L’ex-maire de New York, feu Ed Koch, avait pour habitude de demander à chaque citoyen qu’il croisait : « Quelle est ma performance? » Nous croyons tous au fond que notre performance est bonne quand nous faisons notre possible, mais il se peut que notre entourage pense autrement. Afin d’encourager l’amélioration du rendement, un contexte de « meilleures pratiques » dans notre culture corporative et une organisation encore plus performante, la SOCAN tient chaque année une évaluation rigoureuse non seulement des employés par leurs superviseurs, mais aussi des membres du conseil et du chef de la direction.

Le conseil d’administration, avec l’aide de Peter Stephenson de la firme Meridien Consulting, évalue l’efficience du conseil en général. Chacun de ses membres remplit anonymement un questionnaire et après compilation des résultats, le comité de Gouvernance puis l’ensemble du conseil examinent ceux-ci afin d’identifier les améliorations à apporter.

Le chef de la direction, comme tous les employés de la SOCAN, doit atteindre certains objectifs affectant son salaire et sa rémunération globale.

De plus, au cours des dernières années, les membres du conseil et des comités travaillant ensemble ont pu évaluer anonymement et faire des commentaires sur la performance de leurs collègues. Auparavant, seul le membre du conseil ou comité en question voyait ces résultats, mais cette année, afin de rendre le processus encore plus pertinent, le président en prend aussi connaissance. Comme ça, le membre peut en discuter avec moi, prendre note des occasions de mieux faire ou recevoir les compliments qui lui sont dus, tout cela dans le but d’être encore plus efficace et que le conseil dans son ensemble soit plus fort et plus uni.

Un autre rôle du conseil est d’évaluer le chef de la direction, le seul employé à se rapporter directement à lui, les autres relevant soit du chef de la direction, soit des autres cadres. Le conseil, de concert avec Peter Stephenson et Randy Wark, vice-président des Ressources humaines, travaille à une série de questions et de sections pour les commentaires afin d’évaluer la performance annuelle du chef de la direction, qui comme tous les employés de la SOCAN doit atteindre certains objectifs affectant son salaire et sa rémunération globale.

Pour la première fois cette année, toujours dans le but de nous aligner sur les meilleures pratiques, nous avons adopté une approche à 360 degrés pour cette évaluation, qui inclut maintenant aussi celle des cadres se rapportant au chef de la direction. Cela nous permet d’encore mieux connaître la performance et l’efficience de ce dernier.

Le but ultime du conseil, des employés et de la direction de la SOCAN est de faire de celle-ci la meilleure organisation de droits d’exécution au monde. Voici le genre de choses que nous faisons pour évaluer notre performance.


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Quoique 2013 puisse nous sembler un lointain souvenir cet été, c’est le moment de l’année où nous analysons nos résultats annuels et accomplissements. Au cours de l’an dernier, la SOCAN a tenté de non seulement se réinventer, mais de réinventer ce qu’une organisation de droits d’exécution (ODE) peut et doit être. Grâce à plusieurs initiatives audacieuses, le conseil et le personnel de la SOCAN ont activement travaillé à « hausser la barre » des droits d’exécution au pays et à donner l’exemple aux ODE du monde entier.

Il est évident que YouTube est l’une des destinations en ligne les plus fréquentées pour la musique et au cours de l’an dernier, la direction et le conseil de la SOCAN ont cherché, initié et négocié de nouvelles façons pour nos membres de recevoir de l’argent de cette source. En plus de percevoir des droits de licence YouTube (du tarif 22D) et d’en distribuer pour la première fois en novembre 2013, la SOCAN a initié une collaboration avec Audiam : cette compagnie permet de rassembler et monétiser les utilisations de musique sur YouTube à l’international afin que nos membres puissent plus facilement recevoir ces autres redevances. La SOCAN a fait sa première répartition au nom d’Audiam en novembre 2013 et nous prévoyons que cette source de revenus sera en croissance exponentielle.

Afin d’opérer de façon plus efficiente, la SOCAN a révisé ses besoins en personnel et réduit celui-ci de 13,5 pour cent, ce qui a baissé de beaucoup ses dépenses annuelles. Elle a quand même maintenu et même amélioré ses hauts niveaux de service et de performance. Plusieurs de ces coupures ont été réalisées en restructurant le service des Licences : les petits comptes de licences générales ont été confiés à un sous-traitant.

De plus, à la suite du départ à retraite de France Lafleur, la SOCAN a nommé Michael McCarty – auparavant membre du conseil – au poste de chef, Affaires des membres. Nous avons été immédiatement frappés par son enthousiasme, sa connaissance des besoins des membres et son aptitude à dynamiser son service. À la suite de son embauche, son siège au conseil a été comblé par Neville Quinlan de peermusic, conformément aux résultats de l’élection 2012 et aux règlements de la SOCAN.

