Des auteurs-compositeurs et producteurs canadiens travaillent tout autour du monde avec des stars de la musique pop, dans une foule de genres musicaux et avec beaucoup de succès. Parler d’eux comme de héros méconnus n’est pas tout à fait exact. Leurs noms apparaissent dans les remerciements qui figurent sur les livrets des disques et ils sont convenablement récompensés lorsque leur chanson devient un succès, mais leurs contributions à la réussite d’un artiste sont souvent sous-évaluées. Appelons-les des héros de la création, ceux qui travaillent en coulisses sur des chansons et des albums à succès. Words & Music a interviewé quatre de ces auteurs-compositeurs et producteurs qui mettent leurs talents créatifs au service d’autres artistes et qui ont tous été un jour sous les projecteurs.

James Bryan et Jon Levine ont tous deux remporté des prix JUNO et décroché un disque platine avec leur groupe R&B/pop The Philosopher Kings. James Bryan a été aussi du duo pop Prozzak. Stephen Kozmeniuk et Todd Clark ont été les chanteurs vedettes et principaux auteurs-compositeurs des groupes rock canadiens indépendants Boy et Pilate (par la suite Pilot Speed), respectivement. Tous les quatre ont désormais abandonné la scène et leur place dans les bus de tournée pour choisir les salles d’écriture et les studios d’enregistrement de Los Angeles, Londres, Nashville, New York et Toronto.

La métamorphose de Stephen Kozmeniuk en auteur de chanson à succès est survenue sans l’intervention d’un éditeur de musique. « J’y suis arrivé simplement en rencontrant des gens, dit-il. L’idée est de savoir se vendre, de prouver qu’on peut être un atout dans n’importe quelle situation. »

Kozmeniuk s’est retiré de la scène après avoir effectué la tournée du deuxième album des Boy, Every Page You Turn, de 2004. « Je n’ai jamais aimé les projecteurs, dès le premier jour, admet-il. J’adorais me retrouver dans un studio, écrire des chansons et jouer sur des instruments, et je me disais qu’il devait bien y avoir d’autres moyens de gagner sa vie avec la musique. Je me retrouvé à faire des annonces publicitaires. Ça payait les factures et ça oblige à apprendre et à travailler rapidement. Il faut être polyvalent, passer du hip-hop au rock à la pop orchestrale… Je fais encore de la pub. Récemment, j’ai composé la musique des campagnes internationales de Fiat et de Lexus. »

Explorer d’autres pays est riche d’enseignements. « J’ai rencontré Jonas Quant, un producteur suédois [Kylie Minogue, No Doubt], dit-il. C’était la première fois que je pensais travailler avec de grandes vedettes pop. J’ai déménagé là-bas et j’ai travaillé avec lui à éditer, à jouer et à coécrire des morceaux. Je vivais presque entièrement dans le studio. »

À son retour à Toronto, Kozmeniuk a été présenté à Demo Castellon, un ingénieur et producteur réputé (Madonna, Jay-Z, Timbaland) et mari de Nelly Furtado. Tous les deux ont collaboré ensemble au disque de Madonna de 2012, MDNA.

« Demo s’occupait de l’ingénierie mais l’équipe avait besoin d’une personne ayant plusieurs cordes à son arc, » se rappelle Kozmeniuk. Il a assuré la composition, l’édition, l’ingénierie, la programmation, le mixage et joué des claviers, du synthétiseur et du vocodeur. Il a été très impressionné par le professionnalisme de Madonna. « Elle met vraiment la main à la pâte. Il n’y a pas un son sur le disque qu’elle n’a pas choisi ou placé. » Kozmeniuk a ensuite travaillé à la production du spectacle de Madonna lors du Super Bowl.

Une autre grande étape a été de rencontrer le producteur torontois de hip-hop Boi-1da (Drake, Jay-Z) en 2012. « Je travaille beaucoup avec lui et son équipe, » dit Kozmeniuk. « Le premier gros morceau sur lequel nous avons travaillé était pour The Game [l’artiste de hip-hop], avec comme artistes invités Kanye West et Common. » Kozmeniuk a coécrit et coproduit « Jesus Piece », la chanson titre de l’album à succès de The Game.

