Dans certains groupes, une fois que chaque membre a fixé son rôle dans l’écriture des chansons et l’enregistrement, chacun s’y cantonne religieusement. Si ces rôles changent, des conflits risquent d’éclorent, menaçant l’unité du groupe.

Cela n’a jamais été le cas pour Protest The Hero. Depuis presque 15 ans, Protest The Hero (PTH) s’est adapté aux changements qui secouent l’industrie de la musique, tout en adoptant un processus créatif qui permet à ses membres de s’encourager à évoluer, sans jamais briser le lien qui les unit. Ce lien existe depuis leur enfance, explique le chanteur principal Rody Walker, qui attribue la longévité du groupe à une passion commune pour la musique et les idées qu’il partage.

« Nous avons une étonnante capacité à nous amuser en dépit des circonstances, dit Rody Walker.

« Nous faisons de la musique parce que nous aimons ça et rien ne pourrait nous en empêcher. » – Rody Walker de Protest The Hero

Nous faisons de la musique parce que nous aimons ça et rien ne pourrait nous en empêcher. »

« Je ne pense pas que nous ayons écrit deux albums de la même façon, » poursuit Rody Walker. En fait, il considère que leur nouvel album (qui reste encore à baptiser et à mettre en marché) est le premier disque de Protest The Hero pour lequel il a écrit toutes les paroles, au lieu de partager cette tâche dévolue depuis longue date au chanteur/bassiste Arif Mirabdolbaghi, comme dans l’album Scurrilous de 2011.

C’est aussi la première fois que Protest The Hero choisit un financement participatif pour son disque grâce à la plateforme Indigogo, au lieu de son habituelle maison de disques. Le groupe a annoncé une campagne de financement en janvier 2013, ce qui lui a permis d’atteindre l’objectif de 125,000 $ en trente heures et d’amasser au total 341 146 $.

Toutefois, alors que quatre chansons étaient encore en cours d’écriture, Protest The Hero s’est trouvé confronté à tout un problème : le départ du batteur Moe Carlson qui a choisi de poursuivre une carrière de machiniste.

Habituellement, c’était Moe Carlson, accompagné d’Arif Mirabdolbaghi et des guitaristes Luke

« Nous devons tâcher de réinventer ce que nous faisons. Il faut être capable de changer de direction sans aucune hésitation. » – Luke Hoskin de Protest The Hero

Hoskin et Tim Millar, qui écrivait les chansons. Depuis, Arif Mirabdolbaghi et maintenant Rody Walker collaborent aux paroles et aux mélodies. Cependant, après en avoir discuté avec Moe Carlson, les membres de Protest The Hero ont décidé, mutuellement et de façon amicale de continuer a écrire sans lui.

Accepter le changement a toujours été la clé de la créativité de Protest The Hero. « Nous devons tâcher de réinventer ce que nous faisons, » dit Luke Hoskin. « Il faut être capable de changer de direction sans aucune hésitation. » Cela dit, le départ de Moe Carlson a été particulièrement pénible pour Luke Hoskin. « Il était le premier à qui je soumettais mes idées, raconte Luke Hoskin. C’est comme perdre son identité en tant qu’auteur, car j’ai toujours écrit avec lui. »

Pour remplir ce vide, Luke Hoskin s’est tourné vers Cameron McLellan, un ami de longue date du groupe, qui a commencé en tant qu’éclairagiste avant de devenir leur ingénieur du son. Luke Hoskin et Cameron McLellan avaient déjà écrit ensemble, mais jamais en pensant à Protest The Hero. Ils ont commencé par faire le tri parmi les morceaux et les extraits de musique sur lesquelles ils avaient travaillé en tournée, puis ils se sont mis à créer du nouveau matériel.

Même après avoir commencé à enregistrer avec le batteur de Lamb of God, Chris Adler, qui remplace Moe Carlson, il était nécessaire de modifier encore le processus, poursuit Luke Hoskin. Après avoir mis de côté la batterie et en plaçant le producteur Julius « Juice » Butty aux commandes, Protest The Hero et Julius décidèrent que la meilleure façon d’aller de l’avant était de confier la production des sessions restantes à Cameron McLellan.

