Actuellement, cet Ontarien de 41 ans né à St. Catharines, a tout un cahier d’écriture pour Seal, Skylar Grey, Ne-Yo et Katharine McPhee. Il pourrait même écrire quelque chose pour Jennifer Lopez, qui l’a appelé et invité à venir chez elle s’il en trouve le temps. (Jennifer Lopez et ses collègues juges dans l’émission américaine American Idol, Keith Urban et Harry Connick Jr., ont tous aimé « Wrecking Ball »). Et des discussions sont en cours avec d’autres grands artistes internationaux.

Moccio n’est pas étranger à ce succès. Tandis qu’il fréquentait l’Université de Western Ontario, il a assisté à un spectacle de Céline Dion et s’est présenté à son gérant René Angélil, lui demandant de rencontrer Céline. En coulisses, il a confié à la grande diva qu’il souhaitait lui écrire une chanson. Exactement dix ans plus tard, après avoir décroché un baccalauréat es Arts en composition et piano, et après avoir signé avec Sony/ATV Music Publishing, Moccio – en compagnie d’Aldo Nova – a coécrit « A New Day Has Come » de Céline Dion, un succès retentissant de 2002, qui a dominé les palmarès Hot AC pendant 21 semaines et a été la chanson titre de son album et de son spectacle à Las Vegas.

Avec Marc Jordan, Moccio a écrit « Tears of Hercules », qui figure sur l’album de 2004 de Jordan, Make Believe Ballroom. « Ce n’était qu’une simple mélodie qui m’était venue mais lorsque Marc a écrit ses paroles magnifiques, elle a pris tout une profondeur, rappelle-t-il. C’est l’histoire d’un homme très stoïque qui ne sait pas comment pleurer. » Le producteur David Foster a entendu la chanson et l’a tout de suite présentée à Josh Groban, qui l’a enregistrée sous le titre de « My Heart was Home Again » sur son album en édition limitée With You.

« C’est justement le travail de l’auteur-compositeur de ressentir des émotions. »

De la même façon qu’il avait eu une vision qu’il écrirait une chanson pour Céline Dion, Moccio sut un jour qu’il allait écrire un thème olympique, tout comme Foster l’avait fait lors des Jeux olympiques d’hiver de Calgary en 1988. Lui et Alan Frew, un ancien membre des Glass Tiger, se sont associés pour écrire « I Believe ». Cette chanson, interprétée par la chanteuse montréalaise de jazz/R&B/pop Nikki Yanofsky, est devenue le thème officiel des Jeux d’hiver de 2010 et s’est classée numéro un sur iTunes Canada et au palmarès canadien des top 100.

Moccio a écrit ou coécrit des chansons pour d’autres artistes, dont Olivia Newton-John, John Legend, Sarah Brightman, Randy Bachman, Gladys Knight, Edwin, Hayley Westenra, RyanDan, Chantal Kreviazuk et Kardinal Offishall.

La marque de commerce de Moccio est, entre autres, ses mélodies qui montent en flèche et les émotions quasi palpables qu’elles suscitent. C’est une qualité qu’il prend soin de respecter dans son travail. « Je suis un passionné qui ne peut pas cacher ses émotions, avoue-t-il. Je n’arrive pas à me retenir. Je pleure. Je ressens tout au plus profond de moi. Les gens du monde de la musique disent parfois “ne sois pas trop émotif”. Mais c’est justement le travail de l’auteur-compositeur de ressentir des émotions. S’il ne le faisait pas, il ne pourrait pas écrire les chansons qu’on aime. »

Cette marque de commerce apparaît sur les trois albums de musique originale que Moccio a mis en vente sous sa propre étiquette de disques Bijou Records. On la retrouve aussi sur les nombreux thèmes d’émissions de télé qu’il a composés et elle lui sera certainement très utile alors qu’il se tourne vers la composition de musique de film à Hollywood. « La composition pour le cinéma, c’est vraiment ce qui m’attire, » dit Moccio, qui a été membre du jury de l’émission Canada’s Got Talent en 2012, en compagnie de Martin Short et Measha Brueggergosman. « C’est l’une des principales raisons pour lesquelles je suis à Los Angeles. »

Une foule de nouvelles possibilités se sont ouvertes grâce à « Wrecking Ball ». Et son importance est loin de s’être estompée pour Moccio. « Cette chanson est là pour durer longtemps et je suis béni d’y être pour quelque chose, dit-il. Si je n’avais pas pris l’avion pour revenir à L.A. pour cette séance d’écriture, ma vie aurait été bien différente, » ajoute-t-il, reconnaissant d’avoir eu cette immense chance.

