Les traductions pour les articles avant l’automne 2013 ne sont pas disponibles pour le moment.

  • One thing that has really helped me is to be moving – whether it’s on a train, boat, or car, or even walking around my apartment while I’m writing, instead of sitting in one spot.
  • Try writing lyrics on newspaper. It rather distracts you because there are other words underneath. That means yours don’t seem so final. The words underneath may spark something else too.
  •  Always change the key up. Learn the song in other keys, and that helps keep you from getting bored.
  • Change instruments. I’ll go to a ukulele, or piano, or try open tuning.
  • There is one tip from John Lennon: never leave a song until it’s done. You may never get that spark, that excitement, back. If you get an idea, finish the song, even if you have to miss your best friend’s funeral. Finishing that song is more important than anything else.

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Il y a chez Zachary Richard une certaine aisance dans la création. La preuve? En octobre 2011, l’auteur-compositeur-interprète signait Le fou, son vingtième album en carrière. Un fait qui ne semble pas pour autant surprendre le principal concerné. « Dix, trente ou vingt mille disques, ce n’est pas important pour moi. Ce qui compte, c’est les émotions véhiculées. » On sent l’homme toujours aussi inspiré, à l’affût des mots et des sons. Lors de l’entrevue, Zachary Richard confiait se trouver dans une sorte de frénésie d’écriture. « J’ai composé deux chansons en deux jours. Je me réveille la nuit pour écrire des mélodies qui me viennent en rêve. Heureusement, j’ai assez de discipline pour me réveiller et les écrire. »

Au cœur de cette confession toute simple se trouvent les bases du processus créatif de ce natif de la Louisiane, une recette qui comprend un savant mélange d’inspiration pure et de travail organisé. Loin de lui cette image de l’artiste qui s’acharne à sa table de travail comme on se rend à heure fixe au bureau. La manière Richard se trouve à l’opposé. Elle préconise l’attente, une ouverture à soi et à tout ce qui nous entoure. « L’image que j’emploie pour expliquer ma façon de travailler, c’est celle d’un chasseur de phoque sur une banquise auprès d’un trou, avec un harpon à la main, et qui attend sa proie. Il faut aussi se rendre à cet endroit sur la banquise. C’est une chose d’être à l’affût, mais il faut aussi se présenter. Et une façon de se présenter comme artiste, c’est d’avoir les antennes sorties, d’observer et de sentir. »

 « J’ai composé deux chansons en deux jours. Je me réveille la nuit pour écrire des mélodies qui me viennent en rêve. Heureusement, j’ai assez de discipline pour me réveiller et les écrire. »

Les premières ébauches du disque Le fou se sont faites à Montréal, à son petit studio situé à quelques étages plus bas que le condo qu’il partage avec son amoureuse de toujours, Claude Thomas. Depuis Cap enragé, Zachary Richard travaille de la même façon. Il commence simplement avec sa guitare et une information rythmique donnée, de préférence, par un humain – et non une machine. La raison est simple. Le musicien prône la spontanéité et le naturel pour arriver à cerner les formes d’une chanson. Pour ce faire, il fait appel à Nick Petrovski, précieux compagnon de route. Et, tranquillement, de nouveaux musiciens du Québec et de la Louisiane se joignent à l’aventure, des amis de longue date auxquels Zachary Richard demeure fidèle, comme s’ils apportaient un sentiment d’ancrage à celui qui est acadien et américain, partagé entre le Québec et la Louisiane. Au sein de cette garde rapprochée se trouvent le batteur Justin Allard, le bassiste Sylvain Quesnel, les guitaristes Éric Sauviat et Nicolas Fiszman, et le pianiste David Torkanowsky. Pourtant, lorsque Zachary Richard ressent une zone de confort musical, il met un terme aux séances d’enregistrement et reprend le large. Car s’il aime les gens, l’homme est avant tout un solitaire, qui préfère communiquer à travers ses chansons.

Le fou marque un retour à ses racines, à la Louisiane qui parfume les paroles comme les mélodies. Car Zachary Richard est de ceux qui prônent l’engagement dans la vie comme dans ses chansons. Né américain, il choisit dans les années 70, grâce à la découverte de l’accordéon diatonique, d’embrasser ses racines, la diversité de son identité. Depuis, son amour pour la culture cajun et pour le français, cette langue parlée par les grands-parents, n’a fait que grandir et grandir. En 1998, année où le chanteur devient propriétaire d’un pied-à-terre à Montréal, il délaisse l’anglais pour le français dans son journal de bord. Car pour Zachary Richard, le pari est clair. Il s’agit de réconcilier l’exotisme du parlé louisianais tout en usant d’un français plus que parfait, régionaliste, toujours en visant une certaine universalité. « Parler français en Amérique du Nord est un geste de résistance, d’entêtement. Des fois, je me demande ce que je suis en train de faire, car j’aurais très bien pu avoir une carrière anglophone… Mais pour moi, le français est une grande richesse. Ça me réconforte de nager à contre-courant et de résister aux forces de l’assimilation pour maintenir un monde plus diversifié. »