Bien que les albums qui en sont sortis présentent certaines chansons plus linéaires que par le passé, PTH n’a pas abandonné son style métal progressif. « Il y a quelques chansons plus simples et d’autres beaucoup plus complexes que tout ce que nous avons jamais écrit, » dit Rody Walker.
Cependant, le groupe s’attend à ce le lancement de l’album soit pas mal plus compliqué sans son étiquette de disques. « Nous sommes plutôt fébriles, explique Luke Hoskin, mais nous devons redoubler d’efforts et prendre toutes les décisions en ce qui concerne chacun des aspects de cet album. C’est quelque chose que n’avions pas à faire auparavant. À présent nous devons nous en occuper, sinon rien ne sera réglé. C’est beaucoup de travail, mais ça vaut le coup. »


Quelques faits

Éditeur : Protest The Hero – auto-édition
Discographie Search for the Truth (EP, 2002), Kezia (2005), Fortress (2008), Scurrilous (2011)
Membres de la SOCAN depuis 2003
Visitez le site www.protestthehero.ca


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C’est en 2001, lors d’un séjour au Mexique, que l’idée de former un groupe ayant des racines ancrées dans la musique latine a germé dans la tête de Shantal Arroyo, alors membre de la formation hardcore Overbass. « Dans un bar de Puerto Vallarta, je m’étais plainte qu’il n’y avait que de la musique américaine. Mes amis m’ont répondu : “Si t’es pas contente, forme un groupe et viens jouer!” J’ai trouvé ça intéressant, mais les gens qui gravitaient autour de moi n’étaient pas des latinos. C’était des punks et des métalleux! Toutefois, plusieurs de ces gens développaient leur talent sur un deuxième instrument. J’ai commencé à leur en parler. Plus ça avançait, plus des membres se greffaient au projet. Finalement, à la fin, on était 17! Ça ne s’est jamais vraiment arrêté depuis ce temps, » raconte la volubile chanteuse, Mexicaine d’origine.

Composée de figures issues de la scène alterno montréalaise (dont Joe Evil, membre de Grimskunk, entre autres), la bande souhaitait non seulement élargir ses horizons musicaux, mais aussi son public. « On avait envie de faire un autre genre de musique. On avait tous beaucoup d’expérience et on caressait ce désir fou de se frotter à de grosses scènes. Avec ce projet, le marché mexicain s’ouvrait à nous. On voyait nos chums de la Mano Negra passer des bars aux stades et on avait envie que ça nous arrive aussi. C’était un gros défi au niveau musical : gueuler et chanter, ce n’est pas la même chose!, » s’exclame l’artiste âgée de 40 ans.

Si les reprises sont nombreuses dans l’arsenal de chansons de Colectivo lors des premiers balbutiements, c’est que la troupe ressent le besoin de bien saisir la musicalité de la langue latine. Shantal explique : « Une fois qu’on a compris ça, on s’est dit qu’on devait faire un disque. La première expérience en studio fut très difficile. On était nombreux et très tassés pour Hasta la fiesta… siempre! C’était aussi une période de transition au niveau de l’enregistrement : on passait de la bobine au numérique. Ce fut tout un défi de faire cet album, » avance-t-elle.

Puis, en 2005, un deuxième opus (Especial) plus mûr et diversifié voit le jour. Enregistré en partie dans un théâtre montréalais, Tropical Trash (2011) marquait une nette évolution sur le plan sonore pour le clan. Paru dans les bacs cet été, Jaune électrik réaffirme la force de frappe de la tribu : déferlement de rythmes exotiques, mélodies ensoleillées, esprit festif. Assurément, l’amateur se retrouve en terrain connu. Un changement notable par contre : des textes majoritairement livrés dans la langue de Renaud. « On a beaucoup exploré sur les trois premiers albums. Pour celui-ci, on sentait le besoin de chanter en français. On était rendus là. Pour la réalisation de ce disque, on est allé chercher Vander. C’était une belle énergie à amener dans le groupe. Il sort des Colocs et est habitué avec un groupe nombreux, multiethnique. Il est capable de dealer avec du monde qui ne parle pas en termes académiques. Il y a beaucoup d’autodidactes et c’était important que quelqu’un comprenne cet esprit, » explique-t-elle.

