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La crème de la crème des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique ainsi que les joueurs clés de l’écosystème musical québécois se sont réunis hier à La Tohu pour la 29eédition du Gala des Prix SOCAN de Montréal, un événement au cours duquel plus de 50 trophées ont été remis afin de souligner le talent créatif au Québec.

Animé pour la première fois cette année par Pierre-Yves Lord, cette édition du gala de la SOCAN a, par la remise d’un ou plusieurs Prix Classique de la SOCAN, souligné le talent de nos créatrices avec une cohorte entièrement féminine de récipiendaires dont, Laurence Jalbert, Francine Raymond, Marjo, Lara Fabian, Marie Carmen, Hart Rouge, ainsi qu’à leurs coauteurs et éditeurs.

Loud, Hubert Lenoir

Loud, Hubert Lenoir

Plusieurs prix spéciaux ont été décernés durant le gala, dont le prix Empreinte culturelle, remis cette année à l’éternelle chanson « La complainte du phoque en Alaska », écrite en 1973 par Michel Rivard et interprétée par Beau Dommage. La grande dame du country, Renée Martel, a reçu, avec beaucoup d’émotion, le Prix Excellence pour l’ensemble de sa carrière de près de 65 ans. Jim Corcoran a quant à lui reçu le Prix Hommage pour son travail d’ambassadeur de la musique d’expression francophone sur les ondes de la CBC avec l’émission À propos, qu’il a animée pendant plus de 30 ans. Tire le Coyote a par ailleurs offert une magnifique prestation durant laquelle il a amalgamé deux chansons de Corcoran et des extraits de sa brillante émission de radio.

Parmi les autres prix spéciaux, soulignons ceux remis à Patrice Michaud, Auteur-compositeur de l’année, à Jean-Olivier Bégin, Compositeur de musique à l’image de l’année, tandis qu’Arcade Fire et le prodige montréalais de la scène latino-américaine Alex Castillo Vasquez se sont partagé le Prix international. Le Prix de l’Éditeur de l’année a été remis à Éditions Dare to Care pour sa contribution au succès de ses talentueux auteurs-compositeurs, et pour son influence positive sur la scène musicale québécoise.

« Le talent créatif exceptionnel des membres auteurs, compositeurs et éditeurs de la SOCAN ne fait aucun doute, et ce soir nous célébrons sa diversité », a déclaré le chef de la direction de la SOCAN, Eric Baptiste. « La SOCAN s’engage, quotidiennement, à représenter tous ses membres de manière avant-gardiste et pertinente. Nous travaillons sans relâche à assurer qu’ils sont rémunérés équitablement et adéquatement pour leur musique. »

De magnifiques performances

Bobby Bazini

Bobby Bazini

Le gala de cette année a encore une fois été le théâtre de prestations aussi uniques que touchantes. Parmi celles-ci, Mara Tremblay et Éric Goulet ont interprété une version délicieusement planante du prix Empreinte culturelle « La complainte du phoque en Alaska » ; Lydia Képinski et le duo Saratoga ont rendu hommage aux Classiques de la SOCAN de Marjo ; l’étoile montante Aiza a donné des teintes afropop aux chansons « Leila » et « Je t’aime » de Lara Fabian ; et Ludovick Bourgeois en a surpris plus d’un avec ses interprétations des pièces « Y’a les mots » et « Les années lumières » de Francine Raymond.

Bobby Bazini, récipiendaire du prix Chanson populaire anglophone avec « C’est la vie », est également monté sur scène pour reprendre de manière toute personnelle le Classique « Corridor » de Laurence Jalbert, alors que Jeffrey Piton a interprété « Entre l’ombre et la lumière » de Marie Carmen. Chances a fait de même pour « Inconditionnel » de Hart Rouge, tandis qu’Annie Blanchard a repris le Classique « Encore et encore » de sa partenaire de tournée, Laurence Jalbert. Pour clore la soirée, la révélation de l’année, Loud, a soulevé l’enthousiasme par sa performance du Prix de la chanson SOCAN 2018, « 56 k », entrelacé de passages de son no 1 « Toutes les femmes savent danser ».

Du côté des catégories musicales spécialisées, le jazz était à l’honneur avec le Prix Hagood Hardy remis à Chet Doxas ; le Prix Jan V. Matejcek en nouvelle musique classique a été décerné à James O’Callaghan ; le Prix Musique country est allé au vétéran Patrick Norman ; la sensation internationale Frédérick Durand, mieux connu sous le nom de Snails, a raflé le Prix Musique électronique ; et le jeune prodige du rap québécois Loud s’est vu remettre deux prix, soit celui de Musique urbaine et celui de Révélation de l’année qu’il a partagé avec le phénoménal Hubert Lenoir.

