Monsieurmadam
Chercher Monsieurmadam sur Google réfère à la légendaire série de livres pour enfants de Roger Hargreaves (Monsieur Madame), appelée Mr. Men and Little Miss dans sa version originale. Mais la musique de Monsieurmadam, artiste multidisciplinaire de Montréal, n’est pas, en soi, une œuvre jeunesse. C’est une célébration, par la musique club et expérimentale, de son identité plurielle; non binaire et diasporique.
Évocatrice, tout à la fois, des cultures rave et ballroom, sa prestation à MUTEK a pris des airs de fête, surtout au moment où iel s’est faufilé dans la foule pour esquisser quelques mouvements de danse, de voguing.

Photo by Nina Gibelin Souchon / MUTEK
Pick a Piper
Brad Weber est un excellent batteur, celui que Dan Snaith (alias Caribou) a personnellement sélectionné pour l’accompagner en tournée. Sophia Alexandra, pour sa part, incorpore sa voix éthérée aux mix, aux chansons bass/garage du projet qu’il et elle mènent en tandem.
Sur la scène de l’esplanade Tranquille, pendant le festival, le duo de Toronto s’est livré à un spectacle tonique, et fort de contrastes. Un set marqué par la voix douce et assurée de Sophia Alexandra, mais aussi par les coups de baguettes énergiques, voire sportifs, de son collègue. En résulte un univers transcendant, pleinement unique.

Photo by Vivien Gaumand / MUTEK
MUTEK Forum
Le festival compte aussi un volet pro. Communément: MUTEK Forum. À cette occasion, la SOCAN présentait une discussion on ne peut plus actuelle autour d’un sujet qui anime et inquiète ses membres. L’intelligence artificielle. La table ronde portait spécifiquement sur les enjeux de transparence et d’éthique liés aux technologies d’IA génératives.
Le panel était composé de Sean Power (Musical AI), de Margaret McGuffin (Music Publisher Canada), Jesse McKee (221A), Paul McCabe (Roland Corporation) et Melissa Vincent, journaliste musicale et doctorante en Data, Networks, and Society à la London School of Economics.

Photo by Felix Bonnevie / MUTEK
Alan Harman
Fermez les yeux. Imaginez être transporté dans une autre dimension, voyager dans le temps et l’espace jusque dans le bloc de l’est, en pleine Guerre froide. Totalement analogique et même (un peu) anachronique, la cold wave d’Alan Harman est rétrofuturiste à souhait, portée par sa voix très grave et ses textes qui le sont tout autant.
En d’autres mots: ses compositions sonnent comme un cauchemar soviétique, et de la manière qui soit.

Photo by Alan Harman / MUTEK
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