Quelques faits
Éditeur :
Sing Little Penguin/Universal Music Publishing
Discographie sélectionnée : Exposure (2006), Color (2010), Elements (2012)
Membre de la SOCAN depuis 1995
Visitez www.stephanmoccio.com



« I’m leaving you, c’est une victoire personnelle! » Florence K ne s’en cache pas : elle a affronté une tempête. Mais la voici plus forte et plus rayonnante que jamais. Elle se présente à l’entrevue après avoir consacré sa journée à l’enregistrement de son émission de radio, Ici Florence, sur les ondes d’Espace Musique. L’auteure-compositrice-interprète de 30 ans est souriante et visiblement épanouie alors qu’elle amorce un tout nouveau chapitre de sa carrière.

C’est un retour en force pour celle qui a vécu une période extrêmement houleuse, il y a plus de deux ans, après sa séparation d’avec le père de sa fille Alice. Florence K ne pensait pas y arriver, elle a trimé dur pour rebâtir sa confiance. Le fruit de son labeur : I’m leaving you, lancé en octobre dernier, l’album le plus personnel de sa carrière.

Malgré les difficultés qu’elle a traversées, Florence K offre sur son sixième disque des pièces lumineuses, même si elles abordent de front des sujets difficiles. Elle donne la chair de poule lorsqu’elle entonne avec émotion la jolie ballade « Remember Me », cri du cœur à la « Someone Like You » d’Adele. Mais ce n’est pas parce qu’elle chante « Don’t Come Around Here Anymore » ou « You’re Breaking My Heart (Mi Droga) » qu’elle s’apitoie sur son sort. C’est bien mal la connaître! Florence K avoue d’ailleurs qu’elle ne se prend pas au sérieux. « On s’entend que mon disque, ce n’est pas Live Through This de Hole! C’est l’un de mes albums préférés, mais je n’en suis pas encore là, » affirme la musicienne.

« Les chansons sur ce disque-là, c’est moi. Et ça ne me dérange pas. Je suis bien avec ça. »

C’est dans le bonheur le plus total que l’écriture et l’enregistrement de son plus récent disque se sont déroulés à Los Angeles en compagnie du réalisateur Larry Klein, l’ancien mari de Joni Mitchell, qui a épaulé notamment Melody Gardot, Herbie Hancock et Tracy Chapman. Les musiciens David Batteau et David Baerwald ont également participé à cette aventure. Pour sa part, Tchad Blake a mixé les 10 chansons de l’album. « C’est lui qui a mixé El Camino des Black Keys, je n’en reviens pas! »

« C’était magique, » s’exclame Florence K lorsqu’elle parle des moments qu’elle a passés en Californie. La musicienne s’illumine alors, ses yeux deviennent brillants. Elle tire de son sac son téléphone intelligent pour faire entendre les démos qu’elle a enregistrés là-bas.

Avec Larry Klein, elle a réussi à varier sa palette musicale en y ajoutant une touche plus pop, plus soul. Les sonorités latines entendues sur Bossa Blue ou La Historia de Lola sont toujours présentes, mais il y a une nouvelle profondeur dans ses compositions. Ce n’est pas un changement de cap radical, juste une évolution franchement bien réalisée. Florence K acquiesce : « On a étudié toutes les façons de mélanger les racines latines, le jazz et le pop. Moi, je connais bien la musique des Caraïbes et Larry, lui, m’a présenté le style d’East L.A. Sur “You’re Breaking My Heart”, on le sent ce côté mexicain. »

