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This stony plain has produced a rich musical crop.

Long recognized as Canada’s premier roots-music label, Edmonton-based Stony Plain Records is highly regarded in international music-industry circles. This year marks the company’s 35th anniversary, and it has celebrated by releasing a double-CD (with bonus DVD) collection.
35 Years Of Stony Plain illustrates the label’s stylistic breadth. « We call ourselves a roots music label, and that is a pretty broad umbrella, » says Stony Plain founder and head Holger Petersen, one of the most respected figures in the Canadian music industry. The compilation features Canadian singer-songwriters like Ian Tyson, David Wilcox and Corb Lund alongside U.S. counterparts like Emmylou Harris and Steve Earle. It also includes the likes of Jeff Healey, Long John Baldry and King Biscuit Boy, as well as Duke Robillard and Rory Block.

As the compilation confirms, Stony Plain signs (or licenses albums from) American as well as Canadian artists. The label also has a well-established network of international distributors, which has proven invaluable to the Canadians on their roster. « The Canadian blues market is very supportive, but the only way we can make the numbers add up is by selling these artists internationally, » says Petersen. He cites two summer Canadian blues releases by MonkeyJunk and Kenny « Blues Boss » Wayne as examples.

Petersen takes pride in Stony Plain boosting the careers of Canadian artists, especially fellow Albertans Tyson and Lund. « They’re both really talented songwriters and artists, who are from and who write about this region, » he says. « That makes it extra satisfying. » Petersen admits that the phenomenal platinum sales of Tyson’s 1986 album Cowboyography (his first on Stony Plain and the label’s all-time bestseller) proved crucial for the company’s survival.

« The synchronization and master licensing income, and of course the SOCAN residuals, have made a big difference over the years. »

The music publishing component has been an important factor in Stony Plain’s longevity. « The synch[ronization] and master [licensing] income, and of course the SOCAN residuals, have made a big difference over the years, » says Petersen. « We have two active publishing companies, under the banner of Stony Plain Music. We tend to co-publish with the artists we sign. That’s a great incentive for everybody, especially nowadays. We’ve had a lot of arrangements with Canadian and some U.S. TV series where material in our catalogue is pre-cleared. They need to move quickly and not have to track down a publisher separately from the master owner. » Recent success stories in television placements include upcoming TNT series Memphis Beat and a tune for a new DVD release of the Crossing Jordan series.

Petersen has long lent his talent and energy to industry organizations. « I was a director of SOCAN for many years [1990-2006], » he says. « That was a great experience for me. It’s an excellent organization that really supports Canadian songwriters. »


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Stefie Shock est de retour avec la perspective du battant évoluant depuis une décennie dans le milieu de la pop, et la fébrilité de celui qui ne prend pas son public pour acquis et veut le reconquérir. Très généreux en entrevue, le chanteur-musicien s’est entretenu avec nous de sa vision de l’industrie de la musique et, bien sûr, d’un quatrième album qui paraît après une pause de cinq ans, La mécanique de l’amour.

Il y a bien eu Tubes, remixes et prémonitions, une compil parue en 2009, mais on commençait sérieusement à se demander quand et sous quelle forme nous reviendrait Stefie Shock. « Des fois, développer des idées demande plus de temps, dit le chanteur au timbre grave et cuivré. J’ai besoin de me sentir inspiré, sinon ça ne vaut pas le coup. Et la compétition est forte aujourd’hui. Faire un disque est un long processus qui demande de l’énergie, certaines dispositions d’esprit, de l’inspiration. La première chanson qui m’est venue, “Bright Side of The Moon”, m’a crinqué. À partir de là, j’ai commencé à avoir les idées claires. Les bouts de paroles, les riffs, les amorces accumulés : tout s’est mis en place et ça n’a pas arrêté de l’été 2010. Faire un disque, c’est trop précieux à mes yeux pour que j’envisage de procéder autrement… Et tant pis si ça prend cinq ou dix ans. »

Dix ans ont passé depuis qu’un drôle de dandy gainsbourien est apparu dans le ciel de la pop québécoise en claironnant qu’il combattait « le spleen avec l’aspirine ». « J’ai commencé à écrire des chansons à vingt ans sur un coup de tête. Avant ça, je jouais de la batterie dans des groupes, mais je n’aimais pas cette dynamique-là, trop de monde prenait part aux décisions à mon goût. Et la batterie ne me suffisait plus, j’avais faim de plus. » Stefie Shock range alors ses baguettes, aiguise son crayon, puis entreprend de développer sa fibre et une signature vocale : « J’ai commencé par expérimenter avec les allitérations. J’avais remarqué que la contrainte me rendait créatif, et de fil en aiguille, j’ai défini ma façon de faire. Mais je trouve toujours ça aussi dur d’écrire les chansons, ça me donne mal aux jointures! Ensuite, je me suis trouvé une voix, parce qu’au départ je ne chantais pas dans le bon registre, comme la plupart des chanteurs qui débutent. À un moment donné, j’ai baissé d’une octave et c’est là que j’ai commencé à avoir de l’intérêt pour mes chansons. »

