La SOCAN ne serait pas la même sans Gilles Valiquette, qui a reçu le Prix Hommage lors du 30e Gala SOCAN, le 22 septembre, à La Tohu, à Montréal. Élu au conseil d’administration de la société en 1982, où il a siégé jusqu’en 2018, l’auteur-compositeur-interprète y a laissé une trace indélébile en tant que président de 1998 à 2003. Mais, au-delà de ce dévouement pour les créatrices et créateurs de musique, qu’il a également prouvé en siégeant aux conseils de la SPACQ, de la SODRAC et de la SODEC, Gilles Valiquette est un prolifique créateur de chansons et un multi-instrumentiste hors pair. Avec une dizaine d’albums à son actif, celui qui porte également les chapeaux de réalisateur, d’arrangeur, de producteur et de fondateur de l’école Musitechnic a reçu cinq prix SOCAN en carrière, dont un pour sa pièce d’anthologie « Je suis cool », intronisée au Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens en 2011. Rencontré avant le début du gala par Eric Parazelli, rédacteur en chef du magazine de la SOCAN P&M, il revient sur son combat pour la défense des droits des créateurs, sur l’évolution de la SOCAN et les défis auxquelles elle doit faire face.



La formation Lili Fatale est arrivée comme une surprise en 1997 avec un premier album qui avait pour mission de moderniser la pop québécoise. Deux pièces tirées de ce premier opus, « Mimi » et Feels » ont particulièrement touché le cœur et les hanches du public québécois, canadien et même européen. Deux chansons qui leur ont mérité leurs premiers Classiques de la SOCAN lors du 30e Gala SOCAN, le 22 septembre, à La Tohu, à Montréal. Eric Parazelli, rédacteur en chef du magazine de la SOCAN P&M, a rencontré Nathalie Courchesne, Richard Binette, Uranian Valceanu et Martin Beaulieu pour revenir sur l’histoire de ces deux chansons marquantes, mais aussi pour apprendre davantage sur les circonstances de leur séparation après la parution de leur deuxième album.



La SOCAN pleure la mort d’un de ses membres, le compositeur à l’image Walter Rathie, emporté de manière le 23 juillet dernier à l’âge de 66 ans des suites de complications inattendues pendant le traitement d’un cancer.

Rathie est passé de l’interprétation à la composition à l’écran à la fin des années 90 et s’est bâti une carrière couronnée de succès pour la télévision et le cinéma. On a pu entendre ses créations dans plusieurs séries canadiennes, américaines et internationales dont notamment See No Evil, Handsome Devils, Murders and Motives, Weird or What?, Property Brothers et Nazi Hunters.

Walter est né et a grandi à Montréal où son père était lui-même un musicien accompli et le chef d’orchestre d’un big band à l’université McGill durant ses études. Il a d’abord été batteur et il a joué avec plusieurs groupes locaux durant sa jeunesse, incluant une prestation sur les ondes de l’émission Dance Date de la chaîne américaine PBS avec le groupe Hangman’s Knot, à la fin des années 60. Peu de temps après, il a délaissé les percussions pour apprendre le piano et l’orgue en compagnie de son père et d’autres professeurs. Il a ensuite fait l’acquisition d’un orgue Hammond B3 ayant appartenu à la formation rock américaine Vanilla Fudge afin de pouvoir jouer le genre de musique qui le passionnait, comme ce que faisaient des artistes comme les Rascals, le Spencer Davis Group, Al Kooper et les Animals. Il était reconnu dans toute la région montréalaise comme un excellent organiste capable de jouer dans tous les registres, du rock au blues en passant par la soul et le jazz.

Pendant trois décennies, Walter a joué des claviers et chanté pour de nombreux groupes montréalais populaires comme Frames, Bacchus et Flying Circus, pour ne nommer que ceux-là, ainsi qu’avec Cruiser, avec qui il a enregistré des albums et joué en tournée. Quand il n’était pas sur scène, Walter passait la majeure partie de son temps dans son studio maison à écrire et enregistrer de la musique.

Walter et sa famille se sont installés à Oakville, Ontario, en 2013. Il laisse dans le deuil sa femme Donna et sa fille Ali. Il manquera beaucoup à sa famille et ses amis, ainsi qu’à toute la communauté de ses collègues musiciens dont beaucoup habitent encore la région montréalaise, ainsi qu’aux membres de la SOCAN.