Malgré ce parti pris, engagement ne rime jamais avec revendication ou propagande. Zachary Richard préfère le chemin du cœur, un retour à la base, à cette émotion première qui génère une envie d’écrire une chanson. La pièce « Le fou » en témoigne. « Je ne mets jamais une chanson au service d’une cause. Quand je chante les fous de Bassan, c’est évidemment une chanson à tendance écologique dont je suis fier. Mais avant toute chose, l’inspiration ne vient pas d’un désir d’écrire une chanson pour sauver la planète. J’étais complètement bouleversé de voir un magnifique oiseau souillé de la manière la plus ignoble, incapable de voler avec ses ailes couvertes de pétrole. C’est cette émotion qui prime et non la cause, qui est rattachée à la tête. Car ce qui compte toujours pour moi, c’est le cœur. »


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Occupé par son projet de reprises 70s et par diverses aventures mettant de l’avant ses talents d’interprète, Sylvain Cossette a laissé passer 12 années sans signer d’album de matériel original. À l’aube de la cinquantaine, l’auteur-compositeur en lui se manifeste de nouveau sans perdre de vue le succès : Le Jour d’après, paru cet automne, s’est aisément hissé en tête des palmarès francophones.

Le plaisir de chanter, Sylvain Cossette l’a dans le sang. Et il a le don de le communiquer. Avec les trois volumes de 70s, où il reprenait des classiques anglophones, il a atteint le chiffre magique des 400 000 copies vendues et des 400 représentations. Or voilà, celui qui s’est déjà approprié « Pas besoin de frapper », de Jacques Michel, ne saurait se limiter à son rôle d’interprète. « Je crée beaucoup dans mes shows : je fais de la mise en scène, je suis scripteur, je fais plein de trucs, mais pondre un album du début à la fin, tout écrire et avoir cette euphorie de création, que ce soit en écrivant une chanson rapidement ou après avoir travaillé dessus pendant des semaines, c’est très grisant. »

«Il faut que tu aies la tête froide, que tu puisses comprendre ce qui t’envoie dans une bonne ou dans une mauvaise direction. »

Aventure familiale
Dans son domicile, Cossette est entouré d’instruments de tout acabit : guitare, harpe, piano, sitare. Au fil des ans, il s’en est servi pour pondre des compositions qu’il a soit précieusement conservées, soit offertes à sa conjointe, Andrée Watters, ou à d’autres. Lorsqu’il s’est lancé dans ce qui est devenu Le Jour d’après, il y a un an, son réflexe premier a été de sortir trois titres de ses tiroirs. Une nouvelle pièce s’est ensuite ajoutée, mais il était insatisfait du résultat. Ce sont ses idées suivantes qui l’ont véritablement guidé. « C’est beau avoir le goût d’écrire un album, mais il faut que tu saches quoi faire avec, parce parfois, ça t’est proposé comme une douche d’inspiration et il faut que tu sois prêt à recevoir ça. Il faut que tu aies la tête froide, que tu puisses comprendre ce qui t’envoie dans une bonne ou dans une mauvaise direction. »

Afin de donner forme à son matériel, notre homme s’est tourné vers ses proches. Sa fille Élisabeth, son frère François et sa blonde Andrée ont tous joint leurs voix à la sienne. Sa sœur Reine a supervisé la correction des textes, tandis que son autre fille, Judith, s’est chargée de prendre des photos. Une aventure à teneur familiale, donc, quoique le leader ait recruté Louis Côté (K-Maro, Shy’m) pour assurer la co-réalisation en se gardant bien de faire des courbettes à la mode. Car bien que Cossette soit un adepte de la pop, de ses débuts au sein de la formation Paradox, à ses premiers pas en solo, en 1994, il n’a jamais tenté d’être au goût du jour. Il essaie plutôt de laisser sortir ses refrains comme ils viennent, les saupoudrant d’influences britanniques pour ensuite y poser sa voix qui ne semble pas vieillir.

« Je suis le gars le plus indiscipliné, rigole-t-il. Je ne fais pas de vocalises, je n’ai pas pris de cours de chant, je ne sais pas lire la musique. […] C’est comme si j’avais encore une voix d’adolescent à l’approche de la cinquantaine. Le seul côté qui est discipliné chez moi est que je n’ai jamais fumé, jamais pris de drogues, je bois très peu et je ne sors pas dans les bars après les shows… »

Guidé par ses passions
Pour bien des artistes, les comédies musicales prennent l’allure de rampes de lancement : sitôt leur carrière enclenchée, ils préconisent des projets solo. Cossette, lui, refuse d’adopter un code de conduite restrictif. Après Humain (1999), il s’est joint aux rangs de Notre-Dame-de-Paris et, quelques années plus tard, il a participé à Dracula (2006), en plus de mettre sur pied, avec André Ducharme, Les 7. Comme il a de l’affection pour cette forme mi-musicale, mi-théâtrale, il en a pondu une autre, encore inédite, avec Andrée Watters, qu’il dévoilera au moment jugé opportun.

Sylvain Cossette aime dire qu’il n’a pas de plan de carrière, qu’il se laisse guider par ce qui l’allume. Voilà pourquoi il refuse de mettre un point final à l’aventure 70s, par exemple. Ces jours-ci, il a néanmoins quelques certitudes : il amènera Le Jour d’après sur la route, à l’automne 2013, et son prochain disque de chansons originales naîtra plus rapidement que son petit dernier. « Je suis un gars qui laisse plein de portes ouvertes à plein de situations qui arrivent dans la vie. Je me lève le matin et si j’ai le goût d’écrire un album, je l’écris. Une comédie musicale ? Je l’écris. Je ne laisse jamais de portes fermées, car j’aime les surprises. »


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