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As a child, Reema Major skipped the Sharon, Lois & Bram-Raffi-Barney phase and went straight to the hard stuff. She first heard an older cousin rapping when she was just five years old and in kindergarten she would ask the teacher to read Dr. Seuss books.

“I just liked things that rhymed,” says the artist, now signed to Kwajo Cinqo’s G7/Universal Music Canada label and Cherrytree/Interscope in the U.S.

Major, who was born in Sudan and came to North America with her mom and six siblings, would spend many hours outside watching her cousin and the neighbourhood kids freestyle rapping.
“I remember watching the cipher [freestyling in a group setting] and the whole art of rap and I got attracted to it, from the storytelling, to putting the ‘uhhnnn’ in your tone, to the competitive nature of it,” Major says.

In 2009, then just 14, Major met Ghetto Concept’s Kwajo Cinqo, who began developing this young, hard-working rapper with the inimitable star quality. Shortly after debuting at 2010’s Honey Jam all-female hip-hop showcase (where Nelly Furtado was discovered), labels came courting.

“Kwajo was the first person who took me in under his wing and introduced me to the business aspect of becoming an artist,” Major says. “Prior to that, I was just a kid that wrote rhymes in my room.”
Her full-length mixtape, I Am Legend, which includes “Illest Kid,” “Ghetto Kids,” and the faith-based “Father,” is mainly full of bravado and teenage concerns. She’s currently working on her first official album with producers Kwajo Cinqo, The Stereotypes, Ryan Teddar, Chin Injeti, Bangladesh, DJ Toomp, Tha Bizness, Red One, Dewaun Parker and Animal.

“The album is a bigger project,” she says, explaining what makes it different from the completely professional look and feel of I Am Legend. “Mixtapes, to me, are just when I want to put out music and let my thoughts out. Even five years down in my career, by God’s grace if I’m well established and successful, I’ll still be doing mixtapes.

“On the album I’ve worked with great, great, great, great producers. I’m focusing on great, great music that everyone can relate to regardless of age, gender, nationality… What’s one word to describe it? Lovely and great and positive. Three words.”

Track Record
• Wrote her first song at age six, called “Shout For Jesus”
• First Canadian female hip-hop artist to be on the BET Hip Hop Awards Cypher lineup
• Featured on JJ Money’s “Swaggberry”


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Aideen O’Brien is a smiling example of the adage, “you make your own luck.”

In April 2010, O’Brien assumed her latest gig as Director of Music Supervision and Publishing at Entertainment One in Toronto, a job that didn’t exist until eOne CEO Darren Throop created it for her.
Her new position is at least partly the result of O’Brien’s never-say-die approach. After losing her gig as Director of BMG Music Publishing Canada, following approval of the sale of the company to Universal Music in 2008, O’Brien pieced together a life as a freelancer working in music supervision and management.

“I thought that if I couldn’t create a job for myself then I didn’t deserve to work in this creative industry,” she recalls. “So I started doing what I could and I suppose in hindsight it helped that I was able to finish out my term on the CMRRA and CARAS boards.”

« eOne already has a huge publishing catalogue on the TV side, so we’re trying to activate that. »

O’Brien was friendly with fellow CARAS board member Throop: “We’d chat and I’d make suggestions for growing his business,” remembers O’Brien. “I think those chats stimulated his ideas for how to integrate the company a little better through music.”

Entertainment One was born on the music side but deftly diversified into television production and film distribution. With offices in Canada, the U.K., and the U. S., the company has become a leading independent across all media.

And now with a bona fide publisher on board, eOne is focused on pulling the musical threads of all its operations together. Says O’Brien, “The various divisions are all very good at what they do, but the film guys weren’t thinking about the record label guys and the label guys weren’t thinking about the TV guys. Music is the one thing they all have in common. Now, we’re doing deals with film production companies, for example, where we can administer their publishing as well as distributing the movie, so the different sides of the business are crossing over.”

“eOne already has a huge publishing catalogue on the TV side so we’re trying to activate that so the works can be re-used,” continues O’Brien. “I’m working on digitizing the catalogue and finding a market for it.”

In typical fashion, O’Brien isn’t slipping into complacency now that she’s got a steady gig. She’s taking business classes at the University of Toronto to keep her skills and credentials current.
Ultimately, what she loves about Entertainment One is the energy of the place. “The staff is fabulous,” she enthuses. “It’s a very creative environment. The people are highly qualified and everyone is there because they want to be there, it’s not like some places where people just show up for the paycheque.”


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Il y a les chansons qui durent et celles qu’on oublie. Les refrains que les artistes se font
un devoir de reprendre et ceux que d’autres s’amusent à découvrir. Combien de vies
peut avoir une composition ? Comment s’y prend-t-on pour remodeler un classique ?
Roger Tabra, Daniel Boucher et Louis-Jean Cormier de Karkwa en discutent.

Roger Tabra n’est pas peu fier. L’album Avoir autant écrit, fraîchement paru, réunit une panoplie d’interprètes, dont Ginette Reno, Éric Lapointe et Dan Bigras, autour des chansons qui ont jalonné sa carrière. Le projet est davantage qu’une simple compilation : ceux qui touchent à ses créations leur donnent un second souffle, ne craignant pas de se les approprier. Aux yeux du parolier qui dit modestement avoir surtout pondu des « chansonnettes », ses « Mon ange », « Le Clown » ou « Un homme ça pleure aussi » ont pris l’allure de nouveautés, rien de moins. « C’est comme si je les entendais pour la première fois, car c’est quelqu’un d’autre qui les chante, ce qui apporte une autre dimension. Dans certains cas, c’est maintenant une femme plutôt qu’un homme, ce qui apporte encore un autre éclairage.