« Le hip-hop est amusant pour moi parce que j’aime la vieille musique soul, dit-il. On arrive à produire des choses qui sonnent comme de vieux échantillons. On peut y ajouter des voix et des sections de cordes et je trouve qu’il y a plus de liberté, qu’on peut être plus aventureux au niveau sonore dans le hip-hop. »

Sur la chanson de Nicki Minaj « Up In Flames », un morceau qu’il a coécrit et coproduit, « nous avons invité un chœur gospel et mixé cette production avec du dubstep et du hip-hop ».

Kozmeniuk est fier du fait que « le plus gros de cette musique est enregistré en direct, contrairement à beaucoup de musique urbaine. Mon studio est rempli de synthétiseurs analogiques, de guitares et de pianos… [alors que] il y a tant de gens qui se contentent de réutiliser les mêmes instruments électriques. »

Kozmeniuk continue de travailler avec des artistes canadiens. Par exemple, lui et Todd Clark ont coécrit le récent succès de Tyler Shaw « Kiss Goodnight », assuré de décroché un disque d’or, et ils travaillent à d’autres chansons pour lui.

En parlant des origines de « Kiss Goodnight », Todd Clark explique : « J’avais déjà ce chœur, si envoûtant, et ces accords de piano quand Stephen est arrivé en me demandant si j’avais quelque chose qui pouvait convenir à Tyler. Tyler a écouté, a adoré et nous nous sommes assis ensemble pour écrire le reste de la chanson… C’est fantastique d’écrire dans une pièce où chaque personne sait exactement ce qu’elle veut. »

Le passage de Todd Clark à la création de succès internationaux pour d’autres artistes s’est fait, comparativement, tout en douceur. Il a conclu un contrat d’édition avec la maison Wind-Up Songs, à New York, dirigée par l’auteur-compositeur et producteur Gregg Wattenberg (Train). En vertu de cet accord, et en compagnie de Derek Fuhrmann, Todd Clark a coécrit « Gone, Gone, Gone », un titre à succès pour le gagnant 2012 d’American Idol, Phillip Phillips. Fuhrmann et Clark ont aussi réalisé la plupart des chœurs et l’instrumentation de l’album de Phillips, dont ils ont assuré la coproduction.

Comparant sa façon actuelle d’écrire des chansons à celle de sa carrière en groupe, Clark dit : « c’est la différence entre nager 50 mètres et 1 500 mètres. C’est la même technique, mais c’est un défi complètement différent. Il m’a fallu deux ans pour peaufiner l’art d’écrire et d’arranger ce genre de chansons. On polit son métier et quand l’occasion arrive, on est prêt. »

Clark a écrit avec le chanteur des Goo Goo Dolls Johnny Rzeznik, aujourd’hui nommé au Panthéon des auteurs et compositeurs, a composé la chanson thème de l’émission de lutte World Wrestling Entertainment et se rend régulièrement à Nashville pour travailler sur des pièces de country. Il a travaillé avec plusieurs artistes canadiens dont Megan Bonnell, Emma-Lee et Alan Doyle des Great Big Sea.

James Bryan a une méthode préférée pour ses collaborations. « Le plus gros de mon succès et de mon enthousiasme vient de travailler directement avec les auteurs-compositeurs, leur propre vision et ce qu’ils ont à dire, explique-t-il. C’est plus authentique lorsqu’on a des conversations personnelles avec l’artiste sur ce qu’il souhaite exprimer. C’est ce qui me tient motivé. »

James Bryan et Jon Levine ont connu un grand succès avec des artistes féminines. Bryan a coécrit et coproduit des chansons sur l’album de 2009 Mi Plan de Nelly Furtado, lauréat d’un Grammy. Il a aussi composé des chansons pour Divine Brown (il a écrit, accompagné et produit son grand succès « Old Skool Love »), pour Lisa-Marie Presley, la star malaisienne Yuna et de nombreuses autres artistes. Jon Levine a de même écrit des chansons pour Furtado, Fefe Dobson, Kreesha Turner, Anjulie et Serena Ryder (y compris son album à succès Harmony).

