Kardinal Offishall et plusieurs autres au sujet de la création musicale, des tournées et de votre carrière en général.

OWEN PALLET
La vie en tournée avec un groupe

  • Payez vos musiciens et votre équipe mieux que vous l’êtes vous-même. Si vous faites plus d’argent qu’eux, donnez-leur une augmentation. Particulièrement votre batteur.
  • Jouez toujours en solo. Mais si vous devez former un groupe, ne jouez qu’avec vos amis les plus proches. Jouer de la musique avec eux vous stimulera et vous adorerez ces personnes. Et assurez-vous que l’un de vos meilleurs amis soit un excellent batteur.
  • Ne faites pas de tournées. Mais s’il le faut, allez en Italie et en Espagne.

SERENA RYDER
L’écriture de chansons

  • Écrivez avec un crayon sur une feuille de papier! Vous aurez des idées que vous auriez peut-être effacées si vous travaillez à l’ordinateur.
  • Jouez d’un instrument dont vous ne jouez pas habituellement, ça peut-être très amusant. Ça vous empêchera de vous en remettre à vos vieilles habitudes et automatismes et, ce faisant, ça vous forcera à trouver de nouveaux points de départ. Si vous êtes guitariste, essayez de jouer du piano et voyez où cela vous mène. Vous trouverez de nouveaux accords et de nouvelles mélodies. Ce truc a fonctionné pour moi.
  • Si vous n’avez rien trouvé d’intéressant après 90 minutes, ne vous en faites pas. L’inspiration est un cadeau et vous ne pouvez pas forcer quelqu’un à vous donner un cadeau. Dès que vous y pensez trop et essayez de vous y accrocher, vous allez tuer cette idée. C’est comme l’amour.
  • Vous pouvez toujours revenir plus tard à une idée de chanson qui ne semblait aller nulle part. Même si c’est quelques années plus tard, peut-être aurez-vous à ce moment une perspective différente sur la vie qui vous permettra d’aborder cette idée, cette chanson, d’une manière qui vous permettra de la compléter.
  • Lisez un livre, ouvrez votre esprit aux nouvelles idées! Je suis toujours inspirée lorsque je lis un bon livre.

DERIC RUTTAN
L’écriture de chansons

  • Trouvez-vous un espace réservé pour y écrire systématiquement, que ce soit une pièce de la maison ou une simple table de travail.
  • Faites-le régulièrement. Quand j’entre dans cette pièce, à une heure donnée, je suis là pour une seule et unique raison : écrire. Ça aide à se mettre dans le bon état d’esprit.
  • Soyez toujours au service de la chanson. Il ne faut pas avoir d’objectif trop précis. Laissez le moment venir à vous. Quand vous sentirez que vous avez trouvé le germe d’une idée, laissez-la devenir ce qu’elle doit être.

MAYLEE TODD
Une carrière indépendante

  • Voir les opportunités : Il y a plein d’opportunités, il suffit d’avoir la bonne lentille pour les voir. J’ai demandé à faire partie d’un jury du Conseil des Arts du Canada afin de mieux comprendre comment le système de bourses fonctionne. J’ai travaillé dans un magasin d’instruments de musique pour bien comprendre comment les pédales d’effets fonctionnent, et j’ai pris un café avec des gens de l’industrie afin de connaître leurs expériences et peut-être même travailler pour eux, bénévolement ou non.
  • Soyez vraiment vous même : Votre authenticité a une valeur. Il y a une tonne de gens dans ce monde, certains sont plus intelligents, d’autres plus talentueux, d’autres plus riches. Qu’est-ce qui vous distingue ? Votre expérience unique, votre style unique et votre perspective unique.
  • Contrats : Les contrats doivent être clairs et concis, ils ne doivent laisser place à aucune supposition. Je « booke », présente mes idées et collabore avec de nombreuses personnes, festivals et salles. Les possibilités de mauvaise communication et de suppositions sont nombreuses. Voilà pourquoi un contrat est préférable… Avec un contrat, tout est clair et net ; la description de tâche, les conditions et le paiement.
  • Éparger l’argent : J’essaie de toujours investir dans des projets auxquels je crois, et je prends plus de risques financiers. Cela peut paraître impossible, surtout si vous n’avez pas beaucoup d’argent. J’ai ouvert un compte d’épargne exprès pour des projets artistiques. C’est incroyable la quantité d’argent que je peux dépenser sur des objets qui ne m’apportent aucun sens ou aucune substance. Prioriser m’a beaucoup aidé. À chaque fois que je suis payé pour une prestation, je mets une partie de cette somme dans ce compte d’épargne, même si ce n’est pas grand-chose.

