Le compositeur de musique à l’image et membre SOCAN Cristobal Tapia de Veer a beau être devenu l’un des compositeurs les plus en demande à l’international, entre autres grâce à son travail remarquable sur la série-phénomène White Lotus (HBO) et le film à succès Smile, il prendra tout de même le temps de partager son expertise et ses secrets créatifs dans le cadre de la série Les grandes rencontres SPACQ, le 23 février 2023, de 13h à 14h. La Société professionnelle des auteurs et des compositeurs du Québec a en effet invité le récipiendaire de multiples prix, dont deux prix Emmy en 2022 pour son travail sur White Lotus, Prix International de la SOCAN en 2017 et Compositeur de musique à l’image de l’année au Gala SOCAN 2021, question d’en faire profiter ses membres à qui cette rencontre gratuite est réservée.

Animé par Anaïs Larocque et Éric Shaw, tous deux compositeurs, cette rencontre privilégiée et intime d’une durée d’une heure se penchera sur le cheminement de carrière, les outils et les inspirations de l’artiste, parmi d’autres thématiques.

« La première fois que j’ai été en contact avec la musique de Cristobal, explique Éric Shaw, c’est avec Série Noire. Dès les premières notes de la trame sonore, j’ai pris mon téléphone et j’ai cherché le compositeur en me disant que cette musique était tout simplement incroyable. Ensuite, lors de la saison 1 de Dirk Gently, j’ai de nouveau cherché le nom du compositeur pour réaliser que c’était le même ! J’ai commencé à avoir chaud. Et c’est depuis que j’ai eu le malheur d’écouter le thème de White Lotus que je songe maintenant à abandonner le métier. Cristobal m’inspire la créativité, l’originalité et la spontanéité et c’est un honneur pour moi de le rencontrer. »

« Cristobal Tapia de Veer est un bel exemple de compositeur contemporain dont l’authenticité transparaît dès les premières notes des musiques qu’il compose. Il est pour moi une voix rafraîchissante dans le paysage fascinant de la musique à l’image », a pour sa part déclaré Anaïs Larocque.

Une classe de maître à ne pas manquer ! Pour les membres SPACQ seulement. Inscription obligatoire sur Zoom.



La Fondation SOCAN a annoncé aujourd’hui les cinq gagnants du Prix SiriusXM de la musique Noire canadienne créé afin de reconnaître et de célébrer le mérite artistique des créateurs de musique Noirs dans tous les genres musicaux. Adria Kain, AHI, Desarae Dee, Nonso Amadi and Zach Zoya recevront une bourse de 10 000 $ (le double du montant de l’année dernière) rendue possible par SiriusXM Canada.

Des mentions spéciales accompagnées d’une bourse de 1 000 $ ont également été décernées à City Fidelia, Haley Smalls, Leila Day, Promise et Shreez.

Pour écouter la musique de tous les gagnants 2022, cliquez ici.

« Quel honneur de participer à la mise en valeur des créateurs Noirs. Toutes les soumissions étaient incroyables et le jury a eu la tâche la plus difficile à ce jour », a déclaré Keziah Myers, directrice générale de ADVANCE Music Canada et présidente du jury. « J’ai découvert des auteurs et des compositeurs que je ne connaissais pas et j’ai tout de suite eu envie d’en savoir plus sur leurs projets, ce qui m’a incité à réfléchir aux moyens de les faire connaître au sein de l’industrie et de leur offrir davantage de débouchés. Félicitations aux gagnants! » Keziah Myers faisait partie du comité de la Fondation SOCAN qui a créé le Prix de la musique Noire canadienne en plus de faire partie du jury depuis sa création.

Cette année, le Prix a reçu un nombre record de candidatures d’artistes de tout le Canada dans une multitude de genres musicaux. Les gagnants ont été sélectionnés par un jury et un conseil consultatif composé d’éminents artistes Noirs et de leaders du secteur. Les membres du jury sont Keziah Myers (directrice générale d’Advance), Nicolas Ouellet (animateur radio à Radio-Canada), Lord Quest (responsable des relations créatives pour la musique Noire à la SOCAN), Marika Siewert (artiste) et Wayne Samuels (président et chef de la direction de Wired Management Inc).

« Nous sommes très fiers d’aider à donner vie à ce programme pour une troisième année et de doubler le montant de la bourse offerte à ces gagnants incroyablement talentueux qui l’ont pleinement mérité », a déclaré Michelle Mearns, vice-présidente de la programmation et des opérations chez SiriusXM Canada. « SiriusXM s’engage à soutenir les artistes Noirs canadiens et j’ai hâte de voir ce que ces artistes vont créer dans le futur. »

Pour en savoir plus sur la Fondation SOCAN, visitez le fondationsocan.ca.