Pour la première fois, Florence K s’est aussi permis de puiser dans ses propres expériences pour écrire ses textes. Sur Bossa Blue, par exemple, elle a raconté les aventures vécues par des gens de son entourage. Elle se cachait derrière des personnages. « J’ai écrit Bossa Blue à 21 ans. Ce n’était pas mes trucs! Je les ai piqués, » avoue-t-elle en riant. Florence affirme que cette fois-ci elle a tout de même extrapolé et romancé, mais il est clair que les textes sont plus sensibles, plus collés à sa réalité. « Les chansons sur ce disque-là, c’est moi. Et ça ne me dérange pas. Je suis bien avec ça, c’est vraiment chouette de prendre du recul, de la perspective. »

La tournée de spectacles afin de présenter ses nouvelles chansons est maintenant commencée. Florence K a effectué sa rentrée montréalaise à la fin février. La musicienne regarde ailleurs. Elle vise les marchés canadien anglais, français et surtout américain. Elle a déjà quelques dates prévues dans de petites salles américaines et dans des événements où des membres de l’industrie du spectacle seront présents. Florence K est prête pour la conquête du monde, mais une étape à la fois. « Je sens que ça bouge, confirme-t-elle, les pions sont placés. Quand je travaillais sur l’album, je n’écrivais pas les chansons en fonction des endroits où j’allais jouer. Je ne pensais pas à ça. Et maintenant, c’est intéressant de voir le développement, où tout cela mène. »

Aujourd’hui, Florence K, en nomination au prix JUNO 2014 Révélation de l’année, a le goût de foncer, et ça se sent lorsqu’on lui parle. Même s’il faut écumer les petites salles en Amérique ou en Europe, elle est prête à le faire. Avec une telle attitude, on est convaincu, rien ne pourra l’arrêter!



Qui a dit qu’il fallait prendre l’avion pour découvrir la culture, la cuisine et les sonorités de l’Amérique du Sud? Si vous résidez à Vancouver et avez un appétit insatiable pour les expériences exotiques, le « meilleur restaurant sud-américain » en ville, le Baru Latino Restaurante, vous transportera comme par magie au sud de l’équateur.

En plus d’un menu exceptionnel et primé, la musique est l’ingrédient central permettant au Baru Latino d’offrir une expérience sans pareille à sa clientèle. « La musique crée l’ambiance indispensable pour accompagner l’expérience que nous voulons procurer à nos clients, » dit René Lafleur, copropriétaire.

René Lafleur et David Newis, qui résident depuis longtemps à Vancouver, ont ouvert ce restaurant sud-américain de style tapas en 2009 dans le West Side.

N’utilisant que des ingrédients locaux et écoresponsables, il est logique pour le Baru Latino de montrer le même engagement envers la communauté musicale canadienne en affichant l’autocollant de la SOCAN Autorisé à vous divertir sur sa porte d’entrée afin que chaque client le voit. « Il permet à nos clients de reconnaître notre partenariat avec la SOCAN et de comprendre que nous utilisons la musique d’une manière responsable, » dit M. Lafleur.

« Depuis trop longtemps nous avons vu nos consommateurs de musique et nos créateurs comme deux entités séparées, » dit Jennifer Brown, vice-présidente du Service des licences de la SOCAN. « Chacun a besoin de l’autre, et le programme Autorisé à vous divertir – particulièrement l’autocollant – est un moyen amusant d’afficher cette admiration réciproque. En affichant fièrement l’autocollant Autorisé à vous divertir, les commerces affirment qu’ils mettent la musique à profit d’une manière éthique et légale. »

Le Baru Latino a remporté plusieurs prix, dont le trophée annuel d’or Georgia Straight du « Meilleur restaurant d’Amérique latine », en 2013. Demandez à M. Lafleur s’il pense que la musique est un aspect essentiel de l’expérience client du Baru Latino, et il vous répondra « Absolument! »

La prochaine fois que vous passerez à Vancouver et que vous aurez envie de cuisine latine, alliée aux rythmes de la samba et de la bossa nova brésiliennes, faites un détour par le Baru Latino Restaurante.

Pour en savoir plus et adhérer à Autorisé à vous divertir, cliquez ici.