La première de Pretty Woman : The Musical, mettant en vedette de nouvelles musiques par les membres SOCAN et collaborateurs de longue date Bryan Adams et Jim Vallance, sera présentée sur Broadway le 16 août 2018.

Basé sur le célèbre film de 1990 racontant l’histoire de la rencontre entre une prostituée et un homme d’affaires désillusionné, la comédie musicale — dont les avant-premières présentées depuis le 20 juillet dernier ont été bien accueillies — le livret de la pièce a été écrit par le regretté réalisateur du film, Garry Marshall, et son scénariste, J.F. Lawton. Mis en scène et chorégraphié par Jerry Mitchell, la productrice du spectacle Pretty Woman, Paula Wagner, a conclu une entente avec Atlantic Records pour le lancement d’un album de la musique du spectacle par la distribution originale qui sera produit par Adams et Vallance. (Les billets sont disponibles ici.)

Jim Vallance a partagé avec nous ses impressions au sujet du processus de création :

« Le numéro d’ouverture de Pretty Woman : The Musical s’intitule “Welcome to Hollywood”. Nous aurions peut-être dû l’intituler “Welcome to Broadway”, parce que c’est là que Bryan Adams et moi avons passé le plus clair des trois dernières années et là où nous avons été si bien accueillis en tant que nouveaux venus et étrangers. »

« C’est notre premier spectacle sur Broadway. Plus de vingt chansons. D’innombrables heures à écrire, répéter, jouer et réécrire (est-ce que j’ai dit réécrire ?). En réalité, nous avons dû écrire près de 40 chansons pour en arriver aux 20 que nous avons gardées. Notre fabuleux metteur en scène, Jerry Mitchell, nous a fait recommencer encore et encore. Pas que nous ne lui livrions pas exactement ce qu’il voulait, mais parce que l’histoire changeait constamment, le cadre bougeait continuellement. »

« Par exemple… Pour le numéro d’ouverture de l’acte 2, on nous avait demandé d’écrire une chanson hawaiienne, tout le toutim avec ukulélés et danseurs luau. Quelques mois plus tard, le numéro hawaiien était abandonné et on nous a demandé une chanson rock qui cadrait avec un match de polo dans les Hamptons (pas de ukulélés ou de luau). Des changements subséquents nous ont imposé des paroles au sujet de l’argent et de l’avidité, jusqu’à ce que ces changements soient abandonnés et que l’on revienne au match de polo. Vous voyez ce que je veux dire ? »

« Ce furent trois années de travail intense et d’une courbe d’apprentissage tout aussi intense. Ce fut tout un périple, un défi, une expérience aussi exténuante qu’incroyable. La première officielle est le 16 août, mais nous présentons des avant-premières devant des salles combles depuis plusieurs semaines. Ovations debout tous les soirs. Est-ce que c’est un “hit” ? On ne le saura qu’au matin du 17 août lorsque les critiques seront publiées. On se croise les doigts. »

« Comme le dirait Neil Young, “long may we run”. » (librement : puissions-nous avoir long cours)


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Le Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens et le Festival international de la chanson de Granby sont fiers d’annoncer que la chanson « Bleu et blanc » de l’auteur-compositeur franco-ontarien Robert Paquette sera intronisée au Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens le 26 août sur la Scène Desjardins lors du spectacle de clôture de la 50e édition du FICG. « J’ai toujours gardé de très bonnes relations avec le Festival », raconte Robert, qui y a été finaliste, terminant deuxième en 1971 et lauréat du prix du public en 1972, « Je suis super content que l’intronisation se fasse là ! »

Bleu et blanc a été sacré Classique de la SOCAN en 2001 soulignant ainsi plus de 25 000 passages à la radio. Elle a également figuré sur la liste des 150 chansons populaires établie par Le Journal de Montréal dans le cadre des célébrations du 150e anniversaire du Canada.

« Le Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens s’associe cette année aux festivals et événements musicaux les plus dynamiques de notre pays pour honorer le patrimoine musical de ces régions », a déclaré la directrice générale du PACC, Vanessa Thomas. « Nous sommes ravis d’introniser l’emblématique chanson “Bleu et blanc” de Robert Paquette au Panthéon, et d’être là pour célébrer avec lui et nos partenaires du Festival international de la chanson de Granby. »

Le Classique de la SOCAN « Bleu et blanc » a été écrit par le premier franco-ontarien à enregistrer un album studio professionnel, Robert Paquette, originaire du nord de l’Ontario. L’auteur-compositeur-interprète était sur la route entre Montréal, où il était basé afin de faire avancer sa carrière solo, et Sudbury, sa ville natale, pour y donner un concert, lorsque la chanson complète lui est venue d’un seul trait. Paquette était tellement sous le choc de cette inspiration soudaine qu’il s’est arrêté à une cabine téléphonique pour appeler à la maison et dire « je viens juste d’écrire une vraiment bonne chanson ».