NOSTALGIE ET RENOUVEAU
La démarche qui sous-tend Avoir autant écrit a beau être particulière, la parution s’inscrit dans le sillage des nombreux albums-hommage qui ont vu le jour ces dernières années. Plusieurs artistes ont effectivement repris des classiques québécois, tantôt sous forme d’oeuvres collectives, où celui qui est célébré est spectateur, tantôt en préconisant des duos avec l’interprète original – une formule qui a réussi aux Claude Dubois et Gilles Vigneault, entre autres. Roger Tabra explique le phénomène en partie par la nostalgie, car ces productions

permettent aux amateurs de renouer avec des airs qui leur sont chers. Louis-Jean Cormier abonde dans le même sens. Il croit aussi qu’il y a un parallèle à faire avec la morosité de l’industrie. Les producteurs et les compagnies de disques tendent à être prudents. Ils visent donc la clientèle qui achète les albums physiques, soit la generation des baby-boomers, susceptibles de vouloir réentendre des pièces évoquant une période heureuse de leur passé.

Pour sa part, Daniel Boucher rappelle que si on aime nos vieux refrains, ça ne veut pas dire qu’on tourne le dos aux nouveaux : « C’est sûr qu’il y a une vague présentement, mais j’espère que lorsqu’on sort des projets comme ça, c’est parce qu’on aime ces chansons- là et qu’on veut les perpétuer… »

S’APPROPRIER UNE CHANSON
En 2000, Boucher était approché pour participer à un album-hommage à Félix Leclerc, intitulé Le 8-08-88, à 8h08. Plutôt que de se contenter d’entonner un titre bien connu, il est allé se procurer des vinyles du défunt et a écouté les pistes une à une jusqu’à ce qu’il ait un coup de foudre. Son choix s’est arrêté sur « Chant d’un patriote », qu’il a mise à sa main. Il l’a tellement personnalisée, changeant la tonalité, la rythmique et la prononciation, que cette pièce l’accompagne encore aujourd’hui. Du même coup, il a rajeuni Leclerc, le présentant à une nouvelle génération de tympans. « On a déjà l’original, pourquoi est-ce qu’on aurait une copie ? Il faut que tu t’appropries la chanson pour que ce soit utile et c’est à ce moment-là que la chanson continue à vivre. C’est grâce à ça que ça peut parler à quelqu’un d’autre. »

Boucher a aussi brillamment dépoussiéré « C’est pour ça », enregistrée par Robert Charlebois en 1967. En l’entendant, ce dernier a réalisé qu’une perle roupillait dans ses tiroirs : il s’est remis lui-même à l’entonner en spectacle…

À l’instar de Boucher, Louis-Jean Cormier a baigné dans l’univers de Félix Leclerc avec ses comparses de Karkwa, s’attaquant au « Tour de l’île ». Par la suite, il a agi à titre de réalisateur et de co-arrangeur des deux volumes des 12 Hommes rapaillés, en compagnie de Gilles Bélanger. À cette occasion, il a supervisé la naissance de nouvelles adaptations musicales des textes de Gaston Miron, mais également de seconds moutures de compositions qui avaient été
interprétées, il n’y a pas si longtemps, par Chloé Sainte-Marie. « Pour qu’une reprise soit réussie, la liberté doit être totale du côté des arrangements et de la tonalité. Ce qui me plaît le plus, que ce soit avec une chanson originale ou une reprise par Karkwa ou un autre, c’est lorsqu’on a l’impression de la “tire-bouchonner”, de sentir que c’est quelque chose de neuf,
qui t’amène ailleurs. »

S’INSCRIRE DANS LE TEMPS
Les trois artistes s’entendent pour dire qu’une chanson qui a plus d’une vie, c’est une composition qui a droit à différents habillages sonores et vocaux. Mais qu’est-ce
qui fait qu’une pièce s’inscrit dans le temps ? Roger Tabra juge qu’une « chanson, en
général, dure jusqu’au prochain succès ». Celui qui propose des « romans de quatre
minutes » observe qu’il y a autant de grands textes, comme « Avec le temps » de Léo
Ferré, qui résistent aux modes, que de pieces qui racontent peu de chose, comme le
« Yesterday » des Beatles. Or voilà, à force d’être reprises, elles acquièrent
leur longévité.

Par ailleurs, on ne peut nier que le contenu même des compositions ait un rôle non négligeable, surtout quand les créateurs parviennent à jouer sur la fibre universelle. « Pour devenir un classique, il faut qu’une pièce soit hyper rassembleuse, estime Louis- Jean Cormier. C’est ce qui fait que ça va s’inscrire dans le temps, comme “Let it Be”, des Beatles ou “Quand j’aime une fois, j’aime pour toujours”, de Richard Desjardins. Il y a une question de timing, mais il faut que ça rassemble les gens, […] que ça parle à toutes les classes sociales. »

Certes, on peut établir quelques règles qui permettent à une chanson de résister à l’usure des années, mais il y a des exceptions. Une pièce qui, lorsqu’elle a été enregistrée une première fois, n’a pas eu toute l’attention qu’elle méritait, peut soudainement avoir droit au succès. C’est ainsi que « Les Pauvres », de Plume Latraverse, s’est trouvée une vie radiophonique dans le larynx de Boom Desjardins…

En somme, dès qu’elle naît, une chanson est presque toujours susceptible d’avoir plus d’une vie. Mais sa durée dépend de la qualité de son contenu, de même que de l’imagination et de la sensibilité de ceux qui la défendent. « Il y a des tounes qui ne mourront jamais, conclut Daniel Boucher. Il y a des cycles, des périodes où on peut les entendre moins, mais ça revient. Tant
qu’on les chante, tant qu’on les reprend, elles durent. »


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