C’est une méthode particulière qu’utilise la clique Colectivo pour l’écriture de ses brûlots énergiques et festifs. Arroyo : « On retrouve trois compositeurs principaux : Denis Lepage, Joe Evil et Joël Tremblay. Ils arrivent avec les bases d’une chanson. Puis, on l’arrange par section : cuivres, batterie et percussions, cordes. Travailler de cette manière requiert beaucoup d’humilité. Tout le monde y va de son coup de hache! Mais on est comme une vieille famille et on n’a aucune difficulté à se dire nos quatre vérités. Aujourd’hui, on est capables de se parler et de se dire les vraies choses. Il faut simplement ne pas tout prendre à cœur. Notre façon de fonctionner est un chaos bien structuré. »

Si Shantal mentionne sa mère (guitariste et chanteuse) ainsi que son collègue Joël (lui aussi membre d’Overbass) parmi ses héros musicaux, son véritable coup de cœur côté carrière va à l’artiste basque Fermin Muguruza, coréalisateur du deuxième album du collectif. « Je considère qu’il a un parcours pratiquement impeccable. Malgré le fait qu’il ait été approché par des maisons de disques importantes, il est demeuré intègre à ses valeurs et à sa vision artistique. C’est remarquable. J’aime l’authenticité. On a tenté des choses afin d’intéresser le public et avoir un son plus commercial, mais on se sentait terriblement mal à l’aise. Comme des éléphants dans un jeu de quilles! On est des punks d’abord et avant tout. Il ne faut pas l’oublier. »

Aujourd’hui composée de 11 membres (dont huit issus du noyau initial), la famille Colectivo poursuit son chemin même si elle a quelque peu ralenti sa vitesse de croisière dernièrement (plusieurs membres sont devenus parents). Carburant à la passion musique, Shantal Arroyo demeure toutefois lucide et réaliste en ce qui concerne le métier d’artiste. « Tout le monde a un job au sein du groupe. Personne ne vit de son art. Ça fait longtemps que j’ai décidé que la musique était ce qui me maintenait en vie. Mais j’ai aussi choisi de ne pas crever de faim. La musique demeure mon occupation principale, mais je refuse de faire des concessions. Je préfère avoir deux jobs et me casser la tête afin de tout coordonner. Colectivo, c’est ça : une énergie vitale. »


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« Eh, Nashville! La pause est terminée! »

Jason Blaine se rappelle les taquineries de ses collègues de travail durant les quelques années où il trimait dans une usine de fabrication de classeurs, dans les années 1990. En tant qu’aspirant auteur-compositeur et chanteur de musique country rêvant à cette époque de vivre dans la ville de la musique du Tennessee et de laisser sa marque sur ce genre musical, Blaine a dû endurer les moqueries de quelques cols bleus, mais jamais leurs railleries ne l’ont vraiment atteint.

« On m’a taquiné un peu, certes, mais c’était bon enfant, » se remémore Blaine, qui a grandi en écoutant à la radio Garth Brooks, Alan Jackson, Travis Tritt et Vince Gill, entre autres. « Ils m’appelaient “Nashville”, mais quand j’y pense, ça m’allait très bien. J’ai toujours su que j’aboutirais un jour à Nashville comme auteur-compositeur. »

Aujourd’hui, ce gars de 33 ans, né à Pembroke, Ontario, a concrétisé ses rêves avec son épouse

« Je me suis demandé : qu’est-ce que j’aimerais entendre si j’étais fan de country? Un album qu’on a envie de faire jouer à tue-tête dans son camion durant l’été. »

Amy et leurs trois enfants, Grace, Sara et Carter. Bien qu’il vive au sud de la frontière canadienne, l’étoile de Jason Blaine brille encore bien haut sur son pays d’origine. En 2012, son quatrième album, Life So Far, lui a valu le prix de la chanson de l’année de l’Association de la musique country canadienne (CCMA) pour « They Don’t Make ‘Em Like That Anymore ». Cette année, il a été en nomination pour le prix de l’auteur-compositeur de l’année de la CCMA pour la chanson « Cool », coécrite avec Deric Ruttan, sur son exceptionnel album de 2013 Everything I Love.