À la grande surprise de Paquette, deux stations de radio montréalaises, CKOI et CHOM, l’ont inclus à leurs rotations. « Je ne pensais pas que la chanson jouerait à la radio commerciale en raison de sa durée exceptionnellement longue, plus de six minutes, mais la réaction du public a été vraiment bonne. Les auditeurs en redemandaient à CKOI et CHOM et elle a décollé. » « Bleu et blanc » allait rapidement devenir un classique de la scène musicale canadienne-française.

« Bleu et blanc » utilise les passions et les symboles émotionnels. La chanson commence par le chanteur nous racontant sa rencontre fortuite avec un vieux vagabond auquel il demande s’il a perdu tout espoir. La réponse du vieil homme deviendra une leçon de vie inestimable qui surprend et influence le chanteur. Paquette a volontairement choisi d’utiliser les cerfs-volants bariolés de son refrain (« Bleu et blanc, vert et rouge/Sont les couleurs des cerfs-volants ») comme allégories pour les drapeaux : rouge pour le drapeau canadien, bleu et blanc pour le fleurdelisé, et vert et blanc pour le tout nouveau drapeau mis de l’avant comme étendard des Franco-ontariens, tandis que le blanc représente la pureté et le rouge la passion. L’utilisation des cerfs-volants comme image suggère également la liberté, liberté de se laisser pousser par le vent, liberté des soucis terre à terre.

L’auteur-compositeur-interprète et producteur Robert Paquette est né à Sudbury, Ontario, en 1949. À partir du milieu des années 80, il a composé de la musique pour le théâtre et a travaillé en télévision. Sa chanson Jamaica a également été sacrée Classique de la SOCAN et Radio-Canada l’a placé en première position sur une liste des plus importants musiciens franco-ontariens.


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La SOCAN pleure la mort de son membre Brad Daymond, qui était principalement connu pour sa collaboration à l’écriture des « hits » « Broken Bones » et « You’re a Superstar » en tant que membre du trio Love Inc. en plus de son travail de création pour le « boys band » ‘N Sync lorsque le groupe était au sommet de sa gloire. Originaire de Barrie, en Ontario, Daymond s’est éteint le 3 août 2018 à l’âge de 48 ans suite à des complications après un arrêt cardiaque.

Dans Love Inc., Daymond collaborait avec le DJ Chris Sheppard et la chanteuse Simone Denny et le trio a remporté deux JUNOs du Meilleur enregistrement dance, la première fois en 1999 pour « Broken Bones », puis en 2001 pour « Into the Night ». Le groupe a dominé les palmarès avec une série de « hits » dance qui étaient en rotation constante sur les ondes de MuchMusic en plus de connaître une deuxième vague de popularité inattendue en Europe plusieurs années plus tard. « You’re a Superstar », coécrite en compagnie de Sheppard et Vince Vince Degiorgio — un collaborateur fréquent de Love Inc. — est devenue un véritable classique au Royaume-Uni.

Après la dissolution de Love Inc., Daymond a formé une équipe de production avec Alex Greggs baptisée Riprock ‘n’ Alex G — et Vince Degiorgio était leur représentant A&R — qui a contribué au succès de toute une vague de « teen pop ». Le duo a également produit des remixes pour les Britney Spears, Ricky Martin, Jessica Simpson et Christina Aguilera qui se sont souvent retrouvés sur leurs simples. Certains des remixes des premiers simples de ‘N Sync ont attiré l’attention du groupe et Daymond fut engagé pour coécrire deux des chansons du deuxième album du groupe, No Strings Attached paru en 2000. Il a également coécrit trois pièces sur leur troisième album, Celebrity, paru en 2001. Daymond a poursuivi sa carrière de créateur pour divers projets dont l’album Schizophrenic, le premier album solo de l’ex ‘N Sync JC Chasez. Il a également été juge pour le concours de chant télévisé Popstars 2.

« Peu importe le projet, Brad était toujours mon premier choix, que ce soit pour travailler avec Republica ou ‘N Sync », confie Degiorgio, un éditeur de longue date qui est propriétaire et dirigeant de Cymba Music Publishing en plus d’être le président du conseil d’administration de l’Association canadienne des éditeurs de musique. « Il était incroyablement généreux en studio. Écrire avec lui, c’était vraiment écrire avec lui. Il avait du talent à revendre et on passait la moitié de notre temps en studio à rigoler. Quand nous collaborions, il voulait ce qu’il y a de meilleur et la plupart du temps, on y arrivait. Pour moi, « Superstar » n’est qu’un chapitre de l’histoire de Brad ; en tant que créateur, il composait des « hooks » et des mélodies comme personne, et il simplifiait la tâche de ses collaborateurs. Il était génial. Que ce soit en tant que créateur ou représentant A&R à l’époque de sa collaboration avec Alex Greggs, je savais que je pouvais toujours compter sur lui pour me donner ce que je voulais. »

La SOCAN offre ses plus sincères condoléances à la famille et aux amis de Brad Daymond.


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