Se rendre dans un haut lieu de la musique pour travailler sur des chansons avec d’autres créateurs ou pour enregistrer dans un studio légendaire peut être une source d’inspiration incroyable pour un artiste. Il se peut même que la musique soit imprégnée de la saveur particulière de ces lieux, lui conférant ainsi une qualité indescriptible que l’on ne peut obtenir qu’en étant sur place.

Malheureusement, séjourner dans ces lieux mythiques peut s’avérer extrêmement coûteux pour un artiste, notamment en raison des frais de déplacement, d’équipements, de production et de temps en studio. C’est pour cette raison que l’hébergement gratuit offert à nos membres dans les Maisons SOCAN de Nashville et Los Angeles constitue un avantage des plus attrayants. Nous nous sommes entretenus avec des artistes qui y ont séjourné et qui nous parlent des avantages financiers ou autres de leur séjour.

Le groupe country vancouvérois The Washboard Union a séjourné à la Maison SOCAN de Nashville à l’hiver 2019 afin de travailler sur son album primé Everbound. « C’est une super petite maison dans East Nashville », raconte le chanteur et banjoïste Chris Duncombe. « C’était parfait pour nous. C’est là qu’on a complété l’écriture et répété et c’est là qu’on atterrissait chaque soir en rentrant du studio. »

Duncombe ne cache pas que cet hébergement gratuit a fait une « différence énorme » dans le budget de l’enregistrement. « Ça coûte cher de se déplacer et de rester quelque part pendant un bout de temps pendant que tu écris et enregistres, mais que tu ne donnes pas de spectacles. Ç’a beaucoup aidé d’avoir un endroit qui était comme notre chez-nous pendant l’enregistrement de l’album.

Et comme le groupe était en ville durant le Country Radio Seminar, il a également eu l’occasion de s’exécuter devant des programmateurs de radio de tous les États-Unis, ce qui est un boni considérable pour un groupe canadien.

Tous les membres du groupe également composé de Aaron Grain et David Roberts insistent sur le fait que le fait d’être à Nashville a eu un impact. “C’est impossible que le fait d’être à Nashville n’ait eu aucun effet sur l’album”, dit-il. “David et moi, on est des érudits de l’histoire de la musique country et on a déjà enregistré au Studio A de RCA et dans l’ancien studio de Waylon [Jennings], alors enregistrer cette fois-ci au Sound Emporium, le studio de Cowboy Jack Clement, c’était vraiment incroyable. Tu peux voir et toucher l’histoire du country dans ce studio, et ça c’est vraiment important pour nous.”

Neon Dreams, le duo alt-pop haligonien primé aux JUNOs, a visité la Maison SOCAN de L.A. à plusieurs reprises, notamment en décembre 2019. “On s’en sert pour écrire, enregistrer et rencontrer des gens”, explique le chanteur Frank Kadilllac, “et le fait de ne pas avoir à débourser des milliers de dollars pour notre séjour est vraiment super. On vient de la côte est, alors juste le billet d’avion coûte une fortune. C’est un gros investissement, ce déplacement, alors ces économies comptent beaucoup.”

Pour Kadillac et le batteur Adrian Morris, le réseautage et les collaborations sont cruciaux et le fait d’avoir un endroit où accueillir leurs collaborateurs est tout aussi important. “Quand on rencontrait quelqu’un qui n’avait pas vraiment d’espace où travailler, on pouvait l’inviter dans notre espace”, explique Kadillac. “Quand on ne pouvait pas réserver un studio complet, on avait quand même notre espace où enregistrer des versions acoustiques avant de se rendre en studio.”

“C’est là qu’on a écrit ‘Sick of Feeling Useless’ qui a tourné à la radio aux États-Unis. C’est fou! C’est une nouvelle expérience pour nous ; on est vraiment contents d’avoir pu faire un pas dans cette direction. Sans la Maison SOCAN, on ne serait pas là où on est.”

Le chanteur affirme par ailleurs que la “vibe” de L.A. a joué un rôle : “Il y a tellement d’artistes talentueux ici, c’est communicatif. Et puis quand tu es dans un nouvel environnement, ça change ta façon de voir les choses. Tu as plus de chances de tomber sur quelque chose qui t’inspire et que tu n’aurais jamais trouvé là d’où tu viens.”

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Dans un monde idéal, Jay Scøtt aurait continué de sortir des chansons sur sa chaîne YouTube, sans penser tout de suite à un premier album.

« Mais malheureusement, l’industrie fonctionne pas comme ça. J’aurais jamais pu mettre mon pied dans place avec juste des singles », soutient l’auteur-compositeur-interprète, derrière deux des chansons les plus populaires sur les radios commerciales ces temps-ci (Broken et Copilote, en duo avec FouKi).

