Les traductions pour les articles avant l’automne 2013 ne sont pas disponibles pour le moment.

These days it’s not uncommon for a breakout band to have a string section, maybe some horns, even an accordion. But Vancouver’s Brasstronaut has set a new bar for musicians who are pushing the boundaries of pop instrumentation. Flugelhorn, glockenspiel, clarinet, strings, lap-steel and even the EWI (electric wind instrument—a type of synthesizer) combine to form a rich tapestry of pop perfection. Equal parts chamber pop, Balkan bouncing indie rock, blissful soundscapes and jazz-tinged, funky rhythms, Brasstronaut members Bryan Davies, John Walsh, Brennan Saul, Edo Van Breemen, Tariq Hussain and Sam Davidson blend finely honed playing skills and powerful songwriting. This year they were long-listed for the Polaris Music Prize, played smash showcases at festivals around the country and recently took home SOCAN’s 2010 ECHO Songwriting Prize for the song “Hearts Trompet.” The band’s debut full-length, Mt. Chimaera, was released in March. Visit brasstronaut.com.

 



On les regarde aller sur scène ou dans un clip : ces cinq Québécois font du surf rock garage rétro et francophone. Ils ont visiblement du fun. Ils ne semblent pas se prendre au sérieux… Un band indé comme tant d’autres? Faux! Les Marinellis se sont donné l’objectif de vivre de leur musique et ne baisseront pas les bras avant d’y arriver, plutôt crever!

Le bassiste Benoît Gromko, avec lequel je me suis entretenu quelques semaines avant leur participation au showcase SOCAN des Rendez-vous Pros des Francos, à Montréal, le 18 juin 2015, m’explique : « On a tous beaucoup sacrifié pour faire la musique qu’on aime. J’entends souvent d’anciens musiciens, maintenant âgés, qui me disent  » moi aussi j’avais un band quand j’étais jeune, et on aurait dû… on aurait pu…  » Je n’ai pas envie que ça m’arrive. Je ne sais pas où notre groupe va nous mener, mais en tous cas, on aura tout essayé! ».  Le band a déjà fait trois tournées en Europe, fait trois fois les FrancoFolies et joué cet hiver au SXSW à Austin au Texas : c’est déjà un bon bout de chemin dont ils peuvent être fiers. Pour les gars des Marinellis, ce n’est que le début.

L’apport du mythique Burger Records

Les efforts de Gromko et ses comparses ne sont pas demeurés vains. Avec leurs premiers enregistrements sous le bras, ils cognent aux portes des labels d’ici, mais également d’ailleurs. Pourquoi pas! Une courte liste des préférés est dressée et c’est le mythique Burger Records qui répond, enthousiaste. « On s’est fait pas mal d’amis au sein de Burger. C’est vraiment une famille, une communauté qui s’entraide beaucoup : en tournée, les bands s’hébergent les uns les autres, se donnent un coup de main avec l’équipement. On a aussi la chance d’avoir signé avec un label qui a une identité et qui rejoint une base intéressante de fidèles. Non seulement notre groupe cadre naturellement avec le son du label, mais on se rend compte que certaines personnes viennent à nos concerts attirés par la référence qu’est Burger Records, connue et respectée dans le milieu. Ça aide clairement! »

Grâce à cet appui, ainsi qu’à celui du label allemand P.Trash qui distribue leurs albums (surtout vinyles) en Europe, Les Marinellis se retrouvent ainsi à jouer aussi souvent dans les Vieux Pays que chez eux, au Québec. Ils préparent d’ailleurs une nouvelle tournée en Europe puis visiteront la côte Est américaine cet automne. « Ça a été difficile, surtout au début, d’organiser les concerts en Europe. Ce n’était pas toujours glorieux, de m’expliquer Benoît en riant. Mais maintenant que le réseau est fait et qu’on est connus là-bas, les concerts se réservent plus facilement. »

Le bassiste du groupe n’est pas du genre à abandonner facilement. Le travail, le sérieux, le dévouement sont les mots d’ordre. « On récolte le fruit des efforts qu’on a mis dans notre band. Souvent les artistes d’ici s’empressent de signer avec les labels pour déléguer ces tâches le plus rapidement possible. C’est correct, mais nous, on a décidé de tout faire nous-mêmes et de ne pas accepter de compromis sur les choix de salles ou de musiciens avec lesquels on joue. On joue tard, il y a du monde saoul, c’est parfois un peu bizarre, mais c’est notre monde et on se donne à fond ». C’est finalement le jeune label Kapuano Records – auquel Les Deuxluxes ont aussi adhéré – qui épaule Les Marinellis au Canada.

Le son, les influences, l’attitude

Le travail des Marinellis ne se fait pas qu’en promotion. Les guitaristes Alix Lepage et Alexis Patry et le bassiste Gromko sont des « tripeux de tones », qui cherchent le son parfait, quitte à utiliser différents instruments, pédales et amplis à l’ancienne pour créer la couleur qu’ils désirent. Le quintette est complété par le batteur Jean-François Martin.

