Les traductions pour les articles avant l’automne 2013 ne sont pas disponibles pour le moment.

When composer James Jandrisch sits down with a film or TV director to discuss a new project, the main item on the agenda is not the plot or the actors or what kinds of instruments he will use. “We’ll speak in emotion,” says Jandrisch, whose work on TV series such as Human Cargo, The Guard and Cold Squad has earned him two Gemini awards. “We’ll say, ‘I want happiness through here, I want sadness through here, I want empathy through here.’” Then Jandrisch must go away and locate these emotions in himself. “I find working on a drama, I can get pretty messed up,” he says. “I remember there was a scene that I did in one show where a child dies, and you know, you go there as an artist, to try to get wherever you’re going. You imagine your own child passing away.”

Jandrisch has been writing music, in one form or another, since he was a boy growing up in Winnipeg, where he spent long hours indoors (to escape the cold in winter and the mosquitoes in summer), playing around on keyboards brought home by his father, also a composer, who wrote music for Sesame Street. (“If you’re six, and your dad’s doing Sesame Street, how cool is that, right? You’d probably want to do the same thing too, if you were a kid,” he says.) Later on, in the early ’90s, after studying music at Humber College in Toronto, he moved to Vancouver, where he began his career, writing ditties for commercials, many of them in Mandarin, a language he couldn’t understand. He got his big break a few years later when he was asked to write the music for a British comedy called On the Nose, which starred Dan Aykroyd. Since then he has written music for 12 feature films and 16 television shows.

Right now he is working on Global’s new series Shattered, which will premiere this fall and which is about a detective who suffers from multiple personality disorder. Jandrisch had to develop different themes for the troubled cop’s various personalities: Ben, for example, who is serious and responsible, gets a base clarinet and a “traditional score,” while Harry, who is “kind of a yahoo,” is “very much an alt rock kind of guy…and so I’ll give him kind of twangy, out-of-tune guitars…. I have a large toolbox to try to get certain emotions,” he says.

Shattered’s season finale, during which the main character begins to understand certain root elements of his mental illness, is so charged that after watching it Jandrisch says he was affected for hours. “I’m dreading the fact that I’m going to have to write [the music for] this soon, because I know it’s going to f### me up,” he said. “I’m an emotional guy, for sure, and I think that’s one of the reasons I’m hired. You have to go there.”

 

TRACK RECORD

  • For a brief period after he graduated from high school, Jandrisch played professional football for the Winnipeg Blue Bombers.
  • After Jandrisch wrote the theme song for a show about vampires called Blood Ties, a fan sent him a photo of her shoulder, upon which she had tattooed the piece’s lyrics.
  • His first rule for composing is, “Get wired on caffeine as much as you can.”


Depuis quelques années, Vincent Gagnon s’amuse à bousculer les idées reçues à propos du jazz. Un genre qui nourrit mal son homme? Un style qui ne peut se pratiquer en dehors des métropoles? Pas pour le pianiste de Québec, dont l’album Bleu cendre, a été célébré par la critique. Il ne se passe pas une semaine sans que Vincent Gagnon ne monte sur scène. Tour à tour en duo, en trio et, quoique moins souvent qu’il ne le souhaiterait, en quintette. Le musicien est aussi fort en demande à titre d’accompagnateur, notamment pour les chanteuses Annie Poulain et Virginie Hamel. « Le fait que je sois pianiste me sauve, car il n’y a pas beaucoup de pianistes de jazz à Québec, » affirme modestement l’artiste de 34 ans.

 

On s’en doute, Gagnon n’a pas un horaire chargé simplement parce que la chance lui sourit. Il a su se faire un nom grâce à une approche qui est sienne, mélodique, aérée, sentie. Autant de qualités qui transparaissent dans son premier enregistrement, paru l’an dernier, et qui ne sont pas passées inaperçues lors de ses performances. Gagnon a en effet raflé le prix Étoiles Galaxie de Radio-Canada au Festival International de Jazz de Montréal, en 2009, puis le prix Résidence — ville de Québec, à la récente bourse RIDEAU.

Du métal au jazz
Vincent Gagnon plonge dans les eaux du jazz sur le tard. Apprivoisant le piano classique dès l’âge de sept ans, l’artiste originaire de Matane bifurque vers le métal et le punk durant son adolescence pour ensuite s’éloigner quelque peu de son instrument au profit d’études en génie, à l’Université Laval. Durant cette période, un ami guitariste l’initie au jazz et ils commencent à se produire en duo. Le pianiste apprécie tellement son expérience que même s’il complète son bac et se déniche un emploi, il ne perd plus la musique de vue. « À un moment donné, il y a eu des coupures de postes et je me suis retrouvé en chômage, alors j’ai dit à tout le monde [dans le milieu musical] que j’étais disponible en tout temps. Finalement, je ne me suis jamais rendu au bout de mes semaines de chômage! »

 

