AHI a remporté de nombreux prix ces dernières années, notamment le Singer-Songwriter/Folk Award dans le cadre de la Canadian Songwriting Competition ainsi que le Stingray Rising Star Award dans le cadre de la conférence Folk Music Ontario (FMO, et il a été mis sous contrat par le label américain Thirty Tigers et l’agence de spectacle Paradigm Talent. Dans ce bref entretien, il réagit à une nouvelle réussite, soit sa première nomination aux JUNOs, dans la catégorie Album traditionnel contemporain de l’année, en plus de nous parler de la création de l’album en nomination, In Our Time, et de son processus créatif.



Profitant d’un mois de congé, Jessie Reyez — l’auteure-compositrice-interprète et membre SOCAN primée au JUNOs dont la musique a été certifiée Platine — souhaitait redonner à sa communauté et, en partenariat avec la SOCAN, elle a décidé de présenter l’édition inaugurale du Jessie Reyez Workshop au Dream House Studios du centre-ville de Toronto les 25 et 26 janvier 2019.

Jessie Reyez

Jessie Reyez mene le workshop. (Photo : Melissa Cameron-Passley)

Cinq jeunes de la grande région de Toronto ont été sélectionnés pour y participer parmi plus de 13 000 soumissions : Caylie Ganam, VELOW, Tasha Angela, Travis Knight et Renée The Voice. Durant la portion camp d’écriture de l’événement, ils ont travaillé aux côtés des ingénieurs du son/réalisateurs Calvin Hartwick (l’ingénieur-chef et gestionnaire de Dream House Studios), Jacob Spitzer (également ingénieur de studio en résidence), Moose, Rich Kidd, Elias Edlund, Michael Steinslien, Stephen Lecky, Bobby Love, Kevin O’Brien et Jarrel Young.

Lors des deux journées de l’événement, Reyez a animé un atelier d’une durée de deux heures en compagnie de l’auteur-compositeur/réalisateur primé aux Grammys Khris Riddick-Tynes (Ariana Grande, Post Malone) qui s’était déplacé depuis L.A. pour être le co-mentor de l’événement. Lors de la deuxième journée se sont joint à eux le gérant de Reyez, Mauricio Ruiz, ainsi que Gavin Sheppard de Public Records (également du Remix Project, qui initialement offert du mentorat à Reyez).

S’adressant aux participants en toute candeur, Reyez a ouvert la première journée en distribuant des cahiers de notes ornés de citations manuscrites significatives. Elle a ensuite demandé aux cinq auteurs d’écrire des affirmations sur les trois premières pages de leur cahier afin de pouvoir s’y rapporter plus tard. Parmi les perles des conseils prodigués par Reyez, on retrouve notamment : « L’appétit, la motivation et l’ambition battent le talent à tout coup » et « Je ne crois pas que le défaitisme ait une quelconque utilité lorsqu’on songe à notre avenir… Fuck it, saute ». Et Riddick-Tynes d’ajouter « lorsqu’on marche sous des géants, on a rapidement envie de devenir aussi grand. »

Jessie Reyez, Melissa Cameron-Passley, SOCAN

Jessie Reyez avec Melissa Cameron-Passley de la SOCAN (à gauche).

Durant l’après-midi, les auteurs-compositeurs sont allés en séance d’enregistrement avec leurs ingénieurs ainsi que le guitariste de tournée de Jessie, Heather Crawford. Moose et Rich Kidd avaient préparé 10 « beats » à partir desquels les participants pouvaient bâtir une chanson. Reyez et Riddick-Tynes se promenaient de séance en séance pour constater le progrès de chacune d’elles.

Lors de la pause repas du midi de la première journée (repas fournis par Nando), Melissa Cameron-Passley de la SOCAN a présenté la séance d’information SOCAN 101. Durant l’après-midi et la soirée de la deuxième journée, bon nombre des artistes — désormais plus à l’aise et relax les uns avec les autres — ont spontanément commencé à collaborer et à écouter les chansons des autres alors même qu’elles étaient en cours de création. Les participants ont eu beaucoup de plaisir et cela les a inspirés à continuer de travailler fort et d’écrire tout au long de la soirée.

La SOCAN félicite Jessie Reyez et toutes les personnes impliqués dans l’immense succès de cet événement !

Anecdote amusante : Avant d’entrer dans le monde de la création musicale professionnelle, le tout premier contrat payant de Jessie Reyez et tant qu’auteure-compositrice fut au Dream House Studios où on l’avait invitée à participer à un camp d’écriture pour une émission jeunesse de Netflix. Sa décision de tenir son camp à cet endroit était donc une autre façon de redonner.



Colin James a remporté le prix de l’auteur-compositeur de l’année présenté par la SOCAN lors de la 22e édition des Maple Blues Awards présentés par la Toronto Blues Society le 4 février au Koerner Hall de Toronto.

Ellen McIlwaine

Ellen McIlwaine (Photo : Brian Zahorodniuk)

Outre ce prix, James a été le grand gagnant de la soirée, remportant également les trophées de l’artiste, de l’artiste « électrique », du chanteur et de l’enregistrement/réalisateur de l’année. Le Blues With A Feeling Award a été remis à la vétérane de la slide guitar, Ellen McIlwaine, pour l’ensemble de sa carrière qu’elle a dédiée à la musique blues au Canada. Emily Burgess a reçu le prix de la nouvelle artiste de l’année, tandis que Angel Forrest a été sacrée chanteuse de l’année.

Plusieurs des prix remis à des musiciens l’ont été, cette année, à des femmes : Sue Foley a remporté le prix de guitariste de l’année, Lindsay Beaver celui de batteuse de l’année, Laura Greenberg celui de bassiste de l’année, et Shirley Jackson celui de joueuse de cuivre de l’année.

En plus des Maple Blues Awards, le cinquième Cobalt Prize Contemporary Blues Composition Award a été remis à Ann Vriend pour sa chanson « It’s Happening » tandis que les finalistes dans cette même catégorie étaient Son Roberts pour la pièce « Down on Vaugh Rd » et Samantha Martin pour sa composition « Chasing Dreams ». Vriend a reçu une bourse de 1000 $ tandis que les finalistes reçoivent chacun une bourse de 250 $.

Les Maple Blues Awards sont subventionnés en partie par la Fondation SOCAN.