ALAN FREW
Votre carrière
Il y a deux règles de base que j’applique dans ma vie :
1) Vous devez vous en soucier. Vous seul pouvez y arriver. Relisez la citation de Churchill. Vous devez vivre et respirer, manger et dormir et avoir votre projet à cœur sans aucun compromis, peu importe les défis auxquels vous ferez face, et peu importe ce que dirons les oiseaux de malheur.
2) Vous et vous seul devez accomplir quelque chose de remarquable afin que les autres s’en soucient, ou à tout le moins quelque chose d’assez remarquable pour que les autres vous remarquent.

KARDINAL OFFISHALL
Votre carrière
Le conseil que je donnerais à quiconque veut faire partie de la « game » c’est de prendre bonne note de qui vous êtes avant d’y prendre part. Elle va vous changer, et quiconque vous dira le contraire vous ment. Le véritable défi et de vous assurer qu’elle vous change pour le mieux. Apprenez tout ce que vous pouvez à son sujet et abordez tous vos revers comme une leçon qui vous servira de tremplin sur un terrain de jeu rempli de serpents et d’échelles.

LAURENCE NERBONNE
L’écriture de chansons
Réfléchir aux techniques d’écriture, à comment un bon refrain doit résumer les enjeux des couplets, aux formes que peut prendre une chanson, ça te permet d’encore plus faire honneur à ton inspiration et de rendre le résultat de ton idée de base plus clair pour la personne qui écoute. C’est comme en arts visuels: Picasso a dû apprendre à vraiment bien peindre avant de tout déconstruire. Picasso était en forme! Et pour faire une bonne chanson pop, il faut être très en forme, parce que c’est beaucoup plus difficile qu’on le pense d’arriver à cette clarté, qui est essentielle, tout y mettant l’émotion nécessaire, pour que ce ne soit pas que mathématique non plus.

AHI
L’écriture de chansons

  • Écris tout. Aucune importance si ça te rend inconfortable, aucune importance si ça semble ne pas être ton genre de chanson ; écris tout ce qui te passe par la tête.
  • Si les gens ne réagissent pas à tes créations, continue de créer. Ils finiront par y répondre, un jour ou l’autre, si ta proposition est honnête.
  • Avant d’écrire une chanson, écris tes idées et assure-toi de retourner cent fois sur le métier… On peut toujours écrire quelque chose de mieux.

JESSICA MITCHELL
La vie en tournée

  • Prendre soin de soi. Bien manger, je fais beaucoup de yoga. Même juste cinq minutes de tapis roulant chaque jour.
  • Organisateurs de bagages. Je viens juste de découvrir ces trucs ! Ils permettent d’organiser votre valise en petites sections. C’est important d’être bien organisé.
  • Beaucoup de sommeil. Et interdit de boire les jours de concerts.

TEBEY
La co-écriture

  • Collaborez avec des gens qui n’écrivent pas dans le même style ou le même genre que vous ; la diversité est bénéfique.
  • Collaborez avec des gens avec qui vous aimez travailler et écrivez avec des gens qui vous mettent au défi. C’est très important. J’aime travailler avec des gens qui sont de meilleurs auteurs-compositeurs et plus populaires que moi. On peut toujours apprendre. J’apprends sans arrêt.
  • Chaque session est différente. Plus on écrit avec quelqu’un, plus on comprend leur processus. Mais il n’a toujours aucune formule magique. Il faut continuer à peaufiner son art et à être 10 % meilleur que les autres en tout temps… C’est mon objectif.

JORDAN MILLER du groupe THE BEACHES
L’écriture de chansons

  • Ne vous découragez pas lorsque vous bloquez. Ne forcez pas une idée à fonctionner. Si vous avez une bonne idée pour un couple ou un refrain, mais que, pour une raison ou une autre, vous n’arrivez pas à la mener à bon port, mettez-la dans votre poche arrière et revenez-y plus tard.
  • Soyez ouverts aux collaborations. J’ai de la difficulté à finir ce que je commence, c’est pour ça que c’est génial d’être dans un groupe. Lorsque je me sens paresseuse ou que j’ai envie d’abandonner une idée, elles sont toujours là pour m’aider. D’autres fois, l’une d’entre nous a une idée qui inspire les autres et on la travaille toutes ensemble.
  • Changez toujours votre perspective sur la création d’une chanson. Pendant sept ans, je n’ai jamais écrit au sujet de mes expériences personnelles. J’écrivais à partir d’histoires que je m’étais inventées. Lorsque j’ai changé mon approche de l’écriture et que j’ai commencé à y inclure des expériences personnelles, mon écriture a acquis beaucoup de maturité. J’encourage les gens à se mettre au défi de la sorte.