Coproduit par Blaine et Scott Cooke (Florida Georgia Line, Nickelback), Everything I Love déborde de chansons irrésistibles comme la très énergique « Rock It, Country Girl », la joyeuse « Good Ol’ Nights » et la comique « Friends of Mine ». Cette dernière réunit un quatuor de stars authentiques du country – Jason McCoy, Gord Bamford, Deric Ruttan et Chad Brownlee – prêtant leurs voix aux festivités.

« Je leur ai dit à la blague que s’ils n’acceptaient pas de le faire, je serais obligé de renommer cette chanson “No Friends”, » s’esclaffe Blaine.

Chaque chanson d’Everything I Love se distingue par sa maturité mélodique, ses paroles empreintes de sagesse populaire, un soupçon de fanfaronnade et une grande polyvalence stylistique qui adhère aux attentes de la Music Row tout en permettant à Blaine de maintenir sa propre identité. Il n’y serait peut-être jamais parvenu s’il avait atterri ailleurs qu’à Nashville.

« Je sentais que j’aurais abandonné un grand rêve si je ne m’étais pas rendu là-bas pour apprivoiser la scène et me faire des amis, » admet Blaine, qui a cultivé son talent musical en jouant dans un groupe avec son père et son frère. « C’est un carrefour de talents exceptionnels. Si vous pensez être un très bon auteur-compositeur, vous en revenez très humble. Si vous y allez en croyant être un bon musicien, vous recevez toute une leçon. Et vous n’en serez que meilleur.

« Il suffit d’aller à une soirée d’auteurs et d’écouter, et on en ressort estomaqué. On y entend des chansons qui n’ont jamais tourné à la radio et plus de succès encore méconnus que tous ceux qui existent. Mais ça vous remonte le moral. J’ai des amis et des collègues à qui je peux me fier quand je leur montre mon matériel. Ils me le diront franchement si c’est bon ou me renverront à la table de travail si ça laisse à désirer. »

Certains de ces amis et collaborateurs ont une liste impressionnante de réalisations : ses collègues canadiens Ruttan (« Mine Would Be You » de Blake Shelton, « Hell On The Heart » d’Eric Church); Kelly Archer (Jason Aldean, Dustin Lynch) et Steven Lee Olsen (The Judds, 98 Degrees); et les auteurs américains Jim Beavers (« Felt Good On My Lips » de Tim McGraw, « Red Solo Cup » de Toby Keith) et George Teren (« Where I Get Where I’m Going » de Brad Paisley, « Real Good Man » de Tim McGraw.)

« Mon style est plus celui d’un mélodiste, d’un musicien qui aime faire des passes de guitare avec un peu de groove, » dit Blaine, dont la participation musicale la plus prisée aux États-Unis a été dans la chanson « Work It Out » avec comme artiste invité Luke Bryan, de l’album Every Chance I Get, classé parmi les dix albums les plus vendus du rappeur country Colt Ford. « Je pense que je suis plus fort de ce côté-là que dans les paroles. C’est pourquoi j’ai été assez chanceux de pouvoir écrire avec des gars qui peaufinent leur art depuis des années comme George Teren ou Deric Ruttan.
« Ils apportent tellement de bonnes idées. Et aussi des paroles et des mélodies, ou parfois juste de quoi améliorer un air ou un rythme. Je n’ai pas à m’en faire pour ce qui est d’écrire toutes les paroles, car ils sont bons dans l’écriture. On écrit souvent les paroles ensemble et j’aime ça car on ressent moins de pression ainsi à l’idée d’essayer d’écrire des textes exceptionnels. »

Comme il l’a fait sur Life So Far, Jason Blaine avait un thème particulier en tête pour Everything I Love. « Sur Life So Far, c’était plus personnel, » explique-t-il. « Je voulais vraiment des chansons qui permettraient au public country de découvrir ce que je fais et aux membres de l’industrie d’apprendre à me connaître. Je me suis vraiment ouvert sur ce disque. J’ai composé une chanson pour mon épouse et mes enfants intitulée “Cool” parce que c’est en réalisant cet album que j’ai passé le cap de la trentaine, et je voulais dire que si ce qui nous intéresse à vingt ans est encore amusant, ce n’est pas aussi cool que d’avoir une famille qui nous attend à la maison.