Gagnon veille à affiner son jeu avec des musiciens de la scène locale, de même qu’avec deux pianistes bien connus, Steve Amirault et Alan Broadbent, si bien qu’au tournant de 2005, il met de l’avant une signature affirmée. Parmi ses influences on retrouve différents maîtres de la note bleue tels Red Garland, Keith Jarrett, Lennie Tristano ou McCoy Tyner. Sa favorite reste toutefois une chanteuse : Billie Holiday. « Ce n’est pas que je n’aime pas ce qui est complexe, mais je préfère écouter Billie Holiday, première période, indique-t-il. Elle couvre environ un octave, n’a pas un instrument rapide –ça n’a rien à voir avec Ella Fitzgerald- sauf qu’elle fait un maximum avec ce qu’elle a. Il y a quelque chose qui fait que le message est vraiment clair et peut être compris autant par un mélomane que par quelqu’un qui ne connaît pas énormément la musique. »

 

Leader malgré lui

Gagnon l’admet, il était confortable dans son rôle d’accompagnateur ainsi que dans les groupes où il pressait les touches d’ivoire et d’ébène sans avoir à jouer les leaders. Or quand il a décroché une bourse qu’il ne croyait jamais obtenir, le créateur et le meneur en lui ont dû s’affirmer : il s’est mis sérieusement à l’écriture et a formé un quintette constitué de jeunes talents et de vétérans en compagnie de Guillaume Bouchard (contrebasse), Alain Boies (saxophones), François Côté (batterie) et Michel Côté (saxophone, clarinette basse). Bien que son ensemble porte son nom, les réalisations du pianiste sont le fruit d’un travail d’équipe. Il mise en effet sur des pièces qui laissent beaucoup de latitude à ses complices pour qu’ils s’expriment.

 

« Les compositions, c’est une chose, mais ce que j’aime, c’est avoir un espace pour créer un son en groupe, précise-t-il. Ce n’est pas tout l’écriture; c’est ce que les gars en font. » Devant l’accueil favorable réservé à son travail, Vincent Gagnon planche déjà sur son prochain album, pour lequel il a demandé à différents poètes de lui pondre des textes. Son idée? S’inspirer de ces vers, tant au plan de la création que de l’interprétation. Le jazzman tente par ailleurs de mettre sur pied une série de concerts en Europe et mijote un nouveau projet avec l’ex-leader des Goules, Keith Kouna. Entre-temps, il continue de se produire avec son Pho Trio, qui s’amuse à revoir le répertoire de Gainsbourg; avec La voix Ferré jazz, où il revoit la poésie de Léo Ferré avec Nathalie Lessard, et, bien sûr, en mettant son propre répertoire à l’honneur. « Je vais être papa bientôt, alors je commence à faire des choix pour ne garder que ce qui est essentiel. Je sens que je vais être occupé… »



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Song camps and writer retreats, which bring together top songwriters and artists for periods of intense writing and collaboration in relatively isolated yet inspirational locations, have proven to be extremely effective in generating songs for specific recording, TV and film projects.

ole, which is arguably the number-one operator of songwriting camps worldwide, has presented camps, with various partners and sponsors, in Berlin and London, England, and this fall will be heading back to Europe and running the fourth annual L.A. Pop + Urban song camp. “Song camps channel the spirit of the legendary Motown and Brill Building environments, focusing an elite group of songwriters to create hit songs for top pop and urban artists,” explains ole president Michael McCarty. “About 15 world-class songwriters from North America and Europe are brought together for a five-day, intensive writing retreat. These camps are fun, creative, competitive and productive. They are attended by key industry decision-makers such as music supervisors and major label A&R execs, who brief the writers on what kind of songs their stars or the latest movies and TV shows are looking for.”

Nettwerk One (NW1), the publishing arm of Nettwerk Music Group, and Island Records Australia recently got together for a 10-day Writer Retreat with a mix of international participants that included established and up-and-coming artists, writers and producers. Both Michael Taylor of Island Australia and Peter Coquillard of NW1 had purposefully sought out a creative and inspiring location to hold the retreat and came up with Ubud, the centre for fine arts, dance and music on the island of Bali. “Creating a unique and special environment for artists and writers to work together undoubtedly brings about special songs,” says Taylor.

 

Some of the earliest songwriter retreats took place in the early ’90s at the 14th-century Château Marouatte, which music executive/artist manager Miles Copeland (The Police) had bought in southwest France. Here, at his invitation, promising unknowns and established industry names regularly bonded in the spirit of creative collaboration. Reportedly, Canadian songwriter Greg Wells MEMBER(we can’t find him as a SOCAN member)? co-wrote the Céline Dion hit “The Reason” with Carole King while they stayed there and Keith Urban rose from obscurity after writing “But for the Grace of God” with Charlotte Caffey and Jane Wiedlin of the Go-Gos at the château. Copeland would later find that the location was perhaps part of the magic. As he told The Sunday Times, after doing some research on the area, he found that four of the top 10 songwriters of the Middle Ages came from near there. “This castle was almost central to the land of the troubadours,” he noted.