Chansons populaires et musique à l’image

Annie Blanchard

Annie Blanchard

En tout, dix Prix Chanson populaire ont été remis au cours de la soirée aux auteurs-compositeurs et éditeurs des chansons francophones les plus entendues en 2017, dont « Kamikaze » de Patrice Michaud, « Il y a tant à faire », de Daniel Bélanger, « Fou », de Andréanne A. Malette et Manuel Gasse, « Badluck » de Vincent Vallières et « Du bonheur dans les étoiles » coécrite par Marc Dupré, Nelson Minville et John Nathaniel.

Le gala a également permis de souligner la contribution exceptionnelle à l’industrie et à l’économie en général des compositeurs et éditeurs de musique pour le petit et le grand écran. Ainsi, parmi les lauréats de la soirée, on comptait un habitué du Gala de la SOCAN, Anthony Rozankovic, ainsi que ses éditeurs Cinéflix Média Inc. et Ole Media Management LP, qui sont repartis avec les Prix Musique de télévision (international) et Fiction ou série dramatique (national) pour la musique de la série Mayday. Soulignons également que les compositeurs Jean-Phi Goncalves (Le tricheur), Scott Price (Gags), Sébastien Watty Langlois (Salmigondis) et Rudy Toussaint (How It’s Made) sont tous repartis avec des trophées pour une deuxième année d’affilée. Marc Ouellette, Luc Saint-Pierre et Les Éditions de Musique JB, ont reçu le Prix Musique de film pour Amber Alert/ I Have Your Children.

Prix Autorisé à vous divertir

L’apport des entreprises licenciées par la SOCAN afin d’utiliser de la musique au Québec a été souligné par le Prix Autorisé à vous divertir remis à la Ville de Longueuil. La ville a ainsi été récompensée pour sa reconnaissance du rôle que joue la musique au sein de sa communauté et pour son engagement envers une rémunération équitable et juste des créateurs et éditeurs de musique.


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Vendredi le 28 septembre dernier se tenait l’atelier Cooking Beats, co-présenté par la SOCAN et Pop Montréal, avec comme conférenciers, le populaire duo montréalais Banx & Ranx. Cet atelier, complètement gratuit, a rassemblé plus d’une vingtaine de personnes passionnées de musique, au Théâtre Rialto, situé sur l’avenue du Parc, à Montréal.

Depuis 2014, cette formation ne cesse d’impressionner en cumulant des collaborations toutes plus impressionnantes les unes que les autres. L’importance de collaborer avec d’autres artistes est devenue le sujet au cœur de cette rencontre. Car c’est cet esprit de collaboration qui s’est manifesté comme le précurseur du succès international de Banx & Ranx. « Il vaut mieux avoir 10% d’une chanson qui rapporte des milliers, que d’avoir 100% d’une chanson qui ne rapporte rien du tout. »

La collaboration a ouvert les horizons du duo montréalais, ils ont appris à mélanger les genres, tout en sachant garder leur propre “sauce”. « Il faut toujours mélanger sa sauce avec d’autres pour être certain qu’elle reste fraîche, c’est dur à dire, à faire et à conceptualiser, mais il faut apprendre à se détacher émotionnellement de son art et laisser les autres l’enrichir. »

Le duo de beat-makers a également partagé avec les personnes présentent, des astuces techniques de leurs compositions musicales. Entre autres sur le fait que composer ses beats avec des voix a capella était primordial pour assurer de donner suffisamment d’espace à la voix finale et aussi de ne pas avoir peur de jouer avec la distorsion. Ceux et celles qui ont participé à l’édition 2018 de Cooking Beats ont certainement enrichi leurs techniques de production tout en assimilant des valeurs primordiales, soit le respect, l’ouverture d’esprit et l’importance de la collaboration.

« Tous les jours, on se répète qu’il faut être ouvert à la différence et de ne pas juger les gens, c’est la même chose ici. En musique, comme dans la vie, il faut que tu sois ouvert et que tu acceptes la critique pour devenir une meilleure personne, un meilleur beat-maker. »

 


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La 29e édition du Gala de la SOCAN aura lieu ce soir, le 2 octobre. Bien sûr, nous allons célébrer les succès de nos membres auteurs-compositeurs, éditeurs de musique et compositeurs de musique à l’image. Mais qu’est qui relie toutes ces personnes à la SOCAN, qu’est-ce que la SOCAN représente pour elles? Nous avons posé la question à quelques récipiendaires qui seront honorés à la Tohu.


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