Est-ce que ces gars-là sont plus à l’écoute de leur côté féminin? « Je fais du yoga régulièrement, dit Bryan en riant. Quatre-vingt pour cent de la musique que j’ai toujours aimé écouter est celle de chanteuses. Il y a aussi le fait que lorsqu’on connaît le succès dans un genre particulier, les gens considèrent que c’est votre domaine de prédilection. »

Tant Bryan que Levine ont signé des contrats d’édition avec Sony/ATV Music Publishing au Canada dès les premières années de Philosopher Kings, et cette relation se poursuit toujours. Tous deux sont désormais établis à l’extérieur du Canada (Bryan est à Londres, Levine à L.A.), ce qui fait que bon nombre de leurs commandes viennent de leurs contacts à l’étranger.

« Mon gérant à L.A. aime bien prendre un verre avec les gens de l’industrie ici, lance Levine à la blague. C’est une scène incestueuse et les choses qui viennent de lui me conduisent dans des situations qui normalement me rebuteraient. »

Bryan n’a pas besoin de quitter son édifice de Londres pour que le boulot arrive. Depuis 2010, il exerce ses activités depuis les Kensaltown Studios, un carrefour créateur bouillonnant fondé par l’auteur-compositeur et producteur Martin Terefe. Il a contribué récemment à l’écriture de chansons pour Lisa Marie Presley, les Backstreet Boys, Yuna, Jessie J, Jason Mraz et Olly Murs. Il a également travaillé avec des artistes canadiens, dont Lesley Pike, Nikki Yanofsky, Divine Brown et Lowell.

À Los Angeles, Levine a collaboré avec des artistes internationaux tels que Leona Lewis et Hudson Taylor, et a été récemment le producteur musical de X-Factor. Il considère l’écriture de chansons et la production comme entrelacées.

« Presque 100 pour cent de ce que j’ai écrit, je l’ai produit aussi, dit-il. Pour moi, écrire pour quelqu’un d’autre, c’est l’équivalent d’une production. C’est essayer de réaliser la vision de quelqu’un d’autre. Il faut constamment porter ce chapeau. »

Autres auteurs de chansons à succès

En coulisses seulement :

  • Boi 1-Da (Drake, Jay-Z)
  • Simon Wilcox (Three Days Grace, The Trews),
  • Tebey Ottoh (Big & Rich, Pixie Lott)
  • Thomas « Tawgs » Salter (Josh Groban, Lights)
  • Chin Injeti (Dr. Dre, 50 Cent)
  • Brian West (Maroon 5, AWOLNation)
  • Gerald Eaton (K’NAAN, Furtado)
  • Gordie Sampson (Carrie Underwood, Keith Urban)
  • Nasri Atweh (Christina Aguilera, Justin Bieber)
  • Adam Messinger (Bieber, Chris Brown)

Auteurs ayant aussi une carrière solo :

  • Chantal Kreviazuk (Avril Lavigne, Kelly Clarkson, Groban)
  • Raine Maida (Clarkson, Underwood)
  • Stephan Moccio (Céline Dion, Yanofsky)

Compte tenu des contraintes d’espace, il était impossible de mentionner tous les membres de la SOCAN qui ont écrit « en coulisses » de grands succès pour des artistes renommés.


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Caféine a fait paraître au printemps New Love, un sixième album sur lequel s’enchaînent une dizaine de brûlots rock bien sentis. À 37 ans, l’artiste originaire de l’Outaouais est devenu un vétéran de la scène punk rock qu’il arpente depuis deux décennies. La fougue et la sincérité des débuts y sont toujours et Xavier s’est trouvé, chemin faisant, de nouveaux complices. Petit bilan d’une épopée rock loin d’être terminée.