Bien que les prochaines élections de la SOCAN n’aient lieu qu’au printemps 2015, nous devons avoir une bonne cote, puisque la direction a encore une fois choisi parmi nos rangs en sélectionnant Geneviève Côté pour le poste de chef, Affaires du Québec. Cette fois, toujours selon les résultats de l’élection 2012, c’est Patrick Curley de Third Side Music qui la remplace au conseil.

En résumé, les succès de la SOCAN en 2013 sont le résultat direct d’une pensée stratégique, qui réinvente notre manière de faire des affaires de façon plus proactive, efficiente et adaptable, afin que nous soyons prêts aux changements constants du paysage musical. Nous sommes confiants que nous sommes sur une bonne voie de réinvention de la SOCAN et de la définition de ce qu’est une ODE, voie qui continuera à profiter énormément à nos membres.


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La SOCAN se bat pour une utilisation légale et éthique de la musique, et elle est en faveur des nouveaux modèles numériques. Nous estimons que notre feuille de route à cet égard est éloquente. Toutefois, il ne faut pas oublier qu’une licence de la SOCAN n’est qu’une des étapes nécessaires au lancement d’un nouveau service numérique au pays.

Bien sûr, la SOCAN se bat pour les droits des créateurs de musique. Mais nous travaillons également avec les fournisseurs de musique numérique pour nous assurer que ceux qui la créent soient rémunérés équitablement pour leur dur labeur et leur talent extraordinaire. La SOCAN cherche sans relâche à réconcilier les modèles numériques durables – dont l’existence bénéficiera ultimement à nos membres – avec le paiement des redevances auxquelles les créateurs de la musique, matière première de ces services, ont droit.

La SOCAN considère les organisations utilisant de la musique, incluant les fournisseurs de musique numérique, comme des partenaires. Elles sont nos clients, un lien essentiel entre nos membres et leur audience. Nous voulons que les entreprises ayant une licence pour jouer de la musique fassent plaisir à leurs auditeurs – leurs clients consommateurs de musique  – et leur permettent de créer leur propre expérience grâce à leurs listes musicales, choix d’écoute en continu, de téléchargements, de trames sonores de leurs vidéos YouTube maison, etc. Nous voulons que les auditeurs aient accès à toute la musique qu’ils veulent entendre, en tout temps et lieu et sur tout support, en autant que les créateurs soient rémunérés équitablement. C’est la signification du slogan Musique.Monde.Connectés. qui accompagne notre logo. C’est simple, nous voulons de l’équité pour tous : entreprises utilisant de la musique, leurs auditeurs et les créateurs.

Nous travaillons avec les fournisseurs de musique numérique pour nous assurer que ceux qui la créent soient rémunérés équitablement

Ces derniers, qu’ils soient auteurs-compositeurs ou paroliers, apportent beaucoup de valeur à notre pays. Ils amènent de la croissance économique, renforcent les valeurs sociales et l’influence de notre pays à l’étranger, et travaillent dans un environnement numérique écologique, créateur d’emplois.

Les activités des créateurs de musique ajoutent directement et indirectement des milliards de dollars à l’économie canadienne chaque année, donnent de l’emploi dans l’industrie musicale – ce qui a des retombées dans l’économie plus générale – et réduit notre dépendance aux divertissements importés. Cette industrie a produit des icônes de la créativité, reconnues mondialement. Notre « capital » culturel est enrichi par le travail des créateurs de musique et des entreprises qui les entourent. Ce n’est donc que justice qu’ils soient rémunérés pour leur travail comme tout professionnel. Les redevances d’exécution publique que la SOCAN perçoit et distribue sont d’ailleurs une partie importante de leurs revenus.

Ces redevances sont d’autant plus essentielles aux auteurs-compositeurs que les budgets d’enregistrement de musique et de trames sonores diminuent sans cesse, sans compter que pour les créateurs de musique qui ne sont pas interprètes, elles peuvent être leur seul salaire. Il n’existe pas de salaire minimum ou d’avantages sociaux pour les créateurs de musique indépendants. Souvent, ils ne font pas un cent avant que leurs œuvres fassent l’objet d’une licence et soient jouée en public.

Pourtant, la valeur que ces créateurs apportent à nos vies est inestimable, elle nous enrichit et elle enrichit les entreprises qui utilisent leurs musiques, ici ou dans le monde. La SOCAN est heureuse et fière de se battre pour leurs droits.


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