Jay ScottDevant ce succès inespéré, l’artiste de 32 ans a cru bon réunir les meilleures chansons qu’il a enregistrées dans les deux dernières années sur Ses plus grands succès, un album aux allures de compilation. Des chansons essentiellement folk pop captées de manière minimale – parfois avec juste un micro au milieu de son appartement à Terrebonne – qu’il avait sorties au compte-goutte sur internet, sans même imaginer qu’elles lui ouvriraient, un jour, les grandes portes des radios. « J’ai pas conceptualisé ça comme un vrai album. Mais ça reste un premier album qui sort professionnellement. Enregistré avec tous les moyens du bord », image-t-il.

Pour un gars issu du milieu hip-hop, cette première parution officielle sous une maison de disques (117 Records, maison-sœur de Disques 7ième Ciel) a de quoi surprendre.

Révélé il y a près d’une décennie sous le pseudonyme de PL3, Jay Scøtt a également fait sa marque sur les radios de campus aux côtés de son allié Smitty Bacalley et au sein du groupe rap satirique (lire : vulgaire) Les Drogues Fortes. « C’est drôle parce qu’avant, j’utilisais beaucoup l’Auto-Tune. Et là, quand j’ai vu que tout le monde l’utilisait [au Québec], j’ai décidé d’arrêter… Et c’est depuis ce temps-là que ça a commencé à marcher, mes affaires ! » se réjouit-il, en riant.

Même si la guitare et le piano ont pris la place de l’Auto-Tune et des séquenceurs, Ses plus grands succès n’évacue pas pour autant les racines rap de Jay Scøtt. Autant inspiré par la vague emo hardcore des années 2000 que par le rap québ post-4,99 d’Alaclair Ensemble (un album qui a changé sa façon de voir la musique), le chanteur, rappeur et multi-instrumentiste garde son flow nasillard rapide et mélodieux, tout en multipliant les punchlines, les rimes multisyllabiques et les références à la culture populaire, trois éléments de base de l’écriture rap.

« Ce que j’écris, je considère ça comme du rap au niveau technique. Y’a rien qui a changé dans ma technique d’écriture », dit celui qui fait notamment référence à Limp Bizkit, Nirvana et Sans Pression, trois groupes qui incarnent bien sa génération, dans ses chansons. « Les gens se reconnaissent à travers des références [comme ça]. Ça leur permet de se retrouver dans ma musique. »

L’esthétique dépouillée de l’album permet aussi une connexion plus grande avec les textes de l’artiste, qui dévoilent comme jamais sa grande vulnérabilité. Au centre des thèmes du disque, la rupture amoureuse retentit avec un profond désarroi, mais aussi avec une résilience latente qui se révèle de manière plus franche de temps à autre (sur 42 Long notamment). L’inspiration pour ces petites histoires ne vient pas entièrement de son vécu : « Quand j’ai commencé à écrire les chansons, j’ai commencé à travailler de nuit dans un centre d’hébergement de crise en santé mentale. Y a beaucoup de chansons deep qui viennent d’histoires que j’ai entendues là-bas. Des histoires de rupture, de violence conjugale… J’arrivais chez nous, et ça m’inspirait. »

Jay Scøtt raconte aussi son dégoût de la routine et ses envies de liberté dans ses chansons. Et pour ça, il n’a pas eu besoin d’aller chercher l’inspiration bien loin. « Ça, c’est 100% moi. Chaque fois que je me levais pour aller travailler, j’en revenais pas… J’en revenais pas de devoir travailler 50 heures par semaine pour quelqu’un d’autre, histoire d’avoir des petits jours de congé. Jours durant lesquels tu dois faire ton ménage, tes repas… Bref, t’as jamais de temps pour toi ! » expose celui qui a multiplié les jobines dans sa vie en parallèle à son désir de percer dans la musique. « Mais là, ma vie a complètement switch. Je suis mon propre boss. Et c’est juste de ma faute si jamais mes affaires marchent pas. »

Pour l’instant, l’artiste connait les plus beaux moments de sa carrière, mais il est conscient que rien n’est gagné d’avance. « Ça me sert à rien de stresser avec ça. Je veux pas calculer mes moves. Ce que j’aime, c’est faire mes chansons et m’enregistrer chez nous. Tout le reste, c’est moins l’fun pour moi », admet-il. « Avec le temps, j’ai appris à me dire : une fois que je sors mes chansons, elles ne m’appartiennent plus. C’est pas moi qui décide si c’est un succès ou pas. Tu peux juste être déçu quand tu te mets cette pression-là sur les épaules. »



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