Que d’une peine de cœur origine un album et des chansons déchirantes, il n’y a là rien de nouveau sous le soleil. Mais qu’un album issu d’une blessure amoureuse libère une énergie aussi immédiate et contagieuse, c’est plus rare. Aucune lourdeur sur le dernier album de Caféine, plutôt cette tension rock, ces sons de claviers jubilatoires évoquant les Cure, Joy Division et PIL. « En art, c’est la sincérité qui me touche le plus. Alors j’y suis allé à fond : je propose de petits tableaux des émotions qu’on traverse après une rupture amoureuse. Aucune morale ici; je me tiens loin de ça en général! Bien sûr, il y a eu une part d’exorcisme dans ce processus. Tout ça m’a amené à revoir ma conception du sentiment amoureux : l’amour est beaucoup plus grand que ce que je croyais. »

Enregistré à Montréal et mixé à New York en compagnie du tandem Gus Van Go/Werner F (Les Trois Accords, Les Vulgaires Machins, Chinatown), New Love est le sixième album de Caféine. « Gus est lui aussi amoureux de la new wave; ça a cliqué entre nous, on parlait le même langage et on partageait les mêmes références musicales. C’est facile de se rendre à destination quand on pilote de la même façon avec chacun ses forces. »

À l’écoute de chansons comme « Electric », « Lettre d’amour » et « Love Disease », on se dit que même si ce son n’est pas le plus original, que l’oreille est déjà passée par là, Caféine est toujours resté fidèle à lui-même, qu’il a fait l’album qu’il voulait faire et qu’il sait ficeler un refrain qui fait mouche. Ce garçon a du métier, ça s’entend. L’industrie musicale, les changements qu’elle a subis, ses nouveaux paramètres, de quel œil voit-il cela? « Il y a toujours un bon et un mauvais côté à tout changement et la capacité d’adaptation est un signe d’intelligence. D’accord, la musique s’est démocratisée, c’est plus difficile de vendre des albums… Si des gens ont téléchargé mon album gratuitement, qu’ils l’écoutent et l’apprécient, je ne peux pas en être malheureux, surtout s’ils viennent ensuite au spectacle, s’achètent un t-shirt, etc. Il y en a qui s’emploient à glorifier le “bon vieux temps”, c’est eux qui te disent “ah j’ai pas suivi, j’écoute plus de nouvelle musique, j’ai pas le temps”. Quand t’as plus le temps d’écouter de la musique, c’est que t’es rendu vieux, mon ami. »

Trente-sept ans est un âge presque vénérable lorsqu’on est issu de la scène punk. Peut-on parler de maturité ou ce serait contraire à l’esprit rock? « Mes modèles sont restés gamins toute leur vie. Plume, Iggy Pop, David Bowie ou encore Joe Strummer des Clash, mort ado à 50 ans. Je ne souhaite pas mourir à cet âge, mais j’essaie de vivre à fond pour que si jamais la vie m’arrachait à ce monde, je puisse sentir au dernier moment que je suis allé au maximum de ce que je pouvais faire. La vie, à mes yeux, c’est un grand périple dans lequel on fait plein de petits voyages. Il faut sortir de sa ville, de sa zone de confort. C’est pas vrai que la vie c’est d’écouter La guerre des clans à 17h en arrivant sous prétexte qu’il n’y a rien d’autre à faire. Pour moi c’est la mort de l’âme et quand je tombe là-dedans, je m’organise pour en sortir vite. Rendu au bout, je veux pouvoir me dire : “Wow! J’ai presque fait le tour du monde, j’ai fait mes albums, j’ai aimé de tout mon cœur, eu de bons parents… Je veux que le bilan soit solide!” »

Parlant d’aller ailleurs, en lançant un album en anglais, son second depuis l’aventure Poxy en 2004, Xavier ne s’en cache pas, c’est dans le but avoué de faire voyager sa musique et ses souliers. «  Je viens d’Ottawa alors je parle très bien anglais, ce n’est pas difficile pour moi, c’est a walk in the park. Il y a deux chansons en français sur New Love et j’y tenais. J’ose croire que je suis de ceux qui sont capables de faire sonner la musique rock en français comme quelque chose de naturel, qui ne soit pas forcé et je n’ai pas envie de perdre ma place dans le paysage musical québécois. » Caféine a été omniprésent sur les scènes du Québec cet été et le sera tout l’automne. Il nous a donné avec Gisèle, l’un des albums francophones solides du mitan des années 2000. Il ne quitte pas son public franco, au contraire!