Si vous êtes créateur de musique, il y a fort à parier qu’à un moment ou un autre de votre processus, vous voudrez utiliser la musique de quelqu’un d’autre, que ce soit par le biais d’un échantillon, de l’enregistrement d’une reprise ou d’une étude, par exemple. Peu importe le cas, il existe un moyen légal de le faire tout en respectant les droits d’auteur de l’auteur-compositeur et de l’éditeur de musique, et en leur assurant une rémunération équitable. En général, c’est une simple question d’obtenir leur autorisation.

Échantillonnage
Si vous échantillonnez une chanson, le ou les ayants droit de l’enregistrement de la chanson et le ou les ayants droit de la chanson elle-même doivent tous accorder leur permission. Par exemple, si vous voulez échantillonner le solo de la chanson « Hasn’t Hit Me Yet » de Blue Rodeo, vous devez obtenir l’autorisation d’utiliser l’enregistrement de Warner Music Canada, et l’autorisation d’utiliser la chanson de ses créateurs, soit Jim Cuddy et Greg Keelor, et/ou de son éditeur, Thunder Hawk Music.

Dans la plupart des cas, lorsqu’un éditeur de musique est impliqué, il a contractuellement obtenu l’autorisation de négocier le paiement et de fournir l’autorisation au nom des auteurs et compositeurs qu’il représente. Si c’est le cas de Cuddy et Keelor, vous obtiendriez l’autorisation des trois ayants droit de la chanson auprès de Thunder Hawk Music.

Enregistrer une reprise
Si vous souhaitez enregistrer une reprise d’une chanson originale protégée par un droit d’auteur, vous devez obtenir l’autorisation des ayants droit de la chanson, mais pas des ayants droit de l’enregistrement original de celle-ci. Si, par exemple, vous voulez réarranger « Hasn’t Hit Me Yet » en déplaçant le moment où le solo est joué dans la chanson ou encore en ajoutant un couplet, vous devez obtenir la permission des auteurs, Cuddy et Keelor – probablement par l’entremise de leur éditeur, Thunder Hawk Music, et l’autorisation de Thunder Hawk Music en tant que telle. Il en va de même si vous souhaitez enregistrer une reprise de la chanson.

Reproduction d’une reprise
Quiconque souhaite copier sa version d’une chanson protégée par le droit d’auteur – sur un pressage de 500 vinyles, par exemple, ou sur un service de diffusion en continu – doit d’abord demander l’autorisation du ou des détenteurs du droit d’auteur en obtenant une licence « mécanique », c’est-à-dire une licence de droit de reproduction. Reprenons l’exemple de « Hasn’t Hit Me Yet » : il vous faudrait à nouveau obtenir l’autorisation pour la chanson uniquement auprès de ses créateurs, possiblement par l’entremise de leur éditeur, et celle de l’éditeur lui-même.

Les services tiers
Dans tous les cas ci-dessus, il existe des services tiers qui peuvent accorder des licences sur des chansons en votre nom lorsque vous souhaitez la réinterpréter, mais au final, il faut toujours obtenir l’autorisation des ayants droit, que cette autorisation soit obtenue par l’entremise d’une société ou par vous en personne. Vous devriez par ailleurs toujours vérifier attentivement que cette organisation opère de manière légale et légitime avant de retenir ses services.

Utilisation équitable
La notion d’« utilisation équitable » est semblable, mais pas exactement la même au Canada qu’aux États-Unis. Au Canada, cela signifie qu’il n’y a pas de violation du droit d’auteur lorsqu’une petite partie de l’œuvre est utilisée à des fins privées d’étude, de recherche, d’éducation, de parodie, de satire, de critique, de revue ou de journalisme. L’utilisation équitable est une évaluation au cas par cas basée sur des facteurs établis par les tribunaux canadiens. Par exemple, si vous présentez une conférence privée sur l’écriture de chansons et que vous faites jouer « Hasn’t Hit Me Yet » pour illustrer ou enseigner certaines techniques – comment écrire un excellent refrain, par exemple –, vous n’avez pas à obtenir une permission au préalable.

Domaine public
Au Canada, une chanson ou une composition entre dans le domaine public 70 ans après l’année du décès du dernier créateur, compositeur, parolier ou auteur survivant de l’œuvre. Aucun droit n’est habituellement payable si la chanson ou la composition exécutée appartient au domaine public. Autrement dit, 70 ans après le décès du dernier compositeur survivant de « Hasn’t Hit Me Yet » – qu’il s’agisse de Jim Cuddy ou de Greg Keelor – la chanson sera dans le domaine public, et pourra alors être enregistrée sans aucune permission.

Pour des réponses à d’autres questions fréquemment posées sur le droit d’auteur et sur le fonctionnement de la SOCAN, consultez notre FAQ.