De Presque rien à La mécanique de l’amour en passant par Le Décor et Les vendredis, Stéphane Caron, 42 ans, a investi le territoire pop en progressant à sa façon. À chaque album, un nouvel instrument. Sur son dernier, paru au printemps dernier, les synthés sont à l’honneur, et entraînent l’auditeur vers des chansons carrément new waveuses. « C’est arrivé un peu par hasard. J’ai un ami – un wizz – qui s’occupe de l’entretien de mon ordinateur. C’est lui qui a installé les synthés dans mon ordi et soudain, je me suis retrouvé avec toutes ces nouvelles sonorités. Comme j’avais déjà commencé à m’amuser avec un vieux piano délicieusement désaccordé, j’étais déjà dans un “mood” clavier. Sur le disque précédent (Les vendredis), je m’étais entiché d’une guitare acoustique. L’instrument élu influence la composition des chansons. » Celui qui est aussi, depuis 2007, porte-parole de l’organisme Revivre (Association québécoise de soutien aux personnes souffrant de troubles anxieux, dépressifs ou bipolaires), se permet au passage quelques titres en anglais, dont « Middle of a Dream », coécrite avec Paul Cargnello, ainsi que deux reprises, « Dévaste-moi » de Brigitte Fontaine et « Zobi la mouche » des Négresses vertes, qui figurent toutes deux dans le palmarès des chansons-phares du chanteur. « J’ai voulu les mettre sur disque parce que j’ai senti que j’avais réussi à me les approprier. »

Au cours des dix dernières années, Stefie Shock a été un témoin privilégié des bouleversements de l’industrie de la musique. Petit bilan : « Quand je suis arrivé avec Presque rien, on était encore dans le modèle classique (compagnie de disque, producteur et contrat). Il n’était pas question de faire un disque soi-même et de le sortir sur sa propre étiquette, ou par Myspace et Bandcamp. Les réseaux sociaux n’existaient pas, la promo et la diffusion coûtaient cher et c’était difficile de contourner le moule imposé par l’industrie. Aujourd’hui, c’est possible de faire un disque avec peu d’argent. Mais si l’offre a grossi, la demande, elle demeure sensiblement la même. En 2000, quand je suis arrivé dans le milieu, ça se vendait encore, des albums. Mais entre Le Décor, paru en 2003, et mon troisième, Les vendredis (2006), quelque chose a bifurqué, les ventes de disques ont chuté et l’industrie a dû se réorienter. Durant cette décennie, j’ai vu ces transformations de très près. Le changement a été rapide et radical. »

Le vent a tourné. Ce fut brusque et subit. Rendez-vous dans dix ans pour voir où tout ça nous aura menés? Celui qui décortique si habilement la mécanique de l’amour n’a pas toutes les réponses pour celle de l’industrie musicale.


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There was a time when Toronto rapper D-Sisive felt people would want to hear goofy rhymes about sodomizing chickens more than about deeply personal issues, like the loss of his mother.

His shows included the chicken bit, a Colonel Sanders costume and a Remy Shand impersonator. That’s going back almost a decade before the man who won SOCAN’s 2009 Echo Songwriting Prize (along with co-writer Muneshine) started writing more seriously and poignantly, on such releases as 2008’s The B.O.O.K. and 2009’s Let The Children Die. He was signed to EMI Music Publishing Canada back then and landed on the cover of Toronto weekly Now magazine, which named him 2001’s Best Unsigned Artist.

“I was the court jester at the time,” says D-Sisive, whose real name is Derek Christoff. “[EMI] saw potential through the plush mascot costumes, but that’s who I was then. I was more interested in making people laugh or trying odd theatrics… Looking back now, I think it was the result of having nothing to say.”

Then his life took a tragic turn, leading to a seven-year creative drought. “It started when my father’s drinking took a turn for the worse,” he says. “It used to be beer only; it became hard liquor, no eating. It affected his health. I was the only person taking care of him. I had no interest in writing songs between trips to hospitals or drunken fights. Very draining.”

When his mother died, he was able to stay creative because he had his father to keep everything together. “When he died? I didn’t have anyone, » says D-Sisive. « I feel like I had to go through what I went through in order to evolve into the person and the songwriter I am now.”

His inspiration was restored one night after he returned to live in the Oakwood neighbourhood where he had grown up. Listening to the Beach Boys’ Pet Sounds, he wrote the first verse to his song “Brian Wilson,” which would appear on his eventual comeback, The B.O.O.K.

“From there, I wrote ‘Knee Caps,’ » says the twice-Juno-nominated rapper. « I just dove into the more personal side of writing, which was weird for me at first because I always felt that nobody would want to hear my story. Then once I started doing it, it was non-stop.

“Everything that I talk about in my songs is 100 percent truthful. I don’t exaggerate anything and I don’t hold anything back… I’m just grateful that I stumbled upon that style of writing because that’s what has separated me from the rest of the Canadian hip-hop scene.”

D-Sisive’s new album, Run With The Creeps, is out in November. One hundred percent truthful? He’s running with creeps? “Yes,” he laughs. “There are a bunch of creeps running a marathon.”

Track Record
• D-Sisive has started a blog to document the creative process of his next album at runwiththecreeps.com
• A planned collaboration with Buck 65 called The Ricardo Christoff Apparatus “will happen”; the pair released “The Night Before Christmas” in December 2010
• His Hijack Series includes a mash-up of Deadmau5’ “A City In Florida” put to his “Graffitti Wall” and “If I Live To See Tomorrow” written to Sigur Ros’ “Festival.”


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