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L’histoire commence avec un CD poussiéreux qui traînait sur le comptoir de la cuisine d’un producteur de musique. Le point culminant de cette histoire se produit lorsque Vito Luprano écoute ce CD abandonné, sort de sa retraite et entame une troisième carrière en tant qu’éditeur de musique.

Retour en 2008. Luprano, ce Montréalais qui a mis Céline Dion sous contrat dans les années 80 et a grandement contribué à sa renommée – et à sa fortune – avait pris une retraite confortable. Mais pour sa famille, toutefois, cette retraite n’avait pas que du bon.

« J’ai commencé à traiter mes enfants et ma vie domestique comme une entreprise », se souvient-il en éclatant de rire. « C’était une très mauvaise idée. »

Sa femme est donc intervenue. Elle a pris ledit CD poussiéreux et a ordonné à son mari d’aller se balader en voiture. Sagement, Luprano a obtempéré. Seul dans sa voiture, il a donc inséré le disque dans le lecteur. La puissante voix de Kristina Maria – une jeune chanteuse pop ottavienne d’origine canado-libanaise – l’a complètement renversée. Il a tout de suite reconnu le potentiel de cette jeune artiste et l’appel l’industrie de la musique s’est immédiatement fait sentir.

« J’étais satisfait de ma vie professionnelle, mais lorsque vous avez œuvré dans cette industrie, il y a toujours une partie de vous qui refuse de la quitter », confie l’homme. Luprano a consulté sa famille au sujet de l’idée de sortir de sa retraite. La décision fut unanime. Peu de temps après, Luprano a invité Maria à lui rendre visite à sa demeure. « Elle est arrivée et s’est mise à chanter a capella », raconte-t-il. « C’était tout simplement magique. »

« Lorsque vous avez œuvré dans cette industrie, il y a toujours une partie de vous qui refuse de la quitter. »

Avec une bonne poignée de main, le marché était conclu. Luprano serait l’impresario de Maria et, grâce à la création de Lupo One Publishing, il serait également son éditeur. Deux semaines plus tard, Maria était en Suède pour coécrire des chansons en compagnie de vétérans de l’industrie que Luprano connaissait de l’époque des débuts de Céline.

Bien que le rôle d’éditeur était nouveau pour Luprano, il en avait tout de même beaucoup appris sur ce métier tout au long des deux décennies passées aux côtés de Céline. « J’ai rapidement réalisé qu’un auteur qui réussit à placer une de ses chansons sur un album de Céline peut facilement espérer devenir millionnaire », explique-t-il.

L’instinct de Luprano pour dénicher la prochaine star de la chanson est toujours aussi aiguisé. En 2012, la chanson « Let’s Play » de Maria a percé le Top 20 du palmarès Hot 100 canadien, en plus de remporter un Prix SOCAN.

Bien qu’il s’amuse fermement à bâtir la carrière de Maria, Luprano admet volontiers que c’est exigeant, surtout financièrement. « Se rendre au sommet demande beaucoup de moyens financiers », avoue Luprano. « Mon travail est de m’assurer que Kristina soit en position de négociation avec une des “majors” puis de voir ce que l’avenir nous réserve. »

En tant qu’éditeur, Luprano ne veut pas se contenter d’un modèle où il se contente d’attendre que les redevances lui soient versées. Il préfère investir dans la promotion et la mise en marché des œuvres de ses artistes. « Je crois que c’est autant la responsabilité d’un éditeur que d’une maison de disques. »

Est-ce que Lupo One Publishing grandira pour inclure d’autres artistes après Kristina Maria? « J’étudie la question » se contente de dire Luprano. « Une chose est sûre, je vais m’impliquer dans tous les aspects de l’écriture et du choix de la meilleure équipe. »


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