Bien qu’ils sonnent « surf rock » comme si un mélange de Chocolat et de Dick Dale était concevable, Les Marinellis ne font pas dans le pastiche. « Au tout début, la formation était complètement différente et s’appelait le Kid et les Marinellis, et comprenait Luc Brien des Breastfeeders, à la guitare. Nos influences majeures étaient clairement Jacques Dutronc et Antoine. Mais au fil des changements de musiciens, notre chanteur Cédric Marinelli a dirigé le groupe vers un son plus garage, tel qu’on le connaît aujourd’hui ». Cédric arrive avec une mélodie et quelques accords, puis partage rapidement ses pistes avec ses complices qui les façonnent chacun de leur côté, avant d’y travailler en groupe. Le troisième opus, intitulé Île de rêve, est sorti le 27 mars 2015 et a été présenté au public montréalais le 2 mai suivant lors d’un concert au Club Lambi, à Montréal, après une (autre) série de concerts en Europe.

Justement, ce showcase SOCAN aux Rendez-vous Pros des Francos, le jeudi 18 juin 2015, en compagnie de la formation Le Couleur, débute à 17 heures : « Pour une fois on joue tôt et je pense que le show est gratuit alors aucune raison de ne pas venir les pauvres! » invite le chanteur Cédric Marinelli sur sa page Facebook. Ce sera effectivement une bonne occasion de voir Les Marinellis gratuitement à Montréal cet été puisqu’après un autre concert prévu à l’Escogriffe le 15 juillet, puis à Rimouski au bar Le Villageois le 6 août et une prestation au UpFest de Sudbury le 14 août, le band repart sur la route à l’étranger.

https://lesmarinellis.bandcamp.com/



Les traductions pour les articles avant l’hiver 2011 ne sont pas disponibles pour le moment.

When it comes to music, Christine Fellows could almost be two people. “There is the anti-social songwriting me that lives in Winnipeg,” she says with a laugh, describing the more solitary practice that has allowed her to release four solo albums since “quitting her day job” a decade ago in order to pursue music full time. Then there’s Christine Fellows the performer and fervently engaged-in-the-world artistic collaborator, with more than a few creative projects on the go at any one time. “It’s a way of giving you more opportunities to expand your work,” she says, describing mixed-media endeavours that span dance, theatre, film and art, and fearlessly mash-up musical forms. “I guess, for me, it’s a way of not just working inside your own world.”

Not that Fellows seems at risk of navel-gazing. Instead, her most recent albums have been fed by in-depth research on a specific topic, allowing her to learn while she writes. Her whimsical 2007 release Nevertheless, for example, is anchored in the life and work of American modernist poet and “legendary spinster” Marianne Moore, but also includes a cast of unlikely characters, from artist Joseph Cornell to the Greek goddess Athena. “I like having something to spring off,” explains Fellows, her voice curling into an audible smile. “I get really inspired by that.”

A six-month residency and commission at Winnipeg’s Saint-Boniface Museum in 2009 became the inspiration for her current project. Due for release in March 2011, Femmes de chez nous will be a studio album and performance DVD inspired by the Grey Nuns who once inhabited the museum’s building. The commission resulted in a series of public, on-site performances in a tiny chapel, which were accompanied by overhead projections by visual artist Shary Boyle, with whom Fellows collaborates regularly. “The nuns came to see it,” she says. “It was totally moving — the direct contact between the work and the people the work is about. That’s always amazing.”

Fellows, who does most of her writing at the keyboard, also recently took part in the National Parks Project, an initiative that sent groups of musicians and filmmakers camping while they collaborated on films and soundtracks reflecting their experiences of the Canadian landscape. Fellows, who describes the experience as “life-changing,” worked with musicians Sandro Perri, Fellows’ husband, John K. Samson (of The Weakerthans) and filmmaker Daniel Cockburn at Bruce Peninsula National Park.

Indeed, though she enjoys her solitary writing work, Fellows admits she is less and less drawn to performing on her own. “It’s not fun for me,” she admits with a laugh. “The fun part is sharing the experience with other humans!” Fellows is also intent on continuing to collaborate, and is open to whatever comes next. “Every time you open yourself up to experimentation, you aren’t going to be disappointed. Even if it’s a total failure, you will have had a really transformative experience. And that’s what I’m looking for.”

 

Track Record

  • Fellows has been touring with the Correction Line Ensemble, a chamber group that blends classical and modern music, sharing the stage with John K. Samson and four classically trained musicians. Fellows says, “It’s like trying to find a common language.”
  • She has created numerous live scores for performances by dancers Susie Burpee and Brent Lott, and served as composer in residence with Winnipeg’s Contemporary Dancers.
  • She has toured across the country with the Pan-Canadian New Folk Ensemble, which includes songwriters Old Man Luedecke and Kim Barlow, along with musicians Alex McMaster, Jordy Walker and Alison Corbett.