« J’ai aussi écrit la chanson “They Don’t Make ‘Em Like That Anymore”, une sorte d’hommage à mes grands-parents et à leur histoire d’amour qui dure depuis plus de 50 ans. Nous l’avons sortie en extrait et il semble bien qu’elle ait parlé à beaucoup de gens car elle a remporté le prix de la chanson de l’année [de la CCMA].

« Everything I Love est complètement différent. Je voulais réaliser un album country divertissant. Je

« Ce sont encore des chansons personnelles, mais je me suis concentré sur le plaisir et efforcé de composer des rythmes qui emportent les foules. »

me suis demandé : qu’est-ce que j’aimerais entendre si j’étais fan de country? Un album qu’on a envie de faire jouer à tue-tête dans son camion durant l’été. C’est encore moi et il contient encore des chansons personnelles, mais je me suis concentré sur le plaisir et efforcé de composer des rythmes qui emportent les foules. Cet album reflète plus fidèlement ce que le public peut retrouver dans mes concerts sur scène. »

Jason Blaine, qui se prépare en vue d’une tournée canadienne cet automne en compagnie de Deric Ruttan et de Chad Brownlee, considère qu’écrire des chansons amusantes n’est pas chose facile. « Essayez d’écrire un air de fête qui plaira à la foule, un air que la radio acceptera et que vos confrères apprécieront tout autant, un air qui évite les clichés, qui est rafraîchissant et entraînant.

« Tout a été dit, tout a été fait, et les gens recommenceront encore, poursuit Blaine. Les gens continueront de parler de camions, de campagne, de filles, du bon temps et de la bière. Tant qu’il y aura de la musique country, ils continueront de chanter tout ça, mais essayer de trouver une façon un peu différente de le faire, c’est là le défi. »

En fait, Jason Blaine, dont la première chanson était un pari que lui avait lancé son père, dit que si l’on s’efforce trop d’éviter les clichés, tout le processus peut en souffrir. « On dit que l’analyse paralyse , dit-il en riant. Si on s’assoit et on réfléchit à tout ce qui a déjà été dit ou si une chanson joue à la radio et raconte quelque chose de semblable – si on y pense trop – l’analyse vous paralyse.

« La vérité, c’est que les gens aiment décompresser le samedi soir, s’amuser, s’enfiler quelques bières et avoir du bon temps entre amis. Et les gars aiment toujours quand les belles filles country du coin viennent aussi. Il faut bien chanter ça si on veut s’amuser. »

Avec cinq albums et 16 simples à son actif, Jason Blaine a certainement parcouru bien du chemin depuis sa victoire initiale au concours Project Discovery 2002, lorsqu’il a fait paraître son succès classé parmi les dix meilleurs au palmarès, « That’s What I Do », produit par Tom McKillip, qui lui a valu aussi son tout premier chèque de redevances de la SOCAN.

Mais ce qui devait être normalement une heureuse occasion s’est transformé en une expérience un peu stressante. « Je me souviens d’avoir été très très fâché lorsque je suis allé à la banque pour la première fois, se rappelle Blaine. J’étais tellement excité, car c’était un gros chèque, et pour la première fois, je découvrais qu’être un auteur-compositeur peut être un vrai métier. Mais quand j’ai voulu encaisser mon chèque, c’est ridicule, la banque a gelé les fonds car le caissier ne connaissait pas la SOCAN. Je me souviens de lui avoir dit, “Regarde bien, si Bryan Adams et Shania Twain peuvent encaisser les chèques de la SOCAN, vous allez bien me changer celui-là!”

« Mais tant pis, on s’est fait une raison et je suis aujourd’hui un grand défenseur du dépôt direct, » rit-il.

Quelques faits
Éditeur : Jason Blaine Music
Discographie : While We Were Waiting (2005), Make My Move (2008), Sweet Sundown (2010), Life So Far (2011), Everything I Love (2013)
Membre de la SOCAN depuis 2003
Visitez